B4-Altemed-30janvier2023

Les indiscrétions

Eau : le pôle Aqua Valley coule

Semaine du 20 juillet 2026

À l’affiche

Parce qu’elles et ils le valent bien

Stéphane Maquaire, Club Med

Stéphane Maquaire, Club Med

Le PDG du Club Med signe, ce 22 juillet à la préfecture des Pyrénées-Orientales à Perpignan, le protocole d’accord relatif au projet de création d’un village de vacances Club Med au Barcarès (66), en présence d’Antoine Saintoyant, directeur de la Banque des Territoires, et de Carole Delga, présidente de la Région Occitanie. Il s’agira du premier resort Club Med en Occitanie : une implantation touristique majeure, sur le site de l’ancien VVF, face à la mer, avec à la clé environ 500 créations d’emplois.

Anaïs Thourot, Roxim / Evanesens

Anaïs Thourot, Roxim / Evanesens

Coûts de construction, prix du foncier, taux d’intérêt… De nombreux projets immobiliers sont mis à l’arrêt. Malgré les vents contraires, le programme immobilier Evanesens (promoteur : Roxim, architecte : François Fontès), lancé en 2018, a accueilli ses premiers occupants le 7 juillet. Située dans le quartier de l’Hôtel de Ville, cette tour végétale inspirée du Bosco Verticale de Milan se compose de 74 logements répartis sur deux tours de plus de 50 mètres, avec pas moins de 4.600 végétaux. « Il faut tenir compte du contexte économique mais aussi de la difficulté technique de réaliser un projet comme celui-ci. C’était presque plusieurs chantiers en une seule opération. Après Le Nuage, également à Montpellier, Evanesens est un nouveau projet emblématique de Roxim, qui démultiplie les balcons et les espaces extérieurs sur les linéaires de façades, célébrant un art de vivre méditerranéen », déclare aux Indiscrétions Anaïs Thourot, présidente de Roxim.
Et d’enchaîner : « Il ne faut pas perdre de vue ce qui fait notre métier de promoteur immobilier. C’est un métier complexe, qui consiste à prendre des initiatives, porter un risque et engager des capitaux. On est une entreprise familiale, et nous investissons dans le territoire. Nous ne nous sommes pas retrouvés dans une situation facile, mais nous avons assumé ce risque jusqu’au bout, en veillant à préserver l’intégralité des ambitions du projet. Dans ce projet, nous avons mis tout notre âme, et tout notre cœur. La résidence est vraiment agréable. Beaucoup de nos confrères ont abandonné des projets plus traditionnels. »

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Quid de la commercialisation, avec 12 appartements encore à la vente ? « Je suis confiante. Dès que l’on commercialise de grands appartements, très confortables, avec des prestations haut de gamme et des budgets importants, les acquéreurs ont besoin d’être rassurés. Les visites virtuelles ou les images 3D ne remplacent jamais l’expérience réelle. Les clients ont besoin de se projeter dans un lieu tangible. Nous allons pouvoir à présent faire visiter les appartements aux potentiels acquéreurs. Par exemple, les différents espaces extérieurs permettent de vivre l’extérieur selon la courbe du soleil et les saisons. Ce type de subtilité ne peut se comprendre qu’en le vivant, ça se vit », confie Anaïs Thourot. Doté d’un système de recyclage des eaux grises couvrant 80 % des besoins d’irrigation, Evanesens mise sur un habitat pensé pour le climat méditerranéen. « C’est sûrement un projet qui ne sera pas reconductible à Montpellier. En revanche, il constitue un modèle pour des métropoles européennes confrontées au changement climatique et attractives pour une clientèle internationale », estime Anaïs Thourot, qui cible également des acquéreurs venus d’Europe du Nord, d’Italie, du Luxembourg ou encore des États-Unis pour achever la commercialisation. « Sur les 62 appartements vendus, 60 % sont des acquéreurs français et 40 % sont étrangers, conclut-elle. Nous développons un référencement auprès d’agences internationales afin de toucher une clientèle provenant d’Europe du Nord, d’Italie, du Royaume-Uni, du Luxembourg, mais aussi du Koweït ou des États-Unis. »

Stéphane Bussa, Symétrie

Stéphane Bussa, Symétrie

Ex-directeur commercial de Lasea SA (fabrication de machines industrielles, Seraing en Belgique), il est le nouveau directeur général de Symétrie (55 salariés, hexapodes, Bouillargues – 30). Autre nomination dans cette PME innovante gardoise : Thomas Vincent (ex-Bastide 1880, Vézénobres – 30) est nommé directeur administratif et financier.
Déjà tourné vers l’export, avec 55 % de son activité, le spécialiste des systèmes de positionnement de haute précision, créé en 2000, entend accélérer sa présence sur les marchés mondiaux de l’optique et de la photonique, tout en augmentant ses capacités de production. Soutenue depuis février 2025 par le fonds Capital Export, l’entreprise vise un doublement de son CA (12 M€ en 2025) à horizon de cinq ans.

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Avec un nouveau siège de 3.500 m² inauguré il y a seize mois (architecte : Seuil Architecture) , Symétrie affiche ses ambitions internationales. « Nous sommes désormais sous la barre des 45 % d’activité en France », indique Olivier Lapierre, cofondateur de l’entreprise avec Thierry Roux, rejoints dès les débuts par Gilles Diolez, premier salarié.

Toute la production est réalisée à Bouillargues, tandis que le développement commercial repose sur un maillage international. « Toutes les machines sont produites ici. Nous nous appuyons sur un réseau d’agents et de distributeurs, avec un pôle en Chine et un autre aux États-Unis », explique Olivier Lapierre. L’entreprise assure en interne la conception, la fabrication, le montage et l’intégration de ses équipements, avec des références prestigieuses telles que Facebook, Apple ou encore la Nasa.

Pour le dirigeant, les PME industrielles françaises ne peuvent pas rivaliser avec les grands acteurs internationaux sur les coûts ou les volumes. « La France doit jouer sur l’innovation, la réactivité et la proximité. On est reconnus pour ces qualités à l’international, là où les Allemands appliquent des protocoles », estime-t-il. Selon lui, cette stratégie s’appuie notamment sur un réseau de distributeurs de terrain et sur une présence régulière dans les salons et congrès internationaux.

Les besoins progressent notamment « dans l’optique et la photonique, portés par le développement de systèmes de calcul liés à l’intelligence artificielle », observe Olivier Lapierre, identifiant là des pistes de développements futurs.

L’objectif est de fournir davantage d’équipements aux fabricants de composants électroniques comme TSMC, ASML, Nvidia… « Aujourd’hui, Symétrie produit moins de 200 machines par an. On ambitionne d’atteindre entre 300 et 500 unités annuelles. La taille des commandes passerait d’un à cinq systèmes aujourd’hui à des séries de cinq à cinquante équipements », escompte-t-il.

Philippe Merle, Direction générale des finances publiques Occitanie

Philippe Merle, Direction générale des finances publiques Occitanie

Il est nommé directeur régional des finances publiques d’Occitanie et du département de la Haute-Garonne pour une durée de trois ans, apprennent Les Indiscrétions sur LinkedIn le 1er juillet. Philippe Merle, qui était chef du service des retraites de l’État depuis 2025, succède à Hugues Perrin, qui prend sa retraite.

Bruno Palleau, cap sur le Puy-de-Dôme

Bruno Palleau, cap sur le Puy-de-Dôme

L’ex-directeur de cabinet du président de Hérault Méditerranée (Gilles d’Ettore, puis Sébastien Frey, et depuis avril, Gwendoline Chaudoir) est nommé chef de cabinet du président du conseil départemental du Puy-de-Dôme, à Clermont-Ferrand (63). Un changement de cap (géographique, mais aussi de type de collectivité), pour cet expert de la sphère publique et du tourisme, qui a travaillé 18 ans dans l’agglomération d’Agde. Dans le Puy-de-Dôme, il découvre un département « aux réalités agricoles très diverses », qui dispose « de marges de manœuvre budgétaires » et doit, comme dans le sud, composer avec la préservation de la ressource en eau, confie-t-il aux Indiscrétions. En tant que chef de cabinet, il travaille pour le président du Département du Puy-de-Dôme, Lionel Chauvin, aux côtés du directeur de cabinet, Aurélien Bazin. À Hérault Méditerranée, son successeur n’est pas encore choisi.

Nicolas Dalmayrac, Club de l’immobilier de Toulouse

Nicolas Dalmayrac, Club de l’immobilier de Toulouse

Nicolas Dalmayrac, avocat associé chez Camille Avocats (Toulouse) et membre du CIT, devient président du Club de l’immobilier de Toulouse (CIT), qui élit un nouveau bureau lors de son assemblée générale du 9 juillet. Delphine Le Net et Laurent Hugonenc sont élus vice-présidents. Pierre Antoine Ourliac devient secrétaire et Jérémie Dagonet trésorier. Nicolas Dalmayrac succède à Ouafa Boughdadi, qui occupait la présidence du club depuis quatre ans. Elle est élue présidente d’honneur.

Davy Tessier, Furious Squad / « De produire à reproduire »

Davy Tessier, Furious Squad / « De produire à reproduire »

L’entrepreneur tech Davy Tessier (Furious Squad), qui a un pied à La Grande-Motte (34), publie le manifeste « De produire à reproduire » (disponible en cliquant ici), traitant de la performance des organisations de services à l’ère de l’IA. « 95 % des sociétés de services ne dépassent jamais 20 collaborateurs. Ce n’est pas une fatalité, c’est une mécanique, explique-t-il. La vraie question est : ‘Mon organisation est-elle capable de reproduire ce que ses meilleurs éléments savent faire – sans eux ? Si la réponse est non, aucun outil ne changera ça. L’IA non plus. Il existe deux façons de créer de la valeur. Produire – ce que chaque individu accomplit seul. Reproduire – ce qu’une organisation entière réplique à grande échelle. La plupart des dirigeants ont passé leur carrière à optimiser le premier verbe. Ce livre porte sur le second. » Voilà de sains devoirs de vacances en vue, pour justement pouvoir partir plus souvent en vacances.

Loris Romiguier, Le Sac du Berger

Loris Romiguier, Le Sac du Berger

Refuser l’urgence de la mode. Voilà l’un des maîtres-mots de Loris Romiguier, directeur des opérations de l’entreprise familiale aveyronnaise Le Sac du Berger (Marnhagues-et-Latour), spécialisée dans la confection de sacs en cuir. Du haut de ses 25 ans, le neveu de Jean-Pierre Romiguier, fondateur de l’entreprise, se lance sur LinkedIn pour « défendre son projet ». « Notre ambition est de persévérer dans la maîtrise et la pérennisation de l’artisanat manuel », souffle-t-il aux Indiscrétions. Et d’ajouter : « Il est aussi important de gagner en notoriété, pour montrer qu’une micro-économie artisanale est toujours possible aujourd’hui, et donner envie à toujours plus de monde de porter des objets qui accompagnent et qui durent ». L’entreprise compte 15 salariés pour un chiffre d’affaires de 1 M€ HT en 2025. Le Sac du Berger réalise 70 % de son chiffre d’affaires en BtoC (site internet, 2 boutiques en propre dont une directement dans l’atelier de production), et 30 % « entre particuliers et quelques collaborations BtoB », précise Loris Romiguier.

