Les indiscrétions
Attractivité, mode d’emploi
Semaine du 17 novembre 2025
À l’affiche
Parce qu’elles et ils le valent bien

Jalil Benabdillah, Région Occitanie / diplomatique économique
La diplomatie économique, à l’échelle des Régions. Jalil Benabdillah, vice-président de la Région Occitanie et président du CNER, relate, le 13 novembre lors du Forum Dev&Co, avoir été signataire de plusieurs accords économiques (sur les EnR, entre autres), avec des pays comme les Pays-Bas ou l’Écosse. Invitant par là-même à ne pas sous-estimer le poids diplomatique des délégations régionales, y compris vis-à-vis d’États.
Il insiste aussi sur la nécessité d’un travail de long terme, pour mieux naviguer dans l’instabilité géopolitique et nationale actuelle. « Les instabilités politiques sont minorées grâce à un travail mené dans la continuité, la fidélité et la meilleure utilisation des partenaires ».
Exemple : dans la période de « froid glaciaire entre le Maroc et la France, la Région Occitanie a été la seule région française à avoir une délégation reçue à Dakhla », et cela « en accord avec le ministère des Affaires étrangères ». Les autorités françaises avaient, selon lui, estimé que l’Occitanie travaillait « dans la durée, dans la loyauté, et ne dépendait pas des injonctions politiques. Avec le Maroc, nous creusons un sillon profond, depuis 25 ans », confie-t-il.
Dans cette dynamique, plusieurs clubs dédiés ont été créés pour travailler l’attractivité de l’Occitanie vis-à-vis des investisseurs internationaux : Club Japon Occitanie, Club Occitanie Etats-Unis, Club Occitanie Maroc…

Marie-Cécile Tardieu, Business France
Poser des conditions aux investisseurs internationaux. Le 13 novembre, lors du Forum Dev&co à Montpellier, la DG déléguée de Business France, affirme qu’en matière de développement économique et d’attractivité, « il y a une politique holistique à conduire : accès des sites à l’eau, l’énergie, services, dessertes, et aussi sur les conditions de vie des salariés. Il y a un très grand enjeu dans l’accompagnement des investissements déjà présents. Business France ne va bien sûr jamais à l’encontre de la politique locale. Si un territoire n’a pas de souhait d’accueillir le projet, ou exprime des réticences, l’agence en tient compte », glisse-t-elle. Elle souligne également « une vigilance à avoir sur le risque de tuer des industries naissantes en laissant entrer un gros investisseur. Le risque est de faire entrer dans la bergerie un acteur qui, après avoir tué l’industrie émergente, va ensuite potentiellement se retirer et nous rendre dépendants. Business France travaille avec la Direction générale des entreprises pour éviter ce type de situation ».
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Quel atout différenciant ? « Chaque territoire doit réfléchir à ses atouts réellement différenciants. Le marketing territorial est souvent très généraliste. Vous êtes tous (s’adressant à l’assistance, composée d’agences de développement économique de toute la France) plus ou moins au centre de l’Europe, sur vos premières diapositives, plus au moins forts en aéronautique. La question, c’est : quelles installations spécifiques, technologiques, quels laboratoires, Universités sont à mettre en avant ? Quand on parle de la France à un investisseur, on n’en parle jamais de façon abstraite. On parle d’un endroit précis. Il nous faut vraiment connaître les atouts d’un territoire. »
Constance. Autre point décisif : « Avoir de la constance dans la recherche des investisseurs. Une constance sectorielle – on ne peut pas être bon partout -, ou un sillon géographique. Par exemple, le Grand Est et l’Occitanie ciblent les investisseurs japonais, qui sont des investisseurs de long terme, très intéressants technologiquement. Aucune action n’est ratée : déplacements à Osaka, accueil à Vivatech… »
Communes moyennes. « Les projets industriels vont dans les communes de moins de 20.000 habitants. Ils contribuent à l’aménagement du territoire, au maintien d’infrastructures et de services ». Ces projets sont très attendus localement, comme en atteste l’inauguration récente d’un centre de recherche et développement de Tetra Pak à Cholet. « Le groupe a trouvé sur place les conditions nécessaires à son installation. Et dans un contexte marqué par le départ de Michelin de la ville, l’arrivée d’un tel investisseur redonne un peu de visibilité. »

Aline Bsaibes, Mycea
Mycea, plateforme d’innovation en biotechnologie agricole (Montpellier), nomme Aline Bsaibes (ambassadrice MedVallée) au poste de co-DG, en charge des business et des partenariats, aux côtés de Dominique Barry-Etienne, fondatrice et en charge du volet science et production, apprennent Les Indiscrétions en exclusivité. Cette structure de co-direction doit permettre « d’accélérer les partenariats industriels et la stratégie de financement » de Mycea. Fondée en 2018, Mycea a développé une double expertise, qui valorise les champignons : l’exploration d’extraits issus de champignons forestiers au service de la protection des cultures (biocontrôle), et la régénération des sols via un service dédié à l’amplification de champignons mycorhiziens naturellement présents dans les sols.
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Mycea créé la spin-off Amoterra (Saint-Gély-du-Fesc), qui va se concentrer aux solutions de régénération de la biodiversité des sols (lire ci-contre). De son côté, Mycea va axer son activité exclusivement sur les solutions de biocontrôle. Mycea « poursuit le développement de sa plateforme propriétaire d’exploration de plus de 750 champignons forestiers, qui a permis de générer plus de 2.000 extraits aux différents potentiels d’activité pour l’agriculture (biofongicides, bioinsecticides, bioherbicides) », confie la biotech aux Indiscrétions. Deux extraits candidats avancés « approchent des jalons réglementaires majeurs pour le marché européen ».
Aline Bsaibes a été DG de l’entreprise ITK, un éditeur d’outils d’aide à la décision pour l’agriculture.

Camilo Gianinazzi, Amoterra
Camilo Gianinazzi est nommé directeur général d’Amoterra, spin-off de Mycea (lire ci-contre). L’entreprise vise les marchés des espaces verts, de l’arboriculture, viticulture, horticulture et maraîchage. Amoterra développe et commercialise le service Mycoterroir, basé sur l’amplification de champignons endomycorhiziens, ces micro-organismes symbiotiques qui colonisent les racines des plantes et améliorent naturellement leur nutrition, leur résistance au stress et la santé des sols.
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Mycea emploie 15 collaborateurs et Amoterra 14. En 2025, le service Mycoterroir d’Amoterra a généré un chiffre d’affaires d’environ 400.000 € et vise 2 M€ pour 2027. La société travaille notamment avec Pom’Evasion, et des collectivités de Montpellier, Sète ou Alès.

Caroline Krug, Tanneries Pechdo
La dirigeante de Tanneries Pechdo, liquidée, évoque aux Indiscrétions les conditions de la fermeture de la tannerie millavoise : « On ferme avec un bon niveau de carnet de commandes, une équipe formée, un savoir-faire reconnu mondialement (60 % à l’export). Malgré tous nos efforts, le timing trésorerie / assurance/ adossement capitalistique n’a pas été favorable dans le cadre strict de la procédure de sauvegarde. » Pourquoi aucun repreneur ne s’est-il manifesté ? « Si je sais pourquoi j’ai investi il y a 10 ans – production, humain, export -, je ne peux dire pourquoi un dossier porté avec force depuis des mois n’a pas trouvé d’écho à la bonne date. Probablement un mauvais timing. »
L’information, parue en exclusivité le 3 novembre dans Les Indiscrétions, a fait réagir : Alexandre Coulet, président de Leader Occitanie, à lire ici, ou encore Olivier Fabre (Maison Fabre – manufacture de gants -, et vice-président du Pôle Cuir Aveyron, à croquer là
Sur le même sujet : « Millau : fermeture de Tanneries Pechdo, une trentaine de licenciements », Les Indiscrétions du 3 novembre, à lire ici

Xavier Unkovic, Bonduelle / valeur travail
Dans le 2e numéro du magazine L’Occitan (rédacteur en chef : Laurent Blondiau ; éditeur : Métropolitain), tout juste paru, Xavier Unkovic, DG des conserves Bonduelle, originaire de Pignan (34) et diplômé de la Fac de Sciences Eco de Montpellier, se dit marqué par la dégradation de la valeur travail. « J’ai passé 23 ans en Amérique du Nord. À mon retour en France, ce qui m’a marqué, c’est le niveau de dépense publique, démentiel. L’État en vient à désinvestir dans l’éducation et dans la santé, qui sont des secteurs pourtant vitaux, qui forgent un pays. Il va falloir se donner des grandes batailles, fixer des choix. J’ai personnellement beaucoup de doutes sur les niveaux d’aides sociales attribuées sans prendre en compte la valeur travail. Bien sûr que les gens dans la difficulté doivent être aidés, mais seulement à un instant donné, et dans l’optique de retrouver du travail, en étant accompagnés », analyse-t-il. Clé de lecture : les usines Bonduelle sont implantées à proximité des exploitations agricoles dont elles utilisent les productions, et ces zones rurales sont touchées par des taux élevés de chômage. Pourtant, « Bonduelle (12.000 salariés, pour un chiffre d’affaires de 2,3 milliards d’euros) exploite 12 usines en France, et je ne trouve pas assez de gens qui veulent y travailler. C’est une différence notoire avec l’Amérique du Nord. À mon sens, le travail confère une reconnaissance sociale. Dans nos usines, d’ailleurs, les gens sont heureux de travailler. Ils ont le sourire, et sont fiers de ce qu’ils accomplissent chaque jour. »
Le magazine L’Occitan est consultable en ligne en cliquant ici

Frédérique Iordanoff, Les Ateliers du Lézignanais à l’Elysée
Un peu de Lézignan-Corbières (11) à l’Élysée ce week-end. Les Ateliers du Lézignanais (métallurgie) y ont présenté leur petit distillateur conçu pour les roses de Damas, dans le cadre La Grande Exposition du Fabriqué en France. « Tout est parti d’un pari : nous n’avions pas de moyens pour communiquer sur nos produits propres, alors nous avons participé à des concours », souffle Frédérique Iordanoff aux Indiscrétions. Pari réussi, puisque son dossier a été retenu par le préfet de région.
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L’entreprise, habituellement sous-traitante pour des entreprises comme Orano et Veolia, a dû se réinventer au moment du covid. « En tant que sous-traitant, notre activité était à l’arrêt. Alors, nous avons relancé l’activité historique de notre entreprise : la fabrication de colonnes à distillation », explique-t-elle. Avec son équipe et un bureau d’études spécialisé, Frédérique Iordanoff conçoit alors un distillateur sous vide partiel, permettant notamment d’obtenir de la vapeur à 70°C (au lieu de 100°C), pour mieux préserver les plantes. « C’est plus vertueux en énergie et en eau. À l’Élysée, nous avons rencontré des entreprises guadeloupéennes intéressées par nos machines. »
À l’Élysée, les Ateliers figuraient parmi les trois représentants de la métallurgie en Occitanie, signe d’une édition où l’industrie gagnait en visibilité.
Les Ateliers comptent 15 collaborateurs. Entre artisanat et technologie, l’entreprise a réalisé 1,6 M€ de chiffre d’affaires en 2024 et vise 1,5 M€ en 2025, dans un contexte de réorganisation.

