Les indiscrétions
Zéro courage
Semaine du 15 décembre 2025
À l’affiche
Parce qu’elles et ils le valent bien

Jérôme Bayle, fronde agricole
Invité de Franceinfo ce 15 décembre, l’éleveur Jérôme Bayle, l’une des figures de la colère des agriculteurs, demande « une barrière sanitaire dans l’arc pyrénéen », alors que la ministre de l’Agriculture se rend ce lundi après-midi à Toulouse pour défendre sa gestion sanitaire de la dermatose nodulaire contagieuse (DNC). Annie Genevard va lancer dans la Ville rose la campagne de vaccination d’un million de bêtes, pour endiguer la progression de la maladie dans le Sud-Ouest.Elle est aussi attendue à la préfecture pour une réunion de crise sur la situation sanitaire et la campagne vaccinale.« Mon devoir est aussi de protéger 125.000 autres éleveurs qui ne veulent pas voir arriver la maladie chez eux, et de préserver 16 millions de bovidés », lance-t-elle dans L’Opinion.
Jérôme Bayle souhaite que le rayon à partir duquel la vaccination devient obligatoire pour les bovins passe de 50 km à 100 km autour d’un foyer de contamination. « Tant qu’on n’interdira pas tous les mouvements d’animaux dans les parties réglementées, on n’arrivera jamais à lutter contre cette maladie», avance-t-il.
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Dans les Hautes-Pyrénées, des agriculteurs sont positionnés au rond-point du péage de Séméac, près de Tarbes, depuis plusieurs jours, rapporte ICI Béarn Bigorre. « On est prêt à passer Noël ici », assure Sylvain Arberet, porte-parole de la Coordination rurale 65.
Il est aussi impossible de se rendre en Andorre à cause d’un blocage au niveau de L’Hospitalet (09) sur la N20. La rocade d’Albi (81), est aussi bloquée. Une mobilisation d’agriculteurs était également en cours à Sévérac-le-Château (12).
La FDSEA et les Jeunes agriculteurs appellent à une large mobilisation mardi matin, indique ICI Gard Lozère. Ils souhaitent bloquer toutes les entrées et sorties d’autoroutes du département à partir de 4h du matin. Une mobilisation qui dépasse le cadre de la dermatose nodulaire puisque c’est principalement l’accord que doit signer l’UE avec le Mercosur qui cristallise la colère.
La préfecture de l’Aude annonce qu’un premier foyer de dermatose nodulaire a été détecté ce dimanche à Pomas. « Ce foyer a été identifié parmi un troupeau appartenant à un couple d’exploitants agricoles. Dès confirmation de la maladie ce dimanche, l’unité épidémiologique infectée, composée de dix bovins, a dû être abattue », indique le communiqué de la préfecture de l’Aude.

Frédéric Carré, candidat au national
Les Indiscrétions en ont parlé dès le 27 janvier dernier (lire ici). Le toulousain Frédéric Carré (Groupe Carré), président de la FFB Occitanie, officialise sa candidature à la présidence de la FFB nationale, indique l’intéressé ce 15 décembre. L’élection est prévue le 20 mars prochain.

Mohamed Afennich, MBS
« À Toulouse, tout le monde a TBS (Toulouse Business School, ndlr) à la bouche. Je veux qu’à Montpellier, tout le monde parle de MBS. On n’a pas à rougir de ce que l’on est. On peut préparer des diplômes sur mesure, faire monter en compétences les collaborateurs, être performant sur la formation initiale… Il y a une excellence pédagogique et académique, et des professeurs de renommée internationale. Nous délivrons des diplômes triplement accrédités, ce qui est rare en France », confie aux Indiscrétions le nouveau directeur général de MBS School of Business, également directeur de la CCI Hérault et fidèle d’André Deljarry. Il s’appuie sur deux classements récents. Dans le classement annuel des écoles de commerce et de management établi par Financial Times, qui distingue 26 écoles françaises dans les 100 premières européennes, MBS se classe 57e (+12 places par rapport à 2024).
Dans le classement de Shanghai 2025, « MBS devient l’école française la plus citée dans le classement », indique-t-il : 3e établissement français en Finance ; 5e dans l’Économie ; 9e en Business administration ; 8e en Management. « Cette distinction renforce la visibilité internationale de MBS et consacre le travail de nos chercheurs », souligne André Deljarry, président de la CCI 34 et de MBS.
Sur le même sujet : « Mohamed Afennich, nouveau boss de MBS », Les Indiscrétions du 3 novembre, en cliquant là.
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Depuis sa nomination comme directeur de MBS, début novembre, « j’ai avalé du MBS nuit et jour, sourit-il. Les auditeurs de la CEFGD (commission d’évaluation des formations et diplômes de gestion) nous conseillent de revenir à notre ancrage territorial, comme l’a fait l’EM Lyon par exemple », analyse Mohamed Afennich. Attaché à conserver le statut d’EESPIG (Établissement d’enseignement supérieur privé d’intérêt général), regroupant les CCI de l’Hérault et Occitanie, la Région Occitanie, Montpellier Méditerranée Métropole, des chefs d’entreprise et l’Université de Montpellier, il déclare : « MBS est parti sur l’international et le national, mais s’est oublié localement. »
Il entend s’appuyer sur les 4 piliers de MBS : la centaine d’enseignants-chercheurs, les alumni (« ce qu’ils font à ce jour, l’employabilité offerte par MBS »), les étudiants (« l’importance de l’expérience étudiante : vie associative, dans le campus, activités sportives, l’incubateur MBS Invest… »), et les entreprises. Sur ce domaine, « L’Oréal, Air France, Haribo, Derichebourg…, ont une expérience avec nous en matière de formation professionnelle ».
MBS réfléchit à la mise en place d’une formation diplômante sur la reconversion des sportifs de haut niveau, en lien avec Éric Le Deley, directeur général délégué académique, et Patrice Canayer, conseiller régional d’Occitanie et ex-manager général du Montpellier Handball.
Hors de ses bases, « on a des partenariats académiques partout : Liban, Maroc, Pologne, Géorgie, Chine, Canada… » Le campus de Paris « prend de l’ampleur, avec 150 étudiants dès la première année ».
Sylvain Molherac, Dreets Occitanie
Il est nommé, à partir du 1er janvier, chef de projets sur la politique industrielle à la Dreets Occitanie, apprennent Les Indiscrétions ce 15 décembre. Il succède à Julien Leglise. Directeur régional de la Dreets Occitanie : Julien Tognola.
Sur le même sujet : « La DREETS cherche un chef de projets sur la politique industrielle », Les Indiscrétions du 25 août, en cliquant ici

Loïc Douyère, Augustin Valero, Florian Mantione Institut RH
Le cabinet de recrutement montpelliérain fondé par Florian Mantione et dirigé par Loïc Douyère (à gauche sur la photo) et Augustin Valero, figure dans la sélection 2026 « Recrutement de managers et spécialistes ou experts, avec 4 étoiles (très bon score du cabinet, supérieur à la moyenne des lauréats », indique le baromètre Les Échos / Statista. Avec RH Partners (également à Montpellier), il est le seul cabinet d’Occitanie figurant dans le palmarès 2026 des 300 meilleurs cabinets de recrutement, disponible en cliquant ici.
« Depuis 2007, le cabinet est dirigé avec efficacité, exigence et vision par mes deux gendres, Augustin Valero et Loïc Douyère, glisse Florian Mantione sur Facebook. Au fil des années, nos méthodologies, concepts et outils ont été continuellement enrichis, formalisés et partagés à travers de nombreux ouvrages devenus des références dans les domaines du recrutement, du management et des ressources humaines. »
Le cabinet fêtera ses 50 ans en 2026.
Sur le même sujet : « Un entrepreneur à Matignon ! », Les Indiscrétions du 10 octobre, en cliquant ici.

Anaïs Magnabal, Prix des Femmes Architectes 2025
L’architecte toulousaine Anaïs Magnabal reçoit ce 15 décembre le Prix Œuvre Originale 2025 décerné par l’ARVHA (Association pour la Recherche sur la Ville et l’Habitat), lors de la 13ᵉ édition du Prix des Femmes Architectes, apprennent Les Indiscrétions. Elle est distinguée pour son projet Maison COB, une maison de ville de 100 m² qui combine notamment matérialité locale et ingéniosité climatique.

Laurent Villaret, Saint-Roch
L’ex-associé de GGL Groupe (Montpellier), également ex-président de la FPI Occitanie Méditerranée, lance sa propre structure, « Saint-Roch Cité Créative » (Castelnau-le-Lez, 34), dédiée au développement urbain, à la fois sur l’habitat (neuf et rénovation), les entreprises (locaux d’activité et bureaux) et la mixité urbaine. Les premiers projets se trouvent à Montpellier, Castelnau, Narbonne et Baillargues.

Nicolas Gomarir, de Perpignan à la Fondation Pompidou
Le patron de LCS Group (industrie textile, Perpignan) est nommé au conseil d’administration de la Fondation Pompidou (Paris). Une nomination qu’il reçoit avec « humilité et fierté. Rien ne me prédestinait à siéger au sein d’une institution nationale aussi engagée ». Revenant sur son parcours, il déclare : « On peut grandir dans un milieu modeste et transformer ses fragilités en force. »
Sur le même sujet : « LCS Groupe s’insurge contre la signature de l’accord signé entre Temu et La Poste », Les Indiscrétions du 27 octobre, en cliquant ici ; « Perpignan : Payote et LCS Groupe créent leurs centres de formation dédiés au textile », Les Indiscrétions du 12 novembre 2014, en cliquant là

Jean-Luc Moudenc, « liste anti-bordel » à Toulouse
Le 12 décembre, le maire DVD de Toulouse et président de Toulouse Métropole Jean-Luc Moudenc présente sa liste pour les prochaines élections municipales du 15 et 22 mars. « Nous sommes la liste anti-bordel », déclare-t-il, affirmant : « Nous n’avons aucun lien avec quelque extrémiste que ce soit ». 34 % des 69 colistiers sont nouveaux et 66 % font partie de la municipalité actuelle. Parmi les nouveaux venus, la société civile est largement présente. Comme en atteste la présence sur la liste du boxeur Sofiane Oumiha (deux fois médaillé d’argent aux JO et trois titres mondiaux), 5e sur la liste, prise de guerre pour Moudenc – même si cette candidature est critiquée dans certains quartiers populaires de la Ville rose.
Sur le même sujet : « Moudenc veut repartir pour un tour à Toulouse », Les Indiscrétions du 10 novembre, à croquer ici
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Autres exemples issus de la société civile : Guillaume Duval, président de la Fédération des commerçants de Toulouse, la restauratrice Julie Servat, l’entrepreneur Michel Lacroix, Sonia Guillemet (coordinatrice de tiers-lieux et animatrice d’une association d’insertion par le sport), Jean-Charles Piteau (directeur de la CAF de la Haute-Garonne)…

Mélanie Ouvry, TBS Education
Elle est nommée doyenne de la faculté de TBS Education (DG : Stéphanie Lavigne), lit-on sur LinkedIn (ici). Mélanie Ouvry succède à Servane Delanoë-Gueguen qui occupait cette fonction depuis 2022. Titulaire d’un doctorat en sciences de gestion, Mélanie Ouvry était directrice de la faculté et de la recherche et membre du comité exécutif de MBS depuis 2021.