Adrien Vives, Espacio Groupe

Adrien Vives, Espacio Groupe

Adrien Vives intègre le comité exécutif en tant que délégué à la stratégie et au développement d’Espacio Groupe (Lunel, 34), spécialisé dans l’ingénierie et la construction. Ses missions : « participer à la consolidation des positions du groupe sur ses marchés historiques, à la diversification de ses activités ainsi qu’à l’identification et la concrétisation de nouvelles opportunités en France comme à l’international », explique Espacio Groupe. Fondé par Sofia et Vincent Tribillac en 2007, Espacio Groupe emploie 47 salariés. Sofia et Vincent Tribillac, dirigeants de la PME, ont participé à la 2e soirée réseau Agencehv, le 14 juin 2023. Les Indiscrétions en parlaient ici.

Christophe Serre, Gard rhodanien

« L’enjeu du foncier économique est un gros problème pour notre agglomération »

Marjorie Soulier, Cyclium

« On arrive à cartographier les compétences du territoire pour prévoir les besoins »

Anthony Roumeas, Collectif Interrégional Économique

« L’attractivité, le foncier et les mobilités sont les priorités de notre territoire »

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Émilie Robert, préfecture de la Lozère

Émilie Robert, préfecture de la Lozère

Elle rejoint la préfecture de la Lozère en tant que cheffe du bureau de la représentation de l’État, dévoile-t-elle sur LinkedIn le 9 juillet (lire ici). Émilie Robert était cheffe du service entreprises et compétences à la Direction départementale de l’emploi, du travail, des solidarités et de la protection des populations de Lozère depuis octobre 2022.

Émilie Dalix, Atmo Occitanie

Émilie Dalix, Atmo Occitanie

Elle est réélue présidente d’Atmo Occitanie, association agréée de surveillance de la qualité de l’air en Occitanie, pour une durée de trois ans. Émilie Dalix est conseillère régionale de la Région Occitanie. Elle cite parmi les principaux dossiers « la nouvelle directive européenne sur la qualité de l’air, l’élargissement des missions des Associations agréées de surveillance de la qualité de l’air, le développement de nouveaux champs d’expertise sur les pollens, les pesticides, les gaz à effet de serre, les perturbateurs endocriniens et les PFAS ».

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Le conseil d’administration accueille trois nouveaux administrateurs : les représentants de la communauté d’agglomération Tarbes-Lourdes-Pyrénées, du Sicoval et de l’entreprise Orano. Les autres administrateurs renouvellent leur mandat.

Nadine Darson Beretta, quitte l’Agence de Développement Touristique de l’Aude

Nadine Darson Beretta, quitte l’Agence de Développement Touristique de l’Aude

Après six années à la direction de l’ADT de l’Aude (Carcassonne), elle quittera ses fonctions en octobre pour des raisons personnelles. L’ADT de l’Aude recrute ainsi son futur directeur, « avec l’ambition d’aller vers un modèle de tourisme à impact positif ». L’équipe de l’ADT 11 compte 19 collaborateurs. L’offre d’emploi accessible ici.

Benoît Phalippou, FACE Gard

Benoît Phalippou, FACE Gard

Il est élu président de FACE Gard (Fondation Agir Contre l’Exclusion) pour un mandat de trois ans lors de l’assemblée générale de l’association, organisée le 16 juin à Nîmes. Il succède à Pierre Leman, élu en 2023. Dirigeant de Cereg (services de conseil en environnement, Nîmes), Benoît Phalippou est administrateur de FACE Gard depuis plus de dix ans et membre du bureau depuis sept ans.

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Créée en 2009, FACE Gard réunit des entreprises autour d’actions liées à la responsabilité sociétale des entreprises. L’association intervient dans les domaines de l’emploi, de l’inclusion, de l’éducation, de l’accès à la culture et de la lutte contre les discriminations. En 2025, FAC Gard a accompagné 429 personnes vers l’emploi, mobilisé 236 entreprises, dont 72 adhérentes, et associé 2 096 élèves à des actions consacrées à l’orientation et à la découverte du monde professionnel.

Gauthier Krikorian, Club des Industriels de la Région Toulousaine

Gauthier Krikorian, Club des Industriels de la Région Toulousaine

Il est nommé à la présidence du Club des Industriels de la Région Toulousaine (CIRT), aux côtés d’Elia Pribil, apprennent Les Indiscrétions ce 14 juillet. Il succède à Philippe Rouch. Sophie Nanin est vice-présidente du CIRT.

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La rédac’ se mouille

On aime

La victoire (1-0, après prolongations) de l’équipe d’Espagne contre une accrocheuse Argentine, hier en finale de la Coupe du Monde de foot à New York. Pourquoi ? Parce que c’est tout simplement la meilleure équipe qui a gagné la compétition. Soyons sport et admettons-le. La Roja a d’ailleurs vaincu (et dominé dans les grandes largeurs) les vainqueurs des deux dernières éditions : la France de Mbappé (vainqueur en 2018) en demie, puis l’Argentine de Messi (vainqueur en 2022) en finale.
De l’autre côté des Pyrénées, comment soigner nos Bleus à l’âme ? En 4 coupes du Monde disputées comme désormais ex-sélectionneur de l’équipe de France, Didier Deschamps pourra toujours sortir un argument massue : ses protégés auront soit vaincu (une fois, en 2018), soit été vaincus par le lauréat de l’édition (contre l’Allemagne en 2014, l’Argentine en 2022 et l’Espagne en 2026). 

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On n’aime pas

Les menaces de mort reçues le 16 juillet par Christophe Rivenq, maire LR d’Alès (30), dans une lettre attribuée au groupe criminel marseillais DZ Mafia. L’enveloppe contenait deux balles de calibre 9 millimètres, indique l’AFP. De plus, des menaces ont été inscrites sur les clôtures de son domicile. Une enquête pour menaces de mort et intimidation a été ouverte. Le tort de l’édile ? S’engager dans la lutte contre le narcotrafic, fléau qui gangrène la cité alésienne. Début juin, un jeune homme de 18 ans est mort dans l’un des quartiers de la ville, sur fond de trafic de drogue.
Le maire d’Alès a reçu une vague de soutiens politiques, tous bords politiques confondus (hors LFI et RN) dans la région. « La peur ne doit jamais dicter la loi. Les conditions du débat démocratique doivent rester respectueuses de l’intégrité de toutes et tous », écrit Vincent Bouget, maire PCF de Nîmes, lui aussi engagé dans une lutte difficile contre le narcotrafic dans les cités nîmoises, et qui a rendu une visite de soutien le 17 juillet au maire d’Alès. Pour Carole Delga, présidente PS de la Région Occitanie, « la République ne doit jamais reculer face à l’intimidation et à la violence des réseaux criminels ».

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Décodage

On perce le coffre-fort

Malgré les effets du réchauffement climatique, le pôle de compétitivité sur l’eau Aqua-Valley contraint à la liquidation (exclusif)

Aqua Valley - Les indiscretions
©DR

En pleine canicule, et sur une façade méditerranéenne de plus en plus exposée aux sécheresses, l’annonce arrive à contre-courant. Le pôle de compétitivité labellisé eau Aqua-Valley, basé à Montpellier et couvrant les régions Occitanie et Sud, est liquidé ce 10 juillet par le tribunal judiciaire de Montpellier, après qu’un mandataire a été désigné en mars, indique aux Indiscrétions Olivier Sarlat, président d’Aqua-Valley.
C’est la conséquence de coupes budgétaires drastiques du côté de certains partenaires publics. « Entre 2025 et 2027, la part des financements publics serait passée de 450.000 à 72.000 euros, ce qui est impossible pour le fonctionnement d’une association de 10 salariés, dont je salue le travail formidable. Jusqu’au bout, ils n’ont rien lâché, explique-t-il. La Région Sud nous a informés par écrit, fin 2025, ne plus financer du tout Aqua Valley, au lieu de 120.000 euros annuels. Et l’État, qui versait 258.000 euros par an, n’apporte plus aucune garantie pour le futur. Seule la Région Occitanie aura soutenu Aqua-Valley jusqu’à la fin, encore tout récemment », aux côtés d’autres partenaires : Agence de l’Eau, les quatre Départements littoraux de l’Occitanie, Banque des Territoires, Banque Populaire du Sud, Montpellier Méditerranée Métropole et Nîmes Métropole.

Incohérence du désengagement. Alors que, de source proche, les financements publics ont pesé entre 40 % et 50 % du budget total, la fin de ce pôle de compétitivité, né en 2010, est donc devenue « inéluctable », enchaîne Olivier Sarlat, par ailleurs directeur régional Eau de Veolia. S’il dit « respecter » les choix de ses anciens partenaires publics, l’expert souligne l’incohérence de ce désengagement. « De toute évidence, les pôles de compétitivité ne sont plus une priorité pour le gouvernement. Pour le pôle Eau, c’est contradictoire, au regard des impacts du changement climatique dans la moitié Sud du pays. D’un côté, il y a une volonté politique de mettre en avant le sujet de l’eau, qu’il s’agisse du manque ou des excès d’eau. Et, d’un autre côté, les subventions baissent. » 75 % des entreprises adhérentes sont par ailleurs des TPE et des PME, « pour lesquelles Aqua-Valley aura été le moyen de se fédérer, d’échanger, et de se mettre ensemble pour attaquer des marchés ».

Le poids d’Aqua-Valley en cliquant ici

Fort de 250 adhérents, Aqua-Valley a accompagné plus de 100 projets innovants ayant levé au total 140 millions d’euros, par exemple sur la gestion des ressources et la réutilisation des eaux usées traitées. Les entreprises adhérentes regroupent 5.000 salariés, pour 1,5 milliard d’euros de chiffre d’affaires cumulés. La partie académique connecte 1.200 chercheurs et plus de 500 doctorants, répartis entre Toulouse, Montpellier et Aix-Marseille, à l’origine « des deux tiers des publications académiques nationales. La connaissance de l’eau en France se trouve ici », martèle Olivier Sarlat.
Après ce naufrage inattendu, une nouvelle structure, plus légère, pourrait reprendre la suite. « La réalité fait face à nous. Il n’est pas possible que rien d’autre ne se construise derrière. Mais qui va le monter ? Je ne sais pas », déclare l’expert, qui se dit « à la disposition du collectif qui voudra rebondir, en ligne avec les Départements littoraux de l’Occitanie (Hérault, Gard, Aude, Pyrénées-Orientales), l’Agence de l’Eau Rhône-Méditerranée et la Région Occitanie », détaille-t-il.
La France compte un autre pôle de compétitivité sur l’eau, Aquanova, couvrant la moitié Nord.