Olivia Egger, Caisse d’Épargne Languedoc-Roussillon , BDR
Elle est nommée directrice du développement BDR (Banque du Développement Régional) de la Caisse d’Épagne Languedoc-Roussillon (CELR), lit-on sur LinkedIn (ici). Olivia Egger, qui a rejoint les rangs du groupe bancaire en 2019 au poste d’ingénieur patrimonial, était responsable animation premium et pôle ingénierie patrimoniale depuis janvier 2022. « Elle succède à Philippe Dubois-Dauphin qui s’oriente vers de nouveaux projets professionnels », glisse aux Indiscrétions la CELR. La mission principale de la direction du développement Banque de Développement Régionale est d’accompagner le réseau commercial avec le déploiement de solutions innovantes et d’offres adaptées aux clients entreprises, institutionnels et promoteurs immobiliers.
Sur le même sujet : « La CELR lance sa nouvelle filière Solutions Tourisme », dans Les Indiscrétions du 7 juillet, à lire ici.

Lénaïc Morozof, Point.P
Il est le nouveau directeur général de Point.P Occitanie, apprennent Les Indiscrétions, ce 12 novembre. Il succède à Laurent Gouzin. Avant cette nomination, Lénaïc Morozof a connu une carrière longue de 24 ans chez Point.P. D’abord magasinier, il devient vendeur négociateur, puis chef des ventes Picardie en 2009, et il était jusqu’à présent responsable grands comptes pour POINT.P en charge de la construction de maisons individuelles et de la promotion immobilière.
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Une manière pour Point.P de « consolider son ancrage territorial » après l’ouverture, il y a un an, d’un nouveau showroom dans le Lot, et l’acquisition du négoce spécialisé en carrelage Comptoir Toulousain Carrelage (CTC) à Colomiers (31). Le nouveau siège régional de Point.P Occitanie a été inauguré en mars dernier, à Béziers.
Point.P (directeur général : Nicolas Godet) possède plus de 900 collaborateurs répartis dans 131 points de vente et est présent depuis 46 ans en Occitanie.

Frédéric Goig, Positive Aviation
Il est nommé responsable de la stratégie et du développement au sein de Positive Aviation (reconditionnement d’avions ATR pour en faire des bombardiers d’eau, Blagnac – 31, président : Laurent Schmitt), apprennent Les Indiscrétions ce 17 novembre. Il a débuté sa carrière dans l’industrie automobile puis l’emballage, avant de découvrir le monde de l’aéronautique en 2012 en tant que PDG d’Inaer France.
« Positive Aviation propose avec le FF72 une solution efficace, sur une plateforme ATR existante et reconnue, en versions Tanker et Scooper, et qui effectuera son premier vol en 2026 pour être en exploitation dès 2028 », explique-t-il.
Sur le même sujet : notre reportage au salon du Bourget, Les Indiscrétions du 23 juin 2025, ça plane ici.

Patrice Vassal, Toulouse Team
À Toulouse, la qualité de vie est désormais classée comme un marqueur de l’attractivité économique. C’est l’esprit du nouveau Schéma directeur de l’attractivité durable, validé par Toulouse Team (agende d’attractivité de Toulouse Métropole), apprennent Les Indiscrétions. Le document élargit un cadre jusque-là centré sur le développement ou le tourisme pour intégrer pleinement la durabilité, la compétitivité et la qualité de vie comme piliers de l’attractivité. « On s’intéresse à toutes les transitions, en abordant les projets de développement avec un angle d’impact sur le territoire », précise Patrice Vassal, directeur, lors du Forum Dev&Co, le 13 novembre.
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Cela se traduit par une attractivité « pensée comme responsable et équilibrée, avec la régulation des flux, l’adaptation aux fortes chaleurs, la digitalisation de l’accueil via le Welcome Pack Toulouse, et des actions en faveur des publics éloignés de l’emploi ou des personnes en situation de handicap », détaille Toulouse Team. L’agence devient une société à mission, crée un observatoire de l’attractivité durable et intègre les enjeux de l’intelligence artificielle dans ses métiers.
« On martèle notre triangle d’or : recherche / enseignement / tissu industriel », insiste Patrice Vassal. Tout en complétant, malicieux : « Le budget de l’agence est très, très, très raisonnable, comparé à celui d’agences d’autres métropoles. » (rires dans la salle).

Philippe Boulet, Agence des Transitions
« On est dans un monde où tout bascule, les énergies, le climat… Et beaucoup se joue en local, affirme Philippe Boulet, directeur de l’Agence des Transitions (Montpellier Méditerranée Métropole), lors du Forum Dev&Co, le 13 novembre. Sur le pourtour méditerranéen, où nous nous trouvons, le réchauffement climatique accélère 20 % plus vite qu’ailleurs, avec un impact sur la ressource en eau, l’habitat, le tourisme, l’industrie… Dans un enjeu de souveraineté, il faut circulariser davantage l’économie, faute de quoi, il y aura des impacts sur les entreprises. Ce n’est pas un sujet d’opinion, c’est une réalité : plus les entreprises s’engagent dans ces transitions, plus elles sont performantes. » Exemples d’actions de l’Agence des Transitions : programme RSE, filière achat responsable… »
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Thierry Marc, Les Créateurs d’Émotions Positives
Face aux violences faites aux femmes, l’entreprise peut agir. À Montpellier, l’association Les Créateurs d’Émotions Positives, présidée par Thierry Marc (directeur général du Medef Hérault Montpellier) organise, le 25 novembre, un débat sur ce thème « Violences faites aux femmes : que peut faire l’entreprise ? » L’événement se tiendra à l’amphithéâtre Bastide (Montpellier) de 16h à 19h15 (IBM, amphithéâtre Bastide, site Majoria, rue de la Vieille Poste, inscriptions ici).
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Alors qu’une femme sur six en âge de travailler est victime de violences conjugales (source : ministère de l’Intérieur/ Fondation des Femmes), l’association rappelle « l’impact direct de ces violences sur la vie professionnelle et l’importance d’une mobilisation du monde économique : formation des managers, protocoles de protection, actions de sensibilisation et intégration du sujet dans les politiques RSE ».

Sébastien Latz, Coldep
Sébastien Latz, directeur général de Coldep, une scale-up française spécialisée dans les technologies de traitement de l’eau, et Menno M. Holterman, directeur général de Nijhuis Saur Industries (NSI), groupe néerlandais basé à Doetinchem et dédié aux solutions de traitement et de gestion de l’eau, annoncent ce 11 novembre la prise de participation majoritaire de NSI dans Coldep, apprennent Les Indiscrétions.
L’opération vise à « accélérer le déploiement d’un procédé breveté qui utilise le vide et des microbulles pour séparer les contaminants de l’eau. Cette technologie est déjà utilisée en aquaculture, dans le traitement des effluents industriels, le pré-traitement pour le dessalement et l’élimination de micropolluants », indique Coldep.

Clelia Oliva, Terratis
Premiers résultats concluants pour Terratis (Montpellier, présidente : Clelia Oliva) à Brive-la-Gaillarde (19), apprennent Les Indiscrétions ce 17 novembre. L’entreprise spécialisée dans la lutte contre le moustique tigre grâce à la TIS (technique de l’insecte stérile) dresse un premier bilan : au 31 octobre, 11 millions de moustiques tigres stériles ont été relâchés (400.000 par semaine). L’intervention s’étend sur 52 hectares dans le quartier Thiers, et 56 hectares de zone tampon. Deux conclusions : le pic de densité du mois de juin a disparu dans le secteur du cimetière, et le taux de stérilité des œufs atteint 50 %, proche du seuil de 60 % attendu la première année de mise en place de la TIS. De son côté, la Ville de Brive indique vouloir poursuivre cette expérimentation, avec un objectif de 90 % de stérilité dès 2026.
Sur le même sujet : « Clelia Oliva, histoires de moustiques », Les Indiscrétions du 7 juillet 2025, à croquer ici

Bertrand Malquier, surtout pas d’étiquette
Avec les partis, mais sans les partis. Horizons (président : Édouard Philippe) vient d’annoncer son soutien à la candidature de Bertrand Malquier, maire sortant de Narbonne, qui se représente en 2026. Et sa réaction ne s’est pas fait attendre : « Je suis, je reste et demeurerai un apartisan, sans étiquette », glisse-t-il aux Indiscrétions. Il rappelle également sur son profil Facebook, ce 11 novembre, que « Nouveau Narbonne », groupe qu’il préside, est à la tête de la ville depuis 1971 sans discontinuer, à l’exception d’un mandat de Jacques Bascou, étiqueté PS, entre 2008 et 2014. Malgré le refus de ce soutien, Bertrand Malquier a plutôt un profil Horizons-compatible. Il a dirigé pendant plusieurs années l’entreprise familiale AS Investissement, holding regroupant l’ensemble des agences immobilières du réseau de l’Agence du soleil.

David Fritz Goeppinger, L’Occitan
Otage au Bataclan le 13 novembre 2015, David Fritz Goeppinger vient de publier en octobre son 2e livre intitulé Il fallait vivre (éditeur : Leduc), où il raconte son vécu du « procès du siècle ». C’est à lire dans le 2e numéro du magazine L’Occitan, paru début novembre sous la rédaction en chef de Laurent Blondiau. La version web du magazine est à lire ici.
Sur le même sujet : « Parution ce 16 juin du magazine L’Occitan », Les Indiscrétions du 23 juin, à lire juste ici.
À lire aussi dans le magazine
Économie : « Sète, le port des transitions » ; pages 14 à 17
Idée d’ici : « PhysioStim à Castres » ; pages 18/19
News : « Les brèves par département » ; pages 22 à 27
Retenez bien ce nom : « NextEra veut bousculer les codes du networking » ; pages 34/35
L’idée : « Faut-il décentraliser partiellement la fiscalité des entreprises ? » ; page 36
L’Occitan d’ailleurs : « Xavier Unkovic, directeur général de Bonduelle » ; pages 38/39
L’enquête : « Eau, réseaux, énergie, mines : le très riche sous-sol d’Occitanie » ; pages 42 à 51
L’Occitanie vue de Paris et d’ailleurs : « Olivier Szulzynger » ; pages 54/55
À livre ouvert : « David Fritz Goeppinger, ex-otage du Bataclan » ; pages 58 à 61
ARTICLE PARTENAIRE
Avec « 1.000 voix », l’Opéra Orchestre national Montpellier Occitanie réinvente le mécénat culturel
Devenir mécène de l’Opéra Orchestre national Montpellier Occitanie permet aux entreprises de contribuer directement au rayonnement de Montpellier et de sa région, de financer des actions sociales et sociétales majeures, et d’ouvrir les portes de la culture à leurs partenaires, salariés et clients. Les Indiscrétions vous expliquent tout.