Didier Codorniou, éolien flottant dans un contexte flottant
« Ce que je voudrais dire, c’est le manque de visibilité au niveau de la programmation pluriannuelle de l’énergie », souligne Didier Codorniou, premier adjoint à la Région Occitanie, délégué à la mer, en mot introductif d’une table ronde dédiée à l’éolien flottant, lors du Salon EnerGaïa, ce 11 décembre, au Parc des expositions de Montpellier. « Nous étions dans une phase d’apprentissage, et c’est normal, pour une filière aussi jeune que l’éolien flottant. Désormais, nous voilà dans la phase d’industrialisation. Il y a deux ans, il n’y avait aucune éolienne dans l’eau. Aujourd’hui, nous en sommes à trois fermes pilotes. L’objectif : 5,8 GW dans les dix prochaines années, 300 éoliennes flottantes d’ici 2050. C’est une filière qui investit beaucoup d’argent, et qui est donc porteuse de beaucoup d’emplois. Eolmed et EFGL ont mobilisé 300 personnes pour l’assemblage des éoliennes à Port-La Nouvelle. Désormais, nous avons un écosystème structuré, avec Wind’Occ, et 220 entreprises affiliées. L’éolien flottant, c’est un levier de réindustrialisation, l’Occitanie doit devenir le premier hub méditerranéen éolien ».

Marine de Beaufort, JCE Montpellier
Elle succède à Grégory Calonges (Medef Occitanie) à la présidence de la Jeune Chambre Économique (JCE) Montpellier en 2026, apprennent Les Indiscrétions ce 15 décembre. Âgée de 39 ans et membre de la JCE Montpellier depuis 2015, Marine de Beaufort est spécialisée en tourisme durable, formatrice indépendante sur les enjeux de RSE et le développement personnel au service de l’intelligence collective.
Sur le même sujet : « Grégory Calonges, JCE Montpellier », Les Indiscrétions du 16 décembre 2024, à croquer ici.
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Jérôme Dumortier, Sebach
Il est le nouveau directeur commercial et marketing du nîmois Sebach, spécialiste des solutions sanitaires mobiles adaptées aux besoins des chantiers, des sites agricoles ou industriels et des événements, apprennent Les Indiscrétions le 11 décembre. Jérôme Dumortier était responsable commercial national de Loxam depuis 2022.
Sur le même sujet : « Bruno Diss, Sebach », Les Indiscrétions du 14 octobre 2024, à lire ici.

Mathieu Grosch, LNMP
Présent lors du comité de pilotage du projet de ligne ferroviaire nouvelle Montpellier-Perpignan (LNMP), le 9 décembre, Mathieu Grosch, coordinateur européen du corridor Méditerranée, réaffirme son soutien au projet, « indispensable au développement des mobilités et du transport de marchandises entre le sud et le nord de l’Europe », déclare-t-il. L’État et les collectivités partenaires confirment le calendrier de la phase 1 (Montpellier-Béziers), avec un lancement de l’appel d’offres du marché de conception-réalisation en septembre 2026, et un démarrage des travaux en 2029. La société LNMP, dirigée par Pascal Pinet, lance une étude d’attractivité et de desserte « pour favoriser l’accroche à la grande vitesse des territoires des agglomérations de Sète et Agde » – traduction : comment rassurer les agglomérations traversées par la future infrastructure mais non desservies par elle par des gares nouvelles.
Le projet est porté, côté SNCF Réseau, maître d’ouvrage, par Thomas Allary, directeur des Grands Projets.
Sur le même sujet : « LNMP : l’union sacrée pour le financement », Les Indiscrétions du 1er décembre, en cliquant ici

Telmo Lopes Alves, La Mie câline
Il devient propriétaire de la boulangerie La Mie Câline à Carcassonne dans la zone d’activités de Salvaza. Une première reprise pour Telmo Lopes Alves, qui a commencé à 18 ans à La Mie Câline Toulouse Jeanne d’Arc. « Mon ambition est de redonner du souffle au magasin et de le rendre plus visible », explique-t-il, convaincu du potentiel commercial de la zone. Marque du groupe vendéen Monts Fournil (85), La Mie Câline fête cette année ses 40 ans. Elle compte près de 240 magasins répartis sur tout le territoire.
La rédac’ se mouille
On aime
L’appel chaleureux et récurrent des Toulousains aux Indiscrétions. Ils sont nombreux à nous lire dans la Ville rose, alors que nous n’y sommes (pas encore) présents physiquement. Exemple avec Anne Kassubeck, croisée sur le salon Energaïa, après avoir parcouru 3,5 km à travers les 7 halls du Parc Expos. « Tout le monde parle des Indiscrétions à Toulouse. Le design et le ton plaisent. Il faut ouvrir un bureau maintenant ! » Si un pool d’investisseurs nous soutient à hauteur de 150.000 euros par an, c’est en effet une bonne idée.
On n’aime pas
Les invitations équivoques à des événements presse, promettant en amont des annonces « exceptionnelles », sans en dire plus – même quand on demande des détails sur l’ordre du jour. La méthode est certes astucieuse pour attirer les journalistes. Mais c’est comme en politique : si l’espoir est déçu, l’effet est désastreux.
Décodage
On perce le coffre-fort
ICC : les montpelliérains Sandfall Interactive et Illogic Studios sur le toit du monde

Les Indiscrétions en parlaient dès le 17 mars dernier, flairant le futur succès planétaire (« Sandfall Interactive, nouveau Ubisoft ? », à relire en cliquant ici). Le jeu « Clair Obscur : Expédition 33 » développé par le studio Sandfall Interactive, installé à Montpellier, fait sensation lors des Games Awards, l’équivalent des Oscars du jeu vidéo, ce 11 décembre à Los Angeles. Les Indiscrétions ont apprécié la tenue adoptée par les membres du studio qui ont fait le déplacement, pour venir récupérer leurs prix : marinière et béret de rigueur (cocorico).
« Clair Obscur : Expedition 33 » vient d’être sacré jeu de l’année à Los Angeles. Une première historique pour un titre français ! Grande fierté pour Montpellier et pour la France », déclare Emmanuel Macron sur Instagram.
Autre succès occitan dans le monde des industries culturelles et créatives, le retentissement mondial de la publicité d’Intermarché, relatant sur 2mn30 secondes l’histoire d’un loup apprenant à mieux manger. Conçue par l’agence Romance, produite par Wizz (Quad Group) et réalisée par le montpelliérain Illogic Studios, la création a mobilisé 70 personnes pendant six mois.
Sur le même sujet : « Des studios d’animation internationaux viennent faire leur marché à Montpellier », Les Indiscrétions du 23 août 2023, en cliquant ici.
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Le jeu « Clair Obscur » a été récompensé neuf fois lors de la cérémonie : le prix du meilleur jeu indépendant, le prix de la meilleure performance, le prix de la meilleure direction artistique, du meilleur premier jeu indépendant, de la meilleure BO et musique, meilleur RPG, meilleur scénario, meilleure direction de jeu, et le prix « Game Of the Year ».
Sorti en avril dernier, le jeu avait rapidement dépassé le million d’exemplaires vendus, avant d’atteindre, début octobre, la barre des cinq millions de jeux vendus. Le studio de jeu installé à Montpellier depuis 2021 compte aujourd’hui une trentaine de collaborateurs.
Côté Illogic Studios, « nous avons travaillé image par image, avec des gens passionnés : dessinateurs, sculpteurs, animateurs, interventions sur les lumières, les couleurs… Quand on veut faire un film qui se démarque des autres, il faut du talent, de vrais artistes, qui vont mettre toute leur sensibilité, analyse Lucas Navarro, cofondateur du studio. Ce sont des choses qui ne s’obtiennent pas avec l’IA. Pour Intermarché, ce film est un pari gagnant. »
Autre élément déterminant, l’arme classique du bestiaire. « Les animaux, c’est universel, tout le monde peut s’identifier à eux. » Les références utilisées incarnent des archétypes : « le loup grincheux mais qui veut être aimé, le hérisson malin, l’écureuil peureux… », égrène Lucas Navarro. Le studio ne perçoit pas de prime proportionnelle à ce succès planétaire, car il s’agit d’une commande. « Mais on gagne énormément de visibilité et de reconnaissance. Et, en interne, on se rend compte que toute l’exigence mise dans le projet valait vraiment le coup. »
Cofondée en 2018 par quatre jeunes diplômés de Mopa (ex-Supinfocom, Arles), la PME emploie près de 40 salariés à Montpellier.
Désindustrialisation : l’Occitanie résiste
Alors que la désindustrialisation s’accélère en France, avec 165 sites menacés depuis septembre, comme le soulignent Les Échos et Trendeo le 9 décembre, l’Occitanie résiste assez bien. Avec « seulement » 6 sites concernés : Scop Cabrol (Mazamet, 60 emplois), Ducs de Gascogne (Gimont, 48 emplois), Moulins Soufflet SA (Saint-Genest-de-Contest, 26 emplois) et Tanneries Pechdo (Millau, 30 emplois), Dell (Montpellier, 140 emplois concernés) et Royal Canin (Aimargues, 50 emplois).
Sur le même sujet : « L’Occitanie, locomotive de la réindustrialisation française selon le baromètre de l’État », Les Indiscrétions du 10 novembre, en cliquant ici ; « Millau : fermeture de Tanneries Pechdo », Les Indiscrétions du 3 novembre, en cliquant là.
Qair : prêt syndiqué d’un montant de 240 M€
Le groupe d’énergies renouvelables Qair (Montpellier et Paris) annonce le 15 décembre la finalisation de son premier prêt syndiqué d’un montant total de 240 M€, apprennent Les Indiscrétions. Cette opération « renforce la structure financière du groupe et permet le refinancement d’une partie de la dette existante », indique Qair. Ce financement sécurisé comprend un prêt amortissable de 130 M€, une ligne de crédit renouvelable de 110 M€, et une option ‘accordéon’ pouvant atteindre 100 M€, permettant l’entrée de nouveaux partenaires bancaires.
Sur le même sujet : « Éoliennes offshore flottantes : des premiers parcs peu rentables, mais faits pour apprendre », Les Indiscrétions du 2 juin 2025, en cliquant là.
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Le prêt syndiqué a été conclu avec un consortium de dix grandes banques internationales.
Natixis Corporate & Investment Banking intervient en tant que coordinateur unique et agent de documentation.
Banque CIC Sud-Ouest, BNP Paribas, Caisse d’Épargne et de Prévoyance Languedoc-Roussillon, Caisse Régionale de Crédit Agricole Mutuel du Languedoc, Crédit Agricole Corporate and Investment Bank, Crédit Lyonnais et Natixis Corporate & Investment Banking agissent en tant qu’arrangeurs chefs de file mandatés et teneurs de livre.
Bpifrance et Société Générale interviennent comme arrangeurs chefs de file mandatés, et Banque Populaire du Sud comme arrangeur.
BNP Paribas et le Groupe Crédit Agricole (Caisse Régionale de Crédit Agricole Mutuel du Languedoc et Crédit Agricole Corporate and Investment Bank) agiront en tant que coordinateurs durabilité, tandis que Crédit Agricole Corporate and Investment Bank assurera les fonctions d’agent et d’agent des sûretés.
Qair est également en discussions avancées avec plusieurs institutions en vue de rejoindre le pool bancaire existant.
« Comment peut-on mettre dans un tel niveau d’inconfort les entrepreneurs ? » (Amir Reza-Tofighi, CPME)

… Ou encore, dans la ligne d’Amir Reza-Tofighi, président de la CPME, en déplacement à Montpellier ce 9 décembre. « Le budget actuel de l’État est le moins pire que l’on puisse espérer, vu le niveau du débat à l’Assemblée nationale », tacle le président du syndicat patronal devant 300 étudiants de Montpellier Management.
Dans la vidéo ci-dessous des Indiscrétions, Amir Reza-Tofighi tacle « le courage politique zéro » (sic) des députés et du gouvernement (note : les questions de relance sont posées par notre consœur Cécile Chaigneau, de La Tribune).