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 « On n’a jamais connu un tel attentisme », alerte la FRTP Occitanie Méditerranée à l’attention des nouveaux maires et présidents d’intercommunalités

Cri d’alarme des Travaux publics, face à la baisse de la commande publique. Réuni le 8 juillet avec les représentants des différentes branches des travaux publics (Julien Biagioni des Canalisateurs, Lionel Llobet du STRRES…), le président de la FRTP Occitanie Méditerranée, Olivier Giorgiucci, dresse un constat sombre de l’état de la filière.

Une activité qui décroche brutalement. « Le problème, c’est que les collectivités ont levé le pied sur leurs investissements », souligne Olivier Giorgiucci. Le ralentissement était attendu, mais son ampleur surprend la filière : 53 % des entreprises de la filière déclarent une baisse significative de leur activité.

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28 % d’appels d’offres en moins. Olivier Giorgiucci souligne également la baisse du nombre d’appels d’offres publiés : 28 % en moins par rapport à l’année dernière. Sur les quatre premiers mois de l’année en Occitanie, 1.039 appels d’offres publiés, contre 1.460 au même moment, un an plus tôt. Cette baisse atteint même 37 % auprès des communes.

Le privé ne compense plus. « Le secteur privé est en souffrance aussi. On n’a pas un client pour rattraper l’autre », déplore le président de la FRTP Occitanie Méditerranée. Les projets industriels privés reculent de 16 %

Les intérimaires, « variable d’ajustement ». « Habituellement, les intérimaires sont notre variable d’ajustement en termes d’emploi. Aujourd’hui, nous n’avons plus assez de travail pour en prendre. De grosses entreprises de la région Occitanie sont déjà passées en chômage partiel », résume Olivier Giorgiucci. Les effectifs ouvriers sont en baisse de 5 %, et les intérimaires à -18 %. Cette crise se ressent également sur les centres de formation. Faute de visibilité à long terme, les entreprises peinent à recruter de jeunes salariés selon la FRTP Occitanie. « On est passé du quoi qu’il en coûte à ‘Mourrez, on ne peut plus rien pour vous’ », souffle Olivier Giorgiucci.

« Il vaut mieux 1 € d’entretien que 10 € de reconstruction ». Olivier Giorgiucci pense également que plusieurs communes disposent encore d’une marge de manœuvre, malgré les contraintes. Il donne pour exemple les Départements de l’Aude et de l’Hérault : « Leurs budgets n’ont pas bougé, et pourtant, on est respectivement à -26 et -38 % d’investissement par rapport à 2023. Il vaut mieux dépenser 1 € aujourd’hui pour entretenir que 10 € demain pour reconstruire », martèle-t-il, évoquant le risque de créer une « dette grise » sur les réseaux d’eau, les routes ou les ouvrages d’art.

Un cercle vicieux à contrer. « Les travaux publics représentent 50 M€ sur le budget du Département de l’Hérault, sur un total de 1,5 Md€. Sur ces 1,5 Md€, le RSA représente un quart. Il faut bien comprendre que si les TP doivent licencier, de nombreux employés vont se retrouver au RSA, et ainsi faire augmenter cette part dans le budget du Département. Il faut éviter cela », tonne Olivier Giorgiucci.

Une rentrée sous tension à venir. Le patron de la FRTP Occitanie estime que le blocage actuel de sa filière est inédit. Son message aux maires : sans reprise rapide de la commande publique, les entreprises ne pourront pas absorber une baisse d’activité de l’ordre de 30 %, sans conséquences sociales.
La fédération régionale représente un peu plus de 2.000 entreprises, 30.000 salariés pour 4,5 Md € d’activité. Des entreprises « locales, non délocalisables, qui réalisent 70 % de leur chiffre d’affaires grâce à la commande publique », affirme encore Olivier Giorgiucci.

Sur le même sujet : « Lionel Llobet, alerte sur l’état des ponts », Les Indiscrétions du 15 septembre 2025, à croquer ici

Occitanie : le nombre de levées de fonds chute de 56 % au 1er semestre 2026 (In Extenso Innovation Croissance)

Au 1er semestre, 12 opérations de levées de fonds ont été bouclées en Occitanie, soit une baisse de 56 % par rapport au 1er semestre de l’an dernier, dévoile le 10 juillet In Extenso Innovation Croissance dans son baromètre des levées de fonds dans les entreprises innovantes françaises et européennes (à télécharger ici). Les 12 levées de fonds ont permis de dégager 92 M€ contre 160 M€ au 1er semestre 2025. Sur les 92 M€, Aura Aero a levé 50 M€ (à relire ici), suivi de Aviwell (11 M€) et Donecle (10 M€, on en parlait en avril ici). À noter que le ticket moyen s’élève à 7,7 M€, en hausse de 30 % par rapport à la même période l’an passé.
Sur le même sujet : « 74 transactions de PME en Occitanie en 2025 (In Extenso Finance) », Les Indiscrétions du 20 avril, à croquer juste là.

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Souveraineté alimentaire : à Carcassonne, l’Occitanie se fixe des objectifs de production à l’horizon 2035

souveraineté alimentaire
©DR 

Atteindre 500.000 tonnes de blé dur, porter les surfaces de production de semences à 60.000 hectares, produire 400 millions d’œufs supplémentaires grâce à la création de dix à quinze nouveaux bâtiments de poules pondeuses par an, développer la production régionale de plus de 600.000 porcs charcutiers en dix ans et augmenter la production de 450.000 agneaux par an. Ce sont les objectifs chiffrés qui ressortent de la feuille de route 2035 arrêtée lors de la conférence de la souveraineté alimentaire, co-présidée par la préfecture de région Occitanie et la Région Occitanie, avec l’appui de la chambre d’agriculture Occitanie, la coopération agricole régionale et l’AREA Occitanie, ce 15 juillet à Carcassonne (11).
Menée pendant quatre mois avec les acteurs des filières agricoles, agroalimentaires, de la pêche et de l’aquaculture, la démarche recense plus de 130 projets sur le territoire régional.

Les priorités portent notamment sur « la sécurisation de la ressource en eau, l’adaptation au changement climatique, la modernisation des outils de transformation, le soutien à l’investissement, l’attractivité des métiers agricoles et le renouvellement des générations ».
Trois projets ont été présentés lors de cette conférence : la future minoterie Occible 2030 portée par Arterris, le projet d’engraissement ovin de Natera et celui des Fermiers du Gers. Le rapport régional de synthèse sera transmis au ministère de l’Agriculture. L’Occitanie est la première région française en agriculture biologique, le premier verger de France (45.000 hectares de vergers et vignes) et la 2e région métropolitaine en surface agricole utilisée.

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Les recrutements reculent de 8 % en Occitanie au 1er semestre (Hellowork)

L’Occitanie enregistre une baisse de 8 % du nombre de recrutements au 1er semestre 2026 comparé à la même période l’année dernière, révèle le baromètre de l’emploi Hellowork, publié le 15 juillet (à consulter en cliquant ici).

Je découvre les tendances nationales

À l’échelle nationale, « les métiers de la Santé/Social sont les seuls à afficher une dynamique positive, avec une progression de 3 %, souligne Hellowork. À l’inverse, le recul des recrutements touche la majorité des autres fonctions. Les métiers commerciaux poursuivent leur baisse (-15 %), tandis que les fonctions de techniciens et d’ingénierie industrielle reculent de 17 %. Les plus fortes diminutions sont observées dans la restauration, le tourisme et l’hôtellerie (-30 %), devant les bureaux d’études et la R&D (-19 %). » Par ailleurs, les secteurs BTP/Construction et Production/Maintenance demeurent les deux principales fonctions recruteuses et représentent chacun 23 % des offres.

Nîmes : lancement d’un AMI pour accueillir des porteurs de projets au Marché Gare

L’agglomération de Nîmes Métropole et la SPL Agate lancent un appel à manifestation d’intérêt visant à accueillir des nouveaux porteurs de projets au sein du Marché Gare de Nîmes. Objectif : « créer un pôle économique productif et durable, dédié aux activités agroalimentaires, artisanales et de services aux entreprises », précise Nîmes Métropole. Les candidatures sont ouvertes jusqu’au 31 juillet. Toutes les infos ici.

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Les Nicollin gardent le foot et cèdent la collecte des poubelles

MHSC frères Nicollin
Olivier et Laurent Nicollin, le 7 juillet au Domaine de Grammont (Montpellier). ©Hubert Vialatte (Les Indiscrétions)

Ils gardent le foot, mais vont ouvrir le capital de la branche collecte des déchets / propreté urbaine / eau et assainissement. Les deux annonces se sont enchaînées les 7 et 10 juillet.

Pour le Groupe Nicollin(Montpellier et Saint-Fons – 69), spécialisé depuis plus de 80 ans dans la collecte des déchets et la propreté urbaine, c’est un virage stratégique qui s’amorce. Le premier groupe indépendant français dans les métiers de l’environnement, dirigé par deux frères, Olivier et Laurent Nicollin (56 et 53 ans), annonce le 10 juillet entrer en négociation exclusive avec l’américain Morgan Stanley Infrastructure Partners (MSIP), fonds d’investissement privé dans les infrastructures, en vue de l’entrée de ce dernier au capital de Nicollin Environnement comme actionnaire majoritaire. L’opération devrait être finalisée au 4e trimestre. Le pôle Environnement et Eau, dans le capital duquel devrait entrer MSIP, représente 500 M€ de revenus en 2025.

Les activités de services du Groupe Nicollin sont exclues du périmètre de l’opération et demeureront détenues exclusivement par la famille Nicollin. Ce pôle services, qui emploie environ 7.000 salariés, s’est progressivement diversifié : propreté, sécurité, accueil, événementiel, entretien d’espaces verts, vidéosurveillance, intervention après sinistre, distribution de produits et matériels d’hygiène, anti-nuisibles, assistance aux personnes.

