Les indiscrétions
Bonnes graines
Semaine du 24 novembre 2025
À l’affiche
Parce qu’elles et ils le valent bien

Salomé Géraud, Le Drive tout nu
La cofondatrice de l’entreprise Le Drive tout nu est lauréate du « Trophée de la Dirigeante Toulousaine 2025 », ce 19 novembre, apprennent Les Indiscrétions. Ce prix a connu sa première édition, organisé par Diane Obam, présidente de l’association La Vie à Toulouse, à l’occasion de la journée mondiale de l’entrepreneuriat féminin.
Salomé Géraud remporte avec ce prix une formation CPA France, une adhésion au Clubs Business Booster Activ, ainsi que 40 affiches publicitaires dans Toulouse, en janvier. À la tête du Drive Tout nu (drive zéro déchet), a récemment levé 7 M€.
Étaient également en lice : Delphine Specht Rousseau (cofondatrice de Leasatic), Laetitia Clanet (fondatrice de Qualitia), Perrine Leplant (directrice de Midi Habitat) et Beatrice Korsakissok (cofondatrice de Syntony).
Sur le même sujet : « L’association La Vie à Toulouse remet le trophée de la dirigeante toulousaine de l’année en novembre », Les Indiscrétions du 7 juillet, à relire en cliquant ici.

Julien Hostache, Enerfip croque Lumo
Enerfip, plateforme de financement participatif et d’investissement dédié à la transition énergétique (53 salariés, 6,8 M€ de CA, Montpellier), acquiert la plateforme Lumo (11 salariés, CA : 817 k€, siège social à Pessac – 33, président : Olivier Houdaille). « Avec cette croissance externe, Enerfip représente plus de 50 % de son marché domestique. Notre communauté passe de 28.000 à 40.000 personnes. » Avec l’objectif de réaliser d’autres acquisitions. « L’objectif, pour 2030, est de tripler la communauté d’investisseurs, et d’être en mesure de collecter 400 M€ par an, au lieu de 170 M€ (pour 130 projets financés) cette année, confie-t-il aux Indiscrétions. Cela passe par des croissances externes. » Le profil de l’investisseur ? « Généralement un homme (70 %), autour de 45 ans, qui investit en moyenne 2 k€ par projet, avec un portefeuille d’investissement d’environ 20 k€. »
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Face à la « tentation rétrograde, en France, sur la transition énergétique », Enerfip s’internationalise depuis 4 ans. Enerfip est ainsi implanté à Montpellier, Madrid, Rome et Amsterdam. L’export représente désormais 40 % du CA, au lieu de zéro il y a 4 ans. L’objectif est d’être implanté dans une dizaine de pays en Europe, à chaque fois par des acquisitions pour s’appuyer sur des communautés existantes et « aller vite vers le marché ». « Globalement, le solaire tire son épingle du jeu, car c’est une énergie renouvelable plus simple à déployer. Enerfip est sollicité sur les enjeux de batteries et de flexibilité, et les projets d’efficacité énergétique. Les besoins sont immenses », projette-t-il. Enerfip est membre de l’Association européenne du financement participatif, et organise la Nuit des EnR dans le cadre du salon Energaïa (11-12 décembre).
Sur le même sujet : « Centrales solaires : Incidences lève 2,5 M€ », Les Indiscrétions du 1er juillet 2024, à lire ici .

Benjamin Guérin, le Rimbaud occitan
Un peu de poésie dans ce monde de guerres. Le poète lozérien Benjamin Guérin reçoit le prix spécial du jury du prix Apollinaire, considéré comme le prix Goncourt de la poésie, le 17 novembre au café des Deux Magots, pour son livre « Quand nous étions des loups » (éditions de Corlevour). « Ce livre défend la ruralité en poésie, car c’est dans ces confins, loin de Paris, que se jouent des thèmes essentiels à faire vivre dans la poésie actuelle, tels que celui de notre rapport au Sauvage », déclare Benjamin Guérin. Il dirige par ailleurs le festival des Sources poétiques en Lozère, et a aussi reçu cette année, pour le même opus, le prix Robert Ganzo Révélation (Fondation de France) et la Bourse Occitanie Livre & Lecture (Région Occitanie et Drac).
Également philosophe, il travaille en philosophie sur la détresse existentielle et les psychédéliques en fin de vie.

Antoine Faix, Association française d’urologie
Chirurgien urologue indépendant exerçant à la clinique du Millénaire (Oc Santé), il est élu président du conseil d’administration de l’Association Française d’Urologie (AFU). Ce membre associé de l’académie de chirurgie en était déjà le vice-président depuis novembre 2022.

Antoine Lebrun, LP Promotion
Il est nommé directeur administratif et financier du groupe immobilier de LP Promotion (promotion immobilière de logements, Toulouse), apprennent Les Indiscrétions. Antoine Lebrun, diplômé de Paris-Dauphine et de l’ESSEC, prend les rênes d’un périmètre élargi « regroupant les finances, le contrôle de gestion, les systèmes d’information et la transformation durable ».
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Arrivé en 2020 chez LP Promotion, il pilote plusieurs chantiers comme la mise en place du référentiel d’organisation et du contrôle interne, construction de la démarche RSE autour de la raison d’être (2021), passage du groupe au statut de Société à Mission en 2023, puis publication du premier rapport de mission. Avant LP Promotion, il a évolué plus de dix ans chez Bouygues Immobilier, puis chez BNP Paribas Cardif et Urbis Réalisations, où il a occupé des fonctions en audit interne, finance et fusions-acquisitions.

Julien Fort, Syndicat des vins AOP Sable de Camargue
Il est élu président du Syndicat des vins AOP Sable de Camargue, à Saint-Laurent-d’Aigouze (30), apprennent Les Indiscrétions ce 19 novembre. Il succède à Frédéric Arragon, récemment nommé président de la cave coopérative Vignoble des Sablons. Comme le prévoient les statuts du syndicat, c’est cette fois au collège du négoce vinificateur qu’incombe d’assurer la présidence. Julien Fort est directeur général des Grands Domaines du Littoral. Diplômé de l’Institut Agro de Montpellier, il a notamment été élu parmi les 100 meilleurs « Wine Maker » mondiaux par The Drinks Business Magazine.
Sur le même sujet : « Les exportations de vins du Languedoc reculent de 6 % en un an », dans Les Indiscrétions du 15 juillet, à relire en cliquant ici.

Jean-Philippe Picard de Muller, Steven Brady, BIO-UV Group
Nominations au sein de la PME cotée (PDG : Laurent-Emmanuel Migeon), basée à Lunel (34) et spécialisée dans le traitement et la désinfection de l’eau par UV, ozone, électrolyse du sel. Jean-Philippe Picard de Muller est nommé directeur général adjoint de Bio-UV Group. Il remplace Simon Marshall à ce poste. Au sein de l’entreprise depuis juin 2024, Jean-Philippe Picard de Muller dirige l’activité Après-Vente et Services, « activité la plus rentable et appelée à connaître la plus forte croissance dans les années à venir ». Il a travaillé plus de 18 ans au sein du groupe Fives, fabricant d’équipements industriels.
Dans le même temps, Steven Brady est nommé directeur général de Triogen, filiale britannique de Bio-UV Group, qu’il a rejoint en juin. Ce dernier est spécialisé dans les opérations et la transformation industrielles. Il a notamment occupé les postes de direction chez Harland & Wolff, où il pilotait la stratégie de production, ainsi que chez BAE Systems.
Sur le même sujet : « Laurent-Emmanuel Migeon, Bio-UV Group », dans Les Indiscrétions du 24 mars, à relire en cliquant ici.

Hilaire Hautem, SNCF Gares & connexions
L’intermodalité à placer au cœur des mobilités du quotidien. « Une fois qu’on a fait un sujet d’infrastructure, la question est : quels services on met dessus ? », déclare Hilaire Hautem, directeur régional de SNCF Gares & Connexions Occitanie, lors de la table ronde “Mobilités : l’heure de l’action”, organisée par Agencehv ce 6 novembre au Domaine du Grand Puy. L’expert rappelle que l’efficacité repose d’abord sur la capacité à articuler les infrastructures et les services. « Est-ce qu’on a les trains suffisamment capacitaires ? Est-ce qu’on a des quais suffisamment longs ? Et comment tout ce système va fonctionner ? » Selon lui, un système de transport attractif doit reposer sur « des trains à l’heure, des capacités suffisantes et des aménagements adaptés ».
Les gares évoluent également pour devenir plus accessibles, fonctionnelles et attractives. « En Occitanie, c’est 200 M€ investis pour rendre nos gares accessibles », précise-t-il. Les services se diversifient pour répondre aux usages des voyageurs : commerces, fontaines à eau, amélioration des interfaces clients ou encore expérimentation de bornes interactives avec agents à distance. En milieu rural, SNCF Gares & Connexions déploie le programme « Place de la Gare », pour faire des gares des lieux de services et de vie accueillant commerces, services de l’État, services médicaux ou associations. L’Occitanie bénéficie d’une dynamique forte, portée par la politique tarifaire régionale. « Dans le contrat 2022-2032, l’ambition est d’arriver à 100 000 voyageurs par jour. On y est déjà », souligne-t-il.
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Patrick Martinez, Banque des Territoires
La décarbonation des mobilités passe d’abord par des infrastructures capables de soutenir une évolution des usages, partage Patrick Martinez, directeur régional Occitanie de la Banque des Territoires, lors de la table ronde “Mobilités : l’heure de l’action” ce 6 novembre au Domaine du Grand Puy (Montpellier). Il identifie les incertitudes, notamment celles liées aux trajectoires européennes de 2035. « Mais il faut avancer, et avancer, ça veut dire créer des infrastructures qui permettent de faire de la décarbonation. » L’un des leviers identifiés est l’électromobilité. À l’échelle nationale, la Banque des Territoires s’engage : « Nous avons financé 75.000 bornes en France pour 500 M € d’investissement », précise-t-il. Ces déploiements s’appuient autant sur de grandes plateformes d’investissement que sur un travail fin avec les territoires, via les syndicats d’énergie, en accompagnant la planification, la migration des réseaux existants ou la création de nouveaux sites de recharge. L’appui s’étend également au secteur privé, notamment aux entreprises multisites qui doivent électrifier leur flotte.
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« Toutes les entreprises privées multisites ont besoin de bornes de recharge. Il faut les gérer et les superviser », partage-t-il. La Banque des Territoires accompagne aussi les opérateurs et les collectivités, dans une logique d’ingénierie, de cofinancement et de structuration.
Concernant les Serm, il rappelle que les territoires d’Occitanie connaissent des situations très différentes. « Le Serm de Toulouse est beaucoup plus capitalistique, avec environ 5 Md€ d’investissements ferroviaires. À Montpellier, les montants sont moindres, mais les interfaces sont mieux travaillées ». Une vision des priorités qu’il relie aux réalités financières. « L’enjeu n’est pas tant la disponibilité de la ressource, mais la capacité à aligner des investissements de long terme, dans un contexte où les collectivités doivent composer avec des contraintes budgétaires et un horizon politique plus court », explique Patrick Martinez.