Vous ne le saviez sûrement pas : soutenir l’Opéra Orchestre national Montpellier Occitanie (OONM), c’est aussi contribuer à des actions sociales et sociétales menées avec succès dans la cité, depuis dix ans, sous l’impulsion de la directrice générale de l’institution, Valérie Chevalier. Et c’est aussi une opportunité unique de faire profiter vos clients, partenaires, équipes…, des coulisses de ce lieu d’exception, ancré au cœur de la ville, à travers des afterworks en musique, des accès privilégiés à des répétitions ou des spectacles, etc. Voilà l’esprit de l’opération « 1.000 voix », lancée en septembre 2024 en partenariat avec la CCI Hérault et la Ville de Montpellier, et dont le 2e cycle est présenté lors d’une soirée gratuite sur inscription, ce 24 novembre à l’Opéra Comédie, à partir de 18h30. L’événement débutera à 18h30, en présence de Michaël Delafosse, maire de Montpellier et président de Montpellier Méditerranée Métropole, Bernard Serrou, président de l’OONM, Valérie Chevalier, directrice de l’OONM, et André Deljarry, président de la CCI Hérault. Les équipes présenteront leurs actions sociales et sociétales, suivies d’une performance d’Opéra Junior, tout juste auréolé du prestigieux Prix Liliane Bettencourt pour le chant choral® (lire ci-dessous) et d’une table ronde valorisant des entreprises du territoire déjà engagées.
Pour s’inscrire à la soirée du 24 novembre, c’est par ici.
En devenant mécène, votre entreprise participe à l’attractivité du territoire, en soutenant une institution artistique exigeante, ouverte et engagée. Vous contribuez aussi au financement de projets inclusifs très concrets, menés dans les hôpitaux, les écoles, les Ehpad, les associations sociales ou auprès de publics fragilisés. Enfin, l’Opéra Orchestre offre aux entreprises mécènes l’opportunité d’inviter équipes et clients à vivre des expériences privilégiées : afterworks à l’Opéra Comédie, accès aux répétitions générales, visites, rencontres avec les artistes, concerts hors les murs.

« Nous voulons embarquer les chefs d’entreprise du grand territoire, pas uniquement de Montpellier, insiste Virginie Brugues, la nouvelle secrétaire générale en charge de la communication et du mécénat, experte dans la création de passerelles entre monde entrepreneurial et actions à impact (ex-FACE et Cité de l’Économie et des métiers de Demain). Avec ‘1.000 voix’, ils participent à une expérience culturelle tout en soutenant des actions indispensables sur le territoire. » « Soutenir l’opéra, c’est soutenir une ambition artistique, mais aussi un projet social et humain essentiel. Notre mission, c’est de maintenir une exigence artistique élevée tout en élargissant l’accès à la culture, y compris pour ceux qui en sont les plus éloignés », enchaîne Valérie Chevalier. « J’ai été émerveillée par l’ampleur des actions menées depuis dix ans, par cette impulsion donnée par la directrice », souligne Virginie Brugues.
Un apéro à l’Opéra

Sur la feuille de route de Virginie Brugues, arrivée en septembre dernier : renforcer la stratégie de diversification des ressources. « L’opéra est une exception culturelle française, mais c’est un art coûteux. Nous devons assurer sa pérennité financière, tout en continuant à ouvrir sa programmation à tous », rappelle-t-elle. Les donateurs font l’objet d’un traitement privilégié. Un club des mécènes 1.000 voix va être créé, avec un rôle actif dans le choix des actions financées. Le pack d’adhésion comprend, entre autres, de la visibilité sur les supports de communication de l’OONM, deux invitations à des répétitions générales, cinq places pour un afterwork, deux places pour un concert ou une pour un opéra, ainsi que plusieurs temps forts de visite et de networking au sein de l’Opéra Comédie. Les entreprises auront également accès au salon Victor Hugo ou à des espaces dédiés pour organiser des rencontres professionnelles. « Pour les chefs d’entreprise qui sont devenus mécènes, l’Opéra est aussi une découverte heureuse et enchantée », souligne Virginie Brugues.
Les musiciens de l’OONM, passionnés et talentueux à l’extrême, peuvent être sollicités pour des événements d’entreprises : soirée au musée Fabre avec la Caisse d’Épargne, mobilisation multisites de musiciens pour le Crédit Agricole (en même temps au siège à l’agence Préfecture, ce 20 novembre), soirées de team building…
Le 14 octobre, le Grand Foyer de l’Opéra a ainsi accueilli son premier afterwork, porté par le duo Voco Cello, avec le violoncelliste supersoliste Cyrille Tricoire De Haro et la soprano Hwanyoo Lee.
Inscription à la soirée « 1000 voix », du 24 novembre juste ici.
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Un phare culturel dans la ville
La saison dernière, l’OONM a accueilli 146.000 spectateurs, dont 24.000 ont participé à des ateliers ou concerts gratuits destinés à lutter contre le décrochage culturel. En parallèle, 79 concerts éducatifs ou répétitions ouvertes ont été proposés aux écoles, et 426 actions ont été menées dans les hôpitaux, Ehpad, structures médico-sociales, les centres d’accueil ou les associations.
Le 16 octobre, l’Opéra a ouvert ses portes à 1.200 étudiants pour un concert gratuit, devenu une tradition annuelle, accompagné d’une guinguette et de foodtrucks. Sous la direction du chef italien Marco Crispo, l’orchestre et le chœur ont revisité les grands classiques, avec la soprano Sheva Tehoval.

« 426 actions en un an, c’est énorme, souligne Virginie Brugues, qui insiste sur la signification de ce chiffre. L’OONM touche chaque année 40.000 personnes par le biais de ses actions pédagogiques, sociales et culturelles : publics hospitalisés, en situation de fragilité, Ehpad, enfants des quartiers défavorisés qui n’auraient pas eu l’accès à l’OONM, personnes neuroatypiques, malentendants, malvoyants, tout-petits… Parfois, c’est fait à perte, car on ne dit jamais non. Une partie de la levée de fonds servira à maintenir ce niveau d’action sociale. »
Consécration de la troupe Opéra Junior, avec le Prix Liliane Bettencourt pour le chant choral®
Preuve du très haut niveau de l’établissement, Opéra Junior vient de décrocher, le 12 novembre, le prestigieux Prix Liliane Bettencourt pour le chant choral®. Ce prix national, obtenu « de haute lutte, après plusieurs tentatives » comme le rappelle Virginie Brugues, récompense l’excellence vocale, l’exigence scénique et la qualité du projet pédagogique. Il est doté de 50.000 euros, et un accompagnement personnalisé pouvant atteindre 100.000 €, dont une partie destinée à soutenir les actions sociales. Le 19 novembre, la cérémonie de remise du prix aura lieu à l’Institut de France, à Paris. Une cinquantaine de jeunes d’Opéra Junior se produiront devant les Académiciens. Une journée spéciale a été consacrée à Opéra Junior le 12 novembre sur Radio Classique.
La rédac’ se mouille
On aime
La Ville de Montpellier qui fait appel au chef étoilé nîmois Jérôme Nutile, pour composer le dîner de gala du Forum Dev&co, congrès annuel national des agences d’attractivité, de développement économique et d’innovation, ce 13 novembre à l’Hôtel de Ville de Montpellier. Un message malin d’unité territoriale, pour faire briller le Sud auprès d’un écosystème national ultra-qualifié. « Savourez bien le dîner de ce chef nîmois… je suis fair-play, nous coopérons ! Il a franchi le Vidourle, pour vous montrer que ce petit bout de France, dans le sud, est extraordinaire. »
Précision pour nos (nombreux) lecteurs non-Languedociens : il existe une rivalité historique entre Montpellier la Médiévale, devenue métropole et Nîmes la Romaine, devenue communauté d’agglomération, deux villes distantes de tout juste 50 km, l’une capitale de l’Hérault, l’autre du Gard.
On n’aime pas
Les gens qui veulent nous trouver absolument des concurrents. Car, « en vrai » comme disent les moins de 30 ans (ou les plus de 30 ans qui veulent en paraître moins de 30), on n’en a pas vraiment, de concurrent. Du strict point de vue de notre offre. Ce qu’on propose est en effet une expertise en matière d’information économique avec des services connexes. C’est une innovation objective. Le plus simple est encore de consulter notre présentation, simple, efficace et avec de belles photos récentes. C’est la 17e version, et c’est la bonne. À croquer et diffuser à la terre ancienne et dans la toute la voie lactée en cliquant ici .
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On perce le coffre-fort
Décentralisation, innovation, logement, transitions… Tout sur le Forum Dev&Co (13-14/11, Montpellier)
Quelles nouvelles stratégies d’attractivité territoriales à mettre en place ? Comment faire plus avec moins de ressources ? Faut-il jouer plus collectif, ou rester dans une concurrence entre territoires ? Quels nouveaux rôles doivent jouer les agences de développement économique ? Comment retrouver un esprit de conquête ? L’attractivité de la destination France est-elle écornée par son instabilité politique ?
Les Indiscrétions reviennent avec délice sur les deux jours de débats qui ont rythmé le Forum Dev&Co, ces 13 et 14 novembre à Montpellier, organisé par le CNER en partenariat avec la Ville de Montpellier, l’Agence des Transitions, la Région Occitanie et l’agence Ad’Occ.

