« Il y a une très forte densité d’aéroports en Occitanie Est. C’est un des sujets pour le pays : optimiser l’offre aéroportuaire, et en finir avec la compétition entre territoires », déclare le maire de Montpellier et vice-président de France Urbaine (délégué aux Finances), le 27 août à la REF du Medef, lors d’un débat du comité des métropoles du Medef, animé par Jean-Marc Oluski, président du Medef Montpellier et du comité des métropoles au Medef national. Il propose de « rationaliser, dans un intérêt économique et écologique. Mieux vaut des vols à 100 % plein qu’à 60 % ».
À ses côtés, Pascal de Izaguirre, PDG de Corsair, président de la Fédération nationale de l’Aviation et de ses Métiers et de la Chambre Syndicale du Transport Aérien, reconnaît un « nombre excessif d’aéroports. Ils ne pourront pas tous survivre. Avec les modes de transports alternatifs, le trafic domestique diminue. En 2025, le trafic sur les lignes radiales (lignes intérieures reliant Paris et aux différentes régions) est revenu au niveau de 1984 ! Autre facteur : la DGAC ne pourra bientôt plus assurer les contrôles sur tous les aéroports. Enfin, la concurrence stérile entre aéroports parfois proches crée des trafics artificiels, à grands coups de subventions à des compagnies aériennes pour les attirer. Tout cela est fragile. Il vaudrait mieux un schéma directeur : quelle vision veut-on de la carte du territoire en matière de maillage aéroportuaire ? »
Sur le même sujet : « Aéroport Montpellier Méditerranée : où en est le projet d’aménagement d’Aéropôle logistique et fret ? », Les Indiscrétions du 22 juin 2026, à croquer ici.