Les indiscrétions
Un joli cap
Semaine du 13 avril 2026
À l’affiche
Parce qu’elles et ils le valent bien

Tassadit Quivy, French Tech Méditerranée
La cofondatrice de Yoo Soft (réalisation de logiciels métiers, Montpellier ; lauréat national de Tech For Future 2025 dans la catégorie Smart Tech), vice-présidente de la French Tech Méditerranée, est pressentie pour prendre la présidence de la FT Méditerranée, le 28 mai prochain à l’occasion de Hello la Tech à Montpellier, apprend-on de source proche. L’actuel président est Sébastien Lacaze (Look Up Geoscience).
Sur le même sujet : « Femmes dirigeantes : le Medef Hérault Montpellier et Orange s’engagent », Les Indiscrétions du 24 mars 2025, ça croustille ici

Anne Ferrer, le CHU de Montpellier augmenté par l’IA
La ministre de la Santé Stéphanie Rist annonce le 9 avril le financement du programme Alliance Santé IA au CHU de Montpellier (DG : Anne Ferrer), premier programme d’intégration souveraine de l’IA dans un CHU. Le financement s’élève à 14,9 M€ dans le cadre de France 2030. Un événement de lancement officiel est prévu le 16 juin à Montpellier, en présence de Bruno Bonnell, secrétaire général pour l’investissement en charge de France 2030, afin de présenter en détail ce projet, et le rôle de chacun des membres du consortium mené par le CHU de Montpellier et ADLIN Science. Le consortium réunit le CINES, l’Inria, ANA Healthcare et Numalis, avec l’hébergeur français Scaleway.
J’en apprends plus ici
Ce projet a pour ambition de créer « le premier hôpital pilote augmenté par l’IA : accélérer la recherche médicale et la médecine préventive (analyse d’imagerie médicale, identification des signaux faibles, de biomarqueurs…), développer des outils d’IA utiles aux soins en conditions réelles (analyses de dossiers…), garantir la souveraineté des données, mesurer l’impact réel des systèmes d’IA (service médical rendu, valeur créée, coûts, empreinte environnementale),… », précise le CHU de Montpellier. Le projet reçoit aussi le soutien de Montpellier Méditerranée Métropole et de la Région Occitanie. Il a vocation à être répliqué dans d’autres établissements hospitaliers. Plus à lire ici ou encore là.
Sur le même sujet : « Ce qu’il faut retenir des vœux de la préfète de l’Hérault Chantal Mauchet », Les Indiscrétions du 26 janvier 2026, à croquer ici

Nordine Bounsir, Chimirec Socodeli Beaucaire
Ce fidèle du groupe (depuis 2003) est nommé directeur de Chimirec Socodeli Beaucaire, spécialiste de la collecte et la valorisation des déchets dangereux et non dangereux, apprennent Les Indiscrétions ce 13 avril. Implanté à Beaucaire (30), le site a reçu 52.000 tonnes de déchets. Chimirec Socodeli Beaucaire emploie 126 collaborateurs, et réalise un chiffre d’affaires de 23 M€. Le site propose une offre complète incluant la collecte d’huiles usagées, l’hydrocurage, le nettoyage industriel et la location de bennes. Il développe également des solutions de valorisation, avec la production de combustibles de substitution énergétique (CSE) et de combustibles solides de récupération (CSR). Sur l’ensemble de ses implantations, en France et à l’international, le groupe compte 1.450 collaborateurs, pour 295 M€ de chiffre d’affaires.
>Sur le même sujet : « Beaucaire : enquête publique concernant les déchets d’activités économiques », Les Indiscrétions du 12 février 2024, à (re)lire juste ici.
J’en apprends plus ici
Au sein du groupe depuis 2003, il y travaille en tant que commercial avant de devenir responsable commercial régional en 2009, et directeur adjoint en 2020. Depuis cette date, il dirige 90 salariés. Désormais, il aura pour mission de « déployer la stratégie du Groupe sur le territoire et de représenter l’entreprise auprès des acteurs institutionnels », indique le groupe spécialisé dans la collecte et la valorisation des déchets.
Thierry Marro, Jean-Christophe Nierga, FRTP 11 et 66
Thierry Marro et Jean-Christophe Nierga sont respectivement réélus présidents de la FRTP Aude et Pyrénées-Orientales, chacun pour un mandat de trois ans, apprennent Les Indiscrétions. Thierry Marro est directeur d’agence chez Colas France (Carcassonne). Deux entrepreneurs audois sont élus administrateurs : Bastien Robert, directeur de la SAS Robert à Pomas, et Sébastien Gonzalvo, dirigeant d’Aude TP à Bram. Dans les Pyrénées-Orientales, Pierre-Alain Dumas, directeur d’agence Razel-Bec Perpignan, et Thierry Oliva, directeur d’agence Spie Batignolles Malet Perpignan, sont reconduits administrateurs.
Sur le même sujet : « Christophe Ruas, Canalisateurs de France », Les Indiscrétions du 23 mars 2026, à lire ici
« Michaël Delafosse, le candidat à la FRTP Occitanie », Les Indiscrétions du 19 janvier 2026, à lire ici.

Mickaël Lapostolle, CPME Occitanie
L’entrepreneur, créateur des Petits Plats de Marius, doit prochainement succéder à Michel Loupia au poste de délégué général de la CPME Occitanie (poste basé à Montpellier). Il est actuellement responsable régional Développement et Stratégie pour l’organisation patronale.

Grégory Blanvillain, CPME 34
Soutien au commerce et marketing territorial : voici les deux souhaits économiques pour l’aire de Montpellier formulés par le président de la CPME Hérault, alors que Michaël Delafosse, président de 3M, entend faire du développement économique la priorité de son mandat. « On est l’une de seules métropoles de France sans marque territoriale. Il y a certes la French Tech Méditerranée, MedVallée, etc. Mais à un moment, on est obligés de parler d’une seule voix, sous une bannière commune », confie-t-il le 10 avril aux Indiscrétions.
J’en apprends plus ici
Dans cette logique, il appelle les offices de tourisme du Grand Montpellier (Montpellier, Pays de l’Or, Lunel, Sète, Pic Saint-Loup…) à travailler ensemble. « Un touriste reste en moyenne 2,5 nuitées à Montpellier. Alors qu’il y a de quoi rester deux semaines, vu la diversité de l’offre : randonnées, patrimoine, littoral, festival, œnotourisme… Mais cela demande une mutualisation de moyen. Les offices de tourisme, séparément, n’ont pas les moyens de lancer une campagne de communication à Paris, ou tous les mois. Il faut fédérer les moyens pour vendre le grand territoire », insiste-t-il.
À l’annonce de la création de 30.000 emplois sur le mandat par Delafosse, Grégory Blanvillain (CPME 34) réagit : « D’accord, mais attention aussi à maintenir l’emploi existant, très menacé par la montée à puissance de l’IA, les nouveaux modes de consommation, les multiples mutations, la baisse de la construction… », déclare-t-il. Grégory Blanvillain milite enfin pour une entrée d’Altémed au sein de l’Agence des Transitions, et « prenne sa part dans le développement économique, sans que les deux entités soient séparées ».

Steeve Calligaro, Place à l’Entreprise (Medef Gard)
Pour Place à l’Entreprise 2026 (Medef Gard), « on a choisi le philosophe Michel Onfray, car c’est un intervenant qui n’est pas convenu pour un événement du Medef. Il jouera le rôle de ‘poil à gratter’ », le 18 juin prochain au nouveau Palais des Congrès h2 de Nîmes, indique aux Indiscrétions Steeve Calligaro, président du Medef Gard. Il souhaite « remettre au cœur du débat le développement économique sous toutes ses formes, l’implantation d’entreprises, la création d’emplois… Cela ne figurait pas dans les priorités des candidats lors des élections municipales. Or, le développement économique, c’est le postulat. On doit commencer par créer de l’emploi, avant de penser aux autres sujets, qui sont bien sûr importants, comme la sécurité, l’aménagement et le vivre-ensemble. Mais ils ne sont rendus possibles que s’il y a de la création d’emploi ».
Son message au nouveau maire de Nîmes, le communiste Vincent Bouget
« Nous souhaitons recueillir sa position sur la zone Magna Porta et l’aménagement du parking derrière le Palais des Congrès. Il ne faut pas opposer habitants et développement économique. Le tourisme est à Nîmes la principale ressource », lance-t-il.
Alors que le Gard est le 6e département le plus pauvre de France, Steeve Calligaro insiste sur la nécessité de faire un front commun, « entre CCI, CMA, CPME, Medef, clubs d’entreprises, U2P, agences de développement économique… Le travail collectif n’est pas la marque de fabrique dans le Gard. Aujourd’hui, ce n’est pas simple, pour un porteur de projet, de trouver le bon numéro pour obtenir des informations sur les sujets principaux : foncier, fiscalité, possibilité de lever de l’investissement, connexion avec les organismes de formation… Ce fameux ‘guichet unique’ dont on parle tant, doit être mis en place urgemment ».

Franck Diafouka, accueille à la Haye l’Académie des sciences et des lettres de Montpellier
Le montpelliérain Franck Diafouka, responsable de l’audit à l’Agence européenne des Médicaments (EMA, La Haye, Pays-Bas), accueille du 31 mars au 2 avril une délégation « de l’une des plus anciennes académies de France, l’Académie des sciences et des lettres de Montpellier, ma ville natale », explique ce fidèle lecteur des Indiscrétions. À la clé une table ronde sur l’IA, Descartes et Spinoza. On aurait aimé y être ! Plus en cliquant ici.
Plus de À l’affiche
Olivier Hallay, CAF Hérault
Il est le nouveau président de la CAF de l’Hérault, proposé par le syndicat Force ouvrière. Olivier Hallay, qui succède à Bruno Vic, a été élu de justesse (10 voix sur 19).
Sur le même sujet : « Bruno Vic, CAF Hérault » (17 mars 2025) ou encore « Lutte contre la fraude : 13,6 M€ économisés à la CAF de l’Hérault en 2024 » (17 mars 2025).

Isabelle Prévot, Laurent-Emmanuel Migeon, EDHEC Alumni
« Durabilité des entreprises : diversification, innovation et transformation » : c’est sur ce thème qu’interviendront Isabelle Prévot, directrice du BIC de Montpellier et Laurent-Emmanuel Migeon, PDG de Bio-UV Group (Lunel), lors d’une table ronde organisée par l’EDHEC Alumni (communauté des étudiants et diplômés de l’EDHEC Business School), le 16 avril à 18h30 à la Halle de l’Innovation (Montpellier). À leurs côtés : Frédéric Salles, cofondateur de Scop3, et Stéphanie Gottlib-Zeh, présidente d’Agileo Ventures. Plus d’infos ici.
Municipales 2026 / Le 3e tour des intercos

Christian Assaf, homme fort pour secteur-clé
Homme fort pour secteur-clé. Conseiller régional, président de l’AREC (Agence régionale énergie climat) Occitanie et ex-adjoint aux Sports de Michaël Delafosse, Christian Assaf est nommé le 9 avril 8e vice-président de Montpellier Méditerranée Métropole délégué au développement économique. Michaël Delafosse, président de 3M, entend faire du développement économique la priorité de son 2e mandat, après un 1er mandat placé sous le signe des mobilités. Les Indiscrétions en parlaient dès le 16 mars, suite à une série d’auditions de l’Académie du Bâtiment et de la Cité de Demain couverte par Agencehv (ça croustille ici).
À ce poste, la patte politique de Christian Assaf devra coordonner des entités diverses, entre service développement économique de la métropole, Altémed et Agence des Transitions.

Julien Miro, guerre aux promoteurs
L’arrêt de la construction neuve à Castelnau-le-Lez (34), au moins pour un temps. L’élection de Julien Miro marque un virage. « C’est la fin du paradis des promoteurs à Castelnau-le-Lez », annonce le nouveau maire de Castelnau-le-Lez. Selon lui, la 2e commune de la métropole de Montpellier a vu son nombre d’habitants trop progresser ces dernières années (avec l’arrivée de la 2e ligne de tramway, qui a amené à densifier, note) : + 27 % depuis 2017, pour compter aujourd’hui de 26.000 habitants. Les promoteurs qui ne se mettraient pas en règle sur l’occupation du domaine public (échafaudages sur les trottoirs) « risquent une contravention de 5e classe, soit 1.500 € maximum, ou 3.000 € en cas de récidive », précise la Ville aux Indiscrétions.
Sur le même sujet : « Thierry Iacazio (FPI OM) veut le retour des maires bâtisseurs », Les Indiscrétions du 19 janvier, à lire ici.

Régis Banquet, Carcassonne Agglo
Jamais deux sans trois, le socialiste Régis Banquet garde les commandes de l’agglo de Carcassonne, préfecture audoise. Il est largement réélu, avec 98 voies sur 128 (77,8 %). Régis Banquet avait face à lui un seul nom : Florent Ghisi, adjoint du maire RN de Carcassonne Christophe Barthès. Ce dernier n’a pas souhaité se présenter à la présidence de l’agglomération, malgré ses vives critiques à l’égard du président de Carcassonne Agglo.
Sur le même sujet : « Régis Banquet, Make Wine Great Again ! », Les Indiscrétions du 7 avril 2025, à lire ici.