Les frères Nicollin viennent en revanche de décider de rester propriétaires du MHSC (foot, Ligue 2, 150 salariés, environ 20 M€ de budget), après avoir été en discussions avancées avec le fonds britannique GSS. Une décision « plus affective que comptable », admet Olivier Nicollin. « Le club va attaquer sa 53e année. L’histoire ne pouvait pas s’arrêter là. C’est la folie du sport ! Et la volonté de garder le club dans le patrimoine familial. Le club doit rester indépendant, même si c’est un contre-exemple par rapport au mouvement global en France depuis des années. On voit des autocollants et des graffitis dans beaucoup de villages du Languedoc, ça fait plaisir. On aime notre ville, le club fait partie de notre vie. Nous y avons vécu nos plus grandes émotions, et aussi les plus grandes déceptions de notre vie », lance Olivier Nicollin le 7 juillet, au siège social du club, à Grammont. « Des choses vont être mises en place : restructurations des services, travail fin sur la data pour faire revenir des gens au stade. Il faut que le club soit plus opérationnel. Il va y avoir des changements dans les mois qui viennent, au niveau aussi du centre de formation », complète Laurent Nicollin, président du MHSC.

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« L’épisode de l’abandon du projet de nouveau stade (à Pérols, abandonné faute de financements et de modèle économique, ndlr) a été le plus dur à digérer, enchaîne-t-il. Avec un tel outil, nous aurions probablement eu des moyens financiers supplémentaires suffisants pour ne pas descendre en Ligue 2. »
À propos de l’élément déclencheur de garder le club dans le giron familial : « Plus la vente éventuelle approchait, plus je sentais un vide arriver. On a eu une discussion avec mon frère (Olivier, ndlr). On s’est dit qu’on continuait l’aventure. La finale de la Coupe Gambardella (perdue contre le PSG, ndlr) a été aussi un détonateur. Le parcours des jeunes a reboosté tout le monde au club. Et quand les gens sont boostés, ça me booste aussi ! L’avenir est moins brumeux avec nos gamins de la Gambardella. Ceux qui sont restés s’inscrivent dans un état d’esprit pailladin. »

Quel objectif sportif pour la saison 2026-2027 ? « D’abord, prendre du plaisir, et ensuite, on verra. Cette année, le championnat de L2 sera le plus relevé depuis des années, avec une douzaine de clubs qui ont un jour évolué en L1. Ce sera un championnat très intéressant. »

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Toulouse : 18 M€ pour le collège dans la Zac de Malepère

Le Conseil départemental de Haute-Garonne lance un avis pour la maîtrise d’œuvre pour la construction d’un nouveau collège sur la Zac de Malepère, à Toulouse (découvrir ici). « L’opération porte sur la réalisation d’un collège pour accueillir jusqu’à 720 élèves maximum, trois logements de fonction intégrés au collège avec un accès indépendant, un plateau sportif mutualisable, un parvis, un parking véhicules légers public (12 places) et un dépose-minute, un parking véhicules légers privé (36 places), une zone de livraison/cour de service, le raccordement des voiries et des réseaux sur le domaine public, et la déconstruction sélective avec désamiantage du bâtiment existant », détaille le Conseil départemental. L’enveloppe prévisionnelle s’élève à 18 M€. Le dépôt des candidatures se clôture le 31 juillet.
Sur le même sujet : « Le Boulou (66) : 23,2 M€ pour le futur collège », Les Indiscrétions du 15 juillet 2025, à lire ici.

ENR : le toulousain Bohr Energie lève 10 M€

Basée à Toulouse, Bohr Energie, scale-up spécialisée dans l’agrégation, l’optimisation et la gestion d’actifs renouvelables distribués et de stockage, boucle une levée de fonds de 10 M€, apprennent Les Indiscrétions le 8 juillet sur LinkedIn. Le tour de table est conclu auprès de Suma Capital via son fonds SC Net Zero Ventures, Irdi Capital Investissement, GSO innovation, Crédit Agricole Toulouse 31, et les investisseurs historiques Varsity, Founders Future et AFI Ventures. Cette levée de fonds vise à « renforcer notre position sur le marché français, accélérer le développement de notre plateforme et de nos capacités en IA, prévision et optimisation, préparer notre expansion européenne et développer de nouvelles solutions pour l’optimisation des actifs hybrides et des systèmes de stockage », détaille Bohr Energie. Fondée en 2022 par Julien Haure, Luis Urday, Julien Chollet et Jean-Pierre Mader, Bohr Energie gère plus de 170 actifs et vise près de 1 GW sous gestion d’ici la fin de l’année.
Sur le même sujet : « AG du pôle de compétitivité Derbi Cemater, ce 7 juillet à Toulouse », Les Indiscrétions du 6 juillet, à lire ici.

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Recyclage des eaux usées : Nereus (Le Pouget – 34) remporte plusieurs contrats après son rachat par Futureau

La nouvelle équipe de direction de Nereus
La nouvelle équipe de direction de Nereus : Arnaud Lepoivre, directeur Technique ; Nadège Corp, DAF/DRH ; Patrick-Jean Pichavant, directeur commercial. ©DR 

Après son intégration en 2024 au sein du groupe Futureau (détenu par Quaero Capital) et la restructuration de sa gouvernance, Nereus (20 salariés au Pouget, dans le cœur d’Hérault, CA non communiqué) décroche plusieurs contrats sur le marché du traitement et de la valorisation des eaux usées, en particulier des eaux grises. Cette année, plusieurs unités de recyclage des effluents sont livrées : dans une laiterie industrielle allemande, pour un acteur mondial de la chimie, pour un site du secteur naval en France ainsi que pour un camping 3 étoiles situé sur la presqu’île de Crozon (Finistère). La progression de l’activité « s’inscrit dans un contexte de tension croissante sur la ressource en eau, de renforcement des politiques publiques de sobriété hydrique et d’intérêt accru pour les eaux non conventionnelles », souligne Nereus, qui a structuré une force commerciale dédiée.
Axe stratégique : renforcer les synergies avec Fora France, autre entité du groupe Futureau, « afin de proposer une offre élargie sur les besoins en traitement sur tout le cycle de l’eau. L’objectif est de se positionner comme la référence française des technologies membranaires appliquées au recyclage et à la réutilisation des eaux usées ».

Camping de la Presqu’île de Crozon (Crozon – 29) : un projet de réutilisation des eaux grises dans le tourisme. L’installation mise en œuvre sur le camping de la presqu’île de Crozon permet de traiter les eaux issues des douches et lavabos afin de les réutiliser pour les chasses d’eau et l’irrigation du site. D’une capacité de traitement de 20 m³ par jour, elle permet une économie estimée à 650 m³ d’eau par an. Sur ce projet, Nereus « garantit un taux minimum de recyclage de 80 % des eaux grises. Plus largement, selon les configurations techniques, les usages visés et les exigences propres à chaque site, les solutions Nereus peuvent permettre de viser jusqu’à 90 % de recyclage des eaux grises », indique la PME.

International et maritime. Des partenariats se mettent en place au Royaume-Uni et en Allemagne. Autre développement : le secteur maritime, avec des solutions adaptées aux contraintes de ce secteur. « Les navires et infrastructures maritimes font face à des contraintes fortes en matière de traitement de l’eau et des effluents, avec des exigences élevées de fiabilité et de compacité. Notre objectif est de mettre notre savoir-faire au service de ces besoins spécifiques », souligne Nereus.

Nereus a rejoint l’AFREG – Alliance Française pour le Recyclage des Eaux Grises – en mai. « Cette adhésion s’inscrit dans une démarche collective visant à promouvoir et développer les solutions de recyclage des eaux grises en France », explique Nereus. L’AFREG a été créée en janvier et est présentée comme un syndicat de spécialité membre de l’UIE, dédié à la structuration de la filière des eaux grises.

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Historiquement reconnue pour son expertise dans les technologies membranaires, l’entreprise conçoit, assemble, met en service et exploite des solutions de traitement de l’eau. La direction générale de Nereus est désormais assurée par Guy Guennec, également président de l’entreprise Fora France à Rennes, ouvrant ainsi des perspectives de synergies et de collaboration entre les deux entreprises sœurs qui sont toutes deux spécialistes du traitement de l’eau. Avec ce rapprochement, les équipes de NEREUS et de FORA France représentent désormais près de 100 collaborateurs. L’entreprise, basée au Pouget dans l’Hérault, emploie une vingtaine de collaborateurs sur son site de fabrication.

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Immobilier tertiaire : le potentiel de Labège, le long de la prochaine ligne C du métro (Tourny Meyer)

Labege ligne C du metro - Les indiscretions
©Tisséo / Enova Aménagement

« Labège a longtemps été boudé du fait des embouteillages. Avec trois stations de métro à venir, la ville va être désengorgée, avec un accès facilité et une activité tertiaire qui sera dopée », estime Sandra Labouly, directrice de Tourny Meyer Toulouse (cabinet de conseil en immobilier d’entreprise), aux Indiscrétions. La future ligne C de métro toulousain doit être mise en service fin 2028, reliant Colomiers à Labège en 37 minutes.

Une accessibilité qui séduit les investisseurs. « Récemment, un investisseur m’a accompagné à Labège. Il a été séduit par cette réurbanisation à venir. Le projet Enova, sur plusieurs milliers de m² pour amener de l’habitation en zone tertiaire, l’accessibilité renforcée, il a été séduit. »

Attractivité locative retrouvée. Tourny Meyer observe déjà un regain d’intérêt des investisseurs pour les actifs obsolètes en vue de réhabilitations lourdes, anticipant une baisse drastique de la vacance au pied des futures stations. Cette mue prévoit également la construction de 10.000 m2 de pépinières pour les startups liées à l’innovation, et 40.000 m2 de commerces.

Tourny Meyer compte 8 agences de l’arc Atlantique à l’Occitanie. L’entreprise recrutera à Toulouse un consultant de plus en septembre, dans le domaine du retail et du commerce. « Je pense qu’il y a un marché à prendre dans ce domaine, avec un gros potentiel réparti entre Labège, Blagnac et Portet-sur-Garonne », évalue Sandra Labouly.

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Toulouse : cession de l’Ehpad Occitanie Résidence

Situé dans le quartier résidentiel de Plaisance-du-Touch (agglomération toulousaine), l’Ehpad Occitanie Résidence (95 lits) vient d’être acquis par un groupe national, indique Exco Finance et Transactions, conseil du cédant, le 15 juillet. Ce groupe national, dont le nom n’est pas dévoilé, détient désormais 9 établissements dans la région toulousaine. Exco Finance et Transactions « a développé une expertise dans le secteur du grand âge et dans la santé », et a accompagné dans cette opération de transmission les actionnaires historiques, qui avaient créé l’Ehpad en 1974.

Stop pour le marché du tertiaire toulousain, la logistique garde la tête hors de l’eau

Le marché du tertiaire est à l’arrêt dans la métropole de Toulouse. « Nous sommes dans une année semblable à une année Covid », confie Sandra Labouly, directrice de Tourny Meyer Toulouse (cabinet de conseil en immobilier d’entreprise), aux Indiscrétions. Sur le deuxième trimestre 2026, elle recense seulement 12.000 m2 transactés, pour un total de 24.300 m2 depuis début 2026, représentant une baisse de 60 % des volumes par rapport à la moyenne décennale et au premier semestre 2025. « Il y a très peu de grosses opérations, mais beaucoup de petites transactions », ajoute-t-elle. Retrouvez tous les chiffres du second trimestre sur ce post d’Élodie Moine Marc, directrice chez CRBE Toulouse (conseil en immobilier).