Pascal Tachon, le banquier tire sa révérence
Le désormais ex-directeur de la Banque de France Hérault organise son pot de départ, dans l’intimité, au sein de la préfecture de Montpellier, ce 20 novembre. Un rendez-vous auquel la rédaction des Indiscrétions a assisté, entouré de beau monde : l’ex-ministre des Transports Jean-Claude Gayssot, Olivier Carmes, directeur général du Port de Sète, Christine Bardinet, directrice régionale Occitanie de la Banque de France, Laurent Guillon, directeur départemental des finances publiques de l’Hérault, et autres élus, architectes, universitaires et associatifs. « Si vous avez des prêts à nouer en ce moment, c’est peut-être le moment, ce soir », rigole François-Xavier Lauch, préfet de l’Hérault. Pascal Tachon occupait le poste de directeur départemental de la Banque de France depuis 2018. Il a connu un long parcours au sein de la Banque de France, même si le préfet de l’Hérault « espère qu’il part quand même avec tous ses trimestres ». Pascal Tachon a fait son entrée à la Banque de France en 1989, et est passé par les Rhône-Alpes, Marseille ou encore l’inspection générale. Il s’est démarqué pendant la période de la pandémie de covid en nommant un référent covid dans chaque banque du département.
>Sur le même sujet : « Frédéric Cabarrou, Banque de France Hérault », Les Indiscrétions du 10 novembre, en cliquant ici.

Jean-Marc Maillot, Jean-Marie Chabaud, deux Mozart de la Réussite sinon rien
Les présidents des Cercles Mozart Montpellier et Terres du Rhône et de la Méditerranée organisent deux soirées ‘Mozart de la Réussite’, mettant à l’honneur des réussites régionales : le 2 décembre au Pasino de La Grande-Motte (34), avec 8 trophées remis (santé, innovation, tourisme, transitions, sport, engagement social, attractivité en région, coup de cœur du jury). Gratuit, inscription par mail à cerclemozart@orange.fr
Suivre une remise de prix le 9 décembre à Nîmes, dans le nouveau Palais des Congrès H2. « Les prix sont dans des catégories beaucoup plus larges que simplement des entreprises : sport, ou espoir qui nous permet de dégager des pistes de réflexion sur des associations qui s’investissent », indique Jean-Marie Chabaud, président du Cercle Mozart Terres du Rhône et de la Méditerranée.
> Sur le même sujet : « Controverses by Mozart : retour sur le débat Ménard / Revault d’Allonnes », Les Indiscrétions du 27 octobre, à lire ici
ARTICLE PARTENAIRE
La Place Créative de la CCI Hérault s’ouvre aux entreprises en développement
Dans un contexte national où règne une forte incertitude – absence de budget pour 2026, tensions géopolitiques internationales, visibilité réduite pour les entreprises – l’idée d’entreprendre peut sembler risquée. Pourtant, cette période de rupture et de transitions ouvre aussi des fenêtres d’opportunités. C’est dans ce contexte que Montpellier s’apprête à accueillir, mercredi 3 décembre Parc des Expositions, une édition renouvelée et élargie de « La Place Créative », l’événement phare de la Chambre de Commerce et d’Industrie (CCI) Hérault. Nouveauté cette année : elle s’ouvre aux dirigeants d’entreprises en développement. L’ambition est claire : être le catalyseur de la création, de la croissance, de l’innovation et du financement pour tout le tissu économique local, à l’heure où le contexte national est marqué par une instabilité économique et politique accrue.
Au programme, des RDV individuels, des conférences, des ateliers et plus de 70 exposants. Pour en parler, rien de mieux que l’organisation elle-même, avec André Deljarry, président de la CCI Hérault.
Pour s’inscrire, il est encore temps, c’est par ici.

Historiquement axé sur les porteurs de projets et les jeunes créateurs, l’événement se tourne désormais vers les entreprises en développement, et en recherche de financements. L’objectif est d’offrir un accompagnement complet, de l’émergence d’une idée à l’expansion d’une entreprise établie, répondant ainsi aux besoins variés des entrepreneurs. « Les quatre mots-clés à retenir pour cette édition, c’est création, croissance, innovation et financement, pour soutenir l’entrepreneuriat à chaque stade de son développement », souligne le président consulaire.
Pour concrétiser cette ambition, l’organisation spatiale de l’événement est entièrement repensée. « Nous mettons en place des pôles thématiques et des labs, comme le Lab RH ou encore le Lab Numérique. L’idée est de regrouper les thématiques par village », détaille-t-il. Ces espaces structurés permettront aux visiteurs de naviguer entre les différentes expertises.
Autre nouveauté phare de cette édition : le « Mentor Lab », un espace dédié pour faciliter les échanges entre des entreprises expérimentées, prêtes à partager leur parcours et leurs conseils, et des porteurs de projets. Objectif : favoriser le partage d’expérience et le développement de son réseau professionnel.
La journée sera ponctuée d’un programme conçu pour répondre aux besoins de chaque profil d’entrepreneurs. Des conférences de 45 minutes aborderont des thèmes d’actualité. Parmi eux, « L’entreprise en 2030 : les enjeux de la transition et de l’innovation » à 9h30, « L’odyssée de la création ou les clés pour réussir son projet entrepreneurial » à 11h30, ou encore « Transitions et croissance : faut-il se mettre au vert ? » à 15h00.
La Place Créative maintient toujours ses rendez-vous individuels de 30 minutes, préprogrammés en amont via une plateforme en ligne dédiée. L’occasion de planifier des consultations personnalisées avec des experts. « La plateforme permet d’organiser son agenda de la journée. Des rendez-vous que vous pouvez mettre parfois 6 mois à obtenir, lorsque vous faites la démarche de votre côté, peuvent être planifiés pour le mois prochain, lors de la Place Créative. »
Des ateliers flash de 20 minutes seront également spécifiquement adaptés aux créateurs-repreneurs : « Pitcher comme un pro » (10h00) ou « Connaître son marché : décryptage et analyse stratégique » (15h30). Parallèlement, des ateliers dédiés aux dirigeants exploreront des sujets tels que « Transition numérique & IA : intégrer l’intelligence artificielle » (10h00) ou « Transition écologique : vers une entreprise durable » (13h30).
En marge de ces activités, la finale de « La Place au Pitch », un événement organisé chaque année en clôture de La Place Créative, mettra en lumière les projets prometteurs du territoire.
La Place Créative aspire à devenir « The Place to Business » dans l’Hérault. « C’est l’endroit où trouver toutes les solutions et les innovations qui vous permettront de faire avancer votre projet », conclut André Deljarry.
En s’ouvrant aux entreprises en développement, l’événement répond directement à un besoin accru d’accompagnement, d’accès au financement et de partage d’expérience dans une période où la capacité d’adaptation devient un enjeu central.
Rendez-vous au Parc des Expositions, Hall B1, entrée Sud, de 9h à 18h. Pour vous inscrire c’est par ici.
La rédac’ se mouille
On aime
L’intelligence du groupe Michelin, entre un ancien ouvrier, Jean-Michel Frixon, auteur du livre « Michelin. Matricule F27610 » après 43 ans d’usine, et l’ex-directeur industriel Monde du manufacturier auvergnat. Le livre, sans concession sur les conditions de travail de l’époque et les pratiques de certains managers, aurait pu braquer la direction. Au contraire : Jean-Michel Frixon, aujourd’hui à la retraite, fait la tournée des usines Michelin, pour parler aux managers, « et pour leur faire prendre conscience de l’impact immense qu’ils ont sur leurs équipes. Pour le meilleur et pour le pire », relate avec justesse Samuel Durand, réalisateur dont les documentaires portent sur le futur du travail. Avant d’ajouter : « Ce qui est remarquable dans cette histoire ? Au-delà de l’amitié, c’est l’intelligence de la réaction de Michelin. Plutôt que de voir le livre comme une menace, ils l’ont vu comme une opportunité de transformation : parce que rien ne vaut un témoignage brut, tiré du terrain, pour incarner et transmettre une culture managériale. » À méditer dans toutes les directions d’entreprises, de toute taille.
Sur le même sujet : « Et si… en 2040, le rôle du manager était d’humaniser le travail », tribune partenaires avec la Cité de l’Économie et des Métiers de Demain, Les Indiscrétions du 22 septembre 2025, en cliquant ici
On n’aime pas
Sur le terrain, il n’était pas milieu défensif pour rien. On n’aime pas le procès intenté par Didier Deschamps, sélectionneur fonctionnarisé de l’équipe de France de football, contre le journaliste Daniel Riolo pour diffamation, traînant ce dernier devant le tribunal. Pour la seule raison que Riolo a qualifié la Dèche de « menteur » au sujet de la gestion de la blessure de l’attaquant Karim Benzema au Mondial 2022*. Porter l’affaire en justice pour si peu, en s’attaquant à un journaliste qui plus est… DD, il est temps de partir. Le plus drôle se lit dans les commentaires : « Si DD va jusque-là, c’est bien qu’il mentait » ; « Les tribunaux sont saturés. On vient de comprendre pourquoi » ; « Pourquoi tout simplement ne pas aller sur l’antenne de RMC et démentir les propos de Riolo. On est obligé de mobiliser un tribunal pour cela ? » ; « Y a pas d’autres soucis en France ? » ; « Il suffirait à Benzema (étonnamment silencieux sur cette affaire depuis trois ans, ndlr) de témoigner… »
* Benzema avait été sorti du groupe et invité à quitter le Qatar avant le premier match, alors que la compétition dure un mois si l’équipe va jusqu’en finale. Ce qui avait été le cas des Bleus. Benzema aurait donc pu apporter une aide décisive dans cette finale serrée contre l’Argentine, thèse soutenue par Riolo.
Décodage
On perce le coffre-fort
À Vergèze (30), Perrier obtient un répit judiciaire et soulage tout un département