Gwendoline Chaudoir, Hérault Méditerranée
Ce 7 avril, Gwendoline Chaudoir, maire de Portiragnes, est élue présidente de Hérault Méditerranée. Aurélien Lopez-Liguori, maire RN d’Agde, a fait le choix de ne pas se présenter. Cette élection marque la fin de l’hégémonie des maires agathois à la présidence de cette communauté d’agglomération, puisque Gilles d’Ettore, ex-maire d’Agde, en a été président de 2004 à 2024, avant de laisser la place à Sébastien Frey.

Christian Jouve, de la CCI Occitanie à une com’com du Tarn
L’ancien DG de la CCI Occitanie est élu le 7 avril 3e vice-président en charge du développement économique, de l’emploi et au dynamisme commercial de la communauté de communes Tarn-Agout (CCTA), dans l’ouest du Tarn. L’intercommunalité est présidée par Raphaël Bernardin, maire de Saint-Sulpice, qui entame à seulement 45 ans son 3e mandat. L’apport spécifique de Christian Jouve dans sa délégation, qui englobe notamment le suivi de la commercialisation des Portes du Tarn aux côtés du Département du Tarn ? « La connaissance du territoire et des acteurs d’Occitanie en tant qu’ex-DG de la CCI Occitanie, et de l’organisation de l’État en tant qu’ancien sous-préfet. » Il entend « favoriser l’implantation d’artisans », insuffler « une nouvelle dynamique au commerce de proximité » et « créer un club d’entreprises. Il faut susciter la confiance des chefs d’entreprises. Nous sommes à 20 minutes de L’Union. Le bassin d’emplois toulousain nous intéresse ». La CCTA gère deux zones industrielles, regroupe 21 communes pour 30.000 habitants, avec deux communes principales, Lavaur et Saint-Sulpice.
Le tour d’Occitanie en cliquant ici (synthèse rédigée par Jules Mestre)
Les grosses intercommunalités choisissent la continuité
Les intercommunalités ont élu, au compte-goutte, leur président pour la prochaine mandature.
Pour Montpellier Méditerranée Métropole, Michaël Delafosse est réélu pour un deuxième mandat, après sa réélection à la mairie de Montpellier. Ce 9 avril, il était le seul candidat pour le poste, et a été élu, avec 89 voix sur 92 exprimées, pour 10 votes blancs. Au total, ce sont désormais 102 élus qui siègent au conseil métropolitain. Michaël Delafosse place ce deuxième mandat sous le signe du développement économique.
Même scénario à Toulouse Métropole. Dans la Ville Rose aussi, le maire de la ville-centre est reconduit à la Métropole. Jean-Luc Moudenc est réélu président de Toulouse Métropole, ce 9 avril. Lui aussi, était le seul candidat en lice, et a reçu 101 voix sur les 130 élus.
Ménard toujours bien installé à la présidence de la Communauté d’agglomération Béziers Méditerranée. Le maire de Béziers est réélu à la tête de l’intercommunalité qui compte 17 communes dans le Biterrois. Il a obtenu 39 voix, pour 15 bulletins blancs.
Pour la communauté d’agglomération du Pays de l’Or, Stéphan Rossignol est réélu ce 8 avril à l’unanimité (45 votes). Maire de La Grande-Motte depuis 2008, il préside la communauté d’agglomération depuis 2014.
Alès Agglomération fait toujours confiance à Rivenq. Christophe Rivenq est réélu président d’Alès Agglomération, ce 9 avril. Sur les 112 élus qui composent l’assemblée communautaire, 101 ont voté pour le maire d’Alès.
Dans le Gard rhodanien, Christophe Serre succède à Jean-Christian Rey. L’agglomération du Gard rhodanien choisit le maire de Saint-Paulet-de-Caisson comme nouveau président. Christophe Serre succède ainsi à Jean-Christian Rey. Il remporte cette élection avec 44 des 77 suffrages, face à Pascale Bordes, maire RN de Bagnols-sur-Cèze (27 voix), et Jérôme Jackel, élu d’opposition à Bagnols (2 voix).
Dans la communauté de communes des Pyrénées Audoises (61 communes, 13.800 habitants), c’est Francis Savy, maire de Mazuby et ses… 24 habitants, qui l’emporte face à Stéphane Peille, maire de Quillan, ville-centre de la communauté de communes. Cette élection avait déjà accouché de ce résultat en 2014 et 2020.
À Lézignan-Corbières Minervois, André Hernandez prend sa revanche sur Gérard Forcada. Ce 9 avril, André Hernandez est réélu à la présidence de la Communauté de Communes Région Lézignanaise Corbières Minervois (CCRLCM), fort de 67 % des suffrages, face à Gérard Forcada. Il y a deux semaines, ce dernier avait pourtant battu André Hernandez lors des élections municipales de Lézignan-Corbières.
Jérôme Lopez est élu président de la Communauté de communes du Grand-Pic-Saint-Loup. Le maire de Saint-Mathieu-de-Tréviers était le seul à briguer ce poste, et a recueilli 63 voix sur 68. Il succède à Michèle Lernout, été élue pour deux mois à la suite de la disparition d’Alain Barbe, début février, et qui présidait la communauté de communes depuis 2014.
À la Com’com du Pays de Sommières, Andriuzzi succède à Martinez. Ce 9 avril, la communauté de communes du Pays de Sommières élit Jean-Michel Andriuzzi comme nouveau président (22 voix, maire de Montpezat) face à Michel Larroque (13 voix, maire de Salinelles). Pierre Martinez ne se représentait pas, puisqu’il n’a pas été réélu lors des élections municipales de Sommières.
D’autres élections à venir dans les jours à venir. Pour Nîmes Métropole, rendez-vous le 14 avril, et le 18 avril pour Perpignan Méditerranée.
Retour sur / Loupehv « Gagner la bataille de la réindustrialisation »

Jérôme Azé, IUT de Béziers
« L’antenne Polytech Montpellier à Béziers est très attendue, depuis longtemps. Nous sommes ravis de l’accueillir à partir de septembre », indique Jérôme Azé, directeur de l’IUT de Béziers, le 7 avril lors de la « Loupehv ». Il souligne la possibilité pour les étudiants de l’IUT de poursuivre, au même endroit, vers une formation Bac +5. À retrouver en vidéo juste ici.
L’IUT propose 4 formations : 3 dans le secondaire, dans les multimédias et l’internet, le développement d’applications web, réseau et télécommunication, la licence professionnelle robotique et intelligence artificielle pour l’industrie qui diplômera pour la première fois cette année, et la quatrième dans le secteur tertiaire concerne la gestion de commerce. « Ces formations peuvent contribuer à redynamiser le territoire », souffle Jérôme Azé. L’IUT compte environ 600 étudiants, pour un taux de pression de 20 candidatures pour une place. À retrouver en vidéo en cliquant juste ici.

Jalil Benabdillah, « la réindustrialisation est une réalité »
« La réindustrialisation, c’est une réalité. On a créé plus de 22.000 emplois nouveaux depuis 2015. +8 %, c’est conséquent. Le solde est positif en matière d’installation d’entreprises individuelles. La R&D pèse 3,5 % du PIB régional. La Région Occitanie est mobilisée pour cette thématique, ce n’est pas pris à la légère, même si le contexte géopolitique n’est pas facile », estime Jalil Benabdillah, vice-président à la Région Occitanie, délégué à l’économie, l’emploi, l’innovation et la réindustrialisation, président du CNER et grand témoin de la troisième édition de la Loupehv, qui s’est déroulée ce 7 avril à l’IUT de Béziers. Ça croustille en vidéo juste là.

Lisa Morlot, France Travail Béziers
Incompréhension et méconnaissance des métiers, des fiches de postes qui n’attirent pas… Plusieurs facteurs expliquent les difficultés de recrutement dans les industries, analyse Lisa Morlot, chargée de recrutement à France Travail Béziers (directeur : Frédéric Ferré), lors de la Loupehv le 7 avril. Est-ce que les entreprises peinent vraiment à recruter, ou est-ce que quand même elles y arrivent ? « Déjà, les industriels disent toujours qu’ils n’y arrivent pas, car il faut qu’on les accompagne », plaisante Lisa Morlot. Et d’enchaîner : « Il y a deux difficultés notables : le manque de public qualifié sur le territoire, et les postes à pourvoir que confient les industriels. Lassés de chercher des talents, les industriels n’envoient pas toujours leur offre à France Travail. » Le dispositif EDEN (écosystème durable et énergies naturelles) consiste justement à ajuster la formation en fonction de l’évolution de la demande, en identifiant des profils à partir de leurs compétences et habiletés. 18 stagiaires ont été pris lors de la première session, il y a trois ans, puis 32, et 24 l’an dernier.

Catherine Bec, SLB
L’industrie – comme grand nombre de secteurs - est confrontée à des difficultés de recrutement. À l’occasion de la Loupehv le 7 avril, Catherine Bec, DRH chez SLB, déclare : « Les métiers les plus en tension sont les techniciens de maintenance, les qualiticiens (tous nos produits ont besoin d’avoir un contrôle qualité), et les conducteurs de ligne car ce sont nos lignes de production qui nous permettent d’être plus compétitif. Et tous ces métiers sont communs à toutes nos industries (mécanique, métallurgique, pharmaceutique, agroalimentaire…) ». Dans un contexte mouvant, les entreprises « doivent apprendre à jardinier, et ne plus se contenter d’être chasseur-cueilleur », résume-t-elle, faisant référence aux atouts de formations sur le Biterrois : CFA UIMM, Afpi, Purple Campus, IUT -, lycée Jean-Moulin…

Yohan Bousquier, Cablotom
Dans un contexte de pénurie de main d’œuvre, Cablotom (usine de production et de câblage industriel basée à Béziers, avec un plan de développement national) a embauché 10 stagiaires (sur 50 candidats), dans le cadre du dispositif Eden, pour former des électrotechniciens, des câbleurs et des installateurs. « Il n’y a pas que des jeunes ! Cela va de 22 à 60 ans, avec une moyenne d’âge de 40 ans », confie le DG de Deltanov et Cablotom. Les critères ? « Le savoir-être, la motivation de la personne, ses qualités intrinsèques (minutie, respect d’une certaine codification, partie manuelle. »
J’en apprends plus ici
Les tensions de recrutement dans l’industrie sont le symptôme, selon lui, « d’une ancienne désindustrialisation. Les filières techniques ont longtemps été délaissées. Il faut réinformer sur nos métiers, comme sur le salon TAF à Béziers, ce 16 avril », insiste-t-il.
Deltanov et Cablotom ont revu leur stratégie de communication pour féminiser les profils. « Beaucoup de talents féminins n’étaient pas mis en avant dans notre communication. Nous avons travaillé le naming, nos affiches, et certaines de nos collaboratrices sont allées témoigner dans des lycées et écoles pour promouvoir l’industrie auprès des jeunes filles. Lorsque nous avons du mal à recruter, nous nous demandons toujours où sont les compétences. Il y a effectivement les demandeurs d’emploi, mais il y a aussi des publics qu’on ne pensait pas aller chercher, comme les femmes. Et pourtant, c’est un public qui équilibre les équipes. Une femme dans un milieu d’hommes, ça temporise », explique encore Yohan Bousquier.

Mathieu Dossat, accélérer le déploiement des projets industriels
« Il faut aller vite pour déployer les projets d’industrialisation du territoire. On se heurte à des contraintes administratives qui font qu’on met 3 à 5 ans à déployer un projet industriel, contre un an ailleurs en Europe. Je milite pour simplifier les choses », estime Mathieu Dossat, vice-président à la CCI Hérault et PDG de Deltanov. Partenaire de la troisième Loupehv, il a également pu échanger avec des étudiants de l’IUT de Béziers à la recherche d’alternances. « L’industrie peut amener à des vocations, elle est vectrice d’embauches. L’industrie peut séduire, et on a besoin de forces vives », pense-t-il. Ses réponses en vidéo, à croquer en cliquant ici ou là.
Plus de À l’affiche

Pierre Cappelle, Genvia s’invite chez ArcelorMittal
« Nous préparons une implantation d’un système équivalent à celui que nous avons à Béziers, chez notre partenaire démonstrateur, ArcelorMittal, à Saint-Chély-d’Apcher (48). Ce sera le premier cas d’utilisation de cette technologie d’électrolyse à haute température dans un cadre industriel », livre-t-il. « En parallèle, nous démarrons la production d’une nouvelle génération d’électrolyseur, dans cette année qui s’annonce charnière pour l’entreprise ». À ce jour, Genvia compte 150 salariés, dont 90 sont basés à Béziers. Le reste est réparti entre les sites de Grenoble et de Clamart. Sa réponse à retrouver en vidéo en cliquant juste ici.