Décentralisation, innovation : le plaidoyer de Delafosse. « À bas bruit, un recul s’opère. Pourtant, les territoires sont parties prenantes du développement économique de la France, indique Michaël Delafosse, maire de Montpellier et président de Montpellier Méditerranée Métropole. Un maire, un élu local, tous les matins, est confronté chaque jour à des habitants qui cherchent du travail ou portent des projets. Il faut être extrêmement attentif au mouvement de recentralisation auquel nous assistons. Bien sûr, Bercy a un rôle majeur à jouer. Il faut absolument que les territoires aient davantage de liberté pour assumer la compétence développement économique. Je mets en garde. Le débat sur les impôts de production est légitime pour la compétitivité économique du pays. Mais à
à trop déresponsabiliser les élus locaux sur le lien entre développement économique et fiscalité, les élus locaux s’occuperont de leurs compétences propres. Et donc, ils s’impliqueront moins dans les enjeux de développement économique. Se joue quelque chose de très important : les territoires pourront-ils demain financer leurs agences ? Pourront-ils demain se sentir parties prenantes sur la recette fiscale pour accueillir des entreprises ? Travailleront-ils à leur internationalisation ? C’est un enjeu majeur qui me semble majeur.
Alors qu’on nous annonce un hiver budgétaire, le développement économique va être au cœur de la fiscalité : CFE, CVAE, le versement mobilité. La disparition de la CVAE, pour les Régions comme pour les métropoles, nous prive d’un levier essentiel. C’est un point de vigilance. L’exécutif actuel a tendance à tout recentraliser. »
Innovation. Pour Michaël Delafosse, « l’innovation économique est aujourd’hui un enjeu pour la France, pour l’Europe. Nous sommes entre une colonie numérique américaine et une colonie industrielle de la Chine, deux puissances qui tirent mieux leur épingle du jeu dans le concert des nations. Il faut des espaces pour stimuler l’innovation. L’innovation, c’est abaisser le seuil d’accès pour le plus grand nombre. Le territoire, par ses ressources universitaires, entrepreneuriales, les forces de sa société civile, l’engagement des élus locaux, est l’un des espaces majeurs de l’innovation. C’est un plaidoyer qu’il nous faut porter ».
Faire plus avec moins de moyens. « Entre 2023 et 2024, les budgets des agences ont baissé de 9 %. Nous continuons à porter vos voix, notamment devant la Cour des Comptes, relaie Mathieu Dejouy, délégué général du CNER, auprès de ses adhérents. Ses baisses sont allées jusqu’à – 22 % pour l’agence de développement économique des Pays de la Loire, qui a perdu presque toutes ses missions. » En 2024, les agences d’attractivité ont traité 4.009 projets (-12 % par rapport à 2023), avec une hausse des projets étrangers (1.165, au lieu de 1.120 en 2023) et une baisse de projets français (2.844, au lieu de 3.431 en 2023).
Le nombre d’emplois créés annoncés à trois ans par ces projets s’élève à 79.280, répartis entre 52.179 (+ 9 %) pour les projets français et 27.101 (- 25 %) pour les projets étrangers.
Alerte sur le logement. La crise du logement s’invite dans les stratégies d’attractivité économique territoriales. « Il y a une vraie préoccupation sur le logement. Les investisseurs sont aujourd’hui confrontés à une pression accrue sur le logement (des salariés, ndlr) », souligne Marie-Cécile Tardieu, le 13 novembre.
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L’attractivité par le développement des mobilités collectives. Delafosse assume les 4 ans de travaux intensifs, lors du dîner de gala, le 13 novembre. « Nous achevons une phase de très grande transformation du territoire (voies cyclables, tramway, bustram, reconfigurations d’espaces publics…, ndlr). C’est la façon diplomatique de dire : ‘ça a été le bordel partout pendant 4 ans’ (rires dans la salle, ndlr). Il n’y a pas un Montpelliérain, je pense, qui n’a pas dit des choses dures à mon endroit. Il faut comprendre. Mais nous développons massivement le transport collectif, les vélos. Le développement de mobilités décarbonées et gratuites sont un élément d’attractivité du territoire. Les PME, startups, ont besoin de savoir, pour recruter, ce que le territoire dit, en termes de sens. La transition écologique, accompagnée par l’Agence des Transitions, est un autre élément de réponse ». Il cite la future plus grande station de géothermie de France, dans le quartier Cambacérès (gare TGV Sud de France), « avec des prix encadrés de l’énergie pour les bureaux, dans ce quartier d’affaires où l’offre est lisible ».
Transitions : être clair et s’y tenir. « Si le chef d’entreprise n’est pas capable d’avoir un plan clair sur les transitions en cours, comme la réduction des émissions carbone, et de s’y tenir – car ceux qui ‘pipeautent’, ça se voit et ça fait partir les salariés -, il n’aura plus d’accès au financement, et ne parviendra plus à recruter, souligne Alex Larue, président de l’Agence des Transitions. La conjugaison des deux est mortifère. Le rôle de l’Agence des Transitions, c’est de mettre en place des outils, des programmes, très concrets. Une Coopérative Carbone a été lancée, avec beaucoup d’acteurs. La Coopérative Carbone de La Rochelle et Bpifrance nous ont beaucoup aidés pour mettre en place cette structure. »
Le branchement du dernier km. « Les agences de développement apportent une stabilité politique, et leur connaissance fine, locale, de leurs territoires, insiste le Toulousain Laurent Saint-Martin, ex-ministre de l’Europe et des affaires étrangères, chargé du Commerce extérieur et des Français de l’étranger (gouvernement Bayrou). À la fin, ce qui compte, pour un investisseur international, c’est de savoir s’il sera accueilli dans un territoire avec des écosystèmes qui lui ressemblent, ou qui lui sont complémentaires. Il n’y a guère que vous qui le savez. Cette complémentarité entre les services de l’État, Business France, les ministères, et les agences, qu’elles soient à l’échelle métropolitaines, régionales, infra-régionales…, compte au quotidien. Des sommets comme Choose France retiennent l’attention médiatique, par les effets d’annonce générés. On oublie un peu trop souvent que ce qui fait le branchement du dernier km, ce sont les agences d’attractivité locales. Dans une forte concurrence internationale, il faut continuer à montrer nos muscles et nos atouts. »
Croire en ses propres atouts. Et Jalil Benabdillah, lui-même entrepreneur (SD Tech, micro-poudres fines, Alès), d’insister sur la dimension psychologique, lors de la conclusion du Forum Dev&Co, le 14 novembre : « Vous n’avez pas à vous excuser, car vous êtes indispensables. » Ce, après que Patrice Canayer (Région Occitanie, ex-manager général du Montpellier Handball) a prodigué quelques préceptes issus de 30 ans d’entraîneur de sportifs de haut niveau : « C’est dans l’inconfort que l’on performe » ; « Dire qu’on travaille ensemble, ce n’est qu’un début. Il y a 4 niveaux de travail collectif : comment vit-on ensemble ? Comment travaille-t-on ensemble ? Comment performe-t-on ensemble ? Comment inscrit-on une performance dans la durée ? À chaque étape, correspondent des niveaux d’organisation managériale. » ; « J’entends souvent les élus dire, à propos de pairs : ‘on s’entend bien’. Mais il ne suffit pas de bien s’entendre pour être efficace ensemble » ; « L’évaluation des politiques publiques est un secteur qui doit être amélioré » ; « Je crois plus, pour une performance durable, à des innovations managériales que technologiques » ; « Il ne faut pas se réfugier derrière des statuts – présidents, directeurs -, mais au final s’intéresser à l’efficience de l’animation et du management ».
Message. Dans son discours lors du dîner de gala, le 13 novembre au soir, Michaël Delafosse amène quant à lui les agences à porter aussi un discours politique, les invitant à dire « aux côtés de nombreux élus locaux, que ce pays est grand, que chaque territoire est une ressource exceptionnelle pour les créateurs d’entreprises, et que c’est une très belle réponse à ceux qui ont voulu nous plonger dans les ténèbres (allusion aux attentats terroristes du 13 novembre 2015, dont on commémorait les 10 ans jeudi dernier, ndlr) ».
La règle des « 5F ». Côté affaires, Business France définit les critères qui déterminent les choix d’investissement par les « 5F », souligne Marie-Cécile Tardieu. « Business France fait environ 5.000 entretiens par an avec des entreprises étrangères, pour recueillir 1.900 cahiers de charges, et ensuite les proposer aux Régions, pour qu’elles puissent faire des offres. Les 5 F, d’abord, et souvent, c’est le foncier. Ce n’est pas que le terrain, c’est aussi l’aménagement autour, l’énergie, la question de l’eau, les services. Le 2e, c’est la formation, la compétence, les talents, les Universités. La qualité de la main-d’œuvre est déterminante pour attirer ou faire rester une entreprise. Le 3e, ce sont les financements, notamment pour combler le fossé de compétitivité. Les Régions peuvent apporter des aides au développement des compétences. Le 4e F, c’est la fiscalité. La France est en compétition avec d’autres pays qui ont des fiscalités plus attractives. Mais on a un très atout, le CIR. En matière de R&D, les choix sont faits en fonction de ce crédit impôt-recherche.
Le dernier F, ce sont les formalités. Comment réussir à fluidifier les process ? Comment être certain que les formalités soient le moins dérangeantes possibles pour les investisseurs ? »
Chaîne de valeur à appréhender. Avant de conclure : « À la fin du fin, un investisseur vient parce qu’il a un marché. La France a une profondeur de marché, et a de grandes entreprises multinationales. Ça compte beaucoup pour des investisseurs qui veulent venir compléter la chaîne de valeur. Un territoire doit identifier les acteurs locaux qui peuvent constituer un aimant, qui peuvent avoir des besoins pour créer une chaîne de valeur. Sur deux secteurs dynamiques, la transition écologique et l’économie circulaire, personne n’est circulaire tout seul. Si on veut faire venir un acteur de l’économie circulaire, on doit être certains qu’il y aura une boucle localement d’établie, qui lui permettra d’avoir l’intégralité des clients, fournisseurs…, pour rentrer dans cette économie verte. »
Jean-Marc Dessapt (Ad’Occ) insiste sur l’acceptabilité locale des projets, un point de plus en plus à anticiper. « C’est crucial. Pour l’accueil de data centers par exemple, la réaction entre différents territoires n’est pas la même, étant donné les contraintes, l’impact… »
Rivalité positive. La rivalité entre territoires « est positive, car elle joue le rôle d’émulation. La promotion concurrente des atouts est plutôt une bonne chose, aussi bien au niveau infra-régional qu’entre Régions, avec des règles du jeu. À la fin, c’est l’entreprise qui décide », déclare Jean-Marc Dessapt (Ad’Occ).
Aller vite. « Il ne faut pas donner l’image d’une France éparpillée, avec des dossiers de 150 pages, qui vont perdre l’investisseur quant à sa compréhension de l’offre France, relève Marie-Cécile Tardieu. Un territoire doit d’abord réfléchir à ce qu’est son identité, avant de candidater pour accueillir des projets complexes. Par exemple, Montpellier, qui voit notamment beaucoup d’acteurs de jeux vidéo émerger, est prêt pour accueillir des projets d’ICC.
Par ailleurs, les investisseurs sont dans une logique de rapidité. L’alignement entre les territoires et l’État est un point clé pour gagner des projets. Ça compte beaucoup, d’aller vite. Ça veut dire qu’il faut être prêt. Mais on ne peut pas tout faire. Business France explique à certains territoires qu’ils ne peuvent pas candidater à tel ou tel projet, s’ils ne remplissent pas un critère-clé (un port pour une gigafactory, par exemple). »
Preuve à apporter. « La preuve d’une identité économique est très importante, par des investissements publics et privés. Exemple en Occitanie, avec la filière hydrogène » – par exemple, le projet Hyd’Occ à Port-la-Nouvelle, ndlr -, complète Jean-Marc Dessapt.
Logistique. « Beaucoup de territoires ne veulent pas de logistique. Sauf que l’industrie a besoin de logistique. La logistique permet souvent des développements futurs », complète-t-elle.
Occitanie : Delga dévoile sa riposte face au choc climatique et économique
14,5 Md€ nécessaires en dix ans pour rendre l’Occitanie résiliente. « L’Occitanie est en première ligne, souligne Carole Delga, présidente de la Région Occitanie, le 13 novembre à la presse, lors la présentation du plan « Occitanie Résiliente », destiné à protéger, anticiper et transformer le territoire. 2,8°C en plus attendus d’ici 2050, des sécheresses qui s’intensifient, et 140.000 logements menacés par le recul du trait de côte en Occitanie ».
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L’addition est lourde, mais elle donne la mesure du défi à relever. Le document présenté dresse un calendrier serré. La période novembre 2025 – juin 2026 doit produire une feuille de route, autour de 9 chantiers sectoriels, des mobilités à l’énergie en passant par l’agriculture, le numérique. Le financement envisagé : 14,5 Md€ entre 2026 et 2035, découpé en quatre parts. La Région promet d’injecter 2 Md€. Autres financements espérés : 2,6 Md€ des collectivités et acteurs privés, 4,6 Md€ de l’État, et 5,3 Md€ de l’Europe.
L’Occitanie est la région française la plus exposée aux risques climatiques, indique la Région Occitanie : 277 M€/an de dommages assurés liés au réchauffement en Occitanie. La région accueille en même temps environ 40.000 nouveaux habitants chaque année.
Agnès Langevine, conseillère régionale chargée du défi climatique, du pacte vert et de l’habitat durable, insiste sur l’impact majeur du changement climatique, qui oblige la Région à « monter le ton ». Jalil Benabdillah, vice-président en charge de l’Economie, l’emploi, l’innovation et la réindustrialisation, souligne « la réindustrialisation engagée ». La Région souhaite désormais accompagner 20 nouvelles ETI industrielles pour passer le cap des 400 ETI accompagnées.
Les municipales ne doivent pas être un signal d’arrêt (Business France)
« À quelques mois des municipales, mon message, c’est : surtout, on n’arrête pas, lance Marie-Cécile Tardieu, DG déléguée de Business France, le 13 novembre lors du Forum Dev&Co. Les entreprises ne comprennent pas, quand elles vont voir des territoires, qu’on leur réponde : ‘Revenez après mars’. C’est en train d’arriver, et il ne le faut pas. D’autant plus que les maires, les présidents de Région, sont perçus comme des vecteurs de stabilité, dans un contexte national déjà compliqué. On change plus souvent de ministre que de maire ou de président de Région, en ce moment ! »
Crédit Agricole du Languedoc : le nouveau fonds Sofilaro Expansion veut « créer des champions » dans la santé, l’environnement et le tourisme

