Municipales 2026 : des potins à nous transmettre ? C’est ici !

2 février 2026
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La mare aux municipales

Loeil de HV - Les indiscretions

L’œil des Indiscrétions

Chaque semaine jusqu’au 1er tour, la rédaction livre un billet éditorial relatif aux municipales en Occitanie. En se livrant au jeu du pronostic. Lequel ne doit bien sûr pas être confondu avec une quelconque préférence. On fera les comptes le 23 mars !

Nîmes : les divisions à droite donnent une dynamique au candidat de gauche

Si Jean-Paul Fournier (LR) se représentait pour ces municipales, il partirait très probablement, le 23 mars au matin, pour un 5e mandat consécutif à la mairie de Nîmes. Oui mais voilà : à 80 ans passés, le maître de la capitale gardoise depuis 2001, qui a su se rendre populaire en transformant le centre-ville, ne repart pas. Contrairement à son homologue Max Roustan à Alès (maire entre 1995 et 2025), qui a mis Christophe Rivenq sur orbite il y a un an, Jean-Paul Fournier n’a pas pu, ou pas su, ou pas voulu, préparer sa succession. Résultat : la droite nîmoise se déchire. D’un côté, Julien Plantier, ex-premier adjoint au maire rallié à la macroniste Valérie Rouverand. Et d’un autre côté, Franck Proust, président de Nîmes Métropole et soutenu par le maire sortant. Une division qui pourrait faire les affaires de la liste de gauche (hors LFI), menée par Vincent Bouget. « Je préfère voir la gauche unie, et c’est le cas à Nîmes, contrairement à Perpignan », a lancé le 23 janvier Carole Delga, présidente de la Région Occitanie. L’élu communautaire et au Département du Gard mène avec sa liste un travail de fond depuis 2024 – réunions publiques, interviews d’habitants pour dégager les enjeux, construction d’un questionnaire… Suffisant pour l’emporter sur le fil ? Un accord de désistement mutuel pourrait être conclu entre Proust et Plantier au 2e tour – celui qui arrive derrière l’autre se retirerait. « Mais en politique, 1 + 1 ne font pas 2. Il y a une telle détestation entre les deux équipes qu’un transfert de voix de l’un vers l’autre ne se fera pas automatiquement », analyse un journaliste nîmois.
La campagne nîmoise est l’une des plus intéressantes et indécises à suivre en Occitanie. D’autant plus avec l’entrée en lice, le 17 janvier, d’un poids lourd RN, l’eurodéputé Julien Sanchez, ex-maire de Beaucaire (entre 2014 et 2024). Bénéficiant certes d’une aura médiatique, il arrive tardivement dans le jeu, et n’a pas d’ancrage local. Un handicap dans une ville à l’identité marquée, et dont les cercles d’influence sont difficiles à pénétrer.
> Pronostic de la rédaction : victoire de la liste de Vincent Bouget au 2e tour.
> Semaine prochaine : Toulouse.

Mauguio, un scrutin décisif

Au-delà des élections municipales, se profile les futurs exécutifs intercommunautaires, siège du « vrai » pouvoir (développement économique, transports, déchets…). C’est le cas par exemple à Mauguio-Carnon, commune héraultaise convoitée par six candidats. « Nous suivons de près le scrutin de Mauguio, car il décidera forcément de la gouvernance future de la communauté d’agglomération du Pays de l’Or », glisse Florence Thomas, candidate à Saint-Aunès, village membre du Pays de l’Or.
> Débat « Midi Libre » avec les six candidats, ce mardi 3 février à 18h (théâtre Bassaget, Mauguio).

La gauche façon puzzle à Montpellier

Les électeurs qui souhaitent plus de clarté dans la vie politique seront ravis : à Montpellier, la campagne bat son plein, et certains mouvements commencent à ressembler à une (mauvaise) télé-réalité qui perd de l’audience de semaine en semaine. Il y a quelques semaines, Europe-Écologie Les Verts (EELV) exclut les Écologistes qui ont fait le choix de rester dans la majorité de Michaël Delafosse (Marie Massart, Bruno Paternot, Fatma Nakib et Stéphane Jouault, note) en plus de Manu Reynaud, également exclu du parti.
Puis, ce 26 janvier, Julia Mignacca, cheffe de file du parti Les Écologistes aux côtés de Jean-Louis Roumégas (candidat à la mairie) claque la porte de son parti… pour rejoindre la liste de Nathalie Oziol (candidate LFI). L’élue d’opposition tête de liste de LFI annonce également Alenka Doulain (porte-parole du collectif Cause Commune) et Kevin Hoareau (chef de file Generation.s de Montpellier) parmi ses colistiers. 

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