Lionel Torres, Polytech débarque à Béziers
« Sur le bassin de Béziers, il n’y avait aucune filière d’ingénieur pour 300.000 habitants. Cette installation répond à un besoin des industriels et de l’industrie », lance Lionel Torres, directeur de Polytech Montpellier. À compter de la rentrée 2026, Polytech Montpellier ouvre une antenne à Béziers, dans les locaux de l’IUT de Béziers, avec une première promotion de 12 à 15 étudiants. « Graduellement, nous augmenterons jusqu’à une soixantaine d’étudiants », conclut-il. Sa réponse à croquer en vidéo ici.

Muriel Laguens, Innovosud
« Des success story parties d’Innovosud, il y en a plein. Je pense au Petit Béret, une PME qui produit du vin sans alcool, ou bien SolarinBlue qui conçoit des panneaux photovoltaïques en mer », estime Muriel Laguens, chargée de mission innovation chez Innovosud, pépinière de startups basée à Béziers. Sa réponse à croquer en vidéo juste ici.

Benoît Jauzion, Agile Factory
« La future Agile Factory de SLB répond à un besoin de flexibilité. Nous n’avons pas des besoins de très grande série automobile. Chez SLB, il nous faut de la petite ou très petite série, avec des changements de pièces réguliers », souligne Benoît Jauzion, responsable du projet Agile Factory. Pour ce nouveau site, SLB investit 75 M€, soit le plus gros investissement industriel en Occitanie-Est en 2026. Il devrait employer 80 personnes, redéployées en interne.
Sur le même sujet : « Luc Mas, SLB injecte 75 M€ / Débat Agencehv le 7 avril à Béziers (34) », Les Indiscrétions du 30 mars, à lire ici.

Matthieu Combes, Oppidum Conditionnement
Peu de temps après l’arrêt des activités de Refresco (production de jus de fruits) à Nissan-lez-Ensérune, Matthieu Combes reprend les lieux, et installe son activité avec Oppidum Conditionnement. Un premier investissement qui lui permet de s’installer dans de l’existant, avec du matériel déjà à disposition, prêt à l’emploi. Désormais, il entre dans une phase « d’amélioration de l’existant. Nous allons augmenter la capacité de nos cuves. Cela va nous permettre d’envisager un développement à l’export », indique-t-il.
Sur le même sujet : Les Indiscrétions du 16 mars, à croquer ici

Agnès Jullian, Technilum
La dirigeante de Technilum insiste lors de la Loupehv du 7 avril à l’IUT de Béziers sur l’enjeu d’image des métiers industriels. « Il faut commencer par les parents pour que les jeunes aient envie derrière », explique-t-elle. Elle souligne que certains arrivent avec des idées préconçues, mais repartent en se disant « ce n’est pas ce que je croyais ». Elle illustre ce décalage par une référence au roman « Germinal » d’Émile Zola sur les conditions de travail dans les mines au XIXe siècle. « J’ai toujours dit que l’industrie d’aujourd’hui, ce n’est pas Germinal. Cela étant, aujourd’hui, les jeunes n’ont plus cette référence littéraire ! », sourit-elle. Les dispositifs d’intégration de publics éloignés de l’emploi a, selon elle, ses limites. « Les entreprises ont déjà beaucoup de difficultés, entre les charges, les marchés à gagner, le poids des réglementations… On ne peut pas, en plus, faire du social », lance-t-elle.

Matthieu Ourliac, Medef Béziers
Lors de la Loupehv « Gagner la bataille de la réindustrialisation » ce 7 avril à l’IUT de Béziers, le président du Medef Béziers appelle à ne « plus augmenter le coût du travail. Je ne parle pas de ce que touchent les gens, mais du rapport entre ce que ça coûte aux entreprises et ce qui reste dans la poche de celui qui vient travailler. » Sur la souveraineté, Matthieu Ourliac défend une approche industrielle assumée. « Tout ce qui est produit en industrie vient du sol », rappelle-t-il. Il évoque le cobalt et dénonce « une forme d’hypocrisie collective ». Réindustrialiser implique selon lui de « rouvrir les mines, pour maîtriser l’ensemble de la chaîne de production. »
ARTICLE PARTENAIRE
Eau, transition énergétique : Veolia Eau promeut ses métiers auprès de 12 lycéennes du lycée Champollion

Faire découvrir « en vrai », hors cadre institutionnel, et promouvoir les métiers de l’eau et de la transition énergétique auprès de 12 élèves filles du lycée Champollion en formation scientifique et technologique, issues du dispositif de mentorat « Les cadettes de Champollion », et encadrées par l’enseignante Marion Martin. « La féminisation des métiers est un vrai sujet pour nous », glisse Olivier Sarlat, directeur régional Veolia Sud. C’est l’esprit de la convention-cadre signée, le 2 avril à Mauguio dans le nouveau siège régional de Veolia, entre Carole Drucker-Godard, rectrice de l’Académie de Montpellier, et Olivier Sarlat. Les ‘cadettes’ ont pu, deux heures durant, s’imprégner du suivi digitalisé de l’exploitation et profiter du témoignage de deux jeunes cadres de Veolia, Hanna Majdi et Oksanna Dutilh.
Deux trajectoires inspirantes, qui montrent la voie aux talents en herbe.
Oksanna Dutilh, déjà cheffe d’équipe. Titulaire d’une licence en géographie, aménagement du territoire et environnement, Oksanna Dutilh est depuis janvier responsable de la cellule conformité dans l’Hérault, qui compte 5 salariés. Un poste à responsabilité, entre gestion de l’équipe et des plannings, organisation du travail. « Veolia m’a formée au management, ce qui est très enrichissant. Mon message aux jeunes filles devant moi : n’ayez pas peur d’essayer des choses, de vous tromper. C’est en faisant ça que vous allez apprendre sur vous-même, et apprendre ce que vous aimerez faire comme métier ! »
Au sein de Veolia, Oksanna Dutilh connaît une ascension rapide. Cette jeune cadre s’est vite intéressée, lors de ses études, à la cartographie et à l’hydrologie. Elle commence chez Veolia au centre d’appel en 2022, pour traiter les demandes d’abonnement, les urgences sur le réseau d’assainissement (fuites, casses…). Demandant davantage de missions techniques à sa responsable, elle a été recrutée au service d’exploitation de la station d’assainissement Maera (Lattes). « J’ai pu apprendre énormément de choses, et évoluer, explorer des choses en plus de ma mission. Mon manager ne m’a mis aucune limite, et ne me traitait absolument pas différemment de mes collègues masculins, alors que j’étais la seule fille dans un service de 20 hommes. Au contraire, il m’a toujours poussée, pour aller sur le terrain, pour apprendre les métiers de l’assainissement – désobstruction, curage, postes de relevage avec les électrotechniciens… », déroule-t-elle. Avant d’intégrer le service cartographique de Narbonne, où elle devient référente sur différents sujets : contrôles de conformité (piscines municipales par exemple), recollement de plans pour éviter les pollutions environnementales…

L’incroyable parcours de Hanna Majdi. « J’ai commencé à Veolia en stage, au milieu des Cévennes, dans le Gard. C’était dans un coin perdu, mais c’était l’une de mes meilleures expériences professionnelles ! », sourit Hanna Majdi, une excellente élève, qui a raté le concours de médecine dans des circonstances rocambolesques (elle avait le sentiment d’avoir parfaitement réussi l’épreuve mais n’a pas été notée, ayant oublié… d’écrire son nom). Aujourd’hui ingénieur reporting et gestion de la donnée, cette franco-marocaine, pleinement épanouie dans sa mission, « traite de la data, je la rends plus visuelle pour les directeurs et les managers, et j’interagis avec différentes strates au national. Je travaille aussi au déploiement d’outils digitaux, et j’accompagne leurs utilisateurs, internes ou externes ».
Diversité de métiers. « Je ne m’attendais pas à une telle variété de métiers », lance, enthousiaste, une lycéenne au cours de la visite de Veolia, qui était axée sur les métiers de l’eau – rappelons que Veolia est aussi spécialisé dans l’énergie, la valorisation des déchets et la construction et le génie civil. Preuve de cette grande variété : canalisateurs, recherche de fuites, agent clientèle terrain, technicien traitement des eaux (pour assurer une qualité de l’eau optimale), électrotechniciens (pour effectuer la maintenance des installations électromécaniques, assurer leur renouvellement, réaliser des diagnostics de dysfonctionnements, procéder aux réparations…), etc. Le panel est large, « avec la possibilité de changer de mission, de métier, de lieu. Plusieurs trajectoires professionnelles sont possibles au sein de Veolia », insiste Olivier Sarlat. « C’est bien de voir qu’il y a des grands groupes près de Montpellier, une région où l’on parle beaucoup de tourisme. Se projeter dans l’industrie à Montpellier, c’est moins évident qu’à Toulouse, un bassin beaucoup plus industriel. D’où l’utilité de ce type de visite », relève Marion Martin.
Les portes sont ouvertes aux talents féminins. « Il y a une marge de progression, admet Olivier Sarlat. Certes, les 215.000 salariés de Veolia dans le monde sont dirigés par une femme, Estelle Brachlianoff. Mais ici, en région, les femmes ne représentent que 12 % des opérateurs, 32 % des managers, 20 % des chefs d’équipes et techniciens, et 37 % des membres de comités de direction. » Avant d’inciter les lycéennes à « ne pas se mettre de barrière », à « travailler le champ des possibles. Tous les postes vous sont ouverts ! »
Pour encourager les femmes à se diriger vers ces métiers, Veolia s’engage sur plusieurs fronts : changement culturel (lutte contre le sexisme, transformation des mentalités), accompagnement de la promotion des femmes notamment vers des postes de direction, accélération des carrières des femmes grâce à des formations, de mise en réseau, d’actions de développement…, ou encore bonnes pratiques de fidélisation, via un environnement de travail propice.
L’importance du savoir-être. Plus que le savoir technique, Olivier Sarlat a expliqué aux lycéennes l’importance du savoir-être. « S’il y a de l’envie, du dynamisme, de la curiosité, on est prêts à former un candidat », assure-t-il.
J’en apprends plus ici

Enjeux de l’eau pour les nuls. Difficultés d’accès à l’eau pour la moitié de l’humanité, prix très (trop ?) faible de l’eau, différence abyssale entre le prix de l’eau du robinet et celui de l’eau en bouteille, proportion de besoin d’eau potable sur 100 litres d’eau utilisés par un habitant, budget moyen des ménages consacrés à l’eau… Par des illustrations projetées et un jeu d’interactions, Olivier Sarlat a sensibilisé l’auditoire aux enjeux fondamentaux de la ressource en eau.
« La motivation vient du sens ». Au-delà de la convention, avec des axes d’actions identifiés (lire ci-contre), Carole Drucker-Godard a insisté sur une chose simple mais essentielle : le sens que l’on donne à son métier, et l’attachement fort qui en découle. « La motivation vient du sens qu’on donne à son métier. À titre personnel, je suis professeur à l’Université. J’ai toujours adoré mon métier, et chaque jour, je me disais à moi-même : ‘tu as de la chance’. Bien sûr, on a la chance que l’on se donne, on travaille pour l’obtenir, mais il faut aussi reconnaître cette chance », délivre-t-elle, comme un passeport pour l’avenir, aux 12 élèves. D’autant plus que les enjeux de préservation et de qualité de la ressource en eau sont des enjeux d’avenir.
Génération IA. Une séquence a permis aux lycéennes d’échanger sur les enjeux d’IA chez Veolia. « L’IA reste un outil, qui ne va pas décider à votre place. Mais elle permet l’accélération et l’optimisation de la recherche de fuites par exemple. Veolia prend aussi en compte des enjeux de souveraineté de la data. Nous avons développé notre propre IA (Veolia Secure GPT), pour obtenir des réponses fiables, et garantir la confidentialité de nos procédés et de nos données », confie aux élèves Olivier Sarlat. « Il faut apprendre à s’en servir, savoir ce que l’on cherche avec l’IA, sélectionner les documents à partir desquels la recherche est faite. C’est important, car les hallucinations d’IA sont fréquentes », martèle l’enseignante, Marion Martin, qui enseigne aussi à la Faculté. « L’IA est un outil statistique. Si elle cherche des documents qui sont faux, la réponse générée sera fausse. Une vérité est statistique, mais peut être fausse. Il faut une prise de recul », renchérit Olivier Sarlat.
Huit axes pour agir concrètement
. Développement des Campus des Métiers et des Qualifications (CMQ) dans la filière de l’eau et de la transition énergétique et écologique. « Le lancement du campus va être officialisé en juin », indique la Rectrice.
. Renforcement de la relation école-entreprise : accueil d’élèves en entreprise, formations en alternance et stages.
. Promotion et attractivité des métiers de l’eau et de la transition énergétique auprès des jeunes, de leurs parents et des enseignants. Veolia s’engage par exemple à participer aux Forums Métiers, aux salons et aux actions de mentorat auprès des élèves de Terminale CAP et Bac Pro. « Ce partenariat illustre notre engagement commun pour révéler les talents et offrir aux élèves d’Occitanie des perspectives professionnelles dans des secteurs d’avenir, essentiels pour nos territoires », indique Carole Drucker-Godard.
. Sécurisation des parcours d’excellence des élèves, via les périodes de formation en milieu professionnel (PFMP) et l’apprentissage.
. Coopération sur les besoins en compétences, les formations, les certifications et leurs évolutions.
. Conception de ressources pédagogiques innovantes et encouragement à la formation à distance.
. Promotion de la diversité.
. Formation continue des personnels de l’Éducation nationale. « La formation des talents est un investissement pour l’avenir. Ce partenariat nous permet de contribuer activement à la découverte de nos métiers et à l’attractivité de nos filières », complète Olivier Sarlat.
La rédac’ se mouille
On aime
La visite privée dans le jardin de l’agroclimatologue Serge Zaka, dans un village niché au pied du Pic Saint-Loup (Hérault). Il y cultive 52 espèces : nèfles, kakis, anones, citronniers, pistachiers, cerisiers d’Anatolie, vignes du Liban, avocatiers, grenadiers… « Je ne suis pas agriculteur, mais pour comprendre mon sujet d’expertise, il faut que je le pratique. Et les expérimentations de cultures pratiquées à l’Inra me manquaient », sourit ce franco-libanais, devenu un influenceur des effets du réchauffement climatique. Le trentenaire explore ainsi les espèces de demain qui pourrait être développées en France, car adaptées aux effets réchauffements climatiques et au manque d’eau.
On n’aime pas
Les violences aux forces de l’ordre commises le 5 avril par Marion Bravo, adjointe RN de Louis Aliot, maire de Perpignan, lors d’un contrôle d’alcoolémie auquel elle a refusé de se soumettre. Démissionnaire, l’élue a été condamnée le 8 avril à 4 mois de prison avec sursis pour conduite en état d’ivresse et violences sur une policière. De la part d’un parti politique toujours prompt à stigmatiser les hordes de jeunes agressant les policiers, c’est fort de café. Encore mieux : Marion Bravo explique, pour sa défense, qu’elle n’était en fait pas elle-même, après avoir été invitée à « boire de l’absinthe » (breuvage pour génies poétiques interdit depuis 1915, ndlr), boisson dont elle ignorerait « les effets secondaires ». Tout cela serait drôle si ce n’était pas pathétique. Pas Bravo, Marion.
Décodage
On perce le coffre-fort
Fibre Excellence Saint-Gaudens : l’État fait un geste, la Région Occitanie va entrer au capital