Sofilaro Gestion, entité de capital-investissement du Crédit Agricole du Languedoc (CAL), crée un nouveau fonds, Sofilaro Expansion. Doté de 50 M€ sur trois ans, la banque coopérative cible « des entrées majoritaires au capital de grosses PME ou d’ETI des départements de l’Occitanie Est. C’est une nouveauté : jusqu’à présent, les participations des fonds de Sofilaro sont très minoritaires, entre 5 et 15 % du capital », indique, le 12 novembre, Richard Laborie, directeur général du CAL. Les opérations pourront être menées seules, ou préférentiellement en partenariat avec Turenne Groupe, qui vient de s’implanter à Montpellier. « Eux apportent leur expertise sectorielle, et nous, notre expertise territoriale », analyse Richard Laborie. Au total, Sofilaro Expansion et Turenne Groupe prévoient d’injecter ainsi 100 millions d’euros, pour « des participations d’un montant moyen de 20 M€ », précise Denis Martins, président de Sofilaro Gestion.
Santé, environnement et tourisme
Trois secteurs, identifiés comme des axes forts de l’économie du Languedoc, sont visés : santé et vieillissement, environnement et énergies renouvelables, tourisme et hôtellerie. « Nous n’excluons pas d’autres secteurs d’avenir, comme des éditeurs de logiciels », ajoute Denis Martins, qui insiste sur la nécessité de « créer des champions », malgré un « contexte géopolitique et national poussant à l’attentisme ». Pour l’heure, une dizaine de projets est à l’étude, principalement dans le tourisme et la santé, pour financer de nouveaux établissements, des transmissions totales ou partielles ou de fortes phases de croissance.
Pourquoi créer Sofilaro Expansion maintenant ? Pour « maintenir les centres de décision localement, maîtriser les transmissions, valoriser des filières et agir sur l’industrialisation », répond Denis Martins.
Entre ses six différents fonds – Développement, Transmission, Calen pour les infrastructures des énergies renouvelables, Innovation pour les entreprises en phase d’amorçage et d’accélération, Dette Privée pour des sources de financement complémentaires aux solutions bancaires traditionnelles, et Expansion -, Sofilaro Gestion, dirigé par Patrice Roch, compte 340 millions d’euros sous gestion, avec 100 participations en cours.
> Sur le même sujet : « Christophe Deldycke, Turenne », Les Indiscrétions du 13 octobre, à lire ici.
Une nouvelle marque d’attractivité « Cévennes » ?
Patrice Canayer (Région Occitanie) évoque, le 14 novembre lors du Forum Dev&Co, la réflexion en cours, à l’échelle de la Région Occitanie, pour la création d’une marque Cévennes, qui regrouperait des agences du Gard, de l’Hérault et de Lozère. « Les Cévennes, c’est un territoire qui parle à tout le monde, avec une identité. Il faut sortir du cadre de la territorialité administrative. Cette démarche est aussi un moyen d’intégrer les gens de la société civile dans l’action publique, ce qui est un enjeu très important. » La question de la perception depuis l’extérieur est centrale, et varie selon les contextes. « Quand on est au CES Las Vegas, si vous dites ‘Occitanie’, personne ne connaît, si vous dites ‘France’, tout le monde connaît. Vous dites ‘Toulouse’ à l’international, peu de gens connaissent, alors que ‘Airbus’, tout le monde connaît. C’est du marketing de bon sens, pour rendre visibles nos territoires et nos régions », analyse Jalil Benabdillah.
U-Space lève 24 M € pour accélérer sa production et son expansion internationale
U-Space (entreprise toulousaine qui conçoit, assemble et opère des satellites) boucle une levée de 24 M€ pour soutenir son industrialisation et son ouverture à l’international, apprennent Les Indiscrétions ce 12 novembre. Ce tour, mené par Blast, Definvest (le fonds du ministère des Armées géré par Bpifrance), Expansion, Primo Space, Karot Capital, ARIS et Vertech Finance, intervient après une première levée de 7 M € en 2022.
Des premières preuves sur le marché. La startup toulousaine compte déjà trois satellites en orbite et prévoit d’en produire une dizaine supplémentaire dans l’année. Elle s’appuie sur des contrats avec le CNES et Safran, éléments mis en avant par les investisseurs pour justifier leur confiance.
L’usine U-Zine monte en cadence. Cette levée doit financer le déploiement industriel de la U-Zine, un site de production de 850 m2 conçu pour la fabrication en série. U-Space prévoit d’atteindre un rythme d’un satellite par semaine en 2027, première étape avant une cadence quotidienne à terme.
Objectif : les marchés mondiaux. Portée par un contrat récent avec le National Space Science and Technology Center (NSSTC) des Émirats arabes unis, l’entreprise vise désormais l’Asie-Pacifique et le Moyen-Orient, décrits comme des zones à fort dynamisme technologique. La levée financera aussi le renforcement de l’équipe commerciale.
YellowScan présente sa technologie unique de cartographie des fonds aquatiques à l’Élysée

YellowScan, basée à Saint-Clément-de-Rivière près de Montpellier, voit le Navigator, sa technologie de cartographie des fonds aquatiques, sélectionnée pour la Grande Exposition du Fabriqué en France à l’Élysée, les 15 et 16 novembre, apprennent Les Indiscrétions. 123 entreprises ont été mises à l’honneur. YellowScan Navigator a représenté la filière des industries de la mer.
Cartographier les fonds jusqu’à vingt mètres. Le système utilise un laser vert capable de traverser la surface de l’eau pour mesurer les fonds en trois dimensions. Il peut fonctionner jusqu’à vingt mètres de profondeur dans des conditions optimales et atteindre une précision annoncée de trois centimètres, selon les données techniques. « Dans un contexte de montée du niveau des mers et d’intensification des phénomènes climatiques, la cartographie côtière devient un enjeu stratégique pour les autorités et les industriels », insiste la PME.
Principales applications : Suivi de l’érosion côtière et de la dynamique des cours d’eau, prévention des risques d’inondation, inspection des infrastructures portuaires et fluviales, surveillance des littoraux.
Pensé pour les zones peu profondes. Destiné aux zones où les bateaux équipés de sonar rencontrent des limites de navigation, le Navigator, un système LiDAR, est compatible avec des drones multirotors et pèse 3,7 kilogrammes, ce qui évite d’avoir recours à du matériel sur mesure.
Des usages environnementaux. Les usages couvrent le suivi de l’érosion côtière, l’observation d’habitats sous-marins, l’évaluation de la dégradation des récifs coralliens et la surveillance d’écosystèmes marins dans un contexte de changement climatique.
Dirigée par Tristan Allouis et fondée par Michel Assenbaum, l’entreprise, qui réalise 95 % de son chiffre d’affaires à l’export, compte 65 collaborateurs en France et 82 dans le monde. CA non communiqué.
Défaillances en Occitanie : ces PME impactées
Quelques exemples récents de défaillances d’entreprises en Occitanie, collectées par Les Indiscrétions :
- Sigfox France, Labège (31). Ingénierie, études techniques. Dernier CA communiqué : 6 M €. Liquidation judiciaire le 9 novembre.
- SLC SARL Languedoc Chimie, Narbonne (11). Commerce de gros (commerce interentreprises) de produits chimiques. Redressement judiciaire le 11 novembre. Dernier CA communiqué : 8 M €.
- Trans Frigo, Carcassonne (11). Transports routiers de fret interurbains. Dernier CA communiqué : 2,8 M €. Redressement judiciaire le 2 novembre.
- Passerelles, Montpellier (34). Formation continue d’adultes. Redressement judiciaire le 11 novembre. Dernier CA communiqué : 3 M €.
- Limongi Developpement, Carcassonne (11). Commerce de gros (commerce interentreprises) de matériel agricole. Dernier CA communiqué : 4,4 M €. Liquidation judiciaire le 11 novembre.
Un événement pour permettre aux vignerons d’établir des plans d’actions
Aider les vignerons occitans à élaborer des plans d’action concrets et sur-mesure. Voilà le défi du 2e Vinackathon by Wine Connect, qui se tiendra le 24 novembre, au Mas de Saporta, à Lattes (34). L’association La Mêlée, aux côtés de l’agence régionale Ad’Occ, et du Syndicat de l’AOP Languedoc organisent cet événement.
Au programme, une soixantaine d’experts et coachs en numérique, viti-œno et business) échangeront avec une trentaine de vignerons d’Occitanie. Vingt startups et entreprises de la filière viticole seront présentes, et les meilleures équipes pourront présenter leur plan d’actions dès le lendemain, au salon SITEVI, dans l’espace de la Wine Tech. Le salon SITEVI est un salon international des filières viticole, vinicole, arboricole et oléicole, aura lieu du 25 au 27 novembre 2025 au Parc des Expositions de Montpellier. Parmi les entreprises et startups présentes, on retrouve GDO.wine (logiciel pour l’œnotourisme), Winenot (application pour aider à les jeunes à choisir leur vin chez les cavistes), ITK (éditeur d’outils d’aide à la décision pour l’agriculture), Myriagone conseil (société de conseil, présidente : Ophélie Laboury).

La mare aux municipales
Nicolas Sainte-Cluque investi à gauche à Narbonne
Le socialiste est désigné tête de liste à gauche, à l’unanimité, par la plateforme Narbonne en Grand, pour les prochaines élections municipales, à Narbonne, apprend-on sur le profil Facebook du principal intéressé, ce 16 novembre. Lors du dernier scrutin municipal, en 2020, il avait obtenu 34,43 % des voix dans une quadrangulaire au second tour, seulement battu par le maire sortant de l’époque, Didier Mouly (43,57 %). Investi dans la politique locale depuis de nombreuses années, il a notamment occupé le poste d’adjoint au maire chargé des affaires juridiques pendant le mandat de Jacques Bascou (PS) entre 2008 et 2014. En 2015, il est élu conseiller départemental. Lors des élections législatives de 2024, il s’était rangé derrière Viviane Thivent (EELV-NFP). De quoi imaginer un front commun pour les élections municipales à venir.
Économie circulaire : 10 entreprises retenues pour Expédition Créative (Ad’Occ)
En Occitanie, Ad’Occ retient 10 entreprises pour participer à Expédition Créative 2025, challenge de 48 heures de travail collaboratif en équipe entre dirigeants, experts en économie circulaire et étudiants, qui se tiendra les 20 et 21 novembre au Domaine de Combelles (Aveyron). Les entreprises concernées sont Pierre de Plan (82), spécialisé dans la fabrication de plans de travail minéraux haut de gamme ; Acti-Protec (66), expert en systèmes d’alarme, vidéosurveillance et contrôle d’accès ; Bis Cycle (12), qui œuvre pour prolonger la vie des vélos ; Raciines (31), éditeur de livre souvenirs ; AFLPH (48), qui propose des supports de communication en bois ; Jamais sans TaBOO (32), qui conçoit des produits textiles qui allient bien-être féminin, technologie et durabilité ; Innled (34), spécialisé dans la conception de solutions d’éclairages pour les professionnels de l’événementiel ; Atelier de Bruc et de Broc et Filature Colbert (12), qui s’unissent pour valoriser la laine de mouton locale à travers une gamme de sacs et glacières éco-conçus ; Valoris (32), spécialisée dans le réemploi et la réduction des déchets ; Les Trois Moineaux (81), groupement de fermes bio cultive. Plus d’infos ici.
Transport de palettes : MagicPallet repense son algorithme
À l’occasion du salon Prod & Pack, salon de référence de tous les fournisseurs de solutions et d’équipements pour l’usine qui se tiendra à Lyon du 18 au 20 novembre, le montpelliérain MagicPallet, plateforme d’échange de palettes, présentera Constellation, la nouvelle version de son algorithme, apprennent Les Indiscrétions le 13 novembre. Ce dernier permet d’intégrer une logique multicritères, alors que la première version de l’algorithme ne tenait compte que du kilométrage à vide évité. Cela comprend notamment « les spécificités de chargement (types de camions, horaires de chargement, présences de quai…) et les délais de réalisation de la contrepartie (dans la semaine, dans les 15 jours, dans le mois…) », explique l’entreprise. Par ailleurs, ce nouvel algorithme permet de proposer davantage de services clé en main à des prix compétitifs.
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Fondée en 2018 par Pierre-Édouard Robert, MagicPalett propose aux entreprises d’échanger localement des palettes réutilisables afin d’éviter les trajets à vide. En 2024, 5,3 millions de palettes ont été échangées, permettant d’éviter 6,5 millions de kilomètres de camions et l’émission de 6 000 tonnes de CO2. La PME montpelliéraine emploie 20 salariés et a réalisé 3,5 M€ de CA en 2024. Elle vise les 4,5 M€ pour 2025.
4.000 agriculteurs réunis à Béziers lors de la mobilisation régionale des agriculteurs