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Le domaine de la logistique « se porte bien ». À l’inverse, la logistique, et l’activité des entrepôts « est bonne », ajoute Sandra Labouly. « Les deux domaines confondus, on est à 100.000 m2 sur le deuxième trimestre, avec une transaction de 19.000 m2 récemment à Canals (82) », indique-t-elle. « Parmi les transactions supérieures à 2.000 m2, on a Colis privé qui a pris 4.000 m2, Carrefour 3.300 m2, un transporteur 2.600 m2 », liste-t-elle.

L’attractivité toulousaine pas remise en question. Pour Sandra Labouly, l’attractivité de Toulouse n’est pas remise en cause : « aéronautique, tech, santé, spatial, l’attractivité est toujours là. Ici, c’est une baisse structurelle, avec un marché atone partout ».

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Groupe Cirrus-Pégase : retour sur 30 ans de chantiers en Occitanie Est

cirrus pegase 30 ans - Les indiscretions
©DR

Un lieu inédit et pas anodin. Pour célébrer ses 30 ans, le Groupe Cirrus-Pégase (promotion immobilière et immobilier d’entreprise, Grabels – 34), lancé en 1996 par Christophe Roure, vite rejoint par Pascal Brunel, a convié, fin juin, quelque 300 invités sur le chantier de Workspace, futur pôle d’activités à Villeneuve-lès-Maguelone (aménageur : Altémed), au soleil couchant, avec un double panorama – littoral et pic Saint-Loup.
« Le plus important, c’est la qualité des relations nouée avec chacun d’entre vous », déclare Julien Eybalin, directeur adjoint associé, devant un parterre composé de collaborateurs, partenaires privés et publics, clients, architectes… Il remercie, entre autres, « les chefs d’entreprises qui ont le courage de continuer à investir dans la période actuelle, et qui nous confient les clés de leur outil de travail ». En citant par exemple les projets de F-One (kitesurf et foils, Pérols) et de Cykero (appareils avec batteries reconditionnés, Castelnau-le-Lez).
Homme du bâtiment, il mentionne les ouvriers de l’entreprise Brun-Ceccotti (construction de Workspace), qui travaillent « en pleine chaleur, alors que nous sommes dans nos bureaux avec la climatisation ».

« La première de nos forces réside dans nos trois métiers : promoteur tertiaire, promoteur résidentiel et contractant généralcomplète Pascal Brunel. Ce qui nous permet, suivant les périodes difficiles dans un secteur, d’investir dans un autre. L’autre force de Cirrus-Pégase, c’est la technicité. On a beaucoup d’ingénieurs, le service études est très compétent. Cirrus-Pégase peut réaliser des bâtiments de plus en plus complexes. La 3e force, c’est l’innovation. On essaie toujours de créer. Nous avons été l’un des premiers promoteurs, ici, à transformer des bureaux en logements, il y a 10 ans. Nous avons aussi réalisé le premier bâtiment d’activité verticalisé de la région. Tera (Zac Cambacérès) est par aillleurs le plus grand bâtiment bois d’Occitanie. Je vois plus une équipe avec des entraîneurs, que des patrons avec des salariés. »

Des projets, mais ralentis. Alors que la pénurie de foncier économique devient un frein au développement du territoire, Cirrus-Pégase semble s’inscrire à contre-courant. « Nous n’avons jamais eu autant de projets, glisse Pascal Brunel. Il y a cependant des difficultés avec les services de l’État. D’un côté, le président de la République affirme qu’il faut réindustrialiser la France, mais je ne sais pas si les préfets l’entendent. Nous ne sommes pas aidés sur les procédures d’urbanisme. La France doit se remettre en question là-dessus. L’immobilisme nous freine, et c’est dommage. »

Accessibles via une rangée de tablettes numériques (cf. photo ci-contre), des vidéos ont donné la parole aux collaborateurs du groupe : les contours de leur métier (certains étant filmés sur les sites des projets comme à Clermont-l’Hérault), ce dont ils sont le plus fiers, les valeurs de Cirrus-Pégase… La vidéo de la soirée accessible ici.

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Conflits d’intérêts, revalorisations salariales non valides : l’Office de Tourisme de La Grande-Motte (34) épinglé

L’Office de tourisme de La Grande Motte (directeur : Jérôme Arnaud) est épinglé par la Chambre régionale des comptes Occitanie. Ce 8 juillet, Valérie Renet, présidente de la Chambre régionale des comptes Occitanie, dévoile un rapport d’observations définitives portant sur la gestion financière de l’Office de tourisme de La Grande-Motte depuis 2020, consultable en ligne ici.

Budget annuel : 3,7 M€ dont 90 % de recettes publiques. « Sur la période 2018-2024, la taxe de séjour a augmenté de 75 %. En parallèle, au lieu de diminuer, le soutien de la mairie a grimpé jusqu’à 1,3 M€ en 2024 », explique Valérie Renet. Une incohérence qui se justifie par une forte hausse des charges selon la présidente de la CRC Occitanie. À noter que la tendance s’inverse depuis 2025, avec une baisse de la dotation de 250 k€.

Conflits d’intérêts. Entre 2021 et 2023, près de la moitié de l’effectif de l’office a été renouvelée, donnant lieu à 9 ruptures conventionnelles. Coût total : 277 k€. Dans le même temps, 11 recrutements ont été réalisés, dont 7 concernent « des proches de membres du comité directeur ou de la direction : la fille et le gendre d’un membre du comité directeur, le cousin du directeur, mais aussi le frère, l’ex-mari, la fille et le fils d’un responsable de la comptabilité ». Sur ce point, l’office de tourisme, dans sa réponse, indique : « Ces postes n’ont pas fait l’objet de publications d’appels à candidature ».

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Des revalorisations salariales non valides. « Les conditions de rémunération du directeur ne respectent pas pleinement la règlementation applicable. Ses nombreuses revalorisations salariales, décidées par le seul président, n’ont pas été présentées et approuvées par le comité de direction et l’octroi d’une prime de départ à la retraite contrevient aux dispositions applicables », souligne la CRC Occitanie. Entre 2020 et 2024, le salaire du directeur de l’office a augmenté de 31 %.

Promotion, développement, palais des congrès… L’Office de tourisme de La Grande-Motte, établissement public à caractère industriel et commercial (EPIC), assure plusieurs missions : la promotion et le développement du tourisme sur son territoire, la gestion du palais des congrès de la ville et d’une boutique, mais aussi l’animation pour le compte de la station.

Aqua Scientia : deux chercheurs distingués pour leurs travaux sur l’eau douce

Juliette Godet, docteure en sciences de l’environnement à l’Université Gustave Eiffel (77) et Pierre Lochin, docteur en géographie à l’ENS de Lyon, sont tous deux lauréats du premier prix Aqua Scientia, organisé le 6 juillet à Montpellier par le Centre International Unesco sur l’Eau Icireward et la Fondation de l’Eau Groupama Méditerranée (post à lire en cliquant ici).
Bâtiments exposés, gravité des dommages, conséquences pour les territoires… Le travail de Juliette Godet développe un nouveau système d’alerte aux inondations, en évaluant notamment les impacts concrets de celles-ci. Elle a testé son approche à l’échelle méditerranéenne sur plus de dix ans.
Pierre Lochin s’intéresse quant à lui aux effets du changement climatique sur les écosystèmes liés à l’eau. Son étude du corridor du Rhône permet de proposer des outils pour repérer les zones les plus vulnérables face à la sécheresse et d’anticiper le dépérissement des forêts riveraines. Ils remportent chacun 5.000 euros pour poursuivre leurs travaux.
Sur le même sujet : « La Fondation de l’Eau et le Fonds Clapoty de Groupama Méditerranée soutiennent les projets innovants », Les Indiscrétions du 3 février 2025, ça croustille ici

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Organisé lors de la soirée annuelle de la Fondation de l’Eau, au siège de Groupama Méditerranée (Montpellier), ce prix prendra place tous les deux ans. Cette première édition a réuni 23 candidatures de docteurs ayant soutenu leur thèse entre 2024 et 2025 dans une université française. Le jury, présidé par Éric Servat (Icireward/IRD), était composé de cinq experts : Valérie Plagnes, hydrogéologue et professeur à Sorbonne Université, Pierre Brigode, hydrologue et enseignant chercheur à l’École normale supérieure de Rennes, Sandra Bardin, responsable animation scientifique au Centre International UNESCO sur l’Eau de Montpellier ICIREWARD et ingénieur de recherche à l’IRD, Florence Daumas, déléguée Générale du Cercle Français de l’Eau et Antoine Bréchignac, directeur régional de Suez en Occitanie.

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Éolien flottant, huître de Bouzigues, paillotes : plongée dans le littoral d’Occitanie avec le mag « L’Occitan »

LOccitan 5 - Les indiscretions
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« Littoral d’Occitanie, un nouveau regard », c’est le thème du 5e numéro du magazine L’Occitan, sous la rédaction en chef de Laurent Blondiau, et avec nos confrères de Métropolitain (Bertrand et Matthieu Fassio).

Recul du trait de côte, nouveaux projets immobiliers à Gruissan, hôtellerie de plein air qui se réinvente, ou encore futur Club Med au Barcarès : le littoral d’Occitanie innove pour rester dans la course. « Nous allons investir des millions d’euros sous l’eau pour préserver les infrastructures qui nous sont confiées », résume Frédéric Paulet, directeur de Port Camargue, premier port de plaisance d’Europe. Côté logement, le lido de Frontignan anticipe la délocalisation de ses quelque 3.000 logements menacés par la montée des eaux, vers le tissu urbain actuel, plus en retrait. Même combat pour les campings qui, avec le recul du trait de côte, « vont devoir déplacer à terme leur activité », alerte Jean-Louis Gély, vice-président du département de l’Hérault. À retrouver dans vingt pages d’enquête pour comprendre les enjeux économiques et environnementaux du littoral méditerranéen.

Le magazine L’Occitan n°5 est à feuilleter en ligne ici.

Agencehv a eu le plaisir de rédiger 8 rubriques de ce numéro.

Les autres rubriques à croquer ici

Focus sur la perle de Méditerranée, l’huître de Bouzigues sur le bassin de Thau, avec le témoignage de Didier Cours, ostréiculteur pendant 39 ans, qui observe « beaucoup moins d’insouciance à la fin qu’au début de notre carrière. J’ai vu le Bassin de Thau s’appauvrir d’année en année », confie-t-il. Loïc Linares, président de Sète Agglopôle Méditerranée, rappelle la responsabilité de la collectivité pour faire face aux enjeux de la filière, « en passant par la qualité des eaux, l’assainissement, la gestion des eaux pluviales, la préservation des milieux, etc. ».