Menacé de fermeture, le site industriel de Fibre Excellence (pâte à papier) Saint-Gaudens (31), qui emploie 350 salariés, obtient un sursis, suite à une réunion le 9 avril à Paris entre Sébastien Lecornu, Premier ministre, et Carole Delga, présidente de la Région Occitanie. Sa proposition de réévaluation des tarifs de rachat de l’électricité (jusqu’à + 20 % dans le respect du cadre juridique applicable) est retenue, indique le Ministère de l’Industrie. Cette mesure s’ajoute à « un accompagnement des projets stratégiques de long terme par une garantie, pour un total de près de 150 M€ ». En contrepartie, l’actionnaire devra « couvrir les besoins de financement courant du groupe à horizon 2030, procéder aux investissements nécessaires au développement de l’activité les prochaines années ». L’accompagnement de l’État est conditionné à l’entrée au capital de la Région Occitanie dans la société Fibre Excellence. Des précisions et engagements formels doivent être apportés cette semaine.
Pour obtenir la lettre du Ministère chargé de l’Industrie, daté du 10 avril : nous contacter sur amelie@agencehv.com
Sur le même sujet : « Vives inquiétudes à Fibre Excellence », Les Indiscrétions du 2 février, à croquer ici.
La coopérative viticole catalane GICB en observation jusqu’au 1er avril 2027
En redressement judiciaire, la coopérative viticole catalane GICB est placée en période d’observation jusqu’au 1er avril 2027, avec une audience de « revoyure » le 9 juillet. « J’accueille le jugement avec beaucoup de satisfaction, confie aux Indiscrétions Yves Reiner, directeur. Toutes nos demandes ont été acceptées : observation (sur un an, c’est long), nomination de l’administrateur et du mandataire que nous souhaitions, qui nous accompagnent déjà dans le cadre de la sauvegarde depuis 2014) : Maître Abitbol à Paris comme administrateur, et Maître Raymond à Perpignan en tant que mandataire. Les échanges avec le repreneur sont toujours actifs. »
Quel est le climat des affaires ? « Les ventes directes se tiennent bien, sauf sur les foires. Nous faisons 200 foires par an. D’habitude, ça marche très fort, mais là, c’est très compliqué. Sur le Salon de l’agriculture, la Foire de Lyon, on a pris une claque. Nous sommes un peu comme lors de la situation pendant le Covid. Cette fois, ce sont surtout les prix de l’essence à la hausse qui empêchent la fréquentation. »
Mixité du projet de ligne ferroviaire nouvelle Béziers-Perpignan : un surcoût compris entre 1,4 et 2,1 Md€ (SNCF Réseau)
Contacté par Les Indiscrétions, SNCF Réseau évalue à une fourchette « entre 1,4 et 2 ,1 Md€ » (conditions économiques de janvier 2025) le surcoût que représenterait une ligne ferroviaire mixte (voyageurs / fret) entre Béziers et Perpignan, par rapport à l’option initiale ayant fait l’objet d’une décision ministérielle (option voyageurs). Soit un surcoût conséquent par rapport à l’option uniquement voyageurs, d’un coût estimatif de 4,9 Md€. En détail, la valeur basse du scénario mixte « Corbières littoral), la moins coûteuse, s’élève à 6,3 Md€. La valeur haute du scénario mixte tunnel (la plus coûteuse) se chiffre à 7 Md€ », rappelle Stéphane Lubrano, directeur de mission LNMP à SNCF Réseau.
Les précisions se trouvent dans le dossier de concertation, disponible en cliquant ici.
LNMP : la concertation publique lancée pour la phase 2, Delga se positionne pour une ligne mixte (reportage)

Le lancement de la concertation publique relative à la phase 2 (Béziers-Perpignan) du projet de ligne ferroviaire nouvelle Montpellier-Perpignan, officialisé le 7 avril à Narbonne, marque la relance d’un vieux projet ferroviaire de ligne ferroviaire nouvelle à grande vitesse. L’infrastructure de 160 km, évoquée dès les années 80, doit permettre de doubler l’unique ligne ferroviaire actuelle, et de finaliser l’axe à grande vitesse européen entre Séville et Amsterdam.
Sous l’égide du catalan Jean Castex, alors Premier ministre, un protocole d’intention de financement a été signé en janvier 2022, avec un financement de l’État (40 %), des collectivités locales (40 %, la Région Occitanie assurant 40 % de cet ensemble) et de l’Union européenne (20 %). Les collectivités locales partent unies pour porter le projet. « Les atermoiements de l’agglomération de Sète n’avaient pas favorisé le projet (du temps de François Commeinhes, ndlr), relève Carole Delga, présidente de la Région Occitanie. Avec Loïc Linarès reconduit à la présidence, il y a désormais une volonté politique affichée, qui va nous permettre de reprendre les discussions au niveau européen. »
Pression espagnole. De l’autre côté des Pyrénées, l’Espagne et la Generalitat de Catalogne mettent la pression, après avoir fait leur part de travail, en amenant la grande vitesse ferroviaire entre Madrid et Barcelone dès 2008, puis jusqu’à Figueras, à la frontière française, en 2013. Le retard pris, côté français, agace jusqu’au Premier ministre espagnol, Pedro Sanchez.
« Risque de submersion plusieurs semaines par an sur la ligne actuelle ». En Occitanie, la ligne actuelle, qui longe par endroits des étangs, est submersible. « Ce risque est désormais avéré plusieurs semaines par an. Et avec l’élévation du niveau de la mer, l’intensification des phénomènes de houle et les glissements de terrain lors d’intempéries, la situation ne va pas s’améliorer », anticipe Carole Delga. L’objectif d’une 2e ligne est aussi de soulager l’axe actuel, pour y faire circuler plus de trains régionaux, et aussi pour y réaliser « d’importants travaux de modernisation, sur les voies, les caténaires et les signalisations », détaille Matthieu Chabanel, président de SNCF Réseau.
Financements « actés » pour la ligne Montpellier-Béziers. Dans ce contexte, les travaux de la première phase, entre Montpellier et Béziers (60 km), doivent être lancés en 2029, pour une livraison en 2034, assure SNCF Réseau, maître d’ouvrage. L’appel d’offres, pour un montant d’environ 1,5 Md€, va être lancé en conception-réalisation courant 2026. « Les financements sont actés, y compris au niveau de l’État, via l’Agence de financement des infrastructures de transport. Plus rien ne s’oppose à la réalisation de ce projet, déclaré d’utilité publique en février 2023 », rappelle Carole Delga. La collectivité contribuera à hauteur de 400 M€, sur une facture totale de plus de 2 Md€. « Malgré la baisse des dotations aux collectivités, nous souhaitons continuer à contribuer au ferroviaire, pour massifier et décarboner les mobilités. Le contexte géopolitique international nous pousse à être de moins en moins dépendant du pétrole. C’est un argument que Bercy a du mal à entendre », tacle l’ancienne ministre.
Mixité ou non sur la phase 2 ? Pour le second tronçon, entre Béziers et Perpignan (100 km), la concertation publique qui s’ouvre aborde deux enjeux : la mixité fret/voyageurs, ou non, de l’infrastructure, et le nombre de gares nouvelles à créer, avec plusieurs options à la clé – soit Béziers, soit Narbonne, soit entre les deux, soit Béziers et Narbonne, soit aucune. Sur ces différents points, « les décisions seront prises à l’automne », assure Stéphane Lubrano, directeur de la mission LNMP à SNCF Réseau. L’option mixte, que pousse Delga pour développer le fret ferroviaire, représente néanmoins un surcoût significatif par rapport au tracé initial, uniquement dédié à la grande vitesse voyageurs. « Les trains de fret, plus lourds, n’acceptent pas les mêmes pentes que les trains de voyageurs. Décider une ligne mixte et non pas uniquement voyageurs a des conséquences sur le coût de l’infrastructure : hauteurs de talus plus importantes, viaducs supplémentaires, sections en tunnel plus longues, augmentation des volumes de matériaux extraits lors des travaux… », détaille l’expert.
J’en apprends plus ici
Prudence sur les gares nouvelles. La concertation envisage toutes les options pour les gares nouvelles : une à Narbonne, une à Béziers, une à Narbonne et une Béziers, une entre les deux (à Nissan-lez-Ensérune) ou… pas de gare nouvelle du tout. « Pour les gares nouvelles, il faut bien mesurer les incidences sur le territoire et les liaisons avec le centre-ville, une fois que l’équipement est livré », alerte Carole Delga, faisant allusion sans les citer aux gares nouvelles de Montpellier, déconnectées du centre-ville pendant 8 longues années (avant l’extension de la ligne 1 de tramway, inaugurée en octobre dernier), et de Nîmes Pont du Gard. Avant d’ajouter, à propos des navettes gares nouvelles / centre-ville : « D’autant plus que le rail revêt une complexité technique et génère des coûts financiers élevés, à la charge des intercommunalités dans leur périmètre. »
« L’Europe s’impatiente des retards pris en France. » Pour ce tronçon, l’horizon est plus lointain : enquête publique en 2030, mise en service en 2040. « L’Europe s’impatiente des retards pris en France par les projets d’infrastructure qu’elle cofinance. La France est le pays européen qui met le plus de temps à réaliser ses grands projets d’infrastructures, alors que des délais doivent être respectés », s’agace Carole Delga, également présidente de Régions de France. L’enjeu est d’autant plus important qu’elle mise sur un financement de l’Europe « pouvant aller jusqu’à 25 %, ce qui permettrait d’absorber une partie du surplus du coût d’une ligne mixte entre Béziers et Perpignan. L’Union européenne est sur un principe plutôt favorable à des lignes ferroviaires mixtes, pour favoriser le report modal de marchandises de la route vers le rail ».
Le projet LNMP est estimé à 6,12 milliards d’euros (valeur 2020), dont 4,1 milliards pour le tronçon entre Béziers et Perpignan (format uniquement voyageurs).
> Détail des réunions publiques en cliquant ici ; Cette semaine : le 15 avril à Perpignan, sur le thème « Les enjeux économiques et touristiques » ; le 16 avril à Portel-des-Corbières, sur le thème « Les scénarios voyageurs ou mixtes », puis, le 5 mai à Fitou, « La traversée du Massif des Corbières », le 12 mai à Coursan, « Les enjeux de la ressource en eau », les 19 et 20 mai à Narbonne et Béziers, « Les scénarios de gares nouvelles »…
Moudenc : tout part d’une défaite (analyse)
Réélu à Toulouse le 22 mars, à l’issue d’un scrutin à suspens, Jean-Luc Moudenc (DVD) est devenu une machine à gagner (trois victoires de rang, 2014, 2020 et 2026)… pour avoir su analyser les raisons de son échec passé, en 2008 contre le socialiste Pierre Cohen. Tout part d’une défaite, en résumé. Analyse d’un fin connaisseur du paysage politique toulousain auprès des Indiscrétions : « Après 2008, Moudenc a fait sa traversée du désert. Il s’est totalement remis en question, a mené une véritable campagne de village, en ratissant rue par rue, association par association, immeuble par immeuble, en parlant à tout le monde. Cette séquence aura été salvatrice. Après sa défaite en 2008, il m’a invité à déjeuner au Bibent (une brasserie culte de la place du Capitole), pour me demander tout ce qui n’avait pas marché dans sa campagne. J’ai répondu poliment, un peu gêné. Il m’a relancé, en me disant : ‘Dis-moi ce qui à tes yeux a fait que j’ai perdu’. Cette démarche, il l’a faite des centaines de fois. Cela demande du courage, car il a entendu des choses pas très sympas. »
Entre les deux tours d’une élection 2026 sous tension, Moudenc a senti le vent tourner en sa faveur. « Le vendredi soir (20 mars, 2 jours avant le 2e tour décisif contre François Piquemal, ndlr), il était très serein, et a dit à son entourage, plutôt fébrile après la fusion PS-LFI, que l’affaire était pliée. C’est le signe d’une vision politique très fine qu’il a développée », poursuit cette source. Moudenc promet qu’il s’agit de son dernier mandat au Capitole.
Sur le même sujet : « Moudenc, 3e mandat à Toulouse », Les Indiscrétions du 23 mars, en cliquant ici.
Nîmes de retour dans le jeu régional ?
Avec l’élection de Vincent Bouget (liste de gauche unie hors LFI) à la mairie de Nîmes, les relations vont se réchauffer entre la capitale gardoise et les grandes collectivités, Département du Gard et Région Occitanie, toutes deux dotées d’une majorité PS. « Cet alignement Département-Gard-Ville de Nîmes peut rapprocher Nîmes de l’épicentre de la région, alors que Toulouse est très loin géographiquement. Le Gard doit reprendre sa place de 3e place régionale », martèle Steeve Calligaro, président du Medef Gard. Il évoque un « Triangle des possibles », entre Arles, Avignon et Nîmes, « pour travailler l’attractivité entre les métropoles de Marseille et de Montpellier. C’est la seule voie possible. L’attractivité du territoire n’est pas à l’échelle de la ville ni de l’intercommunalité. Il faut travailler sur des zones plus grandes ». À l’échelle du Medef, il montre l’exemple dans le Gard rhodanien, secteur majeur nucléaire au carrefour de trois départements et de deux Régions. « Nous avons créé, avec Vincent Champetier (Le Collectif), au comité directeur du Medef, un système d’adhésions croisées pour les entreprises, avec un seul montant pour le Vaucluse et le Gard. Cela permet des connexions avec les commissions nationales et entre les Régions, pour des enjeux de développement communs. Une organisation patronale doit ouvrir les barrières. Les baronnies, c’est l’ancien temps », détaille encore Steeve Calligaro.
Au cœur de France TV Studio à Vendargues