À l’occasion de la journée de mobilisation régionale des agriculteurs, 4.000 personnes manifestent à Béziers (34) le 15 novembre, indique la préfecture de l’Hérault. « Les agriculteurs demandent une juste rémunération fondée sur les coûts réels de production et le revenu du travail agricole ; et une fiscalité juste avec la suppression de la TFNB (taxe foncière sur les propriétés non bâties, note) », scande la FDSEA de l’Hérault sur Instagram (lire ici). 700 policiers et gendarmes ont été mobilisés durant la manifestation.
> Sur le même sujet : « Pays d’Oc : la bulle d’air de la viticulture française », Les Indiscrétions du 3 novembre, à relire ici.
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Une info passée au crible
« Mobilités : l’heure de l’action ! » : on revient sur la LoupeHV du 6 novembre

Quels sont les grands défis de la mobilité du quotidien ? Où en sont les Serm ? Va-t-on trop vite dans les efforts de décarbonation des mobilités ? Où en est le COM à Montpellier ? Voici, entre autres, les thèmes débattus ce 6 novembre, au Domaine du Grand Puy, à Montpellier, avec des élus, experts et entreprises du territoire, en présence d’une centaine de décideurs.
Soyons honnêtes : le thème des mobilités n’est pas le plus facile à vendre. Et pourtant, il conditionne nos quotidiens, et l’attractivité des territoires. De plus, l’actualité nous avait donné raison, avec le premier comité de pilotage du Serm de Montpellier, le 28 octobre, et la signature de l’autorisation environnementale du Contournement Ouest de Montpellier par le préfet, le 30 octobre.
Cette 2e LoupeHV (après la première, portant sur les transitions énergétiques en mars) a été coanimée par Sarah Nguyen Cao Khuong et Hubert Vialatte. Partenaires de cette 2e édition : Banque des Territoires Occitanie, SNCF Gares&Connexions Occitanie et Vinci Autoroutes.
Plus de 80 % des déplacements se font en voiture en Occitanie, rappelle l’Insee. Cette part est stable depuis 40 ans. Le transport représente 30 % des émissions de gaz à effet de serre. En Occitanie, la Région a investi plus de 800 M€ dans le plan Rail. Montpellier Méditerranée Métropole a consacré près de la moitié de son plan pluriannuel d’investissement (environ 2,5 Mds€) aux transports.
Deux Serm. En Occitanie, deux services express régionaux métropolitains sont en cours, à Toulouse et à Montpellier. « Il y a un besoin d’accélérer le Serm, pour lutter contre l’autosolisme », lâche Frédéric Lafforgue, maire de Castelnau-le-Lez et vice-président de 3M. Sa commune est particulièrement concernée par les enjeux de multimodalité : ligne de tramway, deux lignes de bustram, projet de halte TER de Sablassou. Salvador Nunez (directeur opérationnel de Vinci Autoroutes) rappelle que « les problèmes de mobilité ne se résoudront pas si on exclut un mode de transport ». « Parmi ceux qui sont venus ici ce matin, je suis sûr que beaucoup ont utilisé deux modes de transport différents. Par exemple, je suis venu en tramway, et ai fini à pied », illustre Hilaire Hautem (Gares&Connexions), qui a rappelé les lourds investissements consentis dans les gares (modernisation et mise en accessibilité). Rappelant une idée simple : « Il faut donner envie de prendre le train, ce qui passe par la fiabilité, la propreté et la sécurité ». De nouveaux services sont également à l’étude, notamment dans les villes moyennes (services médicaux, par exemple).
Le premier édile de Castelnau-le-Lez souligne qu’il faut « développer des services lisibles et mieux coordonnés ». Le débat a aussi porté sur la halte TER du Sablassou, essentielle pour relier réseau de tramway et TER. Patrick Martinez, directeur régional de la Banque des Territoires, estime que « le Serm de Toulouse est beaucoup plus capitalistique, avec environ 5 Mds€ d’investissements ferroviaires. À Montpellier, un projet de Serm allant jusqu’à Nîmes, les montants sont moindres, mais les interfaces sont mieux travaillées ». L’occasion également d’évoquer le nouveau PEM (pôle d’échanges multimodal) de Gignac (34), où l’on retrouve une station Modulauto, exemple concret d’intermodalité routière réussie entre cars, covoiturage et véhicules partagés.

Une gouvernance à élargir. Oonagh Whelan (Keolis), jeune diplômée du master Transports et Mobilités de l’Université Paul-Valéry et travaillant aujourd’hui pour Keolis, a partagé les conclusions de son étude sur le Serm de Montpellier, vu par les étudiants de Paul-Valéry. Un moment apprécié. « Il faut lever les limites de gouvernance et adapter les matériels existants. Dans certaines zones, la logique institutionnelle bloque l’efficacité des transports, comme autour de Ganges, où les besoins réels ne correspondent pas toujours aux périmètres administratifs. » De son côté, Salvador Nunez estime que le plan de mobilités de la métropole de Montpellier (bustram, vélo, tramway) « est très pertinent… pour les Montpelliérains. Mais il n’a pas été suffisamment pensé, selon moi, en concertation avec les territoires environnants. Or, des gens rentrent sur Montpellier tous les jours pour venir y travailler ou y amener des marchandises qui sont consommées par les Montpelliérains. Il n’y a pas assez de parkings en entrée de ville pour encourager l’intermodalité. Il faut être plus ambitieux. » Et d’illustrer son propos avec l’exemple de Grenoble, où la gouvernance unifiée entre Métropole, Département, Région, État et autres collectivités a permis une meilleure coordination des mobilités.
Comment électrifier et changer les usages ? Le transport reste le premier poste d’émissions de gaz à effet de serre. Patrick Martinez (Banque des Territoires) rappelle que « la Banque des Territoires a investi 500 millions d’euros dans les infrastructures de recharge pour véhicules électriques », soit 75 000 bornes déployées. Virgile Arène (Load Stations) présente sa solution, qui « optimise la gestion des bornes électriques pour les collectivités et entreprises », luttant par exemple contre les voitures ventouses. Olivier de Broissia (Modulauto) rappelle que « la vertu n’est pas seulement dans la technologie, mais dans les pratiques ». Créée en 2007 avec six véhicules, Modulauto en gère aujourd’hui 200, et bientôt 300. Concernant la suspension de la ZFE, « les élus reviennent dans le monde du réel. L’Europe temporise sur ses objectifs : la réalité s’impose à tous », estime Salvador Nunez.
Contournement Ouest de Montpellier : arguments pour et contre. Point d’orgue de la matinée, le sujet du COM a cristallisé les débats. Salvador Nunez défend un projet « moderne, en interface avec les réseaux cyclables et le réseau de tramway de la métropole de Montpellier », en rappelant qu’il s’agit d’un projet d’État, dont l’autorisation environnementale a été signée le 30 octobre par le préfet de l’Hérault. « Être contre le COM, c’est être contre les habitants des périphéries qui n’ont d’autre choix que de prendre leur voiture », affirme-t-il. Frédéric Lafforgue décrit ce projet comme étant « soutenu par le monde économique local », à commencer par l’association des entreprises de Garosud, la CCI Hérault et le Medef Montpellier.
Pour Les Shifters, membres de The Shift Project association ayant pour objectif de décarboner l’économie (président : Jean-Marc Jancovici), « l’impact climatique du COM est sous-estimé : le trafic induit serait bien plus élevé que ce qu’avance l’étude Quinet-Gaudry, qui repose sur des hypothèses trop restrictives ». Ils maintiennent que le COM « augmentera les émissions de CO₂ et contredira les objectifs climatiques de la métropole ».
Sur le même sujet : « Hilaire Hautem, SNCF Gares et Connexions », Les Indiscrétions du 3 novembre, à croquer ici.
> Webzine complet à paraître sur le thème des Mobilités, avec textes, analyses, photos, vidéos et vos retours. L’équipe d’Agencehv planche dessus.
> Parmi les prochains événements organisés par Agencehv, la Soirée Réseaux Agencehv, le 10 juin au FDI Stadium à Montpellier. La veille du début de la Coupe du Monde de foot aux States, qui va peupler nos soirées estivales. Mais promis, on n’a pas fait exprès.