Olivier Gavalda, directeur général de Crédit Agricole SA s’est prêté au jeu de l’interview pour la rubrique L’Occitan d’ailleurs. L’occasion de revenir sur son ancrage méditerranéen, et sa vision sur les atouts économiques de l’Occitanie. « Entre le vent et le soleil, la région possède des atouts énormes », assure-t-il.

Toujours en lien avec le littoral, feuilletez les actualités de SolarinBlue (solaire flottant), Windelo (catamarans), l’économie les pieds dans l’eau avec les paillotes de la région, l’éolien flottant ou encore les brèves éco par département.

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Combustibles nucléaires : Orano remporte un contrat de 100 M€ avec le CEA Marcoule

Orano (combustibles nucléaires) décroche le plus important contrat d’exploitation d’installations nucléaires de son histoire en France, lisent Les Indiscrétions sur le site de l’entreprise spécialisée dans les combustibles nucléaires. Le groupe détenu par l’État assurera, pour le compte du CEA de Marcoule, dans le Gard, l’exploitation des ateliers de conditionnement des déchets solides et de décontamination-maintenance du site. Ce marché, estimé à près de 100 M€ sur une durée maximale de 10 ans, entrera en vigueur fin 2026 et mobilisera en moyenne 80 salariés. Le contrat couvre le pilotage des installations et la gestion des déchets de faible et moyenne activité avant leur transfert vers le centre de stockage de l’Aube. Orano accompagne déjà le CEA sur le site de Marcoule depuis 2015. Déjà implanté à Chusclan (30) avec son usine Melox, le groupe renforce ainsi sa présence dans le Gard, où il construit également un nouveau site de services, attendu fin 2026. Orano réalise 5,138 Md€ de chiffre d’affaires en 2025. L’entreprise compte 17.000 salariés dans le monde.

Défaillances en Occitanie : ces PME impactées

Quelques défaillances d’entreprises en Occitanie, collectées par Les Indiscrétions : 

  • Maryka, Cabestany (66). Boulangerie et boulangerie-pâtisserie. Dernier CA communiqué : 1 M €. Redressement judiciaire le 8 juillet.
  • Keyce Academy – College de Paris, Pérols (34). Formation continue d’adultes. Liquidation judiciaire le 26 juin. Dernier CA communiqué : 19,6 M €.
  • ECIM Etude, Mauguio (34). Construction Industrielle Métallique. Dernier CA communiqué : 6,1 M €. Liquidation judiciaire le 3 juillet.
  • Transports Pyrénées Comminges, Saint Alban (31). Transports routiers de fret interurbains. Liquidation judiciaire le 6 juillet. Dernier CA communiqué : 11,6 M €.
  • Société Transvins, Vic-le-Fesq (30). 4634Z – Commerce de gros (commerce interentreprises) de boissons. Dernier CA communiqué : 12,5 M €. Liquidation judiciaire le 30 juin.
  • Serclim, Carcassonne (11). Travaux d’installation d’équipements thermiques et de climatisation. Procédure de sauvegarde le 17 juin. Dernier CA communiqué : 11,8 M €.
  • Cibleweb.com, Béziers (34). Programmation informatique. Dernier CA communiqué : 1,1 M €. Redressement judiciaire le 1er juillet.
  • Entreprise Marc – Holding BRD, Villeneuve-les-Béziers (34). Travaux d’installation électrique dans tous locaux. Redressement judiciaire le 1er juillet. Dernier CA communiqué : 15,7 M €.
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Arrelia et Crédit Agricole du Languedoc Patrimoine rachètent l’hôtel Mercure de La Grande-Motte (34), réhabilitation en perspective

hotel mercure la grande motte
©DR

Arrelia, filiale spécialisée dans l’hospitalité du groupe de santé privé héraultais Oc Santé (Montpellier), et Crédit Agricole du Languedoc Patrimoine rachètent au groupe Accor l’hôtel Mercure de La Grande-Motte, apprennent Les Indiscrétions ce 10 juillet. L’établissement, situé sur le quai d’honneur et conçu par l’architecte Jean Balladur – et qui a besoin d’un sérieux coup de neuf -, compte 117 chambres avec vue sur le port et la mer, huit salles de séminaire pouvant accueillir 150 personnes, un restaurant, une terrasse et une piscine. Arrelia détient 14 établissements de Marseille à Perpignan, dont huit hôtels Accor, et est déjà propriétaire de l’Hôtel La Plage à La Grande-Motte (34). Les nouveaux propriétaires annoncent 7 M€ de travaux, portant le montant total de l’opération à 22 M€. Le programme prévoit la rénovation de la façade, qui doit retrouver sa fresque d’origine, la rénovation de l’ensemble des chambres pour intégrer les standards attendus dans un hôtel exploité sous l’enseigne Mercure 4 étoiles, la rénovation des espaces communs, la création d’une salle de sport, la modernisation des outils numériques de réservation et la réalisation d’une fresque monumentale en façade. L’établissement emploie environ 30 personnes à l’année.
Sur le même sujet : « Le Groupe Oc Santé distingué sur 7 de ses Ehpad », Les Indiscrétions du 29 juin 2026, à lire ici ; et « Oc Santé et Arrelia s’offrent deux grands hôtels montpelliérains », Les Indiscrétions du 6 novembre 2023, à lire ici.

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À Caissargues (30), C’Poux Possible ouvre un laboratoire pour 100 k€

Le spécialiste du traitement des poux C’Poux Possible, implanté à Caissargues (Gard), ouvre un laboratoire de fabrication chiffré à 100.000 euros dans la commune gardoise. La bâtisse, d’une superficie de 60 m², permet à l’entreprise de fabriquer ses propres produits capillaires dans la commune gardoise. « Avec ce laboratoire, baptisé Lab&sens, nous maîtrisons l’ensemble de la chaîne de production, de la conception à l’expédition », explique Mathis Gellereau, cofondateur de l’entreprise aux côtés de son mari Thimour Gellereau. Avec une capacité de production pouvant atteindre 6.000 produits par semaine, le laboratoire a ouvert en avril et la production a débuté en juin.

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C’Poux Possible diversifie ses gammes en développant des soins capillaires destinés notamment aux personnes souffrant de problèmes de cuir chevelu, comme l’eczéma ou le psoriasis, ou encore avec une gamme canine. À ce jour, l’entreprise gardoise vend ses produits sur le site internet de la marque, dans les cinq centres C’Poux Possible (Toulouse, Nîmes, Montpellier, Béziers et Chambéry) et auprès d’une quinzaine de centres partenaires situés dans toute la France. « Le prochain objectif est de vendre en pharmacie afin de rendre nos produits accessibles à tout le monde, glisse Mathis Gellereau. Nous avons des contrats sur des pharmacies à Nîmes et Marseille, et nous allons en démarcher d’autres. » Fondée en 2023, la société réalise 500 k€ de CA.

Les premières entreprises qui vont construire la Cité de la Danse à Toulouse dévoilées

La Ville de Toulouse attribue les premiers lots du marché pour la construction de la future Cité de la Danse pour un montant de 8,9 M€, apprennent Les Indiscrétions sur France Marchés (à croquer ici). Parmi elles : Caro TP réalisera les travaux de voirie et réseaux divers et les espaces verts, Mas BTP est chargé du gros œuvre, Berthold SA œuvrera pour les charpentes bois et métallique, Intelec est missionné pour l’électricité courant fort et courant faible…

Conexio Telecom inaugure son siège social à Béziers (34)

Conexio Telecom (PDG : Robin Roussel), spécialisé dans les infrastructures réseau et les télécoms, a inauguré fin juin son siège social de 1.500 m² au sein du parc d’activités de Mazeran, à Béziers (34), annonce Pulse Béziers Méditerranée sur son site internet (à croquer ici). Le montant de l’investissement s’élève à 3 M€. La maîtrise d’ouvrage a été assurée par Viaterra. Conexio Telecom réalise 4,4 M€ de CA.
Autre actualité pour l’entreprise : elle apparaît pour la 5e année consécutive dans le classement des Champions de la Croissance, qui récompense les sociétés françaises affichant les plus fortes progressions sur plusieurs années.
Sur le même sujet : « Conexio Telecom se dote d’un nouveau siège à Béziers et prépare l’ouverture de 4 agences », Les Indiscrétions du 25 septembre 2023, à lire ici.

Les vignerons de Cap Leucate et Coop VO reprennent la coopérative Arnaud-de-Villeneuve

Les vignerons de Cap Leucate (Aude) et Coop VO (Val d’Orbieu, Narbonne) reprennent le 29 juin pour 2,7 M€ la cave coopérative Arnaud-de-Villeneuve (Rivesaltes), indique France 3 Régions. En redressement judiciaire depuis janvier 2026 après des difficultés à équilibrer ses volumes en production (18 000 hl en 2025), la coopérative des Pyrénées-Orientales (130 adhérents) et ses 7 salariés sont repris dès ce 1er juillet. L’outil industriel de production (vinification, stockage et logistique) basé à Rivesaltes reprend donc du service pour préparer les vendanges 2026. Il s’agissait de l’unique offre soumise.

J’en apprends plus ici

Cap Leucate est implanté sur les communes de Leucate, Quintillan, Roquefort des Corbières, Caves, Treilles, Feuilla, Fitou, La Palme et Port-la-Nouvelle. La coopérative produit 10 millions de bouteilles chaque année, et compte 200 vignerons, 30 collaborateurs, 1 500 hectares de vignes, 9 terroirs identifiables, 5 Appellations d’Origine Protégées et 60 cuvées. Coop VO compte quant à elle 10 caves coopératives et 20 caves particulières adhérentes.

Alors que la canicule frappe, Serclim en procédure de sauvegarde

En pleine vague de chaleur, Serclim, entreprise spécialisée dans les travaux d’installation d’équipements thermiques et de climatisation basée à Carcassonne (Aude), est placée en procédure de sauvegarde ce 17 juin, apprennent Les Indiscrétions. Son dernier chiffre d’affaires communiqué s’élève à 11,8 M€.

Marc Électricité (Béziers) en redressement judiciaire

L’entreprise Marc Électricité – Holding BRD, installée à Villeneuve-lès-Béziers (Hérault), est placée en redressement judiciaire ce 1er juillet, apprennent Les Indiscrétions. Dirigée par Bruno Rossignol, PDG du groupe Marc Compagnie, qui réunit Marc Électricité, Marc Habitat Solutions, Abadie Chauffage et La Méditerranéenne de protection, la société exerce une activité de travaux d’installation électrique dans tous locaux. Son dernier chiffre d’affaires communiqué est de 15,7 M€. En septembre 2024, le groupe annonçait la reprise de l’entreprise Nogaret, à Castelnau-le-Lez (34).
>Sur le même sujet : « Bâtiment : Nogaret repris par Marc Compagnie (Béziers) », Les Indiscrétions du 9 septembre 2024, à lire ici.