L’équipe des Indiscrétions s’est glissée ce 8 avril dans les studios de France TV à Vendargues. En assistant aux coulisses du tournage de « Un si grand soleil », la série quotidienne produite par France TV Studio.
Le site totalise 24.000 m² après l’extension inaugurée ce 10 février, avec 16.000 m² pour la première phase lancée en 2018 et 8.000 m² supplémentaires. La nouvelle tranche intègre quatre plateaux, dont un de 400 m² et un autre de 600 m². Le premier plateau atteint 300 m² et plus de 9 mètres de hauteur. Les murs sont conçus non droits pour supprimer l’écho et permettre des prises de vue spécifiques.
Le site mobilise 250 personnes par jour pour produire un épisode quotidien du feuilleton « Un si grand soleil », soit 260 épisodes par saison. Le tournage est désormais réparti à parts égales entre studio et extérieur, contre 70 % en extérieur auparavant. « La production gère 15.000 costumes et un stock de mobilier, le tout sans outil de suivi numérique. Les responsables du stock ont tout en tête ! », glisse Juliette Luzin, chargée de coordination de production, notre hôte pendant 2 heures.
Le site accueille les Tontons Truqueurs, startup parisienne intégrée à France TV Studio, qui intervient sur les effets en fond vert en direct pendant le tournage. Un studio équipé de murs LED, partagé avec ZQSD, est également en service. Les infrastructures sont utilisées par des sociétés de production extérieures.
Sur le même sujet : « ICC : France Télévisions investit 33 M€ dans le doublement de ses studios à Vendargues », Les Indiscrétions du 18 novembre 2024, à lire ici.
Conjoncture : « Tous les voyants sont au rouge », alerte le Medef Gard
682 décisions de procédures collectives prises à l’encontre d’entreprises gardoises en 2025, contre 606 en 2024 et 597 en 2019 : le Medef Gard alerte sur une dégradation de la conjoncture économique. « Tous les voyants sont au rouge. En 2025, un total de 1.314 salariés sont concernés, contre 782 en 2019. Ces chiffres corroborent les analyses de la FFB, qui alerte sur le fait que des entreprises de taille moyenne, parfois historiques, connaissent des difficultés. Il y a très peu de certitudes sur l’avenir, que ce soit au niveau national et international. Résultat, chaque décision dure des mois, les gros chantiers sont bloqués, la construction neuve aussi, les entreprises ne recrutent pas et ne prennent plus d’apprentis, la consommation baisse… », lance Steeve Calligaro, président du Medef Gard. L’augmentation du coût de l’énergie n’explique pas tout. « Il y a surtout une incapacité de l’État à insuffler une vision, une absence de marge d’actions au niveau de l’État », s’inquiète-t-il.
Il rappelle les messages du Medef : « La réforme de l’État, la maîtrise des coûts et des dépenses publiques, les mesures favorables au redressement (baisse du coût du travail, réduction de la dette)… Aucune de ces mesures, qui relèvent pourtant du constant, n’est prise en France, alors qu’elles le sont ailleurs. C’est le signe d’un manque de courage politique. Le poids excessif de la fiscalité et le millefeuille réglementaire sont les deux boulets de l’économie. Ce sont devenus des biais de concurrence par rapport aux pays étrangers. Or, tomber, c’est rapide, mais pour retrouver des capacités d’investissement, c’est beaucoup plus long. »
Serge Zaka : un livre et un film pour combattre les climatosceptiques
L’agroclimatologue Serge Zaka, vice-président de l’association Infoclimat (météo en temps réel) et fondateur d’Agroclimat 2050, prépare pour 2027 un livre, « 40 Fake news sur le changement climatique » (édition Quæ). L’idée est d’avoir des arguments bien sentis pour contrer « l’oncle climatosceptique au repas de Noël », sourit-il. Également en préparation pour l’an prochain, le producteur Adrien Bellay porte un projet de film centré sur la lutte de Serge Zaka menée contre le climatoscepticisme.
Un salon des entreprises responsables et engagées, le 2 juin à la Halle Tropisme
La CPME 34 organise avec l’Agence des Transitions et la CCI Hérault le 2 juin à La Halle Tropisme la Place de Ere (entreprises responsables et engagées) nouvelle. « Des stands et des ateliers se dérouleront tout au long de l’après-midi, à partir de 14h : FFB sur le bâtiment durable, sociétés à mission, économique circulaire, CCI Hérault sur les mobilités décarbonées, finance durable, UIMM sur l’industrie verte, la French Tech Méditerranée sur le numérique responsable, la Cress et Face Hérault sur les entreprises engagées sur les plans sociétaux et sociaux… Le but est de montrer aux décideurs et aux donneurs d’ordres que les solutions existent sur le territoire », soutient Grégory Blanvillain, président de la CPME 34. Inscriptions en cliquant ici
La remise de prix ERE aura, elle, lieu le 2 juillet au Domaine d’O (Montpellier).
Le Cercle Mozart met en musique la politique locale et nationale
Trois gros rendez-vous politiques du Cercle Mozart, qui devient une machine événementielle à lui tout seul : Michaël Delafosse, réélu maire de Montpellier et président de Montpellier Méditerranée Métropole, dès ce 23 avril au Ring (parc Eurêka), pour parler notamment de la priorité de son mandat, le développement économique. Suivront deux poids lourds nationaux, en lice pour la présidentielle de 2027. À droite, il est déjà officiellement candidat : Bruno Retailleau, le 11 juin (soir de lancement de la Coupe du Monde de foot, conflit d’agenda majeur pour votre serviteur). À gauche, il est en embuscade et accélère son échauffement : François Hollande, le 28 mai à Cap Santé (Saint-Jean-de-Védas).
Sur le même sujet : « Relations internationales : la Masterclass de Hugues Moutouh », Les Indiscrétions du 30 mars, en cliquant ici.
Chambre des notaires de la cour d’appel de Toulouse : une Tarnaise pressentie pour prendre la présidence
Une notaire du Tarn est pressentie pour prendre la présidence, mi-mai, de la chambre des Notaires de la cour d’appel de Toulouse, apprennent Les Indiscrétions de source proche. Cette Chambre regroupe plus de 600 notaires et 260 études, réparties dans les départements de la Haute-Garonne, du Tarn, du Tarn-et-Garonne et de l’Ariège. L’actuel président est Hubert Létinier, élu en 2024.
Le Toulousain Aura Aero lève 50 M€ et sécurise 340 M€
L’avionneur toulousain (président : Jérémy Caussade) annonce la bouclée d’une nouvelle levée de fonds, ce 8 avril (plus à lire ici). À hauteur de 50 M€, elle vient s’ajouter aux soutiens publics en France, en Europe, et jusqu’en Floride. Le constructeur basé à l’aéroport de Toulouse-Francazal indique que le total de ses financements s’élève à 340 M€. Aura Aero peut compter sur plus de 700 intentions d’achat « et des commandes fermes déjà signées ». Cet argent doit servir à trois objectifs fléchés : travailler au premier vol d’ERA, un avion régional hybride-électrique, le premier vol d’ENBATA, un drone MALE ITAR-free, et obtenir la première certification CS-23 d’un avion 100 % électrique avec INTEGRAL.
Sur le même sujet : « Stéphane Mille, Aura Aero », Les Indiscrétions du 6 octobre 2025, à lire ici.
Gard : face à la « tempête » du secteur, les coopératives Héraclès des Maîtres Vignerons Costières & Garrigue poussées à la fusion

Dans le Gard, les coopératives viticoles Héraclès (Codognan) et les Maîtres Vignerons Costières & Garrigue (Vauvert) actent leur fusion au 31 juillet. Objectif : faire front commun face aux aléas climatiques, à l’évolution de la consommation et aux tensions internationales. Mutualisation des outils, des volumes et des débouchés : pour les deux présidents, Olivier Chabrol et Jean-Philippe Julien, engagés depuis plus d’un an dans ce rapprochement, l’union devient « un levier de résistance dans une filière sous pression ». Votée quasi à l’unanimité, l’opération réunit plus de cent viticulteurs sur 1.100 hectares pour une production d’environ 90.000 hectolitres. L’ensemble conservera le nom Héraclès, déjà première coopérative bio de France et certifiée B Corp. Fragilisée financièrement, la structure de Vauvert trouve ici un relais. En retour, elle apporte notamment ses rouges en AOC Costières.
Plus de décodages
À Carcassonne, (déjà) la guerre ouverte entre le maire RN et L’Indépendant
Christophe Barthès, nouveau maire RN de Carcassonne, a déjà fait couler beaucoup d’encre depuis son élection, le 22 mars. Arrêté anti-mendicité, scénarisé à la manière d’un Donald Trump version Corbières, et posté sur ses réseaux sociaux (à voir ici), drapeau européen retiré de la façade de la mairie…
Ce 9 avril, en clôture de la séance d’installation du nouveau conseil municipal, il a envoyé quelques flèches à l’attention de la rédaction carcassonnaise de L’Indépendant. Tous les artifices du populisme y passent.
À lire en cliquant ici
« La presse doit être libre et indépendante. Et comme toute entreprise, elle doit se financer par elle-même, et non par l’argent de nos impôts. Or, le quotidien L’Indépendant tient des propos qui salissent notre ville, méprisent les Carcassonnais et manquent cruellement de neutralité. Nous avons découvert les avantages et les financements que la Ville leur accordait. Autant vous dire que c’est terminé. […] Chers Carcassonnais, vous payez le stationnement, eux non. Les places de parking gratuites, c’est terminé. Ils percevaient 37.350 € pour le pôle culturel et le théâtre, c’est terminé. 21.210 € pour la communication générale de la Ville, c’est terminé. 17.000 € pour les annonces légales, c’est terminé. Les accréditations pour le Festival de Carcassonne, les événements et ensemble des festivités, c’est terminé. Enfin, la Ville comptait 7 abonnements au journal, c’est terminé, soit une économie de 75.560 € d’argent public ».
La réponse de L’Indépendant à croquer juste ici.
Logistique : Philea Solutions s’implante à Beaucaire (Gard)
C’est dans la commune gardoise de Beaucaire que Philea Solutions (Baillargues, 34), spécialisé dans la logistique à destination des industriels et e-commerçants, implante de nouveaux entrepôts de 6.476 m² au sein du parc Domitia, lit-on sur LinkedIn le 7 avril. L’ouverture de ce 9e site vient renforcer son maillage national déjà présent à Nantes, Toulouse, Montpellier, Nîmes, Avignon et Lyon.
Béziers : Viaterra cherche son directeur du développement économique
L’aménageur Viaterra (Béziers) cherche son futur directeur du développement économique. La mission : « rattaché à la Direction Générale de Viaterra, vous co-piloterez la stratégie de développement économique du territoire, en lien étroit avec les élus et les partenaires locaux. Vous contribuerez activement à l’attractivité du territoire, à l’accompagnement des entreprises et à la structuration des filières économiques », détaille Viaterra dans un post LinkedIn. Plus d’infos ici.
Sur le même sujet : « Viaterra lance les consultations pour réhabiliter un ancien cinéma à Béziers », Les Indiscrétions du 8 décembre 2025, à croquer ici.
Canal du Midi : cet été, au fil de l’eau
Festival itinérant Convivencia, relais multisports inclusif Trans’Occitanie, course à pied en relais de Toulouse à Béziers (200 km, Canal du Midi Expérience)… : la préfecture de région Occitanie, la Région Occitanie et VNF organisent plusieurs événements cet été à l’occasion des 30 ans du classement du Canal du Midi au patrimoine mondial de l’Unesco. Plus d’infos en cliquant ici.
Sur le même sujet : « Canal de Rhône à Sète : le plan d’actions est lancé », Les Indiscrétions du 24 mars 2025, à croquer ici.
Foot : le MHSC racheté par un groupe anglais ?
D’après notre confrère Romain Molina – généralement bien informé -, « un groupe anglais finalise le rachat de Montpellier (sauf souci de dernière minute) » (X, 1er avril). Avant de tacler, le 12 avril en vidéo : « Je souhaite bien du courage à l’acheteur du Montpellier Hérault », à l’occasion de la sortie des bilans annuels des clubs professionnels français. Plus à voir et lire en cliquant ici.
Une indiscrétion, une analyse pas lue ailleurs, une exclu à nous transmettre ?
Les Indiscrétions protège ses sources d’information. En lui communiquant une information, vous avez la garantie d’un traitement fiable, rigoureux et objectif.
Zoom
Une info passée au crible
Loupehv « Gagner la bataille de la réindustrialisation » : ce qu’il faut retenir
Nouvelles énergies, décarbonation, formation, foncier, écosystème EDEN… La Loupehv (Agencehv) a fait le plein, avec 150 participants (pour autant de sièges dans l’amphi), le 7 avril à l’IUT de Béziers (34), sur un thème ô combien d’actualité : « Gagner la bataille de la réindustrialisation : les clés du modèle biterrois ». Morceaux choisis.