Évoquant le coût du travail, il déclare : « On demande à 27 millions d’actifs de financer la protection sociale de 70 millions de personnes. C’est intenable. Avec le vieillissement de la population, on est en train de sacrifier toute notre jeunesse. Indexer les retraites sur l’inflation en 2026, y compris pour les retraités les plus aisés, c’est la plus grosse connerie à faire. On sacrifie les jeunes – car on va prendre sur les actifs pour payer ces revalorisations de retraites -, pour 30 % d’électeurs – la part des retraités. Les actifs s’appauvrissent de plus en plus. C’est une bombe à retardement, et une fracture intergénérationnelle. »

Modèle social. D’après lui, le modèle social doit être financé « différemment, pour redonner du souffle aux entreprises qui emploient en France, et permettre aux salariés de gagner plus ». L’incertitude ambiante, sur le niveau de charges patronales notamment, va « entraîner un gel des embauches. C’est mécanique, et psychologique. L’économie est très simple. Comment peut-on mettre dans un tel niveau d’inconfort les entrepreneurs ? »
Vérité. « Les politiques doivent dire la vérité. Or, on est à un moment de l’histoire où les politiques mentent tous aux gens, en conscience ou par manque de culture économique. »
Le toulousain Agreenculture lève 6 M€
À Toulouse, Agreenculture, spécialisé dans l’autonomie et la sécurisation des tracteurs et machines agricoles, lève 6 M€ afin d’industrialiser ses produits et renforcer son déploiement commercial, apprennent Les Indiscrétions le 15 décembre. Le tour de table est bouclé auprès de Supernova Invest, Future Food Fund et Unilis (Groupe Unigrains). La startup toulousaine fournit aux fabricants des machines et tracteurs un kit d’autonomie, l’AGC Autonomy Kit, qui garantit l’autonomie, la précision, et la sécurité des machines et des tracteurs. « Notre ambition est que chaque constructeur puisse commercialiser rapidement des machines autonomes capables de travailler sans supervision locale, offrant une rentabilité accrue aux agriculteurs et une réelle opportunité d’agroécologie », affirme Christophe Aubé, directeur général d’Agreenculture.
Hautes-Pyrénées : PSI Environnement mobilise 27 M€ dans un outil industriel
Spécialisé dans la gestion et du traitement des déchets dans le Grand Sud-Ouest, PSI Environnement (président : Nicolas Tarrenne) investit 27 M€ dans la construction d’une usine de production de Combustibles Solides de Récupération (CSR) sur son site à Lannemezan (Hautes-Pyrénées). Cet outil industriel permettra de « transformer des déchets qui étaient auparavant destinés à l’enfouissement en un combustible normé et stable, utilisé pour alimenter la chaufferie opérée par Dalkia à proximité immédiate ; tandis que la production de vapeur, elle, est destinée au site d’Arkema », indique-t-on aux Indiscrétions. Un contrat d’exclusivité d’apport est signé pour 20 ans entre PSI Environnement et Dalkia.
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À noter que l’usine de production comprend « un bâtiment de 5.400 m² dédié à la préparation des CSR, une unité de maturation des mâchefers couverte de 1 600 m² et une plateforme extérieure de tri et de préparation de déchets de 2 300 m² », détaille PSI Environnement. Alors que les essais ont débuté en octobre, l’exploitation opérationnelle est prévue pour janvier avec des premières livraisons de CSR à Dalkia en mars. « À terme, le projet devrait permettre la réduction d’environ 80 % des volumes enfouis en installation de stockage de déchets non dangereux et constituer un levier majeur de décarbonation pour le territoire », glisse PSI Environnement.
PSI Environnement réalise 17,5 M€ de CA en 2025, en hausse de 6,7 % par rapport à 2024. L’entreprise ambitionne de passer le cap des 20 M€ pour 2026 avec notamment cette nouvelle usine de production. L’entreprise, qui traite 120.000 tonnes de déchets par an, emploie 87 salariés et compte atteindre les 90 salariés d’ici la fin d’année. L’usine de production de CSR représente 19 recrutements directs (conducteurs d’engins, chefs d’équipe, conducteurs de ligne, agents de maintenance). Depuis 2023, PSI Environnement a investis 30 M€ sur le territoire.
Transformation écologique : selon le baromère Veolia / Elabe, les habitants sont prêts à l’expérimentation et à des hausses de tarifs

Réalisée auprès de 1.502 habitants de l’Occitanie par l’institut Elabe pour Veolia, le « Baromètre 2025 de la transformation écologique » fait ressortir, à trois mois des élections municipales, une maturité des habitants sur les défis et investissements à relever. « Ce que fait ressortir ce baromètre, c’est une acceptation de certaines mesures, ainsi que des coûts afférents. Si les solutions sont jugées efficaces, elles viennent rassurer les citoyens », commente aux Indiscrétions Jean-François Rezeau, délégué régional Nouvelle-Aquitaine / Occitanie de Veolia.
Selon lui, « la sécurité et le cadre de vie restent les priorités. Ce baromètre confirme les fortes attentes des citoyens sur la thématique de l’environnement, au-delà de ce que l’on pensait ».
Le dérèglement climatique n’est plus un sujet : 90 % des habitants « sont certains qu’il est en cours », et 74 % « que l’activité humaine en est la cause principale ». Avec « une tentation du fatalisme : 13 % des sondés pensent qu’il est trop tard », souligne Jean-François Rezeau.
62 % « se sentent exposés et vulnérables à un risque lié au dérèglement climatique ou aux pollutions ». En Occitanie, près d’un habitant sur quatre est directement exposé au risque d’inondation par débordement de cours d’eau. 65 % estiment que leur territoire est exposé et vulnérable, avec une proportion plus importante dans l’Aude (77 %) et les Pyrénées-Orientales (75 %), départements frappés par les incendies et les sécheresses.
Investissements et projections. 51 % des sondés estiment que l’action et les investissements en faveur de la transformation écologique en Occitanie « ne sont pas à hauteur des enjeux » (pollutions, dérèglement climatique, épuisement des ressources naturelles), au lieu de 61 % au niveau national. 69 % ont du mal à imaginer à quoi pourrait ressembler la vie quotidienne en Occitanie après la transformation écologique (63 % à l’échelle nationale).
Leviers d’action. Les principaux leviers d’action pour encourager la transformation écologique : « Faire des économies » (69 %), « voir rapidement les résultats positifs dans ma région » (67 %), « sentir que tout le monde s’y met, qu’il y a un mouvement collectif » (66 %), « gagner en sérénité » (57 %), « gagner un peu d’argent en contrepartie » (55 %).
La santé au cœur. Sans surprise, la santé est perçue comme devant être la clé indispensable de la décision locale pour la gestion de l’eau, des déchets et de l’énergie. La protection de la santé doit être l’élément clé de décision pour 80 % des sondés. Suivent « la prise en compte des risques écologiques » (68 %) et le prix final pour le consommateur (62 %).
Acceptabilité de la Reut. 76 % des sondés se disent prêts à un arbitrage en faveur de la réutilisation des eaux usées traitées (dont 28 % « sans hésiter »). L’adhésion est plus élevée pour l’utilisation de la Reut dans l’agriculture (85 % se disent prêts, dont 35 % sans hésiter). Même pour l’eau potable, le niveau d’adhésion est surprenant, au regard des contraintes réglementaires en vigueur et du très faible déploiement de cette solution technologique : 70 % se disent prêts, dont 21 % sans hésiter. « On ne s’attendait pas à de tels chiffres, déclare Jean-François Rezeau. L’acceptabilité est plus forte en Occitanie par rapport à la moyenne nationale. Les habitants sont ici plus sensibilisés au manque d’eau. »
Tarification saisonnière. 64 % des sondés se disent prêts à une tarification saisonnière de l’eau (payer un peu plus cher l’eau en saison estivale, pour inciter à une consommation plus sobre et réduire les risques de pénurie) ; 67 % se disent prêts à payer l’eau un peu plus cher pour financer des infrastructures de dessalement de l’eau de mer.
« Le dessalement de l’eau de mer ne doit pas être perçu comme la toute dernière solution, comme il est parfois dit, observe Jean-François Rezeau. La première usine de dessalement d’eau de mer date d’il y a 30 ans, en Israël. En France, on se pose toujours la question aujourd’hui, alors que la technologie est éprouvée. La solution est certes énergivore, mais nous pouvons regarder par anticipation les lieux d’implantation les plus favorables. »
Innovations. Veolia déploie des solutions innovantes, comme des unités mobiles pour traiter les PFAS (proposé au Grand Narbonne, et mis en place cet été à Lunel Viel au niveau du captage des Horts). Les réseaux de chaleur sont par ailleurs des projets consensuels, « car ils garantissent une énergie locale et moins chère, avec une garantie de tarif dans le temps ».
L’écologie, après la sécurité. Selon le volet citoyen de l’Observatoire Idex/Villes de France/Ipsos 2025 publié le 10 juillet, 87% des Français considèrent la transition énergétique comme un facteur important pour leur vote aux municipales de 2026. La sécurité est citée en préoccupation prioritaire. « Ce baromètre confirme la nécessaire stratégie de décarbonation et de régénération des ressources », conclut Jean-François Rezeau. Veolia emploie 3.400 salariés en Occitanie.