Keyce Academy placée en liquidation judiciaire

Keyce Academy – Collège de Paris (directeur général : Benoit Taillefer), implanté en Occitanie à Pérols (Hérault) et Toulouse, est placée en liquidation judiciaire ce 26 juin, apprennent Les Indiscrétions. L’organisme exerce une activité de formation continue d’adultes.

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Une info passée au crible

Hugues Galambrun (Septeo) : « Celui qui détiendra la data détiendra l’économie »

Hugues Galambrun Septeo - Les indiscretions
©Canva

Transformation par l’intelligence artificielle, IA de confiance, rôle des éditeurs européens dans la souveraineté des données… Dans son bureau, au siège social de Septeo (Lattes, 34), Hugues Galambrun, PDG de la legaltech, aborde auprès des Indiscrétions les grands défis du numérique. L’occasion de parler rugby, ancrage à Montpellier et des ambitions de croissance de Septeo. Rencontre.

« Celui qui détiendra la data détiendra l’économie ». Pour Hugues Galambrun, PDG de Septeo (entreprise spécialisée dans l’édition logicielle et les services informatiques, basée à Lattes, 34), « celui qui détiendra la data détiendra l’économie : les éditeurs européens possèdent de la donnée riche qu’il faut protéger », livre-t-il.

Septeo, poids lourd de l’économie locale. Avec 3.600 collaborateurs, dont un tiers au siège de Lattes, et 560 M€ de chiffre d’affaires réalisé en 2025, Septeo s’impose comme un poids lourd économique sur le territoire de Montpellier. « L’entreprise est d’ailleurs très intégrée au tissu économique local. À côté de cela, nous investissons notamment 100 M€ par an dans l’IA », souligne-t-ilÀ ce jour, il estime que 300 à 400 personnes travaillent quotidiennement sur l’IA chez Septeo.

L’IA, une transformation à 360 degrés. « Il faut quand même rappeler que l’homme est très important pour orienter les intelligences artificielles », indique-t-il. Pour lui, les outils de demain prendront en charge une grande partie du travail de production des professions réglementées, sans remplacer les professionnels eux-mêmes. « Le tiers de confiance restera », affirme-t-il, qu’il s’agisse du notaire, de l’avocat ou de l’expert-comptable. « L’IA doit surtout automatiser les tâches mécaniques afin de libérer du temps pour la relation avec le client et les missions à plus forte valeur ajoutée », estime-t-il.

D’autres croissances externes à venir ? L’entreprise héraultaise s’est récemment démarquée par un grand nombre de croissances externes (Cool’n camp, éditeur de solutions digitales de conciergerie, à (re)lire ici le 11 décembre 2024, Stp.one, acteur européen des logiciels dans la legaltech, à croquer là, le 3 novembre 2025, ou encore Bylaw, entreprise spécialisée dans l’automatisation des traitements documentaires et financiers, juste ici, en septembre dernier. De quoi imaginer d’autres acquisitions ? « Aucune opération n’est imminente, tempère-t-il. La croissance du groupe doit d’abord reposer sur une croissance interne, et la croissance externe doit nous apporter une expertise en plus, de la donnée pertinente ou des technologies innovantes ».

Bientôt un déménagement à Cambacérès ? Depuis son bureau, à Lattes, Hugues Galambrun possède une vue imprenable sur le quartier de Cambacérès dont la gare Sud de France fait office de porte d’entrée. Septeo est-il intéressé pour y implanter son futur vaisseau, bien qu’étant déjà à quelques hectomètres seulement ? « Le projet reste d’actualité, même si ralenti par les échéances municipales », indique-t-il. Il explique qu’une telle implantation permettrait à Septeo de s’ancrer davantage dans la métropole de Montpellier, dans la lignée d’action comme le naming du stade de rugby « Septeo Stadium ».

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3 questions à

Olivier Giorgiucci, président de la FRTP Occitanie

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« On ne peut pas arrêter brutalement l’entretien du patrimoine »

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La HV Touch

Conseil RP

Le narcotrafic grossit, et je le vois aussi dans les sujets que je suis amené à traiter : le maire d’Alès menacé de mort par la DZ Mafia (dans « La Rédac’se mouille »), enquête sur l’argent du narcotrafic injecté dans les commerces de façade, avec l’exemple de Montpellier, en septembre 2025 (Les Échoslire ici), la lutte contre le narcotrafic au cœur de la campagne municipale à Nîmes (Les Echos, février, lire là), le secteur du bâtiment s’estimant victime de concurrents financés par le narcotrafic (Les Indiscrétions, avril, ça croustille ici), ou encore les agents immobiliers mis à contribution par l’État pour lutter contre le narcotrafic (Les Indiscrétions, juin, en cliquant ici). Conclusion : le sujet, au croisement de l’économie, de la société et de la politique, passionne la presse. Bon à savoir.

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La phrase

« Le problème du chantier de la 3e ligne de métro de Toulouse, c’est qu’il vampirise tous les moyens de la collectivité. Les autres marchés à bons de commandes de la métropole sont gelés. »

Plusieurs membres de la FRTP Occitanie Méditerranée, lors d’un échange à l’issue d’un point presse organisé ce 8 juillet à Montpellier

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On s’en fout

Un petit monument aux morts de la Grande Guerre, d’une bourgade d’Auvergne. Avec, comme des millions d’entre nous, gravé dessus, en lettres dorées sur le noir de la pierre volcanique, le prénom et le nom d’un aïeul. Tombé pour la France, ou tombé pour rien, selon l’angle de vue. Bêtement, après l’armistice du 11 novembre, victime de combats résiduels. Il y a bientôt 108 ans, donc. Si loin et si près.

Et puis, découverte assez incroyable au creux de juillet, dans un carton de la maison familiale nichée face à la place de ce monument aux morts, mon père me montre les lettres manuscrites que cet aïeul écrivait à sa femme. C’est qu’il lui écrivait chaque jour, et longuement. Dans le carton, tout est consigné, répertorié, mois après mois, entre l’été 1914 et l’automne 1918, dans des enveloppes à peine jaunies par le temps.
On a déjà tout dit et tout lu des lettres des Poilus. Mais découvrir une correspondance si régulière, si dense, si bien tournée, d’un Poilu portant son nom, revêt bien sûr une dimension tout à coup singulière. Pour un peu, on en aurait raté des matchs de cette Coupe du monde du fric et des pauses fraîcheur / pub.

Il serait déplacé d’en dire davantage quant à ses lettres, surtout vu la légendaire discrétion auvergnate. Juste, qu’on ne peut être qu’ému du ton attendri des missives. Alors que ses camarades mouraient par dizaines, comme dans la bataille de la Somme – qu’il endura -, lui restait très discret sur l’atrocité des combats. Et préférait s’enquérir de la santé de sa douce restée au pays, avec leurs deux nouveaux-nés. Il faisait des projets d’avenir, et parlait de son retour, comme une obsession de trêve. Jusqu’au bout, y compris sur le lit d’hôpital, dans une lettre datée de la veille de son décès. C’est un témoignage à la fois tragiquement commun, et exceptionnel par la qualité du verbe et la noblesse d’âme. Un monument aux mots, en quelque sorte. 

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Ça pousse

Ils et Elles bâtissent nos villes

Montpellier : une folie architecturale livrée d’ici mai 2027 à Nouveau Saint-Roch

La Toupie folie architecturale
©Thomas Landemaine

Une nouvelle folie architecturale montpelliéraine s’élèvera à horizon mai 2027 à l’entrée du quartier Nouveau Saint-Roch. Baptisée La Toupie, cette construction de 19 mètres de haut entend devenir un tiers-lieu hybride, dévoile la Ville de Montpellier sur son site internet (à consulter ici). « Côté distribution, elle comprendra principalement un café tiers-lieu en rez-de-chaussée, trois niveaux intermédiaires avec des plateaux de bureaux participatifs et, au dernier étage, des espaces partagés avec cuisine et salles de réunions ou de formations, ainsi qu’un rooftop de 100 m² », lit-on sur le site. Sa particularité, elle est portée par un collectif de six PME montpelliéraines – Teritéo, La Strada, Coloco, Studio Jaouen, Agatte et TLA Architectes – qui investissent près de 4 M€. L’architecture est assurée par Thomas Landemaine (TLA Architectes, Montpellier). 45 personnes travailleront à terme dans le bâtiment.

Cette folie bioclimatique fonctionnera sans climatisation. « Ce sera une construction mixte bois/béton. Le béton va amener de l’inertie au bâtiment et le bois va apporter d’autres choses en termes de bilan carbone et d’exécution du chantier. Le bois va être isolé avec de la paille. C’est un matériau qui absorbe du carbone plus qu’il ne le redistribue et a un temps de phasage très long. Nous aurons de grands volumes et un rafraichissement de l’air par de la CTA double flux (avec de l’air extrait et de l’air ramené) qui sera préfabriqué à 20 degrés grâce au réseau de chaleur de la ville. Nous aurons aussi des rideaux extérieurs qui vont participer aux protections solaires », justifie Thomas Landemaine.

La Toupie est née du concours des « Folies architecturales du XXIe siècle » lancé par la Ville de Montpellier. D’abord imaginé près du Corum, le projet a finalement trouvé sa place sur une dent creuse de la Zac Nouveau Saint-Roch. À la demande de l’Architecte des Bâtiments de France, le bâtiment intègre un mur du XVIIe siècle.

À Castelnau-le-Lez, le futur technocentre de Cykero poursuit son avancée

Cykero
©Cykero

Le chantier du futur technocentre de Cykero poursuit son avancée à Castelnau-le-Lez (34), au cœur de la Zac Eureka aménagée par Altémed, apprennent Les Indiscrétions ce 15 juillet. Spécialiste des solutions innovantes dédiées au recyclage et à la valorisation des matériaux, l’entreprise se dote d’un technocentre industriel de 3 700 m² présenté comme un nouvel outil de développement. Dédié au reconditionnement électronique, le site regroupera une ligne de production, un centre de recherche et de R&D ainsi qu’un showroom consacré aux innovations de l’entreprise. À terme, près de 160 emplois sont annoncés. Il s’agit d’une réalisation de Cirrus Construction. L’architecte est Archigroup Grand Sud et l’entreprise de travaux Brun Ceccotti Méditerranée. Le projet prévoit une architecture associant des bétons blancs et des bétons matricés. La livraison est annoncée pour fin avril 2027.