La réindustrialisation est-elle une question de survie économique ? Quel rôle pour l’IUT de Béziers, sur ce territoire industriel ? Jalil Benabdillah vice-président de la Région Occitanie délégué à l’Emploi, l’Économie, l’Innovation et la Réindustrialisation, et également président du CNER, la Fédération nationale des Agences d’Attractivité et de développement économique, accompagné de Jérôme Azé, directeur de l’IUT de Béziers (600 étudiants), et professeur des universités à Montpellier, au Lirmm (Laboratoire d’informatique, de robotique et de microélectronique), ont introduit cette 3e Loupehv.
Survie économique. « La réindustrialisation, ce n’est pas uniquement implanter des usines ou les agrandir, mais une question d’aménagement du territoire, rappelle Jalil Benabdillah. 70 % d’industries sont implantées dans les territoires ruraux, péri-urbains, avec de l’emploi qualifié et peu délocalisable. En désindustrialisant, nous paupérisons beaucoup de territoires. » Le vice-président de la Région Occitanie rappelle également les enjeux de souveraineté et de décarbonation liés à la réindustrialisation. « Importer une solution industrielle représente 50 % de notre impact carbone ! »
Un accès direct aux décideurs. Les multiples casquettes de Jalil Benabdillah ouvrent certaines portes. « Quand on est membre du comité national d’industrie, nous sommes alors une vingtaine avec deux ministres, et que vous êtes assis à côté de Nicolas Dufourcq (directeur général de Bpifrance), vous arrivez à faire avancer des dossiers de reprise, alors mis de côté, et ce avec une réactivité et un résultat positif », assure-t-il. Jalil Benabdillah rappelle par ailleurs ce rôle de la Région Occitanie à l’international, par exemple durant le froid diplomatique entre la France et le Maroc. « Nous étions la seule délégation autorisée à s’y rendre en 2023, avec une quinzaine d’entreprises, et reçus par Christophe Lecourtier, ambassadeur de France au Maroc. »
Une nouvelle industrie. « L’industrie a changé ! » assure Jalil Benabdillah aux étudiants présents dans la salle. Intelligence artificielle, robotique et domotique… « Les conditions de travail ont évolué, vous êtes bien rémunérés, vous pouvez faire évoluer votre carrière, avoir de réelles responsabilités. Travailler dans l’industrie, c’est aussi un ancrage territorial, vous participez à la vivacité et à la fierté du territoire et à quelque chose de plus grand que vous. L’industrie, c’est donner du sens à votre métier », martèle-t-il. Message repris par Jérôme Azé. L’IUT propose quatre formations dont deux dédiées à l’industrie : BUT Réseaux et Télécommunications, « notamment pour se protéger des cyberattaques très fréquentes dans l’industrie », et Licence Pro (3 ans) Robotique & Intelligence Artificielle. « Ces formations attirent beaucoup. Nous comptons 52 places pour le BUT Réseaux et Télécommunications pour 900 candidatures, et 26 places en licence pro Robotique et IA, pour 450 candidatures », précise Jérôme Azé.
Polytech attendu. L’arrivée à Béziers de Polytech, dans les locaux de l’IUT, proposera aux étudiants des formations en alternance. « Je suis convaincu que cette formule est le meilleur moyen de former les jeunes sur notre territoire, les ancrer dans les entreprises, c’est un tremplin pour l’emploi », ajoute Jérôme Azé, qui rappelle que le taux d’employabilité à la sortie d’une licence pro est de 90-95 % pour l’IUT de Béziers.
Comment accélérer la compétitivité de l’industrie ?

Lors du premier Pitch de cette Loupehv, la complexité réglementaire est au cœur des échanges, avec au micro : Mathieu Dossat, président de Deltanov (solutions d’automatismes, d’électricité industrielle et de maintenance), Jalil Benabdillah (Région Occitanie), Agnès Jullian, PDG de Technilum (conception de mobilier d’éclairage), et Matthieu Ourliac, président du Medef Béziers Littoral Ouest Hérault.
Raccourcir les délais. Jusqu’à trois ans d’instruction pour certains projets, contre un an en Italie selon les échanges. « On ne peut pas tout mettre sur le dos de l’Europe », scande Mathieu Dossat (Deltanov). Également, il décrit « des dossiers surinterprétés » et un « parcours du combattant pour déposer un dossier ».
Les moyens publics sont interrogés. Jalil Benabdillah (Région Occitanie) rappelle que « France 2030 c’est 54 milliards. Est-ce que vous connaissez la part qui a été régionalisée ? Nous sommes sur 1 % ».
Le foncier, un point de blocage ? « On ne peut pas construire et étendre des zones industrielles partout à cause du Zan (zéro artificialisation nette). Ça pose des barrières pour espérer une réindustrialisation », partage Mathieu Dossat. Même si Béziers, avec l’aide de l’État, a réussi à sortir le projet Genvia (usine nouvelle) du calcul du Zan, pour garder une capacité de construction : voilà une clé du modèle biterrois.
Priorité aux projets existants. Agnès Jullian insiste sur les sites existants. « Tout le monde est aligné pour dire qu’il faut pousser les projets et aller dans le sens de la réindustrialisation. Mais il est aussi important de rappeler qu’il y a le « déjà là ». On met souvent plus d’énergie sur les nouveaux projets. Il faut permettre au déjà là de progresser aussi. »
J’en apprends plus ici
13 bus hydrogène à Béziers. « On a la chance d’avoir en Occitanie la plus grande usine de production massive d’hydrogène (Hyd’Occ, à Port-La Nouvelle, note) qui a pris le risque de la construire avant même que l’usage n’existe. Elle est dédiée notamment à la mobilité lourde : le site de production est en place, le territoire est maillé avec des stations, et il ne reste plus qu’à développer des transports décarbonés », insuffle Mathieu Dossat. Exemple local : « C’est le choix qu’a fait la Ville de Béziers, avec l’achat de 13 bus hydrogène. L’idée, c’est de porter le risque en amont, ce que font les industriels sans se défiler. »
La perspective de l’éolien offshore. « Développer les usages permettrait de réduire le coût unitaire », analyse Jalil Benabdillah. Il mentionne les perspectives offertes par la fusion des appels d’offres A09 et A010 (futurs parcs commerciaux éoliens offshore en Méditerranée), dont va bénéficier l’industrie biterroise, qui adapte son appareil productif – comme l’Agile Factory de SLB. Une autre clé concrète du modèle biterrois.
Rouvrir les mines. Matthieu Ourliac rappelle que « tout ce qui est produit en industrie vient du sol : vouloir réindustrialiser sans rouvrir les mines, c’est se mentir ».
« Innovation / IA, décarbonation, export… : zoom sur le modèle biterrois »

Innovation, décarbonation et ouverture à l’export. Lors du second Pitch, la Loupehv met l’accent sur le modèle industriel biterrois. Autour de la table, cette fois, Jalil Benabdillah, avec sa casquette de PDG de SDTech (Alès, fabricant de micro-poudres fines), Agnès Jullian (Technilum) Mathieu Dossat (Deltanov), Muriel Laguens, chargée de mission innovation chez Innovosud, pépinière de startups (Béziers), Matthieu Combes, président d’Oppidum Conditionnement (Nissan-lez-Ensérune, 34), Pierre Cappelle, chargé de la production chez Genvia (Béziers, 34), et Benoît Jauzion, Center Engineering Manager chez SLB (Béziers).
Pour ses 5 ans, Genvia s’offre une nouvelle implantation chez ArcelorMittal, à Saint-Chély-d’Apcher (48). Pour le futur site de Genvia dans la zone de Mazeran, le permis de construire a été déposé et validé dans les délais. « Nous attaquons les études détaillées pour préparer d’abord l’installation d’une plateforme de test, puis d’une ligne de production sur ce foncier de 5 hectares », déclare Pierre Cappelle.
SLB veut s’ouvrir aux énergies décarbonées. « Notre projet pour 2026, c’est la transformation du site. Nous voulons nous ouvrir au monde des énergies décarbonées. Notre survie de site industriel en dépend, et ça répond à l’actualité (guerre au Moyen-Orient, qui génère une baisse de 20 % de l’activité chez SLB Béziers sur le premier trimestre). C’est la construction d’un nouveau bâtiment sur le site, équipé de stations de travail, avec un ‘cerveau digital’ greffé », indique Benoît Jauzion. Le bâtiment sera livré fin 2026, la ligne complète mi-2027.
Deltanov s’étend vers le Gard. La PME biterroise va créer une nouvelle agence dans le Gard, à Vergèze, après une agence à Port-La Nouvelle (Aude). « Et si tout va bien, nous allons en créer une autre, l’année prochaine, à Toulouse », ajoute Mathieu Dossat qui a également créé Cablotom cette année, une entité de production basée à Béziers. À côté, l’entreprise porte un projet d’usine à horizon trois ans.
J’en apprends plus ici
Oppidum Conditionnement, modèle de reconversion de site industriel. « L’entreprise Refresco, qui faisait des jus de fruits, s’est arrêtée à l’été 2024, explique Matthieu Combes, président d’Oppidum Conditionnement. Nous avons repris ce site pour embouteiller du vin, avec cette nouvelle structure. Notre premier produit est sorti en janvier 2025 ». Il explique avoir commencé son activité avec l’existant, sur site. « C’était un investissement que nous n’avions pas à faire au départ, et ça nous a permis de nous lancer ».
Le 16 avril, sur le salon TAF, Innovosud présente un nouveau programme d’accélération pour startups. « C’est un projet mûri depuis plusieurs mois, un nouveau parcours d’accompagnement pour startups qui s’appelle « 2026, l’année du passage à l’échelle ». On accompagne une trentaine de startups », indique Muriel Laguens. Et d’ajouter : « Avec la CleanTech Vallée, dans le Gard, nous avons des synergies, et nous avons signé un partenariat l’année dernière. »
Pour Technilum, « les projets d’hier ne sont pas les projets d’aujourd’hui ». Pour Agnès Jullian, PDG de Technilum, la priorité est de structurer la partie commerciale, parce que « le chiffre d’affaires, c’est le nerf de la guerre ». Elle estime posséder un site suffisamment dimensionné pour répondre à l’activité, d’environ 8.000 m². Par ailleurs, elle estime que le fabriqué en France n’est pas reconnu à sa juste valeur. « Il faut que ce soit réel, pas seulement des gens qui poussent des cartons en France », lance-t-elle.
« Écosystème EDEN : l’emploi met le cap sur l’industrie »