La mare aux municipales
Nîmes : la droite se déchire
Il n’y aura pas de rapprochement entre Julien Plantier, ex-poulain de l’actuel maire LR Jean-Paul Fournier, parti seul à la conquête de la mairie, et Franck Proust, président de Nîmes Métropole, adoubé par Jean-Paul Fournier. Ce dernier déclare, le 15 décembre : « Julien Plantier a intégré mon équipe dès l’âge de 18 ans. Je l’ai accompagné, formé et soutenu tout au long de son parcours politique. C’est grâce à notre confiance et au travail collectif qu’il a été élu adjoint, puis conseiller départemental, avec notamment l’impact de ma présence en et de ma photo à ses côtés. Aujourd’hui, il parle d’arrogance et de méthodes inacceptables. Ces critiques sont incompréhensibles, car ce sont exactement ces méthodes collectives, exigeantes et transparentes, qui lui ont permis de progresser et d’exercer des responsabilités importantes. »
Le maire nîmois, proche de Nicolas Sarkozy, tacle Julien Plantier : « Aujourd’hui, il choisit de rejoindre les macronistes. Dont acte. Ce choix relève de sa liberté individuelle. Mais partir seul et rejoindre un autre camp ne justifie pas de réécrire l’histoire ni de minimiser le rôle du collectif qui l’a construit politiquement. »
Une chose est sûre : pour les municipales à Nîmes, on va se régaler.
Sur le même sujet : « Nîmes : face à une droite divisée, la gauche en embuscade », Les Indiscrétions du 25 août, à croquer ici.
Rénovation énergétique : ISO&FACE s’installe dans les Hautes-Pyrénées
Spécialiste de la rénovation énergétique et de l’isolation thermique par l’extérieur, ISO&FACE (siège social : Le Teich, 33) ouvre sa 8e agence à Séméac, dans les Hautes-Pyrénées, apprennent Les Indiscrétions le 9 décembre. Le groupe choisit de renforcer sa présence en Occitanie car « la région compte environ 34 % de passoires énergétiques parmi les résidences principales, et près d’un logement sur deux est considéré comme mal isolé », explique ISO&FACE. Cette nouvelle agence, dirigée par Adrien Domec et située aux portes de Tarbes, intervient dans un périmètre de 50 minutes aux alentours.
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L’activité démarre avec une équipe de 5 salariés (trois poseurs, un chargé d’affaires et un conducteur de travaux). Une deuxième équipe de pose arrivera en février portant l’effectif total à 8 salariés. « À moyen terme, l’objectif est de développer jusqu’à cinq équipes de pose internes afin d’élargir la capacité d’intervention sur l’ensemble du département et de répondre aux besoins croissants en matière de rénovation énergétique », confie ISO&FACE. Fondée en 2016 par Thomas Page, ISO&Face emploie 160 collaborateurs répartis dans 8 agences, et réalise plus de 600 chantiers par an.
Objectif : accord GRDF / Ademe pour la montée en puissance du gaz renouvelable
Tendre vers 100% de gaz renouvelable à l’horizon 2050, avec une étape intermédiaire de 20 % en 2030. C’est l’ambition de la feuille de route de GRDF Sud-Ouest et l’Ademe Occitanie, pour 2027-2028. Signée lors du salon Energaïa à Montpellier, la feuille de route engage les deux acteurs à accompagner la décarbonation des usages dans l’industrie régionale, la mobilité ainsi que les bâtiments ; et à soutenir les projets du territoire, notamment dans les filières de la méthanisation, de la méthanation et de la pyrogazéification.
Parmi les actions : création d’une plateforme unique pour les porteurs de projets agricoles, en lien avec le Centre Régional Gaz Vert, ou encore organisation de sessions de sensibilisation à la méthanisation aux élus. Autre exemple, la mise en place d’un test grandeur nature, avec un démonstrateur territorial de coopération industrielle autour de l’énergie à Laroque d’Olmes (Ariège). Objectif : optimiser la performance énergétique des acteurs industriels présents sur les territoires.
Sur le même sujet : « En 2028, 10 % du gaz consommé dans la métropole de Montpellier sera vert », Les Indiscrétions du 8 septembre, en cliquant ici, ou encore « Nîmes : GRDF renforce le réseau gaz pour 300 k€ », Les Indiscrétions du 27 octobre 2025, à lire ici.
L’Arec et la Banque des Territoires s’associent pour accélérer la transition du dispositif Fiteo
Pour étendre l’impact du dispositif Fiteo (transition environnementale des acteurs industriels et tertiaires), l’Arec et la Banque des Territoires lancent le 11 décembre Fiteo Inter-Région. Objectif : répondre aux besoins multisites des entreprises implantées en Occitanie, qui possèdent également des usines dans d’autres régions. 4 M€ sont mobilisés (49 % Banque des Territoires et 51 % AREC). L’ambition est de financer 40 M€ de projets.
Sur le même sujet, « L’Arec et la Caisse d’Épargne accélèrent la transition énergétique dans les entreprises » dans Les Indiscrétions du 27 janvier à lire ici.
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Pour rappel, Fiteo, développé par l’Arec, permet de d’accélérer, via une offre incluant le tiers-investissement, la transition environnementale des acteurs industriels et tertiaires. Les investissements se font sous forme de leasing ou de contrat de performance énergétique (CPE). Depuis sa création en janvier, Fiteo a permis d’éviter 12 000 tonnes de CO2, d’économiser 3 500 MWh, et de valoriser 43 000 tonnes de déchets. Parmi les projets : la mise en place d’une chaufferie biomasse chez Grap’Sud (30, Cruviers-Lascours) ; ou encore le remplacement des séchoirs et régulation de la température des fours pour la céramique de l’entreprise Villeroy et Boch (31, Nailloux).
Appel à projets du Crédit Agricole du Languedoc : les transitions environnementales et agricoles à l’honneur