Le 18 novembre, à Nanterre, Nestlé Waters remporte une étape judiciaire-clé : la justice rejette la demande de l’UFC-Que Choisir visant à suspendre la commercialisation des bouteilles Perrier, maintenant l’appellation « eau minérale naturelle » et condamnant l’association à 5.000 euros. Dans le Gard, l’annonce engendre un soulagement. Le sénateur Laurent Burgoa salue une décision qui rassure personnel et communes, tout en rappelant que la question de la micro-filtration reste à trancher. La commission d’enquête qu’il préside avait conclu à l’absence de contamination avérée et au changement de filtres opéré en juillet, de 0,2 à 0,45 micron. À Vergèze, où l’usine emploie un millier de salariés, la maire Pascale Fortunat-Deschamps parle d’une « bonne nouvelle » pour tout le territoire. Reste désormais au préfet de statuer sur les demandes de forages et la reconduction du label, en attente d’avis hydrogéologiques et sanitaires.
Sur le même sujet : « Perrier (Vergèze, 30) : nouvelles suspensions de forages à Vergèze », dans Les Indiscrétions du 7 juillet, à relire en cliquant ici.
La filière industrielle de l’énergie à l’épreuve des transitions (Congrès JCE)
L’énergie, essentielle à notre quotidien, nécessite une filière industrielle complexe pour son acheminement des centrales aux maisons. Celle-ci garantit la continuité du service mais est confrontée à des difficultés techniques et politiques. Un thème abordé le 21 novembre, lors de la table ronde « La filière industrielle de l’énergie à l’épreuve des transitions nationales et mondiales », avec, comme intervenants, Sébastien Poggio (RTE Méditerranée), Ludovic Tessier (Google Germany) et Sylvain Panas (TotalEnergies Occitanie).

L’énergie, ce n’est pas que l’électricité. « Quand on emploie le terme ‘énergie’ en France, les gens pensent électricité. Or, l’électricité ne correspond qu’à 25 % de l’énergie consommée. 10 % provient des réseaux de chaleur, et 65 % d’énergies fossiles – carburant et gaz », remet en perspective Sylvain Panas (TotalEnergies Occitanie), ingénieur nucléaire de formation, et ex-créateur d’entreprises dans l’efficacité énergétique industrielle (dans des entreprises ayant compté jusqu’à 50 salariés). Il rappelle que « le charbon est la matière première la plus utilisée au monde pour produire de l’électricité. Décarboner l’électricité est un vrai sujet. »
Revenant sur la hausse de la consommation de carburants, observée au 1er semestre 2025 par rapport au 1er semestre 2024 en Occitanie : « On peut l’expliquer par la croissance démographique. Cela signifie aussi que les gens vivent de plus en plus loin de leur lieu de travail. Par ailleurs, les véhicules hybrides se généralisent, or, ils sont plus lourds. Les utilisateurs ne les rechargent pas assez, et roulent à l’essence la plupart du temps. Au lieu de consommer du 8 litres aux 100 km, ils sont plutôt à 12 litres / 100 km. »
« Pour la moitié de l’humanité, la priorité, c’est l’accès à énergie. » La mission de TotalEnergies « est de fournir une énergie fiable, abondante, pas chère et décarbonée », mais « il ne faut pas rêver » à propos de la transition énergétique. « Cela ne se fera pas en 5 mn. Il n’y aura pas de grand soir. » Sylvain Panas rappelle les enjeux à l’échelle mondiale : « 1 milliard d’êtres humains n’ont aucun accès à l’énergie, à l’éducation, aux soins médicaux. Pour 4 des 8 milliards d’êtres humains, ces paramètres sont insuffisants. En clair, pour la moitié de l’humanité, l’enjeu n’est pas la décarbonation, mais le seul accès à l’énergie – et il y a un lien direct entre richesse et accès à l’énergie -, pour faire chauffer de l’eau, un frigo, quelques litres d’essence pour leur mobylette… Et la mauvaise nouvelle, c’est que les énergies fossiles sont les moins chères. TotalEnergies essaie de jouer sur les deux tableaux : investir dans les énergies d’aujourd’hui pour la moitié de l’humanité, et dans les énergies de demain, qui seront décarbonées, pour l’autre moitié. »
Le modèle chinois. « La Chine a réussi son électrification, alors que le pays vient du tout charbon », a rappelé Ludovic Tessier. « Seule la Chine parvient à faire absorber sa hausse de consommation d’énergie par sa hausse de production électrique. La Chine a les matières premières, les batteries, le savoir-faire, la fabrication de panneaux solaires, les véhicules électriques… »
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Dimensionner les réseaux électriques au plus juste. Sébastien Poggio a confié l’importance de « dimensionner les réseaux électriques pour évacuer la production, sans qu’ils soient surdimensionnés pour autant. Il vaut mieux un peu sous-dimensionner le réseau, et quand un maximum de production est atteint, on demande à une production de baisser, quitte à la dédommager. Il faut de plus en plus gérer le réseau électrique de façon intelligente, en introduisant de la probabilité. »
« La hausse des EnR n’absorbe pas la hausse de la consommation d’énergie ». À quelques jours du salon Energaïa, « la hausse des énergies renouvelables en France n’absorbe pas la hausse de la consommation d’énergie, compare Sylvain Panas. Le renouvelable que nous mettons en place ne vient donc pas se substituer au nucléaire, au pétrole et au gaz. Il participe juste à absorber une partie de la consommation d’énergie ».
Le rôle de l’autoconsommation dans l’acceptabilité des projets. Via l’autoconsommation, « les gens comprennent comment fonctionne la production d’énergie renouvelable. Cela fait office de formation et de sensibilisation. Par exemple, via l’autoconsommation, les gens vont comprendre l’intérêt de faire fonctionner leurs machines à midi (heures creuses) plutôt que le soir (heures de pointe) », détaille Sylvain Panas.
RTE : 100 Md€ investis d’ici 2040. Le gestionnaire d’infrastructure prévoit 100 Md€ d’investissement d’ici à 2040 dans les raccordements de réseaux et la résilience de ses infrastructures face aux aléas climatiques. « Les pylônes électriques ont entre 75 et 105 ans. Il faut les renouveler, en prenant en compte les inondations, les épisodes de chaleur de plus en plus fréquents et intenses, les incendies… », détaille Sébastien Poggio. Un débat public (Schéma de développement du réseau) est en cours sur le sujet.
Parmi les enjeux de décarbonation : la récupération de chaleur fatale (produite par un process industriel, et rejetée dans l’atmosphère), par l’industriel lui-même ou dans un réseau de chaleur. Si l’Occitanie « est faiblement émettrice en chaleur fatale, comparée à d’autres régions plus industrielles » (Sylvain Panas), « les futurs data centers, fortement émetteurs de chaleur, pourront faire l’objet de dispositifs de récupération. C’est le cas en Finlande, où des datas centers alimentent des réseaux qui chauffent des villes » (Ludovic Tessier).
Souveraineté spatiale : Infinite Orbits décroche 40 M€
40 M€ pour réparer, surveiller et prolonger la vie des satellites. L’entreprise toulousaine Infinite Orbits vient de sécuriser 40 M€ pour accélérer sur le marché des services en orbite, apprennent Les Indiscrétions ce 17 novembre. Inspection, prolongation de vie des satellites, surveillance spatiale depuis l’espace… autant d’activités présentées comme essentielles à la sécurité et à la durabilité des opérations en orbite géostationnaire.
Cette levée doit permettre deux mouvements simultanés. L’expansion territoriale, avec de nouveaux bureaux prévus au Luxembourg, en Espagne, au Royaume-Uni, en Allemagne et en Pologne. Et le déploiement accéléré d’une flotte de satellites dédiés à l’inspection et à la prolongation de vie des actifs géostationnaires. L’objectif ? Renforcer la souveraineté européenne dans un domaine stratégique, aujourd’hui dominé par quelques acteurs internationaux.
Ce tour de table réunit plusieurs investisseurs européens tels qu’European Innovation Council Fund, Matterwave Ventures, Wind Capital, Balnord, IRDI et Newfund Capital. L’entreprise met en avant un carnet de commandes de 150 M € sur trois ans, un argument jugé déterminant pour convaincre ces fonds.
Défaillances en Occitanie : ces PME impactées
Quelques exemples récents de défaillances d’entreprises en Occitanie, collectées par Les Indiscrétions :
Agrogaz des pays de trie, Bernadets-Debat (65). Production de combustibles gazeux. Dernier CA communiqué : 1,2 M€. Redressement judiciaire le 16 novembre.
Iacono Invest, Nîmes (30). Activités des sociétés holding. Redressement judiciaire le 14 novembre. Dernier CA communiqué : 31,4 M€.
Olivier Jordan TP, Pechbonnieu (31). Construction de routes et autoroutes. Dernier CA communiqué : 3,7 M€. Liquidation judiciaire le 16 novembre.
SARL Calmet et fils, Fanjeaux (11). Commerce de gros (commerce interentreprises) de céréales, de tabac non manufacturé, de semences et d’aliments pour le bétail. Redressement judiciaire le 18 novembre. Dernier CA communiqué : 1,4 M€.
Sud Foncier, Montpellier (34). Promotion immobilière de logements. Dernier CA communiqué : 2,1 M€. Redressement judiciaire le 18 novembre.
« La crise immobilière est très grave » : le décryptage de Cédric Grail (Altémed) devant un parterre de professionnels
Comment fabriquer de la ville dans un contexte de crise immobilière durable ? Comment maintenir un rythme de production alors que la demande se contracte, que les coûts augmentent et que les cadres réglementaires se multiplient ? Invité du Petit-déj by Mozart (Cercle Mozart) ce 19 novembre au Terminal#1, Cédric Grail, directeur général d’Altémed, détaille sa lecture du moment et les choix effectués à Montpellier.

