
SNCF Réseau annonce le 6 juillet le lancement l’appel à candidatures destiné à sélectionner les groupements d’entreprises qui assureront la réalisation des travaux de la phase 1 du projet ferroviaire LNMP (ligne nouvelle Montpellier-Perpignan) entre Montpellier et Béziers, à l’issue du comité de pilotage de la LNMP du 3 juillet, coprésidé par le préfet de la région Occitanie Fabrice Rigoulet-Roze et Jean-Luc Gibelin, vice-président de la Région Occitanie, apprennent Les Indiscrétions ce 6 juillet.
SNCF Réseau s’est vu confier la réalisation des prochaines conventions de financement relatives aux études détaillées pour le lancement du chantier du la phase 1 en 2029, ainsi qu’aux acquisitions foncières.
« Le lancement fin juin de l’appel à candidatures dans la procédure du marché de conception-réalisation permettra le lancement de l’appel d’offre en octobre 2026 et le démarrage des travaux en 2029, conformément au planning partagé avec les partenaires co-financeurs, déclare Thomas Allary, DG adjoint « Grands projets » de SNCF Réseau. Sur la phase 2, la concertation préalable a permis à un large public de s’exprimer sur l’opportunité et la mixité de la ligne ainsi que sur les hypothèses de gares nouvelles. »
Engagement des collectivités. Le 2 juillet, le conseil d’administration de la SLNMP a adopté le budget 2026 de la SLNMP et a rappelé l’engagement financier des collectivités partenaires jusqu’en 2028, pour un montant total de 66,7 M€. Ce soutien « permet de poursuivre les études et procédures nécessaires à la réalisation du projet, dont le démarrage des travaux de la phase 1 entre Montpellier et Béziers est maintenu en 2029 pour une mise en service en 2034 », indique la SLNMP.
Dégel côté Sète Agglopôle. À cette occasion, Loïc Linares, président de Sète Agglopôle Méditerranée, a également confirmé le dégel de la participation financière de la communauté d’agglomération au projet, à la suite « des garanties apportées au sujet du développement de la desserte ferroviaire sur le territoire ainsi que de la préservation de la ressource en eau et des paysages ». Pour rappel, François Commeinhes, ex-président de Sète Agglopôle s’était braqué contre le projet LNMP, redoutant que son territoire contribue à financer le projet, seulement pour « voir passer les TGV ».
Sur le même sujet : « Bertrand Malquier, une nouvelle gare à Narbonne ? », Les Indiscrétions du 18 mai, à (re)lire ici.