Après la culture, les transitions. Organisée le 12 décembre au siège du Crédit Agricole du Languedoc (Maurin – 34), la 5e édition du Trophée valorise l’engagement mutualiste de la banque. « Ce Trophée valorise ce que nous faisons dans les caisses locales, avec nos administrateurs et nos élus bénévoles, pour accompagner des projets associatifs sur le terrain », explique Patrick Vésinet, représentant du réseau mutualiste régional CAL. Cette édition bénéficie d’une dotation de 200.000 €, constituée avec la participation financière de la Caisse régionale, de son fonds de dotation et des 92 caisses locales. Au total, 235 candidatures sont déposées. 183 projets sont retenus. Chaque lauréat bénéficie d’une dotation de 3.000 euros. Depuis leur création, ces dispositifs ont permis de verser 2,2 M€ et de soutenir 800 projets.
Reboisement et régénération. L’appel à projets porte cette année sur les transitions environnementales et les transitions agricoles et agro-alimentaires. Chaque année, le réseau mutualiste définit une grande cause : santé des aînés, jeunes, accessibilité à la culture… Dans les projets reçus cette année, beaucoup ont mis en avant « le reboisement, la régénération des territoires touchés par les incendies et la structuration de filières agricoles ». Patrick Vésinet cite en exemple le projet ‘La Belle Gardoise’, dans le Gard, lancé ce 13 décembre et qui vise à structurer une filière céréalière locale.
« L’objectif est de produire une baguette gardoise, distribuée en circuit court, avec un réseau d’une vingtaine de boulangeries et la création d’un moulin pour transformer le blé en farine », détaille-t-il.
Lauréats 2025 :
. « Reboiser pour demain » (Caisse Locale Narbonne), pour contribuer au reverdissement des zones impactées par les incendies.
. Projet de reboisement participatif à Capendu (Caisse Locale Alaric Val de Dagne), associant les enfants des écoles maternelle et élémentaire.
. La Belle Gardoise (Caisse Locale Costière Camargue).
. Atout Fruit (Caisse Locale Chalabre), valorisation du patrimoine fruitier cultive local et sa biodiversité associée.
Appel à projets dans l’Aude. Un autre appel à projets, dédié aux territoires touchés par les incendies dans l’Aude cet été, est lancé. Quatre axes sont identifiés : prévention des incendies, restauration environnementale, soutien à l’économie locale, prise en charge des risques psycho-sociaux. Cet appel à projets, doté de 100.000 euros, est ouvert jusqu’à fin décembre 2026 (candidater en cliquant ici). « Les incendies ont défiguré les paysages et fragilisé durablement les viticulteurs », souligne Daniel Connart, président du CAL.
« Double mandat ». Richard Laborie, nouveau directeur du CAL, évoque un « double mandat. Bien faire notre métier de banquier et d’assureur, avec un sens du client, du service et du temps long. Mais aussi faire en sorte que vivre sur le territoire soit possible, enrichissant, avec du bien-vivre et de l’inclusion. C’est exactement ce que nous essayons de faire ce soir, avec les associations de terrain ». Faisant allusion à la création du nouveau fonds Sofilaro Expansion, présentée en novembre sous un angle plus business : « L’ingénierie financière est un autre canal d’action. Les formes diffèrent, la mission reste la même », analyse-t-il.
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Un engagement inscrit dans la durée. Pour Richard Laborie, l’effort financier s’inscrit dans une stratégie de long terme.
« 200.000 euros, c’est beaucoup, et surtout c’est durable. Nous en sommes à la cinquième édition, ce qui montre un engagement dans la durée », déclare-t-il.
2025 marque également un double anniversaire. « Nous célébrons les dix ans de Points Passerelle, et les dix ans du fonds de dotation, qui finance les projets lauréats », souligne Richard Laborie. Le fonds de dotation soutient également des actions de mécénat, notamment dans la restauration du patrimoine, la solidarité et l’inclusion.
En complément, deux fondations nationales peuvent abonder certains projets.
Un accord est notamment obtenu pour le centre hospitalier universitaire de Montpellier, afin de financer la rénovation de la ludothèque du pôle mère-enfant, pour un montant total de 20.000 €.
Point Passerelle : aider les personnes en difficulté financière. Le dispositif Point Passerelle se renforce avec la création d’une unité dédiée aux situations de crise. « Nous avons créé une unité “Coups durs” pour accompagner les personnes sur le plan bancaire, avec des réaménagements de dettes ou des prêts complémentaires », précise Patrick Vésinet. L’action repose aussi sur la prévention. « Nous intervenons beaucoup auprès des jeunes publics, avec un accompagnement humain également », ajoute-t-il.
Ateliers budgétaires. Chaque année, 150 ateliers budgétaires sont organisés dans les missions locales, les écoles de la deuxième chance ou les maisons familiales rurales. Ils sont animés par « des élus et des collaborateurs du CAL », et intègrent également des modules sur la cybersécurité et l’écocitoyenneté.
Un engagement bénévole structuré. Patrick Vésinet souligne la singularité du modèle du CAL. « Nous sommes le seul établissement bancaire national à porter ce type d’initiative, avec soixante bénévoles impliqués », affirme-t-il. Les décisions sont prises au sein de commissions mutualistes, composées d’élus des caisses locales.
« Ces élus sont fiers des porteurs de projets de leur territoire. Ils les suivent, les font intervenir et les invitent lors de leurs assemblées générales », explique-t-il.
Atteindre 500.000 sociétaires. Daniel Connart rappelle enfin l’ancrage du groupe. « Nous comptons 450.000 sociétaires, soit 15.000 de plus depuis le début de l’année », indique-t-il.
L’objectif affiché est d’atteindre 500.000 sociétaires, pour un ensemble d’environ un million de clients sur le périmètre CAL.
Plus de décodages
EnR : après Lumo, Enerfip acquiert la plateforme néerlandaise DuurzaamInvesteren.nl
Enerfip, plateforme de financement participatif de la transition énergétique basée à Montpellier, acquiert la plateforme néerlandaise DuurzaamInvesteren, annonce son président et cofondateur Julien Hostache sur LinkedIn (lire ici). Cette acquisition permet à Enerfip de détenir 40 % du marché européen en volume, d’être présent dans 4 pays et de rassembler une communauté de 150.000 personnes. La plateforme montpelliéraine représente près de 1,4 Md€ structurés en 10 ans.
Sur le même sujet : « Enerfip croque Lumo », Les Indiscrétions du 24 novembre 2025, à lire ici.
La Place Créative : l’urgence de développer l’emploi face à l’afflux de population
Au Parc Expos de Montpellier, La Place Créative – The Place to Business (l’événement adopte un nouveau nom pour mettre l’accent sur l’entrepreneuriat) entend devenir la destination business de référence pour la création, la reprise et le développement des entreprises. Les Indiscrétions ont sillonné les allées de l’événement, ce 3 décembre.
« L’objectif numéro 1 du territoire, c’est de développer l’emploi ». Lors de sa prise de parole inaugurale, André Deljarry, président de la CCI Hérault, souligne la nécessité de créer de la valeur dans l’Hérault. « On accueille toujours plus d’habitants, donc il faut créer toujours plus d’emplois », souligne-t-il.
Quatre transitions à prendre en compte en 2025. Pour Jean-Marie Courrent, « les transitions en ce moment tournent autour du développement durable, de la soutenabilité, des enjeux économiques et des transitions liées à l’intelligence artificielle, indique Jean-Marie Courrent, professeur en entrepreneuriat et management de la PME chez Montpellier Management (MOMA). Tout cela peut remettre en question le coût des assurances, mais aussi un modèle de développement qui est très lié à la notion de progrès ». Dans ce sens, et cette optique de transition, Sandrine Gérard, de la Région Occitanie, directrice adjointe à la direction de l’économie territoriale de l’emploi et des transitions, avance que « 89 % des chefs de jeunes entreprises en développement ont le souhait de se transformer dans leur modèle économique, leur écosystème, pour devenir des entreprises vertueuses ».
Retouch’Up et Brub2bois. « Nous avons été accompagnés par Réalis, une pépinière d’entreprises. Nous étions sur un marché qui n’existait pas, il a fallu convaincre nos clients. Désormais, on aimerait bien développer la formation, et permettre à d’autres personnes d’acquérir nos savoirs », souligne Pierre Maïsetti, directeur général de Retouch’Up qui cherche à réduire l’impact de l’aménagement intérieur des professionnels. L’entreprise montpelliéraine a récemment reçu le prix PME RMC-BFM de l’Artisanat.
Stéphane Fornairon, gérant d’Atelier Brut2bois (Mauguio), explique quant à lui que son entreprise est en transition depuis sa création, en 2008 : « Nous étions deux, nous sommes désormais 11 collaborateurs. J’ai moi-même été en transition, puisque je travaillais avant dans le marketing. Et nous sommes en train de finaliser notre charte RSE pour vivre avec notre époque. »
Sur le même sujet : « Place aux pitchs et Talents des quartiers : la Place Créative dynamise l’entrepreneuriat », à relire juste ici dans Les Indiscrétions du 8 décembre.
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Un aménagement en pôles et « lab » identifiables. Le Salon, pour son édition 2025, a repensé son agencement et son aménagement. Dans le désordre, les visiteurs ont ainsi pu passer sur les Lab RH (cabinets de conseil et solution RH), Impact (travail sur la RSE), Eclosion (accompagnement à la création), ou encore le pôle sérénité (santé du dirigeant). Chaque pôle et lab réunissait plusieurs acteurs spécialisés.
« Environ une garantie sur deux concerne la création d’entreprise ». En mot introductif, Charlotte Nougein, responsable crédit et court terme chez Bpifrance, souligne aussi l’importance que revêt la création d’entreprise dans les garanties.
1.585 participants, 80 exposants. En plus des près de 1.600 participants et 80 exposants, 757 rendez-vous business ont été organisés (contre 504 en 2024).
Cinq projets salués par les Trophées de l’Innovation d’EnerGaïa
À l’occasion d’EnerGaïa, salon rassemblant les acteurs de la filière ENR, cinq projets sont salués lors de la remise des Trophées de l’Innovation.
Un système solaire flottant à l’international. L’entreprise Heliorec reçoit le Prix International (potentiel de développement international et exportabilité) pour son produit W300A. Il s’agit d’un système flottant solaire résistant à des vagues allant jusqu’à 4 mètres de haut, et à des vents jusqu’à 200 km/h. Ce système est adapté à 70 % des littoraux mondiaux, et intègre 70 % de plastique recyclé. L’entreprise est basée à Nantes (44).
Des sondes géothermiques pour décarboner le chauffage et la clim’. Celsius Energy reçoit le Prix Déployabilité (facilité et rapidité de mise en œuvre des solutions) pour son système de géothermie par sonde inclinable, déclinable dans les zones urbaines denses comme rurales. Le siège de Celsius Energy est basé à Paris.
Un parc éolien citoyen public-privé. La société Valorem, acteur français des énergies renouvelables, reçoit le Prix Écosystème pour son parc éolien citoyen d’Andilly-les-Marais, en Charente-Maritime (17). Un projet qui mêle la municipalité, à l’initiative, la Coopec, société citoyenne locale, Valorem, et Terra Energies, un fonds d’investissement de la région Nouvelle-Aquitaine. « Les habitants de ce village seront ravis de cette nouvelle. C’est aussi important pour les projets à venir pour Valorem », souligne Virginie Reydy, chargée de communication de Valorem venue récupérer le prix.
Un module photovoltaïque renforcé contre la grêle. Voltec Solar (et ses collaborateurs venus en nombre mettre de l’ambiance) reçoit le Prix Circularité (économie de ressources, recyclage et réemploi), pour son module photovoltaïque renforcé contre la grêle. Le « Tarka Diamant » « était un projet perdu d’avance. On a très peu de moyens, peu de personnel, et pourtant, nous voilà », se félicite le dirigeant sur scène. Il facilite le recyclage et sécurise des chaînes d’approvisionnement locales.
Le Coup de cœur pour l’autoconsommation dans les ports de plaisance. Enfin, c’est l’entreprise SNEF qui repart avec le coup de cœur du jury, pour son expérimentation sur un port breton en autoconsommation. La société, née à Marseille il y a 120 ans, se fait également connaître en sponsorisant un bateau du Vendée Globe (course à la voile en solitaire autour du monde, note). « Nous souhaitons s’investir pour aller vers le port de demain », souffle le membre de l’entreprise venu récupérer le trophée.
Vendargues : feu vert pour le « Campus U »
La commission départementale d’aménagement commercial donne un avis favorable, ce 8 décembre, à un projet commercial baptisé Campus U, situé Parc Hermès, route de Jacou à Vendargues (34). Le dossier est porté par la SARL Provend et représenté par Florence Aparici, apprennent Les Indiscrétions ce 10 décembre.
Le projet prévoit un ensemble commercial totalisant 5.170 m² de surface de vente. Le principal volume est un hypermarché Super U de 4.925 m2. Deux cellules complètent l’ensemble : 150 m² (non alimentaire) et 95 m² (alimentaire ou non alimentaire), annoncée comme dédiée à des boutiques éphémères autour de produits issus de start-up agroalimentaires.
Le site intègre aussi un drive de huit pistes, avec 269 m² d’espaces non bâtis (pistes et cheminements).
Banque des Territoires – Syndicats d’énergie d’Occitanie : une convention pour accélérer les projets de transition
La Banque des Territoires et les treize syndicats d’énergie d’Occitanie (réunis dans l’entente Territoire d’Énergie Occitanie Pyrénées Méditerranée) annoncent ce 10 décembre le renforcement de leur coopération, via une convention signée à Rivesaltes (66), en marge de l’assemblée générale de l’entente. L’objectif ? Accélérer la réalisation de projets de transformation énergétique et écologique « portés notamment par les collectivités et les entreprises, et enclencher une logique de massification », apprennent Les Indiscrétions.
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L’accord vise à mieux articuler ingénierie (accompagnement, assistance à maîtrise d’ouvrage) et financements (prêts, fonds propres, montages type SEM/SEMOP) pour fluidifier le montage des projets. Parmi les chantiers ciblés : performance énergétique, énergies renouvelables, mobilité électrique (IRVE), hydrogène décarboné, données énergétiques et décarbonation. Des outils régionaux communs pourraient aussi être étudiés pour simplifier les démarches des collectivités et partenaires.
À ce stade, le texte reste un cadre de coopération. Il ne précise ni enveloppe financière, ni liste de projets, ni calendrier opérationnel au-delà des horizons 2030-2050.
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Forum EnerGaïa 2025 : innovation, acceptabilité et industrialisation au cœur de la transition énergétique
Pour sa 19e édition, EnerGaïa met l’accent sur l’innovation, dans une période tourmentée pour les EnR. Le 10 et 11 décembre, le Forum attire 560 exposants, 24.000 participants pour 120 tables rondes, conférences et pitchs.

Tripler la production d’ENR et réduire de moitié la consommation d’ici 2050. Carole Delga, présidente de la Région Occitanie, rappelle l’ambition de la Région, aux côtés d’Agnès Langevine, vice-présidente en charge de l’Urgence climatique, du Pacte vert et de l’Habitat durable : devenir la première région d’Europe à énergie positive à horizon 2050. Cela implique, à terme, un triplement de la production d’énergie décarbonée, et une réduction de moitié de la consommation par habitant. « Nous devons être mobilisés pour cette transition. C’est par la science et le progrès que nous pouvons répondre aux défis actuels et bâtir un nouveau modèle de développement : une production et une croissance durables, et un meilleur partage de la richesse créée », estime-t-elle.

L’acceptabilité des projets ENR dans les territoires. L’acceptabilité a été au cœur des débats. Alors que l’entreprise allemande BayWa r.e. annonce le 5 décembre renoncer à un projet éolien, à Sainte-Colombe-sur-l’Hers, dans la Haute-Vallée de l’Aude, en partie à cause de la mobilisation d’une association, farouchement opposée à ce projet, d’autres entreprises évoquent le repowering comme solution. C’est le cas de Q Energy qui s’apprête à remplacer six de ses éoliennes à Cuxac-Cabardès, également dans l’Aude. L’entreprise prévoit également l’installation de 4 nouvelles éoliennes.
« Il n’y aura pas d’accord de Paris honoré si l’Europe ne s’engage pas dans ce sens », lance Michaël Delafosse, maire (PS) de Montpellier et président de la Métropole de Montpellier, lors de sa prise de parole sur le stand d’Altémed et de 3M. « J’étais au Maroc récemment, et ils ont une politique exemplaire en matière d’EnR : 55 % de leur énergie consommée est renouvelable, et ils visent les 70 % », ajoute-t-il.
Promotion de Henera. L’occasion également pour lui de saluer la deuxième promotion d’Henera, incubateur dédié aux porteurs de projet et aux jeunes sociétés innovantes dans le domaine des énergies décarbonées. Cette année, 4 projets ont été retenus. Parmi eux, ild.is robotics (Barbara Indignoux et Mathieu Lovet-Durbet) développe une solution de protection des actifs photovoltaïques. « Nous allons lancer un prototype en situation réelle à la fin du premier trimestre 2026. L’entreprise n’existe que depuis août 2025 », expliquent-ils. À côté, Colvert développe un système de stockage par batterie. « Notre idée, c’est de valoriser des batteries pour leur offrir une seconde vie, livre Yann Dedouche, dirigeant, aux côtés de Louis Raymond. C’est du stockage comme service : je vends le stockage en énergie, mais pas le conteneur. Nous réutilisons des batteries de véhicules électriques ». L’entreprise Look Up Geoscience (dirigeants : Sébastien Lacaze et Ehssan Mesbahi), développe quant à elle un logiciel pour faciliter l’accès à la connaissance du sous-sol pour l’exploration des énergies bas carbone. « Nous sommes une dizaine à travailler sur ce projet : des développeurs, des scientifiques, explique Fabien Cubizolle, géophysicien. Nous espérons sortir une V1 du logiciel début 2026 ». L’entreprise Anirion (Bertrand Montagne et Rohirkumar Jadhav) est la dernière sélectionnée pour ces neufs mois d’accompagnement au sein d’Henera. Elle conçoit des films photovoltaïques ultra-fins ayant les mêmes performances que les panneaux classiques.
Bientôt une usine de production de e-kerosène à Laudun L’Ardoise ? L’appel à manifestation d’intérêt en cours, lancé par le Gard Rhodanien en lien avec Ad’Occ, prévoit la réhabilitation de la friche industrielle d’Arcelor-Mittal, à Laudun-L’Ardoise, au bord du Rhône. « Il y a une délibération début 2026. L’idée de notre projet serait de produire du e-kerosène, à partir de l’électrolyse de l’eau. Plus globalement, le projet verrait arriver sur place une usine, un peu plus petite que celle que nous possédons déjà au Maroc. Pour le moment, nous n’en sommes qu’à la phase 2 de l’appel à projet », souffle une source interne à MGH Energy aux Indiscrétions.