« Il y a une crise immobilière qui est grave, très ancrée, dont on ne voit pas complètement le dépassement », affirme-t-il. Les prix ont atteint un niveau inaccessible, « à plus de 5.000 €/m² (dans le neuf, ndlr), personne ne peut acheter », tandis que les investisseurs « ne veulent plus y aller ». Les promoteurs, eux, « écoulent un ou deux logements par mois. Pour en vendre 50, il faut un an ». Une lenteur inédite, qui fragilise les bilans. « Un promoteur supporte déjà 20 % du prix du logement rien que pour les cash-flows », souligne-t-il. La fin du Pinel en 2024 aggrave la situation, et selon lui, « ce qui sauve aujourd’hui la promotion, ce sont les résidences étudiantes ou résidences seniors ».
Face à la crise, la stratégie locale a été d’agir vite. « Personne ne nous l’a demandé. On l’a fait », dit-il à propos du choc de l’offre, impulsée en 2022 par Michaël Delafosse. Les négociations avec la FPI ont permis d’intégrer des clauses de retour à meilleure fortune. Altémed fixe aussi des prix plafond pour préserver la commercialisation. « À la Restanque, on ne vend rien au-dessus de 4.000 €/m². » L’organisme renforce sa capacité d’intervention. « En 2027–2028, je livrerai 800 logements sociaux. ACM Habitat a doublé sa production. » Le réseau de chauffage urbain a également été « triplé ». Une autre évolution est l’entrée en vigueur du PLUi. « Le plan a été publié. Il est fonctionnel », salue-t-il. « Ce qui est important, ce n’est pas tellement qu’il y ait telle ou telle règle, c’est que ce soit clair et durable. »
Il alerte aussi sur les effets de la spéculation foncière, avec des prix « à 1.200 ou 1.300 € le mètre carré » qui « ne sont pas une création de valeur pour le territoire ». Même vigilance sur les commerces, « on veut éviter que les commerces deviennent des grandes blanchisseries de l’argent sale », tranche-t-il. Pour rendre visibles les transformations urbaines, Altémed a déployé 15 projets d’urbanisme transitoire. « La ville, on ne la fait pas uniquement avec du béton », insiste-t-il.
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L’organisme prévoit aussi 4 M€ de commandes à des artistes.
Sur les marchés publics, il rappelle que « le Code des marchés publics, ne pas le respecter, c’est du pénal. » Pour lui, il faut « favoriser les entreprises locales fiables. » Un choix stratégique, car « quand une entreprise me plante, je relance une procédure : je prends 1 ou 2 ans ». Altémed va déployer « un scoring par entreprise » pour sécuriser les attributions. « Il ne faut pas concentrer les marchés sur une seule entreprise », conclut-il.
Altémed, qui regroupe bailleur social, aménageur et énergéticien, pèse aujourd’hui 2 milliards d’actifs, 600 salariés, 180 millions de chiffre d’affaires et 1 million de résultat net.
Montpellier : l’Agence des Transitions distinguée au Salon des Maires et des Collectivités
L’Agence des Transitions (Montpellier Méditerranée Métropole) reçoit le prix Or « Coalitions à impact » dans la catégorie Environnement, décerné par The Good et un jury national, lors du Salon des Maires et des Collectivités 2025 à Paris. « Ce prix n’est pas seulement le nôtre : il consacre notre écosystème du bassin de vie de Montpellier, qui joue collectif au quotidien, avec une coopération interterritoriale inédite en France, une méthode opérationnelle et une gouvernance associant acteurs publics, économiques et monde académique », explique Philippe Boulet, directeur de l’Agence des Transitions.
Sur le même sujet : « Philippe Boulet, Agence des Transitions », Les Indiscrétions du 17 novembre, à croquer ici
LNMP : enquête publique environnementale jusqu’au 22 décembre
L’enquête publique préalable aux autorisations environnementales relatives aux travaux préparatoires de la ligne ferroviaire nouvelle à grande vitesse Montpellier-Béziers se déroule jusqu’au 22 décembre. Plus d’informations en cliquant ici
Sur le même sujet : « LNMP : l’Europe s’engage », Les Indiscrétions du 28 avril 2025, à croquer ici
Entre deepfakes et désinformation, quelle place pour la diplomatie ?
Face au déferlement de l’IA et des réseaux sociaux dans notre quotidien, quelle est la place de la diplomatie ? Sujet passionnant abordé lors de la table ronde ouvrant le congrès national JCE (Jeune Chambre Économique) française, le 20 novembre, animée par notre confrère Vincent Coste (Midi Libre).

« L’IA n’est presque pas utilisée, les réseaux sociaux le sont ». « On n’utilise presque pas l’IA au quotidien, confie le consul général de Suisse à Marseille. J’exige de mes collaborateurs qu’ils travaillent avec leurs têtes. La force de l’intelligence biologique, c’est de faire concorder les sources. L’analyse est moins rapide, mais plus profonde et fiable. On ne réagit pas systématiquement aux fake news, et c’est heureux : sinon, mes collègues à Washington seraient en crise de nerf ! (allusion aux fake news distillées par Trump lui-même, ndlr). C’est bien de stimuler son intellect ! Si vous demandez à l’IA de produire 10 pages, vous passez le double de temps à relire. »
Ce qui n’exclut pas le monde feutré des ambassades de se moderniser. « Il y a la façon dont on ‘se vend’ sur les réseaux sociaux. Avant, dans les ambassades et les consulaires, on ne montrait rien sur les réseaux sociaux. Aujourd’hui, si on n’y est pas, on a la réputation d’être une délégation qui ne fait rien ! Y être est fondamental. Avec tous les dangers, aussi, que cela représente. »
Ne jamais rompre le dialogue. Évacué avec son ambassade après trois années passées à Téhéran (Iran), le consul général d’Allemagne a évoqué une expérience difficile, « avec un gouvernement ne voulant pas du tout coopérer. Mais notre travail était de parler avec eux malgré tout, et sans aucun recours aux réseaux sociaux ». Lui aussi prône un usage minimum de l’IA. « Il faut vérifier les informations, et surtout prendre les décisions. L’IA doit rester un outil qui aide. Mais les décisions, au final, doivent être prises par des humains. »
Japon : discrétion et soft power. « Les négociations secrètes peuvent être plus efficaces. Les déclarations ouvertes peuvent durcir les positions et réduire les marges de compromis et de manœuvre », complète le consul général du Japon à Marseille. Comme lors de la libération de l’écrivain franco-algérien Boualem Sansal, suite à des tractations menées par l’Allemagne, en lien avec Paris. « Rien n’a fuité avant. Sans image ni prise de parole, l’intelligence collective peut faire des miracles », a glissé le consul général d’Allemagne.
Soft power. Le ‘soft power’ est primordial à travailler, comme en atteste l’image du Japon, très positive en France. « La culture japonaise – véhiculée notamment par les mangas – attire de plus en plus de Français. Elle est un vrai vecteur d’attractivité, c’est un point qui rejaillit positivement sur la diplomatie. Je vois des points communs entre les deux cultures, sur une certaine finesse, un art de vivre, une dimension gastronomique. » Le soft power peut cependant être utilisé à des fins plus que contestables, notamment sur les réseaux sociaux, à travers des influenceurs voyages utilisés pour réhabiliter l’image des États peu recommandables, comme l’Afghanistan.
Le groupe Fauché s’offre la société Sud Confort Romulus
Le groupe Fauché (président : Christophe Guitton), basé à Montauban (82), spécialisé dans l’installation d’équipements électriques, acquiert la société Sud Confort Romulus, apprennent Les Indiscrétions ce 12 novembre. Sud Confort Romulus est une société aveyronnaise spécialiste de plomberie, chauffage et climatisation. De quoi « consolider la présence de Fauché en Aveyron où nous comptons désormais plus de 120 collaborateurs », indique le groupe Fauché. La société rachetée a réalisé un chiffre d’affaires de 2 M€ en 2024, avec 13 collaborateurs. Fauché emploie 3.200 personnes en France, et a réalisé près de 450 M€ de chiffre d’affaires en 2024, avec près de 150 implantations.
Sur le même sujet : « Didier Farigoule, Fadilec », dans Les Indiscrétions du 12 novembre 2024, à relire en cliquant ici.
Q Energy lance la construction de deux parcs éoliens dans l’Aude
Plusieurs projets arrivent à échéance pour l’énergéticien Q Energy (300 collaborateurs, Avignon), à Cuxac-Cabardès, dans l’Aude, lisent Les Indiscrétions sur le site internet de Q Energy. Un premier projet consiste en le repowering (renouvellement, note) et l’extension d’un premier parc. Six éoliennes sont en cours de démantèlement parce qu’en fin de vie, près de 20 ans après leur installation. À terme, elles seront remplacées, et verront 4 nouvelles éoliennes les rejoindre sur la même commune.
La mise en service de ces deux parcs est prévue pour la fin de l’année 2026. Ils permettront l’alimentation en électricité de 45.000 personnes, soit près de 40 % de la population de l’agglomération de Carcassonne. Une manière également de « pérenniser voire accroître les recettes locales notamment au profit des communes et de l’intercommunalité de la Montagne Noire », explique Paul Griffe, maire de Cuxac-Cabardès.
Sur le même sujet : « La ferme pilote d’éoliennes offshore EFGL bientôt au complet au large de l’Aude », dans Les Indiscrétions du 1er septembre, à relire en cliquant ici.
Industrie à Béziers : entre innovation, décarbonation et collectif
La Semaine de l’Industrie à Béziers, ce sont des visites d’entreprises, des sensibilisations aux métiers dans les établissements scolaires… et des échanges autour de la table, avec des industriels eux-mêmes, comme ce 19 novembre, dans les locaux du Groupe Barba (Villeneuve-lès-Béziers, 34). Pour la 3e année consécutive, la pépinière biterroise Innovosud (directrice : Alexandra Desiage), accompagnée de la French Tech Méditerranée (président : Sébastien Lacaze), organisait French Tech Central. Une matinée axée sur les transitions industrielles, l’innovation et la décarbonation. Des notions désormais au cœur de l’industrie moderne ?