La HV Touch
Conseil RP
Faites intervenir les journalistes auprès de vos fédérations, cercles, associations…, pour qu’ils racontent les dessous de leur métier, leurs attentes, les façons de retenir leur attention, etc. C’est une très bonne façon de mettre à mal certains fantasmes autour d’une profession finalement méconnue. C’est ce qu’a fait le CNER (Fédération des agences d’attractivité, de développement économique et d’innovation), lors du Forum Dev&Co à Montpellier, le 14 novembre. J’ai eu le plaisir d’intervenir aux côtés d’Alexandre Léoty, rédacteur en chef de La Lettre M, et de Cédric Néau, journaliste à La Gazette des Communes (photos en cliquant ici). Une idée innovante de Jalil Benabdillah, vice-président de la Région Occitanie et nouveau président du CNER – structure qui va changer de nom début 2026.
La phrase
« De plus en plus d’entreprises sont en défaillance. En 2026, il va y avoir des opportunités de reprises d’entreprises en difficulté. Cela induit, entre les difficultés et la décision du tribunal de commerce, un énorme travail de valorisation des actifs à faire, pour sauver ce qui peut être sauvé, notamment en termes d’emplois. »
Olivier Gache, responsable du Pôle transmission et reprise des entreprises, prévention et traitement des difficultés, CCI Gard
On s’en fout
Dans toute animation d’événement, il y a l’aspect visible, au micro, et la préparation en amont, faite sur la durée et collectivement. Le Forum Dev&co (CNER), ces 13 et 14 novembre à Montpellier, organisé en partenariat avec la Région Occitanie, la Ville de Montpellier, l’Agence des Transitions et Ad’Occ, n’a pas dérogé à la règle. La coanimation, avec ma consœur Priscille Lacombe – une première ensemble – a été le résultat de plusieurs semaines de préparations, avec l’aide précieuse d’Anaïs Marques et Mathieu Dejouy (CNER) et de Sarah Nguyen Cao Khuong (Agencehv). Prises de rendez-vous, pré-rédaction de fiches qualifiées, détails logistiques réglés en mon absence… Il faut savoir saluer ces personnes qui contribuent à la réussite des événements. Comme Amélie Cazalet (Agencehv) qui a, avec Sarah, préparé avec brio la « Loupehv », le 6 novembre au Domaine du Grand Puy.
De même, je tiens à saluer le donneur d’ordre. En l’occurrence, Jalil Benabdillah, vice-président de la Région Occitanie et président du CNER. Il aurait pu choisir d’autres animateurs – par hasard : des têtes d’affiche parisiennes. Mais il a choisi un duo régional totalement mixte (homme/femme, Toulouse/Montpellier) pour donner vie et rythme à cet événement de portée nationale. Une opportunité, forcément, pour nous. Un risque, aussi, pour lui. En espérant que le défi a été relevé – en l’occurrence, seule la salle pourra juger.
Voilà qui amène à une considération plus profonde : peut-on tisser un semblant d’amitié avec un élu, quand on est journaliste sur le même territoire et dans le même secteur (l’économie) ? C’est bien sûr difficile et contre-indiqué. On va en tout cas parler d’un respect mutuel solide et réciproque. Au point de se claquer la bise spontanément sur scène, devant 300 personnes, le vendredi matin, juste avant le début d’une table ronde.
J’en apprends plus ici
Ce qui est assez impressionnant, chez Jalil Benabdillah comme chez ces intelligences supérieures qui dorment peu et travaillent tout le temps, c’est cette capacité à rebondir en permanence. Aussi, le vendredi à 13h30, alors que toute la salle criait famine, il s’est fendu d’un discours conclusif presque poétique, sans note, en citant de mémoire trois auteurs, avec, pour chaque citation, un lien avec le CNER (fédération des agences d’attractivité) qu’il préside : « La vraie générosité envers l’avenir consiste à tout donner au présent » (Albert Camus) ; « La sagesse, c’est d’avoir des rêves suffisamment grands pour ne pas les perdre de vue lorsqu’on les poursuit » (Oscar Wilde) ; « Les gens oublieront ce que vous avez dit, oublieront ce que vous avez fait, mais n’oublieront jamais ce que vous leur avez fait ressentir » (Maya Angelou).
Rien à voir avec le développement économique ? Oui sur la forme apparente, non sur le fond : porter une stratégie d’attractivité passe par le fait de croire en soi-même intensément, de cultiver des rêves et de créer des émotions.
Tribune partenaire
Nos copains ont des idées
On recrute et on outplace en même temps à cause de l’IA
Par Loïc Douyère

Passionné par les nouvelles technologies et l’IA, Loïc Douyère explique que les cadres qui ne se remettent pas question seront irrémédiablement poussés vers la sortie. S’appuyant sur les annonces récentes d’Amazon et Accenture. L’outplacement devient un baromètre de la conjoncture, un signe des changements en cours.
La vague de licenciements déclenchée par l’IA n’est plus un fantasme : 14.000 suppressions de postes chez Amazon, 12.000 chez Accenture… En France aussi, les annonces s’enchaînent depuis mai 2025 : 1.200 suppressions d’emplois chez ST Microelectronics, 120 chez Atos à Toulouse dans l’ingénierie, 1.000 chez Arcelor, des coupes chez Showroom Privé, Erasteel, General Electric, dans le BTP, dans les banques… On y est : de plus en plus de postes sont « IAisés », selon un néologisme qui s’impose – remplacés par l’IA. Lorsqu’un travail est trop tayloriste, lorsqu’un poste est automatisable, celui qui l’occupe doit s’inquiéter. Les salariés dépassés par l’IA sont poussés vers la sortie. Tous doivent comprendre qu’ils doivent augmenter avec elle, ou partir.
Hier, la robotique dans les usines inquiétait les ouvriers. Aujourd’hui, les « dark usines » travaillent seules. Dans les bureaux, celui qui est diplômé d’une grande école de commerce, formé à produire des PowerPoint et des données Excel, peut désormais être balayé d’un revers de main. Dans le même temps, les modèles développés par OpenAI et Google Gemini bousculent les éditeurs de logiciels. Même Septeo, qui, ici, semble si solide, peut être mis en difficulté. Son dirigeant, Hugues Galambrun, admet d’ailleurs s’inscrire dans une course de vitesse.
Reprise de l’outplacement, signe des changements en cours
Paradoxalement, le marché français de l’emploi connaît des difficultés de recrutement. Les métiers en tension se multiplient : techniciens, commerciaux, compétences pointues comme la fiscalité douanière… Les demandes de recrutements sont importantes, spécifiques, et liées à la transformation accélérée de l’économie : un poste de directeur administratif et financier parce que le directeur général sent un nouveau marché et cherche autre chose ; un DRH cherchant non plus un administrateur du personnel, mais un responsable développement des compétences qui comprend l’IA et les nouvelles technologies… Chez FMI RH, nous assurons parfois des missions très spécifiques, comme ce recrutement d’un menuisier pour le monument le plus connu de France, mêlant 150 ans d’histoire et technologies les plus modernes.
Et, en même temps, le marché du reclassement professionnel (outplacement) renaît. Après le Covid, ce marché avait disparu pour les cadres de haut niveau, entre 2020 et 2023. Il réapparaît depuis fin 2024. Cela signifie que des cadres perdent leur travail. Le marché recrute et licencie simultanément. L’outplacement devient un baromètre de la conjoncture, un signe des changements en cours.
Le moteur devient, pour des cabinets comme FMI RH, l’accompagnement, les bilans de compétences, le coaching, l’outplacement.
L’outplacement est l’envers du recrutement : aider des cadres à trouver un nouveau poste demande de la subtilité. Les cadres eux-mêmes ont du mal à exprimer leurs propres compétences.
Éviter d’être « le homard dans la casserole »
L’enjeu majeur reste l’adaptation. Ce qui change aujourd’hui, c’est la vitesse. Celui qui s’est adapté n’est pas en outplacement. À l’inverse, il y a le « homard qui s’endort dans la casserole ». Ceux-là risquent de s’arc-bouter sur les acquis sociaux. Ceux qui disent « l’IA n’est qu’un outil » balaient la réalité d’un revers de main. Ils font le homard, alors que l’eau bout ! D’autres, enfin, ne prennent toujours pas conscience du phénomène et vivent leur petite vie comme si rien n’existait. L’enjeu de l’outplacement, c’est de leur faire découvrir ce monde. Certains s’y mettent rapidement, d’autres mettent des mois : la moyenne de reclassement d’un cadre supérieur est de 6 à 9 mois – et, donc, beaucoup plus pour certains.
Inutile d’attendre des jours meilleurs
Nous ne reviendrons pas en arrière. Inutile d’attendre des jours meilleurs : le marché de l’emploi change. Les Anglo-Saxons l’ont compris depuis longtemps : mieux vaut parfois se sépares, faire un chèque d’un montant souvent au-delà des indemnités légales. C’est budgétisé dans l’enveloppe des suppressions de postes, avec un accompagnement. Les entreprises françaises commencent à le comprendre. Elles grandissent sur de nouvelles notions de séparation, conscientes des dégâts causés, en interne comme en externe, lors d’un départ conflictuel. On se sépare de plus en plus correctement, via un outplacement financé par l’ancien employeur. Le salarié peut créer son entreprise, se former… Ce phénomène est assez nouveau. Jusqu’à récemment, l’outplacement servait surtout à gérer la difficulté sociale, à éviter le procès.
Cadres, actionnaires, directions, acteurs des RH… : la transformation est là, pour nous tous. Elle avance. Et elle ne s’arrêtera plus.
Prochaine « Tribune partenaire » de Florian Mantione Institut RH : semaine du 8 décembre.
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Ça pousse
Ils et Elles bâtissent nos villes
Hautes-Pyrénées : les archives départementales inaugurées pour 20,6 M€

Le Département des Hautes-Pyrénées inaugure le 3 novembre les nouvelles archives départementales, qui prennent place sur l’ancienne école normale des institutions de Tarbes. L’ouverture au public s’est tenue le 8 novembre. Chiffré à 20,6 M€ (17,3 M€ pour le bâtiment et 3,3 M€ pour les études et le mobilier), le chantier aura nécessité deux ans de travaux. Le bâtiment s’étend sur 7.560 m² de surface de plancher, et dispose de 1.500 m² de surface végétalisée. La maîtrise d’œuvre a été assurée par IDOM. Parmi les entreprises qui ont travaillé sur le projet : Socotec (bureau de contrôle), Fayat (première œuvre), Finibat (plâtrerie), Sogeba (VRD), CTB (charpente couverture), Protemat (étanchéité)… Au total, 7.900 heures d’insertion professionnelle réalisées au cours du chantier.
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Au marché
Les marchés publics essentiels en Occitanie de la semaine passée. Parce qu’il faut bien vivre.
APPELS D’OFFRES
Aménagement 🏗️
Occitanie Est
Sa3m lance un avis pour la mission de maîtrise d'œuvre pour l'aménagement du parc Montcalm.
BTP 👷♀
Occitanie Est
La SPL Arac Occitanie lance un avis pour la construction de l'école d'ingénieurs Sup'Enr à Perpignan.
La commune de Saint-Ambroix lance un avis pour la rénovation et la restructuration partielle de la halle des sports.
La communauté de communes du Grand Pic Saint Loup lance un avis pour la consolidation et la restauration de l'ancienne bergerie des Matelles.
Nîmes Métropole lance un avis pour la maîtrise d'œuvre pour l'aménagement des barrages de Rouvières et de l'Oliveraie à Nîmes.
Le Département de l'Aude lance un avis pour les travaux forestiers et divers dans les forêts et sites naturels départementaux.
Occitanie Ouest
Le syndicat mixte Décoset lance un avis pour mission d'AMO pour les installations de gestion des déchets.
La SPL Arac Occitanie lance un avis pour les travaux pour l'extension et la réhabilitation de l'ENSA de Toulouse.
La communauté de communes de la Haute Ariège lance un avis pour la réhabilitation et l'extension de l'hôtel Saint-Bernard.
Le MIN Toulouse Occitanie lance un avis pour une mission d'AMO pour la construction d'un bâtiment.
Le Grand Ouest Toulousain lance un avis pour la réhabilitation du pôle environnement et construction d'une salle du conseil communautaire.
Toulouse Métropole lance un avis pour les travaux d'entretien et de réparation des portiques, potences et haut-mats (Pphm) et fournitures associées.
La mairie d'Albi lance un avis pour les travaux d'extension et réhabilitation de la crèche de La Mouline.
Toulouse Métropole lance un avis pour la création d'une passerelle de franchissement de l'A620 et cheminements destinés aux modes actifs entre la Zac de Toulouse Aerospace et l'avenue Edouard Belin à Toulouse.
Déchets 🗑️
Occitanie Est
La communauté de communes Pyrénées Cerdagne lance un avis pour la collecte des déchets des professionnels.
Occitanie Ouest
Le SDEE de la Lozère lance un avis pour l'acquisition de matériel pour la pré-collecte, la collecte et le compostage des biodéchets.
Eau / Assainissement 💧
Occitanie Est
L'Agglo Hérault Méditerranée lance un avis pour la fourniture et pose de compteurs d'eau.
La communauté de communes Lodévois et Larzac lance un avis pour l'étude hydraulique du risque d'inondation à la confluence entre la Lergue et l'Aubaygues.
Alès Agglo lance un avis d'accord-cadre mono-attributaire à bons de commande pour les travaux d'entretien du réseau d'eau potable.
Formation 📚
Occitanie Est
Le Conseil départemental du Gard lance un avis pour la formation aux outils bureautiques et numériques.
Immobilier 🏟️
Occitanie Est
Carcassonne Agglo lance un avis pour la réalisation d'un schéma directeur immobilier et énergétique.
Trois Moulins Habitat lance un avis pour la construction de 21 logements collectifs répartis en 2 bâtiments à Cabestany.
Occitanie Ouest
L'OPH 65 lance un avis pour la création d'un réseau d'eaux pluviales, réfection des espaces extérieurs sur la résidence Achard à Bagnères-de-Bigorre.
Loisirs 🎲
Occitanie Est
La mairie de Palavas-les-Flots lance un AMI pour l'exploitation d'une aide d'animation (mini-golf).
Ports ⚓
Occitanie Est
La Région Occitanie lance un avis pour les travaux de réparation de la poutre de couronnement du quai I3 du port de Sète-Frontignan.
Réseaux numériques 💻
Occitanie Ouest
La commune de Toulouse lance un avis pour la conception, réalisation, design, mise en production et maintenance d'un portal numérique dédié à la valorisation et à l'innovation.
Services 📋
Occitanie Est
La commune du Crès lance un avis pour la délégation de service public de la fourrière automobile.
La mairie de Perpignan lance un avis d'accord-cadre à bons de commande relatif à l'entretien des espaces verts.
Altémed lance un avis pour l'entretien des systèmes de climatisation, chauffage, centrale de traitement d'air et VMC dans les locaux administratifs.
La SPL Éclat lance un avis pour les prestations de service de sécurité incendie et d'assistance aux personnes pour H2 (centre des congrès à Nîmes).
Occitanie Ouest
La mairie de Pamiers lance un avis pour l'exploitation et la maintenance des installations thermiques.
La mairie de Millau lance un avis pour la concession de service public pour la gestion et l'exploitation du complexe cinématographique.
ATTRIBUTIONS DE MARCHÉ
La communauté d'agglomération du Grand Cahors attribue le marché de travaux de réhabilitation du massif de déchets à Brousseyras à Cazal. Valeur totale du marché : 939 670 euros.
Le Conseil départemental de l'Hérault attribue le marché d'aménagement entre l'A750 à Bel-Air et la RD986 au nord de Saint-Gély-du-Fesc à NGE Génie Civil. Valeur totale du marché : 9 492 757,8 euros.
La SPL Agate attribue le marché de maîtrise d'œuvre pour la création de locaux professionnels à Sernhac à OSTROWSKI DEMUYTER ARCHITECTES. Valeur totale du marché : 123 800 euros.
La mairie de Cornebarrieu attribue le marché de restructuration et extension du groupe scolaire des Ambrits à DESAMIANTAGE DECONSTRUCTION DU SUD OUEST, COMPAGNIE OCCITANE DE MONTAGE DE PREFABRIQUES ARCHITECURAUX ET STRUCTURAUX, OCCITANIE TOITURE... La liste des lauréats est à croquer ici. Valeur totale du marché : 3 571 775,12 euros.
La Région Occitanie attribue le marché de confortement du talus du seuil 09 de l'aéroport de Carcassonne Sud de France au groupement NGE Fondation et Cazal. Valeur totale du marché : 946 550 euros.
La mairie de Tarbes attribue le marché de prestations d'entretien et d'urgence sur le réseau d'eaux pluviales à SARL Frechou. Valeur totale du marché : 1 000 000 euros.
La communauté d'agglomération de l'Albigeois attribue le marché d'entretien et curage des ouvrages d'assainissement collectif et de gestion des eaux pluviales à SARP Sud-Ouest. Valeur totale du marché : 800 000 euros.
La Ville de Toulouse attribue le marché de travaux de création d'un centre d'interprétation de l'architecture et du patrimoine à Entreprise Bourdarios, Sarl L'Application Du Bois, La Metallerie... Les autres lauréats sont à consulter ici. Valeur totale du marché : 1 351 950,11 euros.
Plus de marchés ici
Nîmes Métropole attribue le marché d'accord-cadre de missions de maîtrise d'œuvre pour la conception et la réalisation d'infrastructures de voirie, de réseaux divers et d'aménagement d'espaces publics à ART PAYSAGISTES, SUEZ CONSULTING/SAFEGE. Valeur totale du marché : 200 000 euros.
La Ville de Nîmes attribue le marché de démolition d'un bâtiment 2ter rue Clérisseau à DEMCY ETABLISSEMENT GRAND SUD. Valeur totale du marché : 125 000 euros.
Le Syndicat mixte du bassin Célé Lot Médian attribue le marché de réalisation de cheminements et mobiliers de valorisation sur les zones humides du bassin à Colas France - Etablissement de Rodez. Valeur totale du marché : 196 311,78 euros.
Montpellier Méditerranée Métropole attribue le marché de travaux d'aménagement des espaces publics du parc G. Bruyère (Baillargues) au groupement Eiffage Route Grand Sud Est LR et Migma. Valeur totale du marché : 800 000 euros.
La Résidence Louise de Roquelaure attribue le marché de travaux en lots séparés pour la Reconstruction de l'EHPAD "Louise de Roquelaure" à Mirepoix à RESCANIERES /EJL, SAS BOURDARIOS, Sud Charpente... La liste des autres lauréats est à croquer en cliquant là. Valeur totale du marché : 11 461 857,24 euros.
La Ville d'Alès attribue le marché d'exploitation et de maintenance des installations thermiques, de traitement d'air et de ventilation à Engie Energie Services. Valeur totale du marché : 1 618 520,48 euros.
L’agenda
Mardi 18 novembre :
Entreprenez en Occitanie : les rencontres dans le Gard, organisées par Ad’occ, de 9h à 12h30, à Le Hup, Alès (30). Plus d’informations ici.
Entreprenez en Occitanie : les rencontres en Ariège, organisées par Ad’Occ, de 13h30 à 17h30, à la Salle Espalioux à Pamiers. Plus d’informations ici.
Jeudi 20 novembre :
Entreprenez en Occitanie : Les rencontres dans les Pyrénées-Orientales, organisées par Ad’Occ, de 9h30 à 12h30, à la Maison de Ma Région à Perpignan. Plus d’informations ici.
Tech Lab Day, de 9h à 15h30, à la Halle de l’Innovation (Montpellier). Plus d’informations ici.
Les RDV de l’Éco “IA : Travailler avec l’intelligence artificielle, sans perdre la sienne !”, organisés par Nîmes Métropole, à partir de 14h, à l’Hémicycle de l'Hôtel Communautaire de Nîmes Métropole. Inscriptions ici.
Jeudi 20 et vendredi 21 novembre :
“Expédition Créative”, organisé par AD’OCC, au Domaine de Combelles à Rodez (12). Appel à candidatures ici.
Rencontre “Transfo Digitale Day”, organisée par Ad’Occ à La Cité de Métiers et de l'économie de Demain (Montpellier). Inscriptions ici.
Mardi 25 novembre :
Remise des Trophées du MOCI à la Cité de Toulouse, dans le cadre de l'Occitanie Export Tour, organisé par la CCI Occitanie. Programme ici.
Salon de l’entreprise & de la franchise, de 9h à 18h, au Centre de Convention du MEETT à Toulouse. Plus d’informations ici.
Mercredi 26, jeudi 27 et vendredi 28 :
Colloque « Journalisme et plateformes à l’heure de l’IA générative », organisé par le LERASS à l’Université de Toulouse. Plus d’informations ici.
Jeudi 27 novembre :
Débats d'Élixir : « L'oenotourisme est-il la solution ? », organisé par Midi Events aà Pays d'Oc (34). Inscription ici.
Assises du Tourisme 2025, organisées par la CCI Aude, de 13h30 à 18h, au Cinéma Véo Castelnaudary (11). Inscriptions ici.
Plus d'événements ici
Mardi 2 décembre
Rencontres pour l’Emploi, organisé par la Métropole de Montpellier, de 9h à 17h, au stade de la Mosson (Montpellier). Plus d’informations ici.
Mardi 9 décembre :
Mozart de la réussite, organisé par Le Cercle Mozart des Terres du Rhône et de la Méditerranée, à partir de 18h30, au Palais des Congrès H2 (Nîmes). Inscriptions ici.
Jeudi 18 décembre :
Débats d'Élixir : « La recherche est-elle optimiste ? », organisé par Midi Events au siège de Midi Libre (Saint-Jean-de-Védas). Inscription ici.
2026
Lundi 9, mardi 10 et mercredi 11 février :
Salon SIPRHO, à partir de 9h, au Parc des Expositions de Montpellier (34). Plus d’informations ici.
Jeudi 19 mars :
21e édition d'Occitanie Invest, organisé à La Cité à Toulouse. Plus d'infos et inscription ici.
Mardi 12 et mercredi 13 mai :
Space Summit for a Resilient Future (Sommet de l'espace pour un futur résilient), organisé par Novaspace avec le soutien de la Région Occitanie, au Centre des Congrès Pierre Baudis à Toulouse. Plus d'infos ici.
Newsroom
L’agence travaille en ce moment sur plein de choses passionnantes :
JOURNALISME
Pour Les Échos :
- Portrait de Florelle Visentin-Klein (Océanis Promotion / Uxco Group)
- Washin perce sur le marché des laveries connectées
- Le poids économique du marché de Mauguio (34)
Enquêtes pour Les Échos :
- Les stations balnéaires du Languedoc face aux défis du 21e siècle
- EnR : comment l’écosystème montpelliérain s’adapte dans un contexte d’incertitude
Pour ToulÉco :
- Interview longue d'Olivier Nicollin (Groupe Nicollin)
- Interview off de Mathias Malzieu
- Article sur la biotech Greenphage (solutions antibactériennes naturelles, 34)
Hors série ToulÉco « Qui sont les entrepreneurs d'Occitanie ? » :
- Interview de Clara Hardy (Sericyne)
- Interview d'Agathe Boidin (Pacific Pêche)
- 3 pages pratiques pour entreprendre en Occitanie
BoisMAG :
- Enquête « négoce bois et produits dérivés », parution en décembre.
RÉDACTIONS
Occitanie News (Région Occitanie) : pour novembre 2025 , articles sur la filière numérique en Occitanie et sur le Salon Made in France. La newsletter Occitanie News d'octobre est à découvrir ici. S’abonner gratuitement en cliquant ici.
Profils Systèmes : quatre reportages pour le prochain magazine Signature : Hôtel Horizon Massane (Baillargues) ; Bâtiment Etic (Cambacérès, Montpellier) ; Transformation d'une bastide provençale en villa contemporaine ; La stratégie du couple Tuffery (jeans).
Magazine l'Occitan : pour janvier 2026, co-rédaction avec Métropolitain et Laurent Blondiau d'un magazine papier portant sur l'actualité économique de la région.
ANIMATIONS
Ad’Occ, tournée 2025 ‘Entreprenez en Occitanie’ :
. 18 novembre à Alès (30)
. 20 novembre à Perpignan (66)