Sur le même sujet : Friche d’Arcelor à Laudun-L’Ardoise (30) : quelles sont les 8 activités fléchées ? À relire juste ici, dans Les Indiscrétions du 15 juillet 2024.
L’Arec Occitanie, machine à partenariats. L’Arec Occitanie, agence régionale énergie climat, signe de nombreux partenariats sur ce Forum EnerGaïa, visant à développer et pousser les projets et initiatives régionales liées à la décarbonation. Le 10 décembre, Christian Assaf, président de l’Arec, signe deux partenariats pour aider au développement de réseaux de chaleur et de froid, et des solutions d’autoconsommation photovoltaïque. La première avec Pascal Girault, président fondateur du groupe Alliaserv, et la seconde avec Laurent Viguier, directeur développement NGE.
L’Arec s’associe également avec Enedis (Karine Ascarategui, directrice régionale) pour renforcer l’accompagnement des collectivités grâce à TerriSTORY, une plateforme numérique unique dédiée à la stratégie territoriale énergie-climat. La structure régionale lance également la première plateforme régionale de compensation carbone volontaire, portée avec Inuk, renforcé son Observatoire Climat Énergie, aux côtés de l’Ademe et la Dreal, en plus d’un partenariat avec la Banque des Territoires pour accélérer la transition énergétique avec Fiteo, un dispositif pour accompagner les projets d’efficacité énergétique des acteurs industriels et tertiaires.
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« Il y a un besoin de donner corps à la filière de l’éolien flottant ». L’une des tables rondes réunit Benoîte Chenut (EDF Power Solutions), Dominique Moniot (Ocean Winds) et Petru Notingher (UM) au sujet de l’éolien flottant. Ils ont discuté du passage des fermes pilotes aux projets commerciaux et des conditions pour faire émerger une filière. Dominique Moniot estime qu’il ne faut pas « renier » la Chine : innovation et automatisation peuvent aider à baisser les coûts. Il a demandé à l’État d’attribuer les projets pour sécuriser les investissements et les supply chain, et a cité l’automobile comme exemple de partenariats Chine–Europe « gagnant-gagnant ». Il a aussi pointé une dépendance : « les aimants, que nous ne produisons toujours pas en France ».
Benoîte Chenut rappelle que, dans les appels d’offres, la concurrence est forte et que le prix de l’électricité pèse lourd. Pour « donner corps » à la filière, elle insiste sur le volume (AO6 attribué, attente de l’AO9 puis de l’AO10) et sur la mise à niveau des ports, soutenue par l’Ademe. Elle indique aussi que les flotteurs béton et acier suivent des logiques industrielles différentes, mais peuvent être « autant compétitifs les uns que les autres ». Le débat aborde enfin l’équilibre entre ouverture et protection du marché. Petru Notingher met en avant des besoins en analyse de données, cordage, drones et robotique, et des formations régionales (BTS maintenance éolienne, licence pro en maintenance des énergies marines).
Bientôt un nouveau parc photovoltaïque à Montredon-des-Corbières. Il sera porté par l’entreprise montpelliéraine Elements. « Nous allons investir une ancienne casse automobile à Montredon-des-Corbières, dans l’Aude. Ça a aussi été une décharge sauvage, alors nous allons la dépolluer et la désamianter puis y installer une centrale au sol d’environ 5MW. On loue le terrain sur 30 ou 40 ans, avant de le restituer au propriétaire », explique Arthur Colin, chef de projet construction chez Elements. L’entreprise compte une soixantaine d’employés et gère d’autres installations en Occitanie, dans les Pyrénées-Orientales, dans le Tarn et le Gard notamment. « Par exemple, nous avons aussi installé des ombrières sur un gardiennage de caravanes, à Vias, dans l’Hérault », ajoute-t-il.
« Le contexte fait peur aux investisseurs », pense Mehdi Boulaaouali, dirigeant d’EG Solaris, entreprise de conception et d’installation de parcs photovoltaïques. « Ce contexte impacte tout : les taux d’intérêt, la rentabilité des projets, le coût des matières premières… Heureusement, le marché de l’énergie est porteur, c’est en partie pour cela que nous arrivons à avoir un chiffre d’affaires en hausse ». Son entreprise, créée en 2006, propose une approche globale autour des projets photovoltaïques : « on fait des audits sur la consommation, on se demande si le bâtiment peut supporter une installation photovoltaïque », ajoute-t-il. L’entreprise emploie 12 collaborateurs, et réalise 1,6 M€ de chiffre d’affaires en 2024. « Nous prévoyons 10 % de hausse du chiffre d’affaires en 2025, donc environ 1,8 M€ », estime Mehdi Boulaaouali.
ERT Energy espère lever 1 M€ en 2026. L’entreprise nîmoise développe Hevios, une solution de pilotage intelligent qui permet de mieux tracer la production d’énergie renouvelable. « Nous travaillons déjà pour cette solution avec Sorégies (Poitiers (86), fournisseur d’électricité et de gaz). Cette levée de fonds nous permet de déployer à grande échelle cette solution, mais aussi de rester indépendant, et de certifier une fabrication française. Avoir du hardware français, c’est une forme de souveraineté », appuie Richard Huttler, président d’ERT Energy.
Des chèques remis pour Challenge Énergie Solidaire. En Occitanie, 15,3 % des ménages sont concernés par la précarité énergétique dans leur logement. « Il s’agit de la deuxième édition de cette levée de fonds, après trois ans d’expérimentation à l’échelle régionale », souligne Aurélie Lerebourg, directrice générale d’Energie Solidaire. « Sur des fonds privés, nous venons de mobiliser en 3 ans, 400.000 € », indique Lucie Mendes, responsable développement d’Énergie solidaire. Au total, l’initiative a soutenu 11 associations, avec trois nouvelles en 2025. La première est Gefosat (Groupement d’Études pour les Fours solaires à application tropicale), basée à Montpellier, qui reçoit 50.000 €. Le soutien porte sur deux ans, et devrait aider une vingtaine de ménages. Dans le Gard, l’association Bâtir Vivant reçoit également 50.000 € sur deux ans, pour aider une vingtaine de ménages. Amélie Perrault, coordinatrice de l’association, développe l’intérêt du projet « Rénova-terre » porté par cette association : « il vise à accompagner des familles modestes dans l’auto-rénovation. Une fois qu’on quitte le chantier, les gens savent faire. Cette somme va servir à l’achat d’un camion, de matériel, et à salarier un premier technicien ». Enfin, le projet Quatorze, sur le territoire de Montpellier, reçoit 25.000 €. « Nous travaillons sur la transformation de logements vacants en logements temporaires », indique Julie Rodriguez, coordinatrice du projet. Au total, cette année a enregistré plus de 100.000 € de promesses de dons.
Comment s’adapter à la montée en puissance des réseaux de chaleur et de froid, valoriser la chaleur fatale, et faire une place aux pompes à chaleur et à la géothermie dans cet environnement ? Voici la thématique abordée lors de la conférence « Feuille de route chaleur fatale – géothermie – pompes à chaleur », organisée par la Métropole de Montpellier, ce 11 décembre. Frédérick Cauvin (SERM), Rokaya Toubale (3M) et Patrice Guionnet (3M) présentent une feuille de route articulant objectifs territoriaux, chiffres et projets opérationnels. 1,3 million d’unités de pompes à chaleur vendues en 2023, et moins d’un million en 2024. Frédérick Cauvin détaille notamment la logique retenue sur la ZAC Eureka / extension Castelnau-le-Lez, fondée sur la récupération de chaleur d’un data center via des pompes à chaleur réversibles capables de produire chaud et froid, avec des échanges « inter-îlots ». Il évoque aussi le projet de bureaux Le Liner (Pérols), où le choix se porte sur des sondes géothermiques installées sous le bâtiment et intégrées au chantier. Sur le cadre de planification, Rokaya Toubale signale l’arrivée en 2026 des plans locaux de chaleur et de froid (PLCF), appelés à s’inscrire dans les PCAET, avec diagnostic, cartographies, objectifs stratégiques et identification des moyens financiers. De son côté, Patrice Guionnet cite des actions d’animation et de communication autour de la géothermie, ainsi que des indicateurs de suivi et un travail de « vrai/faux » pour répondre aux idées reçues.
Sang neuf
Nos jeunes d’Occitanie ont du talent
Nîmes : Lucas Benezet mise sur le business du caviar