50.000 emplois seraient vacants dans l’industrie. « Non pas parce qu’ils sont repoussoirs, mais parce qu’ils sont mal connus. Ne croyez pas que les jeunes sont rétifs à l’industrie, au contraire ! », assure Jacques Lucbereilh, sous-préfet de Béziers. Pour introduire cette journée, il donne le ton. « Il y a 20 ou 30 ans, quand on parlait d’industrie, c’était ‘Penche-toi vers ton passé’. Aujourd’hui pour la 14e édition de la Semaine de l’industrie, c’est ‘Fabrique ton avenir’, et ça signifie beaucoup. » Il fixe trois objectifs : donner une image moderne de la production industrielle en faisant connaître l’industrie de l’intérieur, « et permettre aux jeunes de faire des choix d’orientation éclairés » ; Partager une fierté industrielle, « car c’est une activité d’avenir, de transformation qui embarque le progrès en permanence. » ; Et voir l’industrie comme une opportunité pour le territoire biterrois, un élément essentiel de la souveraineté et de l’indépendance française. Autre point abordé, celui de la décarbonation. « Ce n’est pas l’ennemi de l’industrie : dans le cas du plan de relance, c’est 1,2 milliard d’euros d’aides qui ont été accordées avec une finalité de décarbonation », rappelle-t-il.
Une industrie biterroise en pleine mutation. Quatre entreprises locales – SLB, Delta Automatisme, Brunet Ertia et APS – ont décrit un secteur qui tourne la page du “tout pétrole” pour entrer dans l’ère de la décarbonation et de la souveraineté énergétique.
Une transition qui ne repose pas seulement sur la technologie, mais aussi sur la réinvention des pratiques quotidiennes et des organisations. L’innovation y est présentée comme le moyen indispensable de décarboner, grâce à l’optimisation des process, au pilotage par la data et aux leviers thermiques — récupération de chaleur, cogénération. Objectif : « produire mieux avec moins », comme le souligne Yohan Bousquier, directeur général délégué de Delta Automatisme, spécialiste de l’automatisme et de l’électricité industriels avec la fabrication d’armoires.
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Symbole de cette dynamique collective : l’Agile Factory de SLB, une ligne de production agile de 6.200 m², pensée pour s’adapter aux marchés de la défense, du nucléaire ou des énergies renouvelables. Le projet s’appuie sur un trio local – APS pour l’architecture digitale, Brunet Ertia et Delta pour les moyens techniques – et incarne un modèle public-privé. « L’innovation principale réside dans cette capacité à évoluer, de manière locale, compétitive mais surtout réplicable. Ce projet se veut être un showroom de ce que SLB peut faire, en le redéployant ailleurs », rappelle Benoît Jauzion, responsable du projet Agile Factory.
Une usine virtuelle. Autre signal fort : l’interconnexion industrielle portée par APS, startup qui développe des solutions digitales pour les industriels. Son concept “d’usine virtuelle”, intitulé Glocal (global et local), relie des PME du territoire pour synchroniser plannings, capacités et traçabilité, ouvrant la voie à des réponses collectives à de très grands marchés, comme l’éolien offshore. Le démonstrateur est déjà déployé au sein d’ITS Fusion, réseau d’entreprises de l’Hérault. « Si tout ce réseau-là ne se met pas en marche en même temps de façon synchronisée et efficace, on aura juste sauvé quelques usines », assure Nicolas Navarro, fondateur d’APS. La solution est en test chez plusieurs industriels locaux, pour un lancement d’ici 1 an.
La compétence reste la clé. Formation d’ingénieurs à Béziers, attractivité des métiers, reconversion et stages immersifs : l’écosystème EDEN structure un volet humain qui ancre cette industrie locale. « Il faut parler aux jeunes mais pas que. Notamment à ceux qui veulent se reconvertir et donner un nouveau souffle à leur vie professionnelle », précise Cyril Crassous, responsable d’agence de Brunet Ertia, à Servian.
Sur le même sujet : « Comment l’industrie travaille son attractivité en Occitanie », Les Indiscrétions du 25 novembre 2024, en cliquant ici
Retours d’expérience. « C’est bien joli d’afficher qu’on a des sujets RSE, mais comment concrètement on l’applique ? », interroge Vincent Hugonnet, directeur marketing du groupe Barba. Hôte de cette édition, le Groupe a ainsi valorisé deux startups, intervenues dans ses locaux. Comme WeClean, et son application qui mesure le pourcentage d’engagement citoyen des collaborateurs et valorise leurs actions dans un rapport d’impact. « Plus de 60 % des collaborateurs du Groupe Barba se sont mobilisés, avec 1,5 tonne de déchets collectés. Barba est devenu la première entreprise certifiée Éco-citoyenne argent », rappelle Benoît Schumann, fondateur. Autre innovation, le bilan carbone, réalisé par TakeAir, en « mode commando » : « Vous êtes issus de KPMG, vous aimez quand c’est efficace et que ça file droit », sourit Frédéric Boubila, cofondateur, à Pouya Tavakoli, responsable financier du groupe Barba. TakeAir a ainsi déployé son bilan carbone non pas en 6 mois, mais en une semaine, pour répondre au label PME+. En a découlé un plan d’action pragmatique pour une réduction annuelle de 2,5 à 3% des émissions jusqu’en 2035.
Aldoria et l’ONERA lancent un programme de surveillance de l’espace à 12 M€
Aldoria et l’Office national d’études et de recherches aérospatiales (ONERA) lancent le programme Ramses (Réseau Avancé Multispectral pour la Surveillance de l’Espace et des Satellites, 12 M€), soutenu par France 2030 dans le but de déployer cinq stations optiques multispectrales destinées à la surveillance de l’espace. L’objectif : améliorer la connaissance de la situation de la station européenne en détectant, identifiant, caractérisant et localisant tous les objets en orbite. Aldoria est une startup basée à Toulouse (ex Share My Space) qui a développé un système d’observation multi-téléscopes et qui identifie les risques de collision avec une précision élevée.
Les cinq premières unités seront opérées par Aldoria, avec des livraisons à des clients prévues à partir de 2030 après retour d’expérience.
Sur le même sujet : « Look Up Space lève 50 M€ pour déployer ses radars », dans Les Indiscrétions du 23 juin, à relire en cliquant ici.
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Le système repose sur des stations multispectrales MSTOS, combinant capteurs visible et infrarouge pour assurer un suivi continu, de jour comme de nuit, sur toutes les orbites. Les observations simultanées dans plusieurs bandes permettent une meilleure identification et une analyse fine des objets. L’ONERA apporte son expertise pour le choix des capteurs (IR, multispectral, hyperspectral, etc.). Une première démonstration a déjà confirmé la capacité à détecter des satellites en orbite basse en plein jour.
La Cité de l’Eco et la Jeune chambre Eco s’interrogent sur le futur de la technologie
Et si la technologie nous avait déjà dépassé ? Voilà le thème de la table ronde organisée ce 18 novembre par la Jeune Chambre Économique de Montpellier à la Cité de l’Économie et des Métiers de Demain (CEMD), à Montpellier, en amont du Congrès national de la JCE. Après un mot introductif de Grégory Calonges, président de la JCEM, Mathis Haribou, vice-président à la JCEM et responsable adhérents au MEDEF des Pyrénées-Orientales a donné la réplique à quatre intervenants : Laetitia Montanier, directrice de la CEMD, Virginie Christen, cheffe d’entreprise et consultante, Emilie Espona, PDG d’Etiseo, Anthony Gaeremynck (SCOP3 et Swidee). Une table-ronde articulée autour de trois axes.
Contexte. « Il faut faire le constat qu’on est tous en train de subir des révolutions majeures, et qu’elles arrivent en accéléré. Ça a un impact sur notre travail, et aussi en termes de prospectives », souffle Laetitia Montanier. Émilie Espona que cette révolution peut faire peur, « principalement parce qu’elle va très vite ». Et Laetitia Montanier de rappeler : « En 1987, une compétence avait une durée de vie de 30 ans. Aujourd’hui, c’est 14 mois. Il faut se former en continu ».
Emergence des nouveaux métiers. Dans ce cadre-là, les intervenants soulignent la nécessité extrême de la flexibilité et de l’adaptabilité des dirigeants. « Un actif qui rentre aujourd’hui dans le monde du travail va connaître, en moyenne, entre 10 et 13 métiers différents », souffle Laetitia Montanier. « Dans les métiers du conseil, on s’est rapidement retrouvé dépassé, il a fallu se réinventer, trouver de nouvelles manières d’avoir une valeur ajoutée », explique Virginie Christen.
Alliance entre technologie et humain ? Les intervenants estiment que cette alliance est possible, même si « il ne faut surtout pas faire confiance aveuglément à ChatGPT », souligne Emilie Espona.
Sur le même sujet : « Et si… en 2040, le seul rôle du manager était d’humaniser le travail ? », dans Les Indiscrétions du 22 septembre, à relire en cliquant ici.
Les promoteurs immobiliers toujours à la peine (conjoncture du troisième trimestre ; FPI OM)
« Au 3e trimestre 2025, tous les indicateurs sont en baisse, avec un effondrement des marchés des agglomérations du territoire Occitanie-Méditerranée à l’exception de Montpellier », indique la Fédération des promoteurs immobiliers OM. Dans une note de conjoncture, la FPI OM constate – une fois de plus – une baisse de son marché sur la zone Occitanie-Méditerranée.
Un nouveau dispositif d’investissement locatif ? La FPI OM, dans la publication de ses chiffres, plaide pour un nouveau dispositif d’investissement locatif. Sur le troisième trimestre 2025, seule l’agglomération de Nîmes a enregistré des mises en chantier. Rien à Narbonne, Perpignan et Béziers.
Loin des chiffres de 2024. Avec 2.180 logements vendus au cours des 9 premiers mois de l’année 2025, l’activité de l’Occitanie Méditerranée n’égalera pas les 4.019 logements vendus en 2024. Montpellier Méditerranée Métropole résiste : 991 ventes depuis le 1er janvier, en hausse de 14 % par rapport à 2024. Les communautés d’agglomérations de Narbonne (156 ventes, +36 %) et de Perpignan (162 ventes, + 41 %) également. Dans les métropoles de Nîmes, 106 ventes (-65 %), 220 pour celle de Béziers (-39 %), 100 dans l’agglo de Sète (-44 %)
Espoir sur les autorisations de construire. Les autorisations de construire se redressent fortement : sur les neuf premiers mois de l’année, on en dénombre 9.842, contre 11.111 sur l’ensemble de l’année 2024.
Sur le même sujet : « Sombres chiffres pour la promotion immobilière d’Occitanie », dans Les Indiscrétions du 15 septembre, à relire en cliquant ici.
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Une info passée au crible
Créations et reprises d’entreprises : cette énergie venue des territoires
Les Indiscrétions ont assisté aux tables rondes « Entreprenez en Occitanie ! » (réseau Cortex by Ad’Occ – Région Occitanie), au Hup ! d’Alès Myriapolis le 18 novembre et Perpignan (la Maison de ma Région, Centre del Món) le 20 novembre. Des témoignages de terrain, qui insistent sur l’impérieuse nécessité d’être accompagné pour réussir son projet dans un contexte incertain. Un vade-mecum à consommer sans modération.

Astucieuse fleuriste. La fleuriste alésienne Élise Jeaunau (Myosotis Flora), qui a passé un BTS Communication avant de se reconvertir dans l’art floral, a repris début 2022 l’affaire où elle était salariée. Elle a su transférer ses compétences de communicante dans son nouveau métier, en contactant l’agence locale de Midi Libre pour suggérer un article. Non pas sous l’angle de la reprise d’activité, mais sur des valeurs qui lui sont chères : « L’approvisionnement locale en fleurs, la mise en place d’une démarche environnementale… »
Montage juridique. Yannick Hersche, qui a repris Natura Lodge (hébergements insolites, Barjac – 30) en mars 2024 avec son épouse, souhaitait reprendre à deux une affaire dans le tourisme, sans salarié, après avoir été « usé » par la gestion des équipes lorsqu’il était à la tête d’une entreprise de nettoyage industriel à Tahiti. Le cabinet spécialisé Kanté l’a aidé à identifier Natura Lodge à Barjac. « Il ne faut pas se tromper dans une reprise d’entreprise. Il vaut mieux prendre son temps. Avant d’avancer, il faut bien construire le projet, et prendre des conseils », insiste-t-il. Un courtier l’a aiguillé vers un changement des statuts juridiques, « avec la création d’une SARL regroupant le fonds de commerce et l’immobilier. C’est la meilleure option ». La CCI Gard l’a mis en relation avec Initiative Gard pour l’obtention d’un prêt à taux zéro. « Je ne pensais pas en avoir besoin, mais finalement, sans ce prêt, les choses auraient été plus compliquées, car des frais non prévus sont apparus. » L’organisme consulaire a aussi été utile pour cibler l’affaire, en fonction de l’apport.
Reprendre l’entreprise… de ses beaux-parents. Priscilla Brini a repris en 2021 Net Services, PME spécialisée dans la propreté et le nettoyage industriel basée à Alès, après de… ses beaux-parents. Elle a bénéficié au Pass Rebond Occitanie (Région Occitanie).
« Mon mari n’était pas intéressé, ayant vécu dans son enfance les conséquences du rythme de travail de ses parents », confie-t-elle. Une transaction à la dimension familiale très particulière. « Mon beau-père demandait beaucoup plus que la valeur réelle de l’entreprise, qui était déficitaire. La valeur d’une entreprise, ce n’est pas la rémunération du dirigeant multipliée par sept ans. Il a fallu l’intervention de tiers experts, notamment les banques et la Chambre de Métiers et de l’Artisanat, pour aboutir à un accord sur le prix. Cette période de négociation, qui a duré plusieurs mois, a été difficile à négocier. D’autant plus que j’étais en même temps salariée de l’entreprise. Le soutien de mon mari a été déterminant. Il n’a pas pris parti pour ses parents », confie cette mère de famille de 3 enfants, dont deux de 6 et 3 ans. Ses résolutions pour 2026. « Essayer de déléguer un peu, de prendre du temps pour moi. Je vois peu mes enfants, et j’ai conscience de perdre des années. Il ne sert à rien de s’épuiser au travail. On n’est pas plus performant, bien au contraire, on risque de ne plus voir les possibilités », explique Priscilla Brini.
En cinq ans, la PME est passée de 13 à 28 salariés (temps partiels) et de 350 k€ à 750 k€ de CA.

Marmiton Coopérative des Saveurs, une reprise réussie en Scop. Accompagnée par l’Urscop Pôle Méditerranée (Jean Huet et Céline Gaillard), la reprise, en décembre 2024, de Marmiton (livraison de plats cuisinés dans les Ehpad et les CCAS, siège social à Nîmes, CA : 2 M€) à travers une Scop réunissant 11 des 25 salariés, est une réussite. L’affaire n’était pourtant pas gagnée : il s’agit d’une reprise à la barre du tribunal de commerce, alors que l’entreprise était en redressement judiciaire. « Nous voulions garder l’emploi, une équipe soudée, un savoir-faire forgé depuis 1999 », explique Frédéric Scotto, nouveau co-actionnaire, qui avait été pendant 15 ans salarié en charge de la partie livraison. « Il a fallu aller vite. Des concurrents voulaient se positionner sur le rachat. On a monté le dossier en deux mois. Cela a été très intense », complète Laura Khachatryan, en charge de l’administratif et des RH. Chacun des 11 salariés repreneurs a versé 5 k€. « Ceux qui ne sont pas devenus actionnaires nous ont soutenus dans la démarche, en s’impliquant davantage dans le travail. Même sans rentrer dans la Scop, ils ont été à nos côtés », insiste Frédéric Scotto. Partenaires financeurs : France Active, Crédit Coopératif et Socoden.
Casiers Locaux Ethiques : distribution des produits locaux 24h/24. Lancé par Natanaël Tortevoie, Casiers Locaux Ethiques (CSE) est un concept de distributeurs automatiques à casiers de produits alimentaires et non alimentaires, disponibles 24h/24, avec l’engagement d’une distribution à moins de 20 km du lieu de production. « Cela vient combler un manque dans le monde agricole. Les agriculteurs ont besoin d’aide pour vendre leur produit et être mis en valeur. Ils sont déjà surchargés de travail », analyse-t-il. Les distributeurs réfrigérés distribuent viandes, poissons, œufs, produits laitiers, huiles, pain, savon, vinaigres… CSE travaille avec 65 producteurs et déploie trois distributeurs dans les Pyrénées-Orientales.
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Raisonances Cosmétiques : basée à Thuir, cette gamme de cosmétiques naturels utilise du marc de raisin, « connu pour ses propriétés anti-oxydantes pour la peau », glisse Valérie Bannier, professeure des écoles venue à l’entrepreneuriat. Cette fille de distillateur de Cognac, qui « ne voulait pas reprendre l’exploitation familiale mais voulait travailler avec la vigne », insiste sur la qualité de l’accompagnement et l’importance de ne pas rester seul pour réussir son projet : laboratoire collectif monté avec la mairie de Casteil et l’association « Sauvages et Cultivées », coopérative Perspectives pour déléguer les missions administratives, comptabilité, communication et marketing, et se centrer sur son cœur de métier. « C’est un appui très sécurisant. Ils mettent à disposition un numéro de Siret et une structure d’accompagnement. Je ne suis pas toute seule à réfléchir. Ils sont de bon conseil », déclare Valérie Bannier. Ses produits commencent à être distribués en pharmacie, dans des magasins de cosmétiques et aussi « chez des cavistes qui trouvent un intérêt à cette autre exploitation de la vigne ».
Viti-Valorisation : du combustible à barbecue à base de sarments. Faire du commerce à partir d’une ressource gratuite. C’est l’idée maline de Steve Legrand, dirigeant de Viti-Valorisation, une entreprise qui produit des combustibles de barbecue à partir de déchets viticoles. Créée en 2022, la SAS a déjà levé 100 k€ l’an dernier, et est accompagnée par le BIC Plein Sud Entreprises, dirigé par Anne-Sophie Neveu. Une aide précieuse, « qui met en relation avec des experts qualifiés, sur les questions marketing, fiscales, juridiques, commerciales, etc. Cela m’a apporté les bons acteurs pour répondre aux bonnes questions », appuie Steve Legrand. Il cite aussi le décrochage d’un prêt participatif Initiative Eco Solidaire et des aides de Bpifrance (amorçage industriel).
S’il faut être accompagné, le dirigeant insiste sur l’engagement nécessaire du chef d’entreprise. « Pour le règlement d’une facture qui se faisait attendre depuis plusieurs mois, je me suis déplacé physiquement chez le client, et ai attendu que le patron sorte de son bureau, même si la secrétaire faisait barrage. C’était plus efficace qu’une lettre recommandée », raconte-t-il. Pour sa recherche de locaux, afin de passer au stade industriel, il a trouvé lui-même ses nouveaux locaux, à Montredon-des-Corbières (11), sur… leboncoin. Avant de conclure : « Le temps, l’énergie qu’on y passe, fait que l’on s’attache à son projet. »
Origines Tissages : une multi-entrepreneuse s’installe à Argelès. Spécialiste du tissage de tissus en matière naturelle (chanvre, laines, lin…) pour les professionnels, Lucile Martin s’implante dans la zone d’activités d’Argelès-sur-Mer. Sommelière de profession, elle s’est reconvertie pendant le Covid. Le projet ne s’est pas concrétisé sans difficulté : gros retard dans la livraison d’une machine italienne, absence de formation dans son secteur – échanges avec France Travail pour créer un circuit de formation en interne. « Mais je me sens à l’aide malgré tout. J’ai déjà créé d’autres entreprises », sourit-elle. Origines Tissages réalise déjà un CA de 100 k€, et a injecté 180 k€ au total pour le lancement de son activité.
Côté accompagnement, elle cite « Initiative Pays Catalan (14 k€ de prêt d’honneur à taux zéro), l’espace de coworking Le Cap / Pôle entrepreneurial, France Active, Bpifrance Axe Innovation (diagnostic innovation, pour subventionner une partie de l’adaptation du métier à tisser) et les associations Les Cigales et EGEE ». Cette association d’anciens chefs d’entreprises lui a prêté 3 k€ et des experts lui prodiguent des conseils à titre gratuit. « Ils regardent par exemple mon plan de trésorerie. C’est très précieux, car je suis en production, et il est compliqué de jongler entre la fabrication et la gestion. Il est très important de prendre tous les leviers existants mis à disposition. »
3 questions à
Guillaume Schaeffer, directeur du SITEVI

« Amener un peu d’espoir et des solutions aux viticulteurs »
Le Salon international des équipements et savoir-faire pour les productions vigne-vin, olive, fruits-légumes, ou SITEVI pour les intimes, se tient cette semaine au Parc des expositions de Montpellier pour sa 32e édition. À la tête du salon bi-annuel, Guillaume Schaeffer porte un regard attentif sur la filière et son devenir. Un avant-goût du SITEVI dans « Trois questions à… », la rubrique où le tutoiement est de rigueur.
Quelles sont les bonnes raisons pour venir au SITEVI ? Les rendez-vous à ne pas manquer ?
Dans le désordre, 1.000 exposants et marques présents, pour la 32e édition, une très forte présence des exposants qui regroupent les filières viticole, vinicole, arboricole et oléicole. C’est devenu un rendez-vous international pour ces filières. On espère accueillir 55.000 professionnels. Il y a deux ans, les visiteurs sont venus de plus de 70 pays.
Dans un contexte très difficile, on le sait, où les professionnels sont challengés chaque jour par le changement des modes de consommation, ce qu’on voit, c’est que les exposants sont au rendez-vous, pour rencontrer, échanger, et voir les innovations que la filière peut présenter d’édition en édition pour faire face à ces enjeux.
Côté innovation, nous avons 28 nominés pour la soirée SITEVI Innovation Awards qui se tiendra ce mardi 25 novembre. Les lauréats auront leur stand bien identifié dès le lendemain. Le mercredi, c’est soirée Business Angels. Les entreprises pitchent, il y a des opportunités pour tout le monde. Nous organisons également de nombreuses conférences, avec l’Institut français de la vigne et du vin. Ce mardi, c’est la journée de l’olive également, avec un joli focus sur la filière.
On organise cet événement depuis toutes ces années en Occitanie, et à Montpellier, parce qu’on est en plein cœur de ce qui est certainement le vignoble le plus important de France. Et puis on finit par être bien identifiés. Des gens sont venus du Canada, du Chili et d’Australie sur les éditions précédentes.
Vois-tu des signaux qui permettent d’espérer pour ces filières ?
Le contexte est très difficile, et ça dure un peu. Au salon, l’idée, c’est d’amener un peu d’espoir, des solutions, pour les aider à progresser, améliorer les choses à travers les solutions équipement agricole. Ça va d’investissements conséquents à des solutions pas si onéreuses pour des exploitations plus petites qui voudraient aussi changer les choses. Je pense à l’IA dans les enjeux d’irrigation par exemple. Il y a aussi le développement d’implants résistants, mais aussi de solutions de service, de marketing et de conseil. Des entreprises d’embouteillage et d’étiquetage sont également présentes. Aujourd’hui, de plus en plus de producteurs se dirigent vers autre chose que la vigne, et les résultats sont encourageants : arbres fruitiers, oliviers, fruits à coque, jusqu’à de l’événementiel dans les chais. Il y a toute une réflexion autour de cela. Le mode de consommation change, la filière aussi.
Et quels sujets vont attirer l’attention, sur le SITEVI, et dans les semaines à venir ?
On parle de 40.000 hectares de vignes arrachés en 2026. La filière se dirige, comme je l’ai dit, vers les arbres fruitiers, les fruits à coque ou les oliviers, et sur le plan économique, c’est une bonne chose, parce que ce sont des exploitations moins gourmandes en eau par exemple. De plus, Annie Genevard, ministre de la Culture sera présente à l’ouverture du salon, donc j’imagine qu’il y aura quelques annonces. Je sais qu’elle échange avec les viticulteurs en ce moment.
Sur le même sujet : « Un événement pour permettre aux vignerons d’établir des plans d’actions », dans Les Indiscrétions du 17 novembre, à relire en cliquant ici.
Sang neuf
Nos jeunes d’Occitanie ont du talent
Oonagh Whelan, cette jeune diplômée qui remet les habitants au centre des mobilités