Face aux difficultés de recrutement dans l’industrie, les acteurs du territoire biterrois, réunis au sein d’EDEN (écosystème durable et énergies naturelles), structurent une réponse collective. Pour en parler : Catherine Bec, DRH chez SLB, Lisa Morlot, chargée de recrutement à France Travail Béziers, Yohan Bousquier, DG de Cablotom, Lionel Torres, directeur de Polytech Montpellier, et Jalil Benabdillah (Région Occitanie).
Les 5 piliers d’EDEN. L’écosystème biterrois EDEN repose sur 5 piliers : « Foncier – le partage d’informations pour savoir qui fait quoi ; Infrastructure – communiquer pour que nos partenaires publics et prévis puissent prendre les bonnes décisions pour le territoire industriel ; Innovation – rapprochement des pépinières ; Attractivité – faire visiter nos entreprises aux partenaires de l’emploi et de la formation, prendre des élèves de troisième, des stagiaires… ; Compétences - mise en place des formations jusqu’à Bac+5 pour coller aux besoins des industriels », détaille Catherine Bec, DRH chez SLB.
Formations sur-mesure à Béziers. Le parcours de réussite EDEN (parcours de formation, note) vise à répondre aux besoins en compétences des industriels en formant des candidats aux métiers précis des entreprises. « Certes, on n’avait pas les publics qualifiés, en revanche le public en recherche d’emploi, on l’a, explique Lisa Morlot. On créé et on finance des places de formation en fonction du besoin. Si une entreprise nous confie 5 besoins, il y a 5 offres de formation. Les personnes qui entrent en formation le font parce qu’elles ressortent avec un emploi derrière. » Particularité du dispositif, il a été créé par une fusion de trois organismes de formation (France Travail Occitanie, l’Union des Industries et Métiers de la Métallurgie et l’Opérateur de compétences interindustriel), aux côtés de la Région Occitanie. Ce parcours de formation est mené sur Béziers. « Les Montpelliérains peuvent aller à Béziers pour chercher de l’emploi, mais les Biterrois ne se déplacent pas trop. Il était nécessaire de former sur Béziers », sourit Lisa Morlot.
Recruter autrement. Autre point sur lequel s’attèle EDEN : convaincre les industriels de recruter autrement. « Il faut passer de chasseur-cueilleur à jardinier, illustre Lisa Morlot. En bref, c’est accepter de ne pas avoir quelqu’un d’opérationnel, donc rentable, dès le lundi matin, mais investir sur le territoire et former ».
J’en apprends plus ici
Cablotom recrute 10 stagiaires avec 10 CDI à la clé. Pour répondre à la montée en puissance de l’activité, Cablotom a fait le choix de recruter une dizaine de stagiaires. « Le partenariat avec France Travail a été d’identifier 50 candidats, parmi lesquels 30 ont accepté de venir passer une demi-journée en tant que câbleur pour Cablotom et technicien de maintenance pour Deltanov. Et sur ces 30, 10 sont entrés dans un programme de formation, et à l’issue nous avons 10 CDI à offrir. On a déjà embauché 1 CDI », se réjouit Yohan Bousquier.
Polytech s’implante à Béziers. À compter de septembre 2026, une quinzaine d’étudiant rejoindra la nouvelle école d’ingénieurs Polytech à Béziers, avec l’ambition d’atteindre 60 étudiants d’ici 2029. « L’objectif est d’avoir des étudiants du territoire, mais aussi de faire venir des compétences. C’est ce mix que nous allons chercher », déclare Lionel Torres.
Baisse des financements. « La formation est un enjeu majeur. La Région a perdu des financements sur l’apprentissage, et les entreprises aussi. Ça ne va pas dans le sens qu’on l’on avait imaginé. Tout cela veut dire une remise en cause de cette dynamique. Nous avons perdu 36 M€ sur le budget de la Région cette année, et c’est 200 M€ sur les trois dernières années. On ne peut pas être dans la compensation en permanence. On recentre sur l’essentiel, sur la valeur ajoutée », conclut Jalil Benabdillah.

150 personnes réunies. Dirigeants, institutionnels, étudiants, professeurs… La 3e Loupehv a réuni 150 décideurs dans l’enceinte de l’IUT de Béziers. Sans citer tout le monde, étaient présents : Fabien Portes (IUT de Béziers), Patrice Canayer et Florence Brutus (Région Occitanie), Sylvain Panas (TotalEnergies Occitanie), Alexandre Coulet (Leader Occitanie), Francis Pozo (Medef Béziers Littoral Ouest Hérault), Vincent Mallard (Medef Hérault Montpellier), Stéphane Bozzarelli (Dev’EnR), Gwenaël Loriette (BNI)…
Lire quelques retours des participants
« En Occitanie, nous faisons le choix d’une industrie qui innove, décarbone et crée de la valeur au plus près des territoires. À Béziers, cette dynamique prend tout son sens : l’alliance entre formation, entreprises et ambition territoriale montre que la reconquête industrielle se construit concrètement. Dans un monde instable, réindustrialiser n’est pas regarder en arrière : c’est préparer lucidement notre avenir collectif. Merci aux organisateurs, Hubert Vialatte et son équipe Agencehv, aux partenaires et à l’ensemble des participants pour la très grande qualité des interventions », Jalil Benabdillah (Région Occitanie). Lire son post LinkedIn.
« Les événements Loupehv sont très bien préparés et pertinents. Il y a un cap, un récit. On sait où on met les pieds quand on y va. Agencehv prend une place de plus en plus importante au fil des années. A titre personnel, j’ai pu faire la connaissance de Lionel Torres, directeur de Polytech Montpellier, grâce à cette Loupehv », Sylvain Panas (TotalEnergies Occitanie)
« Un grand merci à toi et à toute ton équipe pour l’organisation de cette soirée, une vraie réussite ! Excellents retours des participants, une salle pleine, et surtout des échanges dynamiques et concrets autour d’un sujet clé. Avec l’intérêt des étudiants ! Bravo pour la qualité de la ligne éditoriale et l’énergie que vous avez su insuffler à ces tables rondes », Mathieu Dossat (Deltanov).
« Merci à Hubert Vialatte et son équipe Les Indiscrétions pour la mise en lumière de l’exemple du modèle Biterrois en la matière lors de cette soirée », Florence Brutus (Région Occitanie). Lire son post LinkedIn.
« Merci pour cette soirée enrichissante et pleine de perspectives créatrices de valeur ! Et bravo pour la sélection des dirigeants et organisations qui sont intervenues. Mention spéciale à Agnès, Jalil et Jérôme. J’ai aimé leur engagement et fierté de co-construire l’avenir de l’Occitanie dont le potentiel est énorme », Murielle Letexier (ML Conseil et Communication)
« Bel événement de très bonne facture. Tables rondes de qualité, public mixte étudiants et entreprises. Bravo aux organisateurs. Ça bouge à Béziers y compris dans l’industrie », Olivier Astruc (Captain Watt)
La HV Touch
Conseil RP
Difficile de ne pas répondre aux questions d’un journaliste à propos d’un important projet d’investissement industriel, quand des confrères viennent de publier les réponses à ces mêmes questions. Ou alors, vous vous exposez à ce type de message : « Je suis preneur de précisions / d’une ITW dès que possible. D’autant plus que le directeur a accordé un entretien à d’autres. Étant vaguement journaliste économique, je répète que des précisions m’intéressent : surface bâtie, investissement, détails sur les recrutements etc. » Oui oui, c’est un copié-collé du mail envoyé.
La phrase
« Sur le projet de ligne ferroviaire nouvelle Montpellier-Perpignan, toutes les étapes sont franchies sans jamais être bloquées. On ne peut pas faire plus vite. Ça traduit un dynamisme du territoire autour de ce projet. »
Matthieu Chabanel, PDG de SNCF Réseau, le 7 avril à Narbonne
On s’en fout
La quarantaine déjà passée a sonné comme un carrefour professionnel. De salarié à indépendant, d’indépendant à entrepreneur. Seul le journalisme est resté en fil rouge.
Trop pressé et pas assez méthodique pour faire un bilan de compétences, je me suis rabattu, au printemps 2019, sur un test de personnalité. Histoire de faire une mini-introspection, mais pas trop non plus. Exercice intéressant d’environ 2h, qui a fait ressortir un attrait pour deux métiers : journaliste – pas vraiment une surprise – et, en première position… manager de campus universitaire. Un résultat auquel je ne m’attendais absolument pas. «Cela veut dire que vous aimez opérer des connexions entre les univers, contribuer à la production de savoir, créer un lien entre les générations », m’avait alors aidé à décrypter la conseillère Apec.
Cela ne fait pas une feuille de route, mais ça donne un joli cap. À l’écoute de cette voie/voix intérieure, nous créons, avec Agencehv, des événements apprenants, depuis 2022. Quelques exemples : transition énergétique, tourisme et littoral, mobilités en 2025, et, la semaine dernière à l’IUT de Béziers, une conférence sur la bataille de la réindustrialisation, devant un amphithéâtre plein (150 participants).
J’en apprends plus ici
Dans ce type de rendez-vous, il y a forcément une part très active, dans le cadre à apporter, les panels d’intervenants à composer, le récit cohérent à dérouler. « Vos ‘Loupehv’ ont un début et une fin, le fil est clair », résume Sylvain Panas (TotalEnergies Occitanie). On prend le compliment.
Mais il y a aussi ce qui nous échappe, et que l’on prend plaisir à voir se dérouler. Comme cet échange entre étudiants de l’IUT et décideurs régionaux – dont Patrice Canayer, Jalil Benabdillah et Florence Brutus, de la Région Occitanie. La photo fonctionne à merveille. Les étudiants en ont profité pour glaner des cartes de visite. On glisse au passage la recherche de l’étudiante Clémentine Vals, présente parmi une trentaine d’étudiants, et qui cherche une entreprise pour l’accueillir en alternance pour ses deux prochaines années en licence professionnelle Robotique et IA (à l’IUT de Béziers), à partir de septembre. Son CV en cliquant ici. Mais il n’y a pas qu’elle : pour obtenir des compétences précieuses en robotique et IA, n’hésitez pas à vous rapprocher des services de l’IUT de Béziers et de son directeur, Jérôme Azé.
À vous tous : rendez-vous le 10 juin pour notre 5e soirée réseaux, une sorte de grand campus que l’on propulsera au mieux. Pour aller toujours plus haut ? Pas forcément. Pour aller toujours ailleurs.
Ça pousse
Ils et Elles bâtissent nos villes
Babel Community (coworking), Hôtel des Sécurités : deux gros équipements vont sortir de terre à Montpellier