À 26 ans, Lucas Benezet avance vite. Il y a sept mois, il lance Benezet Caviar à Nîmes, avec une idée simple : se positionner d’emblée sur le haut de gamme, et se frayer un chemin vers la gastronomie et l’hôtellerie de luxe. Prochaine marche visée : « une porte d’entrée dans les restaurants étoilés » et les palaces, dès 2026. Pour l’instant, les chefs nîmois contactés ne répondent pas. « Mais je ne désespère pas », glisse-t-il.
Son accélérateur, c’est son carnet d’adresses. Avant le caviar, Lucas Benezet opérait comme apporteur d’affaires via LB7 Inprod, une activité d’intermédiation « de l’immobilier à la Formule 1 ». De quoi repérer, dit-il, une clientèle premium bien réelle. Il teste d’abord le produit sur des événements, puis structure Benezet Caviar en s’approvisionnant auprès d’un producteur d’esturgeons en Gironde. Les boîtes ? Identité visuelle maison : sa compagne signe les étiquettes, qui seront renouvelées en 2026, une fois le premier stock écoulé.
Le jeune entrepreneur se retrouve déjà là où se joue le “luxe” : loges VIP de clubs de football comme le Red Bull Salzbourg, en Autriche, le Monaco Yacht Show, événement Bentley à Zug (Suisse)… Au passage, son nom circule aussi via son entourage sportif (il est le frère de Nicolas Benezet, ex-joueur pro de Nîmes Olympique ou de Toronto, en Major League Soccer, ligue américaine).
Côté distribution, Benezet Caviar a planté ses premiers drapeaux autour de Nîmes : L’Ouvre-bouteille (Marguerittes), la poissonnerie Duprat aux Halles, et le Cellier de Nemausus. La marque est aussi présente ailleurs en France, de la Bretagne (Vannes, Lorient) à la Corse. L’offre se décline en trois qualités, en formats de 30 à 500 grammes, avec des prix de 72 à 180 euros pour 30 grammes.
Peut-il déjà en vivre ? « Pas pour l’instant », reconnaît-il.
La HV Touch
Conseil RP
Concernant les communiqués de presse dont vous estimez qu’ils méritent un traitement dans la presse : n’hésitez pas à relancer les journalistes. Un simple envoi de mail risque de ne pas suffire. Pour la relance, changez de canal. Un SMS par exemple peut nous alerter sur un communiqué important que l’on a pu négliger.
La phrase
« Le gros problème, c’est qu’on produit plus d’électricité que l’on n’en consomme. Ce qui génère des plages horaires de production à tarifs négatifs. C’est le résultat de la désindustrialisation de la France, et de l’Europe. Il faut consommer davantage d’électricité pour pousser la filière des énergies renouvelables, et cela passe par la diminution de consommation des énergies fossiles. »
Un important décideur, sur le salon Energaïa le 10 décembre, sous couvert d’anonymat, aux Indiscrétions.
On s’en fout
Le discours médiatique s’emballe parfois jusqu’au ridicule. On s’apitoie sur les agriculteurs, profession en plein désarroi avant les fêtes. Sans vraiment s’y connaître en monde rural, les enclos physiques et mentaux des journalistes étant très majoritairement urbains, soyons honnêtes.
Puis, avec avidité, on se jette la minute suivante dans les bras séducteurs de studios d’animation bien plus faciles à apprivoiser, et dont les créations enchantent en cascade, jusqu’aux Etats-Unis succombant pour un temps à la French Touch : « Le Mal Aimé » d’Illogic Studios, Sandfall Interactive distingué à Los Angeles. Clics à la clé du côté des rédactions. Je fais partie du lot, entre articles dans ces Indiscrétions et dans Les Échos.
Dans ce cirque médiatique, peut-on encore émettre des réserves sur l’impact des industries culturelles et créatives (ICC) ? C’est que le domaine, gros pourvoyeur d’emplois et de business, incarnant une modernité quasi-tyrannique, est devenu triomphant et intouchable. Dire qu’une publicité a été réalisée sans IA semble en soi extraordinaire. Une telle affirmation, ressassée en boucle comme une évidence scientifique, pourrait a minima être sujette à débat. D’autant plus que l’histoire du gentil loup vegan inclusif flatte des émotions faciles et paresseuses. On se retrouve autour d’un consensus mollement partagé. Les médias résonnent plus qu’ils ne raisonnent. Au fait, c’est quoi, la dermatose nodulaire contagieuse ?
Ça pousse
Ils et Elles bâtissent nos villes
Toulouse Métropole Habitat : solaire partagé à Castelmaurou, résidence Climéa à Toulouse-Bordelongue
Au Hameau d’Estella (Castelmaurou), Toulouse Métropole Habitat (TMH) déploie une opération d’autoconsommation collective : 144 panneaux photovoltaïques posés sur 3 bâtiments alimentent 4 immeubles, pour les parties communes et les logements des locataires volontaires. TMH indique aux Indiscrétions que plus de la moitié des occupants ont adhéré et que les économies peuvent aller « jusqu’à 40 % » selon les usages. Le dispositif est annoncé opérationnel depuis avril. La maîtrise d’œuvre est assurée par NEPSEN. Les entreprises partenaires travaux citées sont Idéal Peinture, Lagreze Bâtiment, Établissements Gonzalez, Sogapeint, Vitellin et ADG Confort. Côté investissement, le chiffrage est présenté dans le cadre de la réhabilitation globale : 524.000 € pour l’ensemble des travaux, « y compris » les aménagements solaires et photovoltaïques, soit un peu plus de 14.500 € par logement, sans ventilation spécifique pour la seule installation photovoltaïque.
À Toulouse – Bordelongue, TMH porte aussi Climéa, une résidence de 81 logements sociaux répartis en 5 bâtiments, conçue pour renforcer le confort d’été sans climatisation. Le projet revendique notamment une enveloppe en terre crue, de la ventilation naturelle (double orientation), des loggias et volets persiennes, ainsi que du photovoltaïque pour l’eau chaude sanitaire, un chauffage géothermique et du « géocooling » pour le rafraîchissement estival ; une micro-forêt urbaine de 750 arbres et arbustes est également mentionnée. Le budget annoncé est de 15 M€, avec des subventions indiquées (ANRU, Toulouse Métropole, État, Région/FEDER) sans détail. Le calendrier donné est un démarrage de chantier en juin 2026 pour une livraison en 2028. La maîtrise d’œuvre est signée Bellouard, Montlaur & Balducci architectes ; les BET principaux cités sont Atmosphères, Terrell, Gamba et D’une ville à l’autre.
Une médiathèque livrée en 2030 pour 14,86 M€ à Montpellier

Le Conseil de la Métropole de Montpellier vote le 9 décembre le lancement de l’opération de construction de la nouvelle médiathèque Jean-Jacques Rousseau dans le quartier de la Mosson (Montpellier). D’une surface de 2.350 m², l’infrastructure sera livrée d’ici le premier semestre 2030 pour une enveloppe totale de 14,86 M€. Une médiathèque temporaire, réalisée par l’entreprise montpelliéraine Gammes, a ouvert ses portes le 10 décembre sur l’avenue d’Heidelberg à Montpellier. Cette décision fait suite à la fermeture du bâtiment historique de la médiathèque Jean-Jacques Rousseau depuis novembre 2023 « pour des raisons de sécurité liés à des problèmes structurels importants », rappelle la Métropole de Montpellier (président : Michaël Delafosse).
Montpellier : lancement des travaux du groupe scolaire Zac Parc 2000

La première pierre du futur groupe scolaire Zac Parc 2000 est posée le 10 décembre dans le quartier Celleneuve à Montpellier, apprennent Les Indiscrétions. Le projet prévoit la construction d’un groupe scolaire de 22 classes dont 8 dédoublées (équivalent 18 classes), 2 bibliothèques, un restaurant scolaire, 2 cours de récréation, une salle d’activités, ainsi que 60 logements collectifs sociaux du R+2 au R+4. Le sous-sol abritera également 60 places de stationnement. Les travaux débuteront officiellement en janvier sur le site de l’ancien bidonville de Celleneuve. Porté par la Ville de Montpellier (maire : Michaël Delafosse), l’investissement s’élève à 24 M€. L’architecture est confiée au cabinet parisien Architectes Brenac Gonzalez associés.
Des potins immo ? Une nomination ? Des initiatives et projets ?
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Au marché
Les marchés publics essentiels en Occitanie de la semaine passée. Parce qu’il faut bien vivre.
APPELS D’OFFRES
Aménagement 🏗️
Occitanie Est
La Ville de Saint-Cyprien lance un avis pour les travaux pour l'aménagement de voirie et de trottoirs.
BTP 👷♀
Occitanie Est
Le Conseil départemental du Gard lance un avis pour accord-cadre mono attributaire de maitrise d'œuvre pour la réhabilitation du Vieux Moulin - site du Pont du Gard.
La CCAS de Bessan lance un avis pour la maîtrise d'œuvre relative à l'extension et au réaménagement de l'Ehpad Les Jardins des Tuileries.
La SPL Perpignan Méditerranée lance un avis pour le marché de maitrise d'œuvre pour la construction d'une caserne de gendarmerie comprenant 7 logements.
La Ville de Balaruc-Les-Bains lance un avis pour la mission de maitrise d'œuvre pour l'aménagement des espaces publics du parc sportif et de loisirs de la Fiau.
La communauté de communes du Grand Pic Saint Loup lance un avis pour les travaux de restauration et d'entretien de la ripisylve des cours d'eau du bassin versant du Lez et de la Mosson.
Le Conseil départemental des Pyrénées-Orientales lance un avis pour la création, modification et grosses réparations de structures de chaussée, de pistes cyclables et de cheminements piétons.
Territoire 34 lance un avis pour la mission de maîtrise d'œuvre pour la refonte du groupe scolaire et de la crèche de Saint-Clément-de-Rivière.
La mairie de Perpignan lance un avis pour les travaux de restructuration du parking Arago.
La SPL Perpignan Méditerra née lance un avis pour les travaux de réhabilitation des digues du REART.
Occitanie Ouest
La commune de Bérat lance un avis pour les travaux d'aménagement d'une salle de danse dans le bâtiment Campagn'art.
Toulouse Métropole lance un avis pour accord-cadre pour des prestations de maîtrise d'œuvre pour des aménagements multimodaux dans le prolongement de la LMSE entre la M2 et la M826.
La mairie de Millau lance un avis pour la mission de maîtrise d'œuvre pour la construction d'un nouveau cinéma.
Le centre hospitalier de Cahors lance un avis pour le marché de maîtrise d'œuvre relatif à la rénovation patrimoniale des bâtiments historiques du centre hospitalier Jean Rougier de Cahors.
La Ville de Montauban lance un avis pour les travaux dans les bâtiments communaux et communautaires.
La SPL Arac Occitanie lance un avis pour la maîtrise d'œuvre pour la construction du bâtiment Trainings au lycée Saint Exupéry à Blagnac.
La communauté de communes du Pays d'Olmes lance un avis pour accord-cadre à bons de commande pour la maitrise d'œuvre dans le cadre de travaux de voirie.
La SPL Arac Occitanie lance un avis pour la maîtrise d'œuvre pour la réhabilitation de l'internat et économies d'énergie au lycée professionnel agricole de Saint-Gaudens.
Toulouse Métropole lance un avis pour la réhabilitation du hall 03 de l'ancien parc des expositions pour en faire un lieu de vie.
La SPL Arac Occitanie lance un avis pour la maîtrise d'œuvre pour l'extension de l'externat du site Mondran au Lycée Gabriel Péri à Toulouse.
Commerce 🛒
Occitanie Est
La SPL Rives Bleues lance un avis pour la sous-concession de service public portant sur la gestion d'un bar-restaurant au sein du camping de La Plage.
Déchets 🗑️
Occitanie Est
La communauté de communes Cèze Cévennes lance un avis pour les prestations de collecte et traitement des déchets ménagers et assimilés de fourniture et de communication.
Occitanie Ouest
Trifyl lance un avis pour la réalisation de campagnes de caractérisation des ordures ménagères résiduelles et biodéchets.
Eau / Assainissement 💧
Occitanie Est
Le Sivom de la région de Besseges lance un avis pour le marché d'exploitation de la station d'épuration intercommunale.
Occitanie Ouest
Le Sivat lance un avis pour le nettoyage et désinfection des réservoirs d'eau potable 2026-2029.
La communauté d'agglomération Tarbes-Lourdes-Pyrénées lance un avis pour les travaux de renouvellement d'un réseau d'assainissement.
La communauté d'agglomération Tarbes-Lourdes-Pyrénées lance un avis pour les travaux d'extension d'un réseau d'alimentation en eau potable.
ENR ♻️
Occitanie Ouest
SIEDA lance un avis pour la fourniture et pose d'installations photovoltaïques.
Immobilier 🏟️
Occitanie Est
Saem'Alès lance un avis pour la construction d'un ensemble immobilier d'activités au sein du quartier des Prés-Saint-Jean à Alès.
Occitanie Ouest
Le Département de l'Aveyron lance un avis pour la réhabilitation du bâtiment Burloup II à Rodez.
Services 📋
Occitanie Est
La Ville de Nîmes lance un avis pour les prestations d’entretien du centre horticole et d’espaces verts.
La mairie de Perpignan lance un avis pour accord-cadre à bons de commande multi-attributaires relatif à l'acquisition de matériels et d'équipements électriques.
Le Sictom Pézenas-Agde lance un avis pour les prestations de maintenance des colonnes enterrées et ascenseurs sur le territoire.
Occitanie Ouest
Le Syndicat des Montagnes de l'Ariège lance un avis pour la maîtrise d'œuvre pour le remplacement de la télécabine de Bonascre.
Toulouse Métropole lance un avis pour la fourniture de peintures pour les ateliers mécaniques, d'ingrédients, de petits matériels associés et entretien d'outils d'application.
Tourisme 📷
Occitanie Est
La mairie de Leucate lance un avis pour la délégation de service pour la concession des sous traités d'exploitation des plages.
ATTRIBUTIONS DE MARCHÉ
Tarn-et-Garonne Habitat attribue le marché de maîtrise d'œuvre pour la construction de 35 logements collectifs à SYN Architectures. Valeur totale du marché : 292 810 euros.
La communauté de communes du Clermontais attribue le marché de traitement, transport et déshydratation des boues de station d'épuration à Compost Environnement et Alliance Environnement Exploitation. Valeur totale du marché : 1 230 000 euros.
La Ville de Toulouse attribue le marché de construction du groupe scolaire Adrienne Bolland à Caro TP, Sud-Ouest Paysages, SAS Marius Tepasso... Les autres lauréats sont à voir ici. Valeur totale du marché : 7 233 670,43 euros.
Tarn-et-Garonne Habitat attribue le marché de pose et location, entretien et relève des compteurs d'eau 2026-2035 à Ocea Smart Building. Valeur totale du marché : 268 860 euros.
La communauté de communes du Clermontais attribue le marché de curage, ITV et essais préalables à la réception de travaux de réseaux d'eau potable et d'assainissement à Saur et Citec Assainissement. Valeur totale du marché : 2 400 000 euros.
La mairie de Perpignan attribue le marché accord-cadre à bons de commande de fourniture de pièces détachées destinées à la réparation des balayeuses, laveuses, élévateurs, engins de travaux publics et matériels agricoles à Goupil Industrie, Atelier Techno Industrielles et Services, Mathieu SAS... Les autres lauréats sont à croquer ici. Valeur totale du marché : 3 224 000 euros.
Plus de marchés ici
La Ville de Toulouse attribue le marché de travaux de construction du groupe scolaire Lise Meitner à SEG Fayat, Couserans Construction, Gayrel... Les autres lauréats sont à consulter juste ici. Valeur totale du marché : 6 583 965,36 euros.
La communauté de communes du Vallespir attribue le marché de concession de service public multi-services du service d'eau potable de Maureillas Las Illas et des services d'assainissement collectif de Maureillas Las Illas et de Céret à Veolia Eau. Valeur totale du marché : 10 000 000 euros.
Le CHU de Montpellier attribue le marché d'analyses des réseaux d'eau et des effluents à Biofaq Laboratoires. Valeur totale du marché : 1 650 000 euros.
Toulouse Congrès attribue le marché de maintenance multi technique du centre des congrès Pierre Baudis à Hervé Thermique. Valeur totale du marché : 500 000 euros.
La Ville de Montpellier attribue le marché de maintenance des installations de vidéoprotection à Ineo Infracom. Valeur totale du marché : 1 400 000 euros.
Le Département du Lot attribue le marché de travaux de réhabilitation des sites départementaux à Entreprise Bourdarios, SARL Mertz Carrelage, Artquercus... Les autres titulaires sont à consulter là. Valeur totale du marché : 400 000 euros.
La Région Occitanie attribue le marché de travaux de renforcement de la partie immergée du quai de la République du port de Sète-Frontignan à Stras. Valeur totale du marché : 764 637 euros.
L’agenda
Les cérémonies de vœux, haut lieu de réseautage, reviennent. Parce que vous le valez bien, Les Indiscrétions vous ont concocté un agenda des cérémonies en Occitanie.
Samedi 3 janvier
Ville de Manduel, 11h, Salle Bernard Gimenez.
Ville de Castries, 18h, Foyer communal Hippolyte Paulet (Castries).
Mercredi 7 janvier
Ville de Millau, 18h30, Salle des Fête de Millau (Parc de la Victoire).
Plus d'agenda ici
Jeudi 8 janvier
Ville du Crès, 18h30, Salle Marceau Crespin (Le Crès).
Ville de Castelnau-le-Lez, 18h30, Palais des sports Jacques Chaban Delmas (Castelnau-le-Lez).
Vendredi 9 janvier
CPME 30, 8h, Le Napo (Nîmes).
Ville de Saint-Hilaire-de-Brethmas, 19h, Salle polyvalente du complexe sportif et culturel Maurice Saussine.
Samedi 10 janvier
Ville de Saint-Jean-de-Védas, 11h, Salle des Granges (Saint-Jean-de-Védas).
Ville de Frontignan, 11h, Salle de sports Henri-Ferrari.
Lundi 12 janvier
Université de Montpellier Paul-Valéry, 11h30, hall du bâtiment Atrium (campus route de Mende, Montpellier).
FRTP Perpignan, 8h30, Villa Duflot.
Ville de Palavas-les-Flots, 18h, Salle Bleue (Palavas-les-Flots).
Mardi 13 janvier
Medef Gard, 18h30, Restaurant Tempo (Nîmes).
Université de Montpellier, 11h30, Palais universitaire des sports (Montpellier).
Jeudi 15 janvier
FPI OM, 11h, Domaine de Verchant (Castelnau-le-Lez, 34).
Medef Hérault Montpellier, 18h30, Banque Alimentaire de Mauguio (34).
Agglo Hérault Méditerranée, 19h, complexe sportif de Marche Gay (Pomérols).
FRTP Nîmes, 8h30, Mas Merlet.
CPME 31, MEDEF Haute-Garonne, FBTP 31, UIMM Occitanie, 18h30, MEET (Toulouse).
Ville de La Grande-Motte, 18h, Pasino (La Grande-Motte).
Port de Sète, 18h00, Gare maritime du Maroc (Sète).
Vendredi 16 janvier
Ville de Juvignac, 19h, Espace Lionel de Brunélis.
Ville de Pérols, 19h, Salle Yves Abric (Pérols).
Communauté de Communes Lodévois & Larzac, 18h30, Salle Ramadier (Lodève).
Lundi 19 janvier
Région Occitanie, 15h, Toulouse.
Mardi 20 janvier
FRTP Montpellier, 8h30, Domaine du Grand Puy.
Ville de Lattes, 18h30, Espace Lattara (Lattes centre).
Chambre de Métiers et de l’Artisanat du Gard, 19h, CMA Gard (Nîmes).
Jeudi 22 janvier
Université de Montpellier Paul-Valéry, 11h30, amphi du centre Du-Guesclin (Béziers).
Région Occitanie, 15h, Montpellier.
Fédération Française du Bâtiment du Gard, 18h, Skab restaurant (Nîmes).
FRTP Carcassonne, 8h30, Le Tribe.
CC Vallée de l’Hérault, 18h30, Chai de la gare Gignac.
CPME Hérault, à 12h, Purple Campus (Béziers).
Chambre des notaires de l’Hérault, 19h, la Maison du Notariat (Montpellier).
Vendredi 23 janvier
CPME Hérault, 12h, musée de la Cité créative (Montpellier).
Samedi 24 janvier
CMA de l'Hérault, 11h, locaux de la CMA de Montpellier (ZAC de Pierresvives, 154 Rue Bernard Giraudeau, 34080 Montpellier).
Lundi 26 janvier
FRTP Mende, 12h00, CCI Lozère.
CCI Hérault, 18h30, Corum (Montpellier).
Mardi 27 janvier
CCI Hérault, 18h30, Parc des expositions (Béziers).
Jeudi 29 janvier
CCI du Gard, 18h, Salle de concert Paloma (Nîmes).
Vendredi 30 janvier
FFB 34, 12h, siège de la FFB 34 (rue Jacques Fouroux, Montpellier).
FRTP Béziers, 11h30, Domaine de Bayssan.
Medef Béziers Littoral Ouest Hérault, 12h, La Cave à Manger.
Vos événements en Occitanie.
Mardi 16 décembre :
45ème Café du D.A.V.O.S. des PME sur la thématique de la facturation électronique, organisé à 18h15 au Clos de l'Aube Rouge (Castelnau-le-Lez, 34). Réservation obligatoire : mail@davosdespme.org.
Jeudi 18 décembre :
Débats d'Élixir : « La recherche est-elle optimiste ? », organisé par Midi Events au siège de Midi Libre (Saint-Jean-de-Védas). Inscription ici.
2026
Lundi 9, mardi 10 et mercredi 11 février :
Salon SIPRHO, à partir de 9h, au Parc des Expositions de Montpellier (34). Plus d’informations ici.
Plus d'événements ici
Mardi 10 février
3e rendez-vous éco consacré aux enjeux économiques liés à l’eau, organisé par le Medef Gard, à 18h30, dans l’auditorium du musée de la Romanité (Nîmes).
Jeudi 19 mars :
21e édition d'Occitanie Invest, organisé à La Cité à Toulouse. Plus d'infos et inscription ici.
Mardi 12 et mercredi 13 mai :
Space Summit for a Resilient Future (Sommet de l'espace pour un futur résilient), organisé par Novaspace avec le soutien de la Région Occitanie, au Centre des Congrès Pierre Baudis à Toulouse. Plus d'infos ici.
Newsroom
L’agence travaille en ce moment sur plein de choses passionnantes :
JOURNALISME
Pour Les Échos :
- Série d’hiver. Sujet « Blanquette de Limoux », parution à Noël
Enquête pour Les Échos :
- Les stations balnéaires du Languedoc face aux défis du 21e siècle
Hors série ToulÉco « Qui sont les entrepreneurs d'Occitanie ? » :
- Interview de Clara Hardy (Sericyne)
- Interview d'Agathe Boidin (Pacific Pêche)
- 3 pages pratiques pour entreprendre en Occitanie
BoisMAG :
- Enquête « négoce bois et produits dérivés », parution en décembre.
- Enquête « la machine pour la 1ere et la 2e transformations du bois », parution en janvier à l'occasion du salon Eurobois (3-6 février 2026).
RÉDACTIONS
Occitanie News (Région Occitanie) : pour décembre 2025 , articles sur la filière robotique en Occitanie et sur Catana Group. La newsletter Occitanie News d'octobre est à découvrir ici. S’abonner gratuitement en cliquant ici.
Magazine l'Occitan : pour janvier 2026, co-rédaction avec Métropolitain et Laurent Blondiau d'un magazine papier portant sur l'actualité économique de la région.
Septeo : rédaction de 2 articles pour le blog de Septeo.