Elle fait partie de celles et ceux qui repensent la mobilité du quotidien. Tout juste diplômée du Master Transports, Mobilités et Réseaux de l’Université Paul-Valéry de Montpellier, Oonagh Whelan travaille chez Courriers du Midi, filiale du groupe Keolis (opérateur privé de transport public de voyageurs), où elle conçoit les itinéraires de cars sur la plateforme Tott Up. Une mission qu’elle a d’abord menée en stage, avant d’être recrutée.
C’est au cours de son master qu’elle est repérée par Keolis : avec sa promotion, elle conduit une étude sur le Service express régional métropolitain (Serm) du Grand Montpellier. « On s’est posé beaucoup de questions, on a tenté d’apporter des réponses », explique-t-elle lors de son intervention à la table ronde “Mobilités : l’heure de l’action” (Agencehv) ce 6 novembre. Leur méthode ? Entretiens avec des conducteurs, discussions avec des habitants, données Insee sur les trajets domicile-travail, diagnostic par secteurs et analyse des montées via la billettique.
Elle explique la logique adoptée par son groupe : définir le périmètre du Serm à partir des flux réels de déplacements vers Montpellier, et non des frontières administratives. « Nous sommes allés chercher jusqu’où les gens vont encore travailler à Montpellier », résume-t-elle. C’est ce raisonnement qui les a conduits à inclure Ganges dans leur proposition, car la commune envoie encore de nombreux actifs vers Montpellier, contrairement au périmètre actuel du Serm. À l’inverse, poursuit-elle, Pézenas n’a pas été intégrée dans leur périmètre, car son aire d’attractivité se tourne davantage vers Béziers. « Ce sont des choix que nous avons dû faire », précise-t-elle.
Sur l’offre, elle détaille un travail de rationalisation avec deux lignes distinctes pour le Vigan–Ganges–Montpellier, dont une desserte fine et une express, et des horaires fixes pour simplifier la lecture. « Plus c’est facile et compréhensible, plus on a la possibilité de prendre ce transport-là », souffle-t-elle. Elle souligne aussi les limites du réseau actuel quant à la multiplicité d’itinéraires selon les jours et la difficulté pour les conducteurs à mémoriser ce qui dessert quoi.
Elle résume ce qui, selon elle, devrait guider toute décision publique. « On s’en fout de savoir si un bus est bleu ou rouge (sic). La question, c’est : que faut-il pour les habitants ? »
Sur le même sujet : « « Mobilités : l’heure de l’action ! » : on revient sur la LoupeHV du 6 novembre », Les Indiscrétions du 17 novembre, à croquer ici.
La HV Touch
Conseil RP
Cela ne m’était jamais arrivé. Un chargé de communication me propose, au début d’une interview en visioconférence avec le DG de son entreprise, d’enregistrer l’échange via l’IA, « pour que celle-ci vous envoie votre article tout prêt à l’issue ». Proposition pour le moins incongrue, qui n’a pas fait réagir le DG en question.
En clair : on ne se connaît pas, tu défends les intérêts privés d’une entreprise, et tu proposes à un journaliste de déléguer son intelligence à une IA, pour qu’elle exerce à sa place son métier puisqu’il ne sert à rien. L’avantage, en période de transition : à chaque jour son lot de surprises.
La phrase
« La France pourrait devenir le champ de bataille sur le terrain de la guerre de l’information. Car la France reste un pays très ouvert. »
Hiroshi Kitagawa, consul général du Japon à Marseille, lors du congrès national de la JCE française à Montpellier, le 20 novembre.
On s’en fout
C’est une ère de résistance qui s’ouvre, alors que les assauts des logiciels IA, et de ses défenseurs zélés, s’intensifient. Sous la pression marketing et sociétale, vais-je devoir déléguer mon intelligence à une machine, sur à peu près tout et n’importe quoi – enregistrement et synthèse de discours et de réunions, réponses à des emails, synthèses de documents, plans stratégiques… ? La communauté l’affirme de façon assez péremptoire pour que la fonction « je doute » soit activée de mon côté.
Bien sûr, certaines technologies permettent de gagner un temps précieux. Ce qui devient problématique, c’est que le fait de rédiger sur son ordinateur, pendant une conférence de presse ou autre, suscite désormais des réactions moqueuses et/ou intrusives. « Comment ça, tu n’utilises pas l’IA ? » Sous-entendu : « Mais tu travailles avec ta tête ? À quoi bon ? »
Je ne réponds bien sûr pas, puisque je suis justement concentré sur une tâche que j’estime à valeur ajoutée, et non cessible à un robot. Je m’accorde ce droit souverain. Encore faudrait-il que l’interlocuteur s’intéresse à mes contenus rédactionnels, au lieu de vouloir imposer mécaniquement sa vérité triomphante.
J’en apprends plus ici
Dans cette foire au gras numérique, je me fie à mon intelligence biologique et mon quart de siècle de métier. Pour trier, hiérarchiser, noter, recroiser, contextualiser, développer, connecter. Au sein de notre rédaction, les IA génératrices sont utilisées dans un cadre défini, avec parcimonie. Tout rendu automatisé est passé au crible.
Avis à la communauté des magiciens digitaux et autres vendeurs de solutions miracles : celui qui me dégote ou me façonne une intelligence artificielle capable de rédiger la présente newsletter – avec la même rigueur, le même ton, à la virgule et à l’âme près – pendant que je siffle deux ou trois Gin Tonic, je lui verse 9.990 euros TTC en trois virements.
Au marché
Les marchés publics essentiels en Occitanie de la semaine passée. Parce qu’il faut bien vivre.
APPELS D’OFFRES
Occitanie
La Région Occitanie lance un avis pour l'impression, façonnage, conditionnement et livraison des supports de communication et d'information.
Aéronautique ✈️
Occitanie Ouest
Le syndicat mixte de l'aéroport Castres-Mazamet lance un avis pour la délégation de service public pour l'exploitation de services aériens réguliers entre Castres (Mazamet) et Paris (Orly).
Aménagement 🏗️
Occitanie Est
La communauté de communes Corbières Salanque Méditerranée lance un avis pour l'étude opérationnelle et plan d'actions pour les Zones d'Activités économiques.
Occitanie Ouest
La mairie de Monclar-de-Quercy lance un avis pour l'aménagement u R-1 du pôle médical.
BTP 👷♀
Occitanie Est
L'IRD délégation régionale Occitanie lance un avis pour les travaux d'extension du bâtiment principal.
La Ville d'Alès lance un avis pour les travaux de désamiantage et réfection des toitures des halles de Bruèges.
Le Conseil départemental de l'Hérault lance un avis pour la création d'un plateau sportif au collège Arthur Rimbaud à Montpellier.
La commune du Barcarès lance un avis pour les travaux de réaménagement de la place de la République.
Sa3m lance un avis pour la réalisation des travaux de terrassements généraux de l'Hôtel des sécurités.
La mairie de La Grande-Motte lance un avis pour les travaux de réhabilitation du Domaine Haute Plage en Centre Culturel.
L'Université Perpignan Via Domitia lance un avis pour les travaux de rénovation et de réaménagement du RDC de la bibliothèque universitaire.
Sa3m lance un avis pour les travaux de réalisation du pPôle éducatif des Halles de la Mosson à Montpellier.
Occitanie Ouest
La mairie de Cugnaux lance un avis pour la maîtrise d'œuvre pour la réhabilitation d'un ancien corps de ferme en centre de santé et cabinets paramédicaux.
La communauté de communes de la Muse et des Raspes du Tarn lance un avis pour la mission de maîtrise d'œuvre pour les travaux d'aménagement internes des différents secteurs du parc d'activités Millau Viaduc 2.
Toulouse Métropole lance un avis pour les travaux d'entretien et de réparation des ouvrages d'art.
Tisséo Collectivités lance un avis pour les travaux pour la réalisation d'une extension du Parking Relais "Ribaute" à Balma.
Le syndicat mixte Decoset lance un avis pour la construction d'une déchèterie sur la commune de Toulouse.
La communauté d'agglomération Gaillac Grau lance un avis pour la mission de maîtrise d'œuvre pour la réhabilitation de l'école élémentaire de Crins à Graulhet.
La SPL Arac Occitanie lance un avis pour OPC de chantier pour des travaux de rénovation d'un lycée et d'économie d'énergie de son bâtiment 13 au lycée Victor Hugo à Colomiers.
La Ville de Saint-Jean lance un avis pour les travaux de construction d'un nouveau gymnase.
La Ville de Toulouse lance un avis pour les travaux de réfection de la charpente bois lamellé collée au gymnase du lycée Toulouse Lautrec.
Communication 📣
Occitanie Ouest
La mairie de Launaguet lance un avis pour la conception graphique et impression des supports de communication.
Déchets 🗑️
Occitanie Est
Sète Agglopôle Méditerranée lance un avis pour la prestation de collecte des déchets ménagers et assimilés et prestations associées.
Occitanie Ouest
Le Muretain Agglo lance un avis pour le transport des déchets ménagers collectés.
Le Grand Ouest Toulousain lance un avis pour la fourniture de colonnes d'apport volontaire pour la collecte des déchets ménagers.
Eau / Assainissement 💧
Occitanie Est
L'ASA de Sainte-Anne lance un avis pour la création d'une station de pompage et de filtration.
Occitanie Ouest
La communauté d'agglomération Tarbes Lourdes Pyrénées lance un avis pour les travaux de renouvellement d'un réseau d'eau potable.
Énergie ⚡
Occitanie Est
La communauté de communes Albères Côte Vermeille Illibéris lance un avis pour les prestations d'audit énergétique et de simulation thermique dynamique et énergétique.
Immobilier 🏟️
Occitanie Est
Le CHU de Montpellier lance un avis pour la mission de contrôle technique et de CSPS pour la conception et la construction neuve d'un hôpital de jour.
Nettoyage 🧹
Occitanie Ouest
Toulouse Métropole lance un avis pour la propreté urbaine.
Services 📋
Occitanie Est
La commune de Carcassonne lance un avis pour la délégation de service public pour la conception, la réalisation et l'exploitation du réseau de chaleur du quartier de la Bastide Saint-Louis.
La mairie de La Grande-Motte lance un avis pour les prestations d'entretien des espaces verts communaux, de gestion globale du réseau 'arrosage communal et de fourniture de matériels d'arrosage, d'engazonnements, de plantations, de clôtures et d'équipements divers.
Occitanie Ouest
Rodez Agglomération lance un avis pour la réalisation d'une installation de chauffage climatisation.
Tisséo Voyageurs lance un avis pour la maintenance des équipements métro.
Urbanisme 🏙️️
Occitanie Ouest
La SPL Arac Occitanie lance un avis pour la réalisation d'une mission de maîtrise d'œuvre en vue d'établir la modification du périmètre de la Zac Pyrenia.
ATTRIBUTIONS DE MARCHÉ
Le Syndicat Mixte d'énergies du département de l'Hérault attribue le marché de travaux, maintenance et exploitation des installations d'éclairage public à Soc Entretien Eclairage Public, Borderes-Sanchis, Travesset et Serpollet Occitanie. Valeur totale du marché : 28 000 000 euros.
La Serm attribue le marché de mission de maitrise d'oeuvre pour les travaux de VRD et le traitement paysager des ZAC/PUP des Consuls de Mer 1 à 4 à Egis Villes et Transports. Valeur totale du marché : 250 000 euros.
La Sa3m attribue le marché de maîtrise d'œuvre pour les travaux d'infrastructures de VRD, d'aménagement paysager, hydraulique dans le cadre de l'aménagement de la ZAC Port Marianne/ République-Secteur Est à Gaxieu. Valeur totale du marché : 1 000 000 euros.
La communauté de communes de Millau Grands Causses attribue le marché de collecte des conteneurs en apport volontaire du verre et transport vers le centre de traitement à ETS Pierre Carcano. Valeur totale du marché : 400 000 euros.
La communauté de communes des Aspres attribue le marché de mission de maîtrise d'œuvre pour la construction d'une Maison de Santé Pluridisciplinaire sur la commune de Thuir à Atelier Garrabe. Valeur totale du marché : 400 000 euros.
Le Conseil départemental du Gard attribue le marché d'études de trafic pour les projets d'infrastructures routières à SARL Transmobilités. Valeur totale du marché : 400 000 euros.
Toulouse Métropole attribue le marché de travaux de réaménagement du chemin de Virebent à Spie Batignolles Malet et Midi-Pyrénées Environnement. Valeur totale du marché : 3 012 676,4 euros.
Aéroport Montpellier Méditerranée attribue le marché de travaux de génie civil, alimentation HT et BT pour les équipements d'assistance en escale à Colas et ADG Energy. Valeur totale du marché : 889 007 euros.
Rodez Agglomération attribue le marché de gestion des pôles d'échanges à T.R.A Services. Valeur totale du marché : 433 204 euros.
La communauté de communes Sud Roussillon attribue le marché d'aménagement d'une liaison douce et d'une voie de contournement entre Alenya, les Massardes et Latour Bas Elne à Colas France, Arelec TP et Palm Beach Paysages. Valeur totale du marché : 655 816,21 euros.
Plus de marchés ici
La communauté de communes du Pays d'Olmes attribue le marché de travaux de réhabilitation du sous-sol de l'hôtel d'entreprises à Sarl Gaetan Sanchez Et Fils, Sarl Pays D'Olmes Batiment, Societe D'Exploitation Etbs Rodrigues... Les autres lauréats sont à croquer ici. Valeur totale du marché : 1 841 560,88 euros.
La Ville de Nîmes attribue la concession de travaux valant autorisation d'occupation domaniale pour la conception, la construction et l'exploitation de centrales photovoltaïques sur le Centre Technique Municipal Grézan à Eléments. Valeur totale du marché : 7 829 000 euros.
Le Syndicat Mixte d'énergies du département de l'Hérault attribue le marché d'acquisition d'équipements informatiques et maintenance à SARL Proxiel. Valeur totale du marché : 152 809 euros.
Lunel Agglo attribue le marché de délégation des services publics de l'alimentation en eau potable et de l'assainissement collectif et non collectif à SA RUAS Michel – VEOLIA. Valeur totale du marché : 17 330 000 euros.
L'ISAE attribue le marché d'AMO pour les missions relatives à la stratégie immobilière, à la programmation et à de l'économie de la construction à Cambea, CBRE, CGI... Les autres lauréats sont à consulter ici. Valeur totale du marché : 1 000 000 euros.
La Régie des eaux de Montpellier Méditerranée Métropole attribue le marché de prestations de service pour l'exploitation du service de l'assainissement collectif à Suez Eau France. Valeur totale du marché : 31 840 333 euros.
L’agenda
Mardi 25 novembre :
Remise des Trophées du MOCI à la Cité de Toulouse, dans le cadre de l'Occitanie Export Tour, organisé par la CCI Occitanie. Programme ici.
Salon de l’entreprise & de la franchise, de 9h à 18h, au Centre de Convention du MEETT à Toulouse. Plus d’informations ici.
Mercredi 26, jeudi 27 et vendredi 28 :
Colloque « Journalisme et plateformes à l’heure de l’IA générative », organisé par le LERASS à l’Université de Toulouse. Plus d’informations ici.
Jeudi 27 novembre :
Débats d'Élixir : « L'oenotourisme est-il la solution ? », organisé par Midi Events aà Pays d'Oc (34). Inscription ici.
Assises du Tourisme 2025, organisées par la CCI Aude, de 13h30 à 18h, au Cinéma Véo Castelnaudary (11). Inscriptions ici.
Mardi 2 décembre
Rencontres pour l’Emploi, organisé par la Métropole de Montpellier, de 9h à 17h, au stade de la Mosson (Montpellier). Plus d’informations ici.
Mardi 9 décembre :
Mozart de la réussite, organisé par Le Cercle Mozart des Terres du Rhône et de la Méditerranée, à partir de 18h30, au Palais des Congrès H2 (Nîmes). Inscriptions ici.
Jeudi 18 décembre :
Débats d'Élixir : « La recherche est-elle optimiste ? », organisé par Midi Events au siège de Midi Libre (Saint-Jean-de-Védas). Inscription ici.
Plus d'événements ici
2026
Lundi 9, mardi 10 et mercredi 11 février :
Salon SIPRHO, à partir de 9h, au Parc des Expositions de Montpellier (34). Plus d’informations ici.
Jeudi 19 mars :
21e édition d'Occitanie Invest, organisé à La Cité à Toulouse. Plus d'infos et inscription ici.
Mardi 12 et mercredi 13 mai :
Space Summit for a Resilient Future (Sommet de l'espace pour un futur résilient), organisé par Novaspace avec le soutien de la Région Occitanie, au Centre des Congrès Pierre Baudis à Toulouse. Plus d'infos ici.
Newsroom
L’agence travaille en ce moment sur plein de choses passionnantes :
JOURNALISME
Pour Les Échos :
- Série d’hiver. Sujet « Blanquette de Limoux », parution à Noël
- Portrait de Florelle Visentin-Klein (Océanis Promotion / Uxco Group)
- Washin perce sur le marché des laveries connectées
- Le poids économique du marché de Mauguio (34)
Enquêtes pour Les Échos :
- Les stations balnéaires du Languedoc face aux défis du 21e siècle
- EnR : comment l’écosystème montpelliérain s’adapte dans un contexte d’incertitude
Pour ToulÉco :
- Interview longue d'Olivier Nicollin (Groupe Nicollin)
- Interview off de Mathias Malzieu
- Article sur la biotech Greenphage (solutions antibactériennes naturelles, 34)
Hors série ToulÉco « Qui sont les entrepreneurs d'Occitanie ? » :
- Interview de Clara Hardy (Sericyne)
- Interview d'Agathe Boidin (Pacific Pêche)
- 3 pages pratiques pour entreprendre en Occitanie
BoisMAG :
- Enquête « négoce bois et produits dérivés », parution en décembre.
RÉDACTIONS
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Profils Systèmes : quatre reportages pour le prochain magazine Signature : Hôtel Horizon Massane (Baillargues) ; Bâtiment Etic (Cambacérès, Montpellier) ; Transformation d'une bastide provençale en villa contemporaine ; La stratégie du couple Tuffery (jeans).
Magazine l'Occitan : pour janvier 2026, co-rédaction avec Métropolitain et Laurent Blondiau d'un magazine papier portant sur l'actualité économique de la région.
Septeo : rédaction de 4 articles pour le blog de Septeo.