La résidence de coliving The Babel Community sort de terre à la Cité Créative. Seront livrés au printemps 2028 : 160 appartements, 900 m2 de bureaux flexibles en coworking, espace séminaire, restaurant rooftop, espaces partagés : salle de sport, espace détente, terrasses… Aménageur : Groupe Serm / SA3M (Altémed). Architecte : Hardel Le Bihan Architectes. Acquéreur : Crédit Agricole du Languedoc Patrimoine. Plus d’infos en cliquant ici.
Autre projet de construction à Montpellier : le futur Hôtel des Sécurités. Maîtrise d’ouvrage : SA3M (Altémed). L’appel d’offres est en cours, avec une réception des offres prévue pour le 18 mai. Maîtrise d’œuvre : Groupe 6 architectes (mandataire), Imagine Architectes, avec Betem, Gamba Acoustique, Indiggo et Gevolys. Plus d’infos en cliquant là.
Des potins immo ? Une nomination ? Des initiatives et projets ?
Les Indiscrétions protège ses sources d’information. En lui communiquant une information, vous avez la garantie d’un traitement fiable, rigoureux et objectif.
Au marché
Les marchés publics essentiels en Occitanie de la semaine passée. Parce qu’il faut bien vivre.
APPELS D’OFFRES
Aéronautique ✈️
Occitanie Ouest
L'Aérodrome Millau-Larzac lance un avis pour l'exploitation et l'entretien.
BTP 👷♀
Occitanie Est
La commune du Barcarès lance un avis pour les travaux de soudage.
La Ville de Nîmes lance un avis pour les travaux d'aménagement des espaces extérieurs du secteur L Porte des arts - Renouvellement urbain du quartier Pissevin Valdegour.
La commune de Narbonne lance un avis pour la réhabilitation lourde du pont dit de Carcassonne.
Le Conseil départemental de l'Hérault lance un avis pour le balayage des routes départementales et des aménagements cyclables.
La mairie de La Grande-Motte lance un avis pour la maîtrise d'œuvre pour le remplacement du pont fixe béton / alu G du port.
Le Département de l'Aude lance un avis pour la mission de maîtrise d'œuvre en vue de la réalisation de travaux de mise en sécurité de la zone brulée lors de l'incendie du 5 août 2025.
La Ville de Balaruc-les-Bains lance un avis pour les travaux de réhabilitation-extension du spa thermal O'Balia.
Sa3m lance un avis pour la réalisation des travaux VRD de l'opération d'aménagements de la Zac Lauze-Est à Saint-Jean-de-Védas.
Le centre hospitalier de Bagnols-sur-Cèze lance un avis pour les travaux d'extension du foyer de l'IFMS.
La SAT lance un avis pour les travaux de réhabilitation et réaménagement de l'ancien bâtiment Promocash à Marché Gare.
Occitanie Ouest
Météo France lance un avis pour les travaux de réhabilitation de la cuisine du restaurant du Centre Météorologique à Toulouse.
L'Université de Toulouse lance un avis pour OPC relative à 2 opérations de construction.
La commune de Fenouillet la
Communication 📣
Occitanie Ouest
Le Département de l'Aveyron lance un avis pour AMO pour conseil en communication digitale et refonte du site aveyron.fr.
Déchets 🗑️
Occitanie Est
Le SMEPE lance un avis pour la prestation de massification du verre issu des collectes sélectives du syndicat.
Occitanie Ouest
Le Sicoval lance un avis pour l'acquisition, livraison et maintenance de matériel pour la pré-collecte des déchets ménagers et assimilés 2026-2030.
Eau / Assainissement 💧
Occitanie Est
La communauté de communes Vallée de l'Hérault lance un avis pour les travaux de restauration et d'entretien des cours d'eau sur les bassins versant de l'Hérault et de la Mosson.
La communauté de communes Vallée de l'Hérault lance un avis pour l'extension de la station d'épuration de la commune de Gignac.
Immobilier 🏟️
Loisirs 🎲
Occitanie Ouest
La commune de Juillan (65) lance un avis pour la délégation de service public pour la gestion et l'exploitation d'un centre de loisirs.
Ports ⚓
Occitanie Est
Le Port Sud de France lance un avis d'accord-cadre pour la sécurité, la surveillance et la protection des emprises.
Services 📋
Occitanie Est
Le Conseil départemental de l'Hérault lance un avis pour l'aménagement et l'entretien des espaces verts en bordure des routes et voies vertes départementales.
Occitanie Ouest
La Ville de Montauban lance un avis pour l'entretien et la maintenance des ascenseurs.
Toulouse INP lance un avis pour l'acquisition de matériel scientifique et technique pour la plateforme hydrogène.
ATTRIBUTIONS DE MARCHÉ
Le Conseil départemental de l'Hérault attribue le marché de retraitement en place à froid des routes départementales à Eiffage Route Grand Sud et Colas Saint-Jean-de-Védas. Valeur totale du marché : 16 000 000 euros.
Réseau 31 attribue le marché de travaux d'investissements courants sur ouvrages hydrauliques de Réseau 31 à Spiecapag Regions France. Valeur totale du marché : 5 000 000 euros.
Toulouse Métropole attribue le marché de propreté urbaine à Paprec Franc, Metge Environnement, Territoires et services régie de quartier... Les autres lauréats sont à découvrir ici. Valeur totale du marché : 7 152 900 euros.
Montpellier Méditerranée Métropole attribue le marché de fourniture de produits de traitement de l'eau pour les piscines à Somedi. Valeur totale du marché : 1 440 000 euros.
Réseau 31 attribue le marché de travaux de sécurisation des postes de refoulement de Reseau31 avec la fourniture et la pose d'équipements de protection collective à Spiecapag Regions France. Valeur totale du marché : 1 000 000 euros.
La Région Occitanie attribue le marché de travaux de rénovation et de mise aux normes des infrastructures de l'aéroport de Carcassonne Sud de France à Entreprise Malet. Valeur totale du marché : 11 898 860,35 euros.
Réseau 31 attribue le marché de travaux d'extension d'une station d'épuration de 12 000 Eh sur la commune de Saint Lys à la Saur. Valeur totale du marché : 4 045 000 euros.
Plus de marchés ici
La SPL Arac Occitanie attribue le concours restreint de maîtrise d'œuvre pour la construction d'un complexe de préparation dédié à la Haute Performance à Sequences. Valeur totale du marché : 2 62 411,2 euros.
La TaM attribue le marché de maîtrise d'œuvre pour la réalisation de travaux d'extension tramway du dépôt de Jeune Parque et la création d'un nouveau dépôt bus à Ingerop Conseil et Ingénierie. Valeur totale du marché : 4 098 423,75 euros.
Réseau 31 attribue le marché de création d'une station d'épuration et d'un réseau de collecte des eaux usées et renouvellement du réseau AEP sur la commune de Saint-Léon à Colas France et S.T.A.T. Valeur totale du marché : 404 029,71 euros.
La SPL Alès Cévennes attribue le marché de rénovation et restructuration du Cratère (scène nationale d'Alès) à EPS et Temperia Méditerranée. Valeur totale du marché : 2 412 952 euros.
Le syndicat mixte du bassin Célé Lot Médian attribue le marché de travaux expérimentaux de résorption de décharges sauvages à Tp Lyaudet. Valeur totale du marché : 172 155 euros.
Réseau 31 attribue le marché de travaux relatifs à la réhabilitation du château d'eau sur la commune du Cabanial à Freyssinet. Valeur totale du marché : 225 067,89 euros.
La mairie de Thuir attribue le marché d'entretien des espaces verts à l'association Joseph Sauvy, AATTAC Services et la Société d'entretien et de restauration du patrimoine et de l'environnement. Valeur totale du marché : 500 000 euros.
Le Grand Narbonne attribue le marché d'accord-cadre pour diagnostic amiante et hydrocarbures aromatiques polycycliques à AC Environnement et Domobat Expertises. Valeur totale du marché : 380 000 euros.
Le Syndicat mixte du bassin Célé Lot Médian attribue le marché de poursuite des études et MOE pour la réalisation d'ouvrages de protection contre les inondations à Decazeville sur le bassin du Riou Mort à Artelia. Valeur totale du marché : 346 268,5 euros.
L’agenda
Vos événements en Occitanie.
Mardi 14 avril
Ciné-débat : le film qui bouscule le management, organisé par la CEMD, à 18h à la CEMD à Montpellier. Plus d’informations ici.
Mercredi 15 avril
Ligne Nouvelle Montpellier-Perpignan : réunion publique sur les enjeux économiques et touristiques (18h-20h30) au Palais des Congrès de Perpignan. Plus d'infos ici.
Jeudi 16 avril
12e édition de la Nuit des Entrepreneurs, organisée par le Medef Hérault Montpellier, au Pasino Partouche (La Grande-Motte, 34). Plus d'infos et inscription ici.
Table ronde « Durabilité des entreprises : diversification, innovation et transformation », organisée par Edhec Alumni, à partir de 18h30, à la Halle de l’Innovation (Montpellier). Plus d’informations ici.
Ligne Nouvelle Montpellier-Perpignan : réunion publique sur les scénarios voyageurs ou mixtes (18h-20h30) à l'Espace Tamaroque à Portel-des-Corbières. Plus d'infos ici.
Webinaire « Friches agricoles et planification territoriale : retours d’expérience de collectivités », organisé par Safer Occitanie, à 13h30. Inscriptions ici.
Plus d'événements ici
Jeudi 22 avril
Soirée “Transmission d'entreprises et Retraite”, co-organisée par Alès Myriapolis, la Chambre de Métiers et de l’Artisanat et la CCI Gard, de 18h45 à 21h, au HUP à Alès. Plus d’informations ici.
Mardi 5 mai
Les rencontres du CFA de l'Enseignement Supérieur, organisées par le CFA EnSup-LR, de 9h à 15h30, à la Faculté de Médecine. Inscriptions ici.
Ligne Nouvelle Montpellier-Perpignan : réunion publique sur la traversée du Massif des Corbières (18h-20h30) à la salle polyvalente de Fitou. Plus d'infos ici.
Mercredi 6 mai
Ligne Nouvelle Montpellier-Perpignan : réunion publique sur le contournement de Perpignan (18h-20h30) à la salle des fêtes du Soler. Plus d'infos ici.
Mardi 12 mai
Ligne Nouvelle Montpellier-Perpignan : réunion publique sur les enjeux de la ressource en eau (18h-20h30) à la salle polyvalente de Coursan. Plus d'infos ici.
Mardi 12 et mercredi 13 mai
Space Summit for a Resilient Future (Sommet de l'espace pour un futur résilient), organisé par Novaspace avec le soutien de la Région Occitanie, au Centre des Congrès Pierre Baudis à Toulouse. Plus d'infos ici.
Mardi 19 mai
Ligne Nouvelle Montpellier-Perpignan : réunion publique sur les scénarios de gares nouvelles dans l'Aude (18h-20h30) à la salle des consuls à Narbonne. Plus d'infos ici.
Mercredi 20 mai
Ligne Nouvelle Montpellier-Perpignan : réunion publique sur les scénarios de gares nouvelles dans l'Hérault (18h-20h30) à l'auditorum Yves Nat à Béziers. Plus d'infos ici.
Mercredi 27 mai
Ligne Nouvelle Montpellier-Perpignan : réunion publique sur les enjeux environnementaux : biodiversité, bruit, paysage (18h-20h30) à la salle Jean Moulin à La Palme. Plus d'infos ici.
Jeudi 28 mai
5e édition d’Hello la Tech, organisée par La French Tech Méditerranée. Plus d'informations ici.
Ligne Nouvelle Montpellier-Perpignan : réunion publique sur les enjeux agricoles dans les Pyrénées-Orientales (18h-20h30) au Complexe de la Roussillonnaise à Rivesaltes. Plus d'infos ici.
Soirée des lauréats de la FRM, organisée par la Fondation pour la Recherche Médicale, de 18h30 à 22h30, à Montpellier. Plus d’informations ici.
Mardi 2 juin
Cap sur le Québec - forum économique France-Canada, organisé par Montpellier Méditerranée Métropole, au Domaine de Grammont, Montpellier. Plus d’informations ici.
Ligne Nouvelle Montpellier-Perpignan : réunion publique sur les enjeux agricoles dans l'Aude et l'Hérault (18h-20h30) à l'Espace Louis Daudé à Bages. Plus d'infos ici.
Place de l'ère nouvelle, salon des entreprises responsables et engagées et des solutions durables, organisée par la CPME Hérault de 13h à 20h30 à la Halle Tropisme (rue Fontcouverte, Montpellier). Plus d'infos et inscription ici.
Mercredi 3 juin
Ligne Nouvelle Montpellier-Perpignan : réunion publique sur le tunel en milieu karstique (18h-20h30) au Foyer des campagnes à Roquefort-des-Corbières. Plus d'infos ici.
Lundi 8 juin
« Rencontre acheteurs/fournisseurs autour des filières du numérique responsable et de l'alimentation durable », organisée par la CRESS Occitanie, la Métropole de Montpellier, la Mutuelle des Motards et RES’OCC, de 13h30 à 18h à la Mutuelle des Motards (270 impasse Adam Smith, Pérols - 34). Plus d'infos et inscription ici.
Jeudi 11 juin
Conférence “Créer de la valeur avec le vin : mythes et stratégies”, organisée par Vinseo, de 14h à 16h, au Mas de Saporta, 34973 Lattes. Plus d’informations ici.
Mardi 16 juin
Ligne Nouvelle Montpellier-Perpignan : réunion publique de clôture (18h-20h30) au Parc des expos de Narbonne. Plus d'infos ici.
Newsroom
L’agence travaille en ce moment sur plein de choses passionnantes :
JOURNALISME
Pour Les Échos :
-
L’Occitanie veut arracher « sa » ligne ferroviaire nouvelle Montpellier-Perpignan
-
Enquête : dans les parcs d’attractivité de taille moyenne, la course aux investissements
- Interview de Serge Zaka, président d’Agroclimat 2050, pour un portrait
- Podcast sur la filière cinéma et série télé en Occitanie, enregistré pour Les Échos avec la journaliste Clara Grouzis
- Montpellier / Sport : le phénomène des frères Lebrun
- Gestion optimisée de la ressource en eau : le chantier de protection de l'Aude à Trèbes
Pour le mook ToulÉco :
- Interview de Christophe Douat (Medincell)
- Portrait d'Amel Hadri (Inits)
- L’Ariégeois Peyrot crée un pôle logistique à Montredon-des-Corbières (11)
BoisMAG :
- Enquête sur le commerce international du bois, parution en mai.
RÉDACTIONS
Occitanie News (Région Occitanie) : pour mai, articles sur la filière industrie en Occitanie, Les Grands Buffets et Chemdoc Water Technologies. La newsletter Occitanie News d'avril est à découvrir ici. S’abonner gratuitement en cliquant ici.
Magazine l'Occitan : pour avril, co-rédaction avec Métropolitain et Laurent Blondiau d'un magazine papier portant sur l'actualité économique de la région, avec notamment une enquête sur les routes d’Occitanie.
Aéroport Montpellier Méditerranée : marché annuel remporté pour la rédaction d'articles web.
L’ours
Les Indiscrétions sont reconnues service de presse en ligne par le ministère de la Culture depuis le 19 décembre 2025 (n°CPPAP : 1227 X 95526).
Adhérent du Spiil (Syndicat de la presse indépendante d’information en ligne) depuis mars 2024.