Sur le même sujet : « Cykero veut rendre désirables les appareils électroniques reconditionnés », Les Indiscrétions du 22 septembre 2025, à lire ici.

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Des potins immo ? Une nomination ? Des initiatives et projets ?

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Au marché

Les marchés publics essentiels en Occitanie de la semaine passée. Parce qu’il faut bien vivre.

APPELS D’OFFRES

BTP 👷‍♀

Occitanie Est 

La SPL Agate lance un avis pour les travaux de réhabilitation de réservoir dans le cadre de la ZAC Marché Gare. 

Le syndicat audois d'énergies et du numérique lance un avis pour accord-cadre de conception réalisation pour des travaux d'extension, de renforcement, de sécurisation et d'effacement de réseaux aériens et souterrains de distribution publique d'électricité moyenne et basse tension. 

Le centre hospitalier Alès-Cévennes lance un avis pour les travaux courants de faible ou moyenne ampleur relevant de l'entretien, de la maintenance, de réparations, d'aménagements simples ou de travaux récurrents nécessaires au fonctionnement des établissements. 

Territoire 347 lance un avis pour les travaux de reprise des réseaux secs de la Zac Pierre Vives à Montpellier. 

Le Conseil départemental du Gard lance un avis pour le marché de travaux pour la réhabilitation d'un plateau pour la création de deux logements au sein du bâtiment de la Préfecture de Nîmes. 

La commune du Grau-du-Roi lance un avis pour les travaux d'aménagements spécifiques voués aux déplacements en mode doux Rive droite. 

La ville de Beaucaire lance un avis pour les travaux d'entretien courant et réparations ponctuelles de voirie et chemins communaux. 

La Ville d'Argelès-sur-Mer lance un avis pour les travaux de rénovation des locaux de la police municipale. 

Occitanie Ouest 

La mairie d'Albi lance un avis pour le concours de maîtrise d'œuvre pour la construction d'un nouvel équipement gymnique sur le site de Galinou et aménagements urbains et paysagers de ses abords immédiats à Albi. 

La commune de Condom lance un avis pour la maîtrise d'œuvre pour la réhabilitation de l'aile ouest du cloître. 

Toulouse Métropole lance un avis pour les travaux de démolition du radier du pont de la M14 entre Castelginest et Saint-Alban. 

Le CHU de Toulouse lance un avis pour la mission d'AMO dans le cadre des travaux de reconstruction des internats de Rangueil. 

Le Département de l'Ariège lance un avis pour l'entretien et la réparation des routes départementales, des voiries, parkings et divers équipements des bâtiments départementaux et du Sdis. 

Le Syndicat Mixte de collecte de déchets des Hautes-Pyrénées lance un avis pour la maîtrise d'oeuvre pour l'extension et la réhabilitation de la déchèterie de Lourdes. 

Communication 📣

Occitanie Ouest 

Tisséo Voyageurs lance un avis pour l'achat d'espaces publicitaires et conseils. 

Déchets 🗑️

Eau / Assainissement 💧

Occitanie Est 

Perpignan Méditerranée Métropole Communauté Urbaine lance un avis pour la réalisation de mesures règlementaires Pfas sur les stations d'épuration. 

Béziers Méditerranée lance un avis pour la construction d'un bassin de stockage à l'entrée de la station d'épuration de Béziers. 

La mairie de Formiguères lance un avis pour le schéma directeur d'alimentation en eau potable. 

Occitanie Ouest 

Le Grand Montauban lance un avis pour l'entretien des bassins de rétention. 

Ports ⚓

Occitanie Est 

La régie autonome Port-Camargue Capitainerie lance un avis pour accord-cadre à bon de commande pour la fourniture de pontons flottants. 

ATTRIBUTIONS DE MARCHÉ

Sète Agglopôle Méditerranée attribue le marché d'accord-cadre à bons de commande pour les travaux d'alimentation en eau potable à SOC LANGUEDOC TRAVAUX PUBLIC GENIE CIVIL et SUBTERRA. Valeur totale du marché : 13 800 000 euros. 

Tisséo Ingénierie attribue le marché d'accord-cadre mono attributaire à bons de commande pour la gestion de sites tunnel et viaduc à SAGES RAIL et FS TUNNEL. Valeur totale du marché : 15 000 000 euros. 

Alès Agglo attribue le marché de travaux d'entretien, maintenance, exploitation, pérennité, rénovation, mise en sécurité et conformité des installations d'éclairage public à VETSEL SARL, SPIE CityNetworks SAS, ETE VALETTE SAS... Tous les lauréats sont à découvrir ici. Valeur totale du marché : 3 892 000 euros. 

Le syndicat audois d'énergies et du numérique attribue le marché d'achat de combustible bois-énergie en vue d'alimenter une chaufferie bois et son réseau de chaleur public à Actiforest. Valeur totale du marché : 1 400 000 euros. 

La Ville de Cahors attribue le marché de gestion, maintenance et astreinte d'éclairage public et équipements associés à EPEG RESEAUX. Valeur totale du marché : 800 000 euros. 

Le Département de l'Aude attribue le marché d'acquisition de mobiliers et d'équipements scolaires pour les collèges et les services du Département à DPC DENIS PAPIN COLLECTIVITES SAS, SASU ACIAL, SAS CALLE... Tous les lauréats sont à croquer ici. Valeur totale du marché : 4 620 000 euros 

Plus de marchés ici

La Régie des Eaux de Montpellier Méditerranée Métropole attribue le marché de prestation de vidéosurveillance, télésurveillance, gardiennage et sûreté des sites au Centre Informatique de Télésurveillance et Télégestion. Valur totale du maché : 1 000 000 euros. 

Le Centre hospitalier des vallées de l'Ariège attribue le marché de maitrise d'oeuvre relatif aux travaux relatifs aux travaux de création de 6 lits de médecine, 2 lits d'hôpital de jour de médecine, d'un tiers-lieu et d'un bassin de balnéo à Tam. Valeur totale du marché : 186 534 euros. 

Le COMUE de Toulouse attribue le marché de maintenance préventive et corrective des installations et équipements électriques HT et BT à SPIE INDUSTRIE. Valeur totale du marché : 200 000 euros. 

L'Université de Technologie de Tarbes attribue le marché de prestations d'assistance technique systèmes et réseaux à IN SITU. Valeur totale du marché : 348 000 euros. 

La CMAR Occitanie attribue le marché d'exploitation des installations thermique de la CMA du Gard à IDEX ENERGIES CLERY. Valeur totale du marché : 998 151 euros. 

La communauté de communes Sud Roussillon attribue le marché de création d'une passerelle reliant Montescot à la voie verte Agouille de la Mar à Dasse Travaux Publics. Valeur totale du marché : 183 669,5 euros. 

La mairie de Portet-sur-Garonne attribue le marché de service relatif à la maintenance des installations de chauffage, de ventilation et d’eau chaude sanitaire des bâtiments de la ville à DALKIA. Valeur totale du marché : 220 197,12 euros. 

Réseau 31 attribue le marché de création du réservoir Castanet 2 sur la commune de Castanet-Tolosan et de mise en œuvre du réseau de transfert associé à SOGEA SUD HYDRAULIQUE. Valeur totale du marché : 1 818 322 euros. 

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L’agenda

Vos événements en Occitanie

Jeudi 10 septembre 

La REF Montpellier, organisée par le MEDEF Hérault Montpellier, de 8h30 à 16h30, au Domaine des Grands Chais (Mauguio). Inscriptions ici.

Mardi 22 septembre 

La rentrée des Réseaux 2026, organisée par la CCI Hérault, dès 14h, à l’Hôtel du Département (Montpellier). Plus d’informations ici.

Jeudi 15 octobre 

Les 25 ans du CREF, organisés par le Centre de Ressources pour l'Entrepreneuriat au Féminin, à la Cité de l’économie et des métiers de demain (Montpellier). Plus d’informations ici.

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Newsroom

L’agence travaille en ce moment sur plein de choses passionnantes :

JOURNALISME

Pour Les Échos :

  • Reportage sur le site même des éoliennes offshore, le 8 juillet
  • Enquête sur la lente agonie des aménageurs privés, septembre
  • Les ambitions nationales du biterrois Cablotom

Deux séries d'été pour Les Échos :

  • Fort de Brescou au large d’Agde : un joyau patrimonial à préserver
  • Bugarach dans l’Aude : la saga de la fin du monde

Deux sujets politiques pour Les Échos :

  • Les premiers pas des maires de Nîmes et Carcassonne

BoisMAG :

  • Enquête sur la construction bois, juillet

RÉDACTIONS

Occitanie News (Région Occitanie) : pour septembre, articles sur les entreprises qui innovent dans l'observation des changements climatiques, la technique des insectes stériles de Terratis et la reprise de GICB. La newsletter Occitanie News de juillet est à découvrir ici. S’abonner gratuitement en cliquant ici.

Magazine l'Occitan : pour juillet, co-rédaction avec Métropolitain et Laurent Blondiau d'un magazine papier portant sur l'actualité économique de la région, avec notamment une enquête sur les défis du littoral.  

Aéroport Montpellier Méditerranée : rédaction d'articles web.

Convergence Infirmière : contribution à la rédaction du magazine du syndicat professionnel Convergence infirmière : Hausse du prix du carburant et impact sur les infirmiers libéraux ; Formation des cadres ; Réunions locales du syndicat...

ANIMATIONS

29 septembre : « Loupehv » sur l’immobilier et le logement, Opéra Comédie.

Fin octobre : « Loupehv » sur la commande publique, à la FFB Hérault (Domaine de la Providence). 

17 novembre : « Les gares au service des territoires » organisé par SNCF Gare&Connexions Occitanie

9 février : Salon SIPRHO

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L’ours

Les Indiscrétions sont reconnues service de presse en ligne par le ministère de la Culture depuis le 19 décembre 2025 (n°CPPAP : 1227 X 95526).

Adhérent du Spiil (Syndicat de la presse indépendante d’information en ligne) depuis mars 2024.

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Eau : le pôle Aqua Valley coule

Une incohérence qui interroge. En pleine canicule et en phase de stress hydrique, et alors que l’eau est identifiée comme un enjeu majeur (Bordeaux Métropole vient d’en faire la grande cause du nouveau mandat), le pôle de compétitivité ...

Pages arrachées

Une page de l’histoire économique régionale qui s’arrache, avec la liquidation de la librairie Sauramps (Décodage). Est-ce un commerce « comme un autre » ? Faut-il se résigner, ou se battre ? On en parle dans votre « On s’en fout » (HV Touch) préféré.

Ils nous pillent

Ils sont pratiques, ces moteurs d’IA. Mais avec un bilan carbone dégueulasse. Et en plus, ils pillent les contenus de la presse, sans nous demander notre avis et sans contrepartie. Vous pouvez croquer dans « On n’aime pas », dans « La rédac’se ...
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