B4-Altemed-30janvier2023

Les indiscrétions

Municipales : ça bouge

Semaine du 8 décembre 2025

À l’affiche

Parce qu’elles et ils le valent bien

Célia Belline (CilCare), Florence Delseny Sobra (Alfmed), distinguées

Célia Belline (CilCare), Florence Delseny Sobra (Alfmed), distinguées

On n’a pas coutume de mettre en lumière les personnalités décorées sur les ors de la République. Sinon, on n’en finirait plus. Nous faisons exception cette semaine, avec deux dirigeantes d’entreprises, qui ont reçu les insignes de Chevalier de la Légion d’honneur, ce 5 décembre, au titre de leur réussite au long cours, doublée d’un engagement au-delà de leur seule entreprise. 
Célia Belline (à gauche sur la photo) dirige CilCare (Montpellier), biotech dédiée au traitement de la synaptopathie cochléaire, stade précoce de la perte d’audition liée au vieillissement. Florence Delseny Sobra est fondatrice, en 2005, d’Alfmed, devenu un centre expert pour la formation en langues (10 langues enseignées, 1.000 personnes accueillies par an) et un centre d’accueil européen Erasmus+ (500 jeunes européens accueillis chaque année dans les entreprises du territoire).  
Toutes deux sont également conseillères du Commerce Extérieur de la France pour la région Occitanie.  
Sur le même sujet : « Célia Belline, CiCare », Les Indiscrétions du 25 novembre 2024, à croquer ici  

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Célia Belline est ambassadrice MedVallée et membre du Medef Hérault Montpellier. Florence Delseny Sobra est vice-présidente de la CCI des Pyrénées-Orientales (président : Laurent Gauze), responsable de la FCE Académie pour le réseau national Femmes Cheffes d’Entreprise France, et membre active de plusieurs réseaux économiques locaux (French Tech Perpignan, Initiative Pays Catalan, Prix Alfred Savy, Medef 66, Pôle Action Media…).  

Florian Delmas, Andros

Florian Delmas, Andros

En visioconférence depuis Pékin (voyage diplomatique aux côtés d’Emmanuel Macron, ndlr), le président d’Andros (9.600 salariés, CA de 2,2 Md€) témoigne son attachement à la Lozère, lors de la 2e soirée rencontre des Ambassadeurs de la Lozère, ce 2 décembre, au Marché du Lez (Montpellier). « Une bonne partie de ma famille habite à Saint-Jean-la-Fouillouse, sourit-il. Demain, les plus belles vacances que nous pourrons passer seront en Lozère. Le problème, c’est l’infrastructure d’accueil qui est complètement ridicule. Un lac à un endroit, une AOP à un autre, ça ne suffit pas. Ce que je souhaite pour la Lozère, c’est ce que je vois dans le Lot avec Andros : que l’entrepreneuriat permette à des familles de donner à leurs enfants l’espoir de rester sur le territoire qu’ils aiment », témoigne-t-il.  
Et d’ajouter : « Ce que je fais en Chine ? La souveraineté de la France ne dépend pas que de sa capacité à se nourrir localement. Il faut aussi exporter ses produits et son savoir-faire, livre-t-il. Nous investissons pour l’ouverture d’une quatrième usine en Chine. La classe moyenne en Chine est beaucoup plus importante qu’en France. » 
La galaxie Andros comprend des marques comme Bonne Maman, Mamie Nova, Solo Italia, et a racheté la chocolaterie Poulain en 2024. 

Mohed Altrad, de retour dans l’arène ?  

Mohed Altrad, de retour dans l’arène ?  

On trouvait la pré-campagne des municipales bien mollassonne en Occitanie, tout juste rythmée par quelques sondages et menues réunions publiques. Heureusement, les choses semblent s’accélérer. Le milliardaire Mohed Altrad, président de la multinationale éponyme, romancier et président du MHR (rugby, Top 14), organise une soirée, ce 18 décembre à L’Atmosphère (Montpellier), qui laisse entrevoir un rôle certain dans les municipales à Montpellier. Preuve la plus tangible : l’adresse mail d’émission (contact@altrad2026.fr). Le texte, lui, laisse libre cours à l’interprétation : « Il y a des moments qui marquent l’histoire d’un territoire. Des instants où l’engagement de chacun compte, où la situation nous appelle à réfléchir, à échanger, à construire ensemble l’avenir avec espoir. » Il y a aussi des moments pour régler des comptes. Candidat malheureux en 2020 (battu au 2e tour), Mohed Altrad entretient avec Michaël Delafosse, maire sortant et très probable candidat à sa réélection, des relations exécrables, notamment à propos des conditions d’exploitation du stade de rugby, propriété de Montpellier Méditerranée Métropole.  
Sur le même sujet : « Altrad dédicace son dernier livre à… Philippe Saurel », Les Indiscrétions du 28 avril 2025, en cliquant là  

Stéphane Maquaire, Club Med / Le Barcarès (66) 

Stéphane Maquaire, Club Med / Le Barcarès (66) 

Cela pourrait bien être le très gros coup en matière d’économie touristique en Occitanie en 2026. Les conditions d’implantation d’un Club Med (PDG : Stéphane Maquaire) dans la station touristique catalane du Barcarès se précisent. Ce 5 décembre, une réunion a rassemblé le préfet des Pyrénées-Orientales, le maire Alain Ferrand, le Département, la Région Occitanie, la CCI des P.-O., la Banque des Territoires, l’intercommunalité (Perpignan Méditerranée Métropole), le président du groupe Cardinal Jean-Christophe Larose et les décideurs du Club Med, « pour un dernier tour de table concernant la participation publique au montage financier du projet », indique une source proche aux Indiscrétions, ce 5 décembre.  

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« Le projet est bien plus avancé et plus faisable qu’il y a 18 mois », précise une autre source. Cela étant, « rien ne devrait être signé avant les élections municipales de mars, pour ne pas politiser ce projet majeur pour le territoire, et vertueux sur le plan écologique, avec une certification Breeam et une reprise de friche », précise un décideur à la sortie de la réunion. Le Club Med devrait communiquer dans les prochaines semaines.  
Il s’agirait du premier Club Med en Occitanie. Et une bonne nouvelle : 500 emplois seraient créés, dans un département touristique miné par un chômage record (plus de 12 %). Sans compter les emplois mobilisés pour la construction (180 M€ d’investissement évoqués).  
Sur le même sujet : « Un Club Med en projet au Barcarès », Les Indiscrétions du 1er décembre 2025, en cliquant ici  

Alain Di Crescenzo, CCI France 

Alain Di Crescenzo, CCI France 

Le toulousain, président de CCI France, s’inquiète, le 4 décembre, d’un « manque de croissance économique » (+ 0,8 %, d’après les dernières prévisions de Bercy, ndlr), d’une « incapacité qu’a l’État à soutenir l’économie dans une période difficile – un manque d’idées, une incapacité à prendre des responsabilités », et d’un « envahissement des produits chinois ».  

Son analyse à lire ici

Selon lui, « les difficultés actuelles ne sont pas une queue de comète du Covid. 70.000 entreprises sont en défaillance cette année. Et si on ne se bouge pas, ça sera autant, sinon plus, en 2026 ». Le réseau des CCI étant dans le viseur du plan d’économies du gouvernement, Alain Di Crescenzo affirme que « cela coûtera plus cher au pays de nous détruire que de nous garder. Les CCI investissent chaque année 500 M€, emploient 14.000 salariés et représentent 2,4 Md€ de création de valeur ». Invité par André Deljarry (CCI Hérault) à « dire quelque chose de positif », Alain Di Crescenzo de conclure : « Sur le projet de restriction budgétaire des CCI, le gouvernement a été mis en minorité. Il y a de bonnes chances pour qu’on survive ! » 
Sur le même sujet : « CCI : les élections probablement reportées en 2027 », Les Indiscrétions du 25 août, à croquer ici ; « Jean-François Rezeau, fronde des CCI », Les Indiscrétions du 27 octobre, en cliquant là  

François-Xavier Lauch, de l’Hérault au Pas-de-Calais

François-Xavier Lauch, de l’Hérault au Pas-de-Calais

Préfet de l’Hérault depuis avril 2023, François-Xavier Lauch, proche d’Emmanuel Macron, est nommé préfet du Pas-de-Calais le 2 décembre. Parmi ces derniers faits d’arme, le préfet Lauch a signé l’autorisation environnementale pour autoriser le lancement du chantier du Contournement ouest Montpellier. Côté sécurité, il s’est distingué dans ses prises de position et ses actions contre le narcotrafic. Les Indiscrétions retiendront un préfet qui a le sens des relations presse (suffisamment, en tout cas, pour nous identifier quand on est dans la salle), et non dénué d’un certain sens de l’humour.  
Sur le même sujet : « Renouvellement urbain à Montpellier : programme d’investissement engagé à plus de 80 % », Les Indiscrétions du 10 novembre 2025, en cliquant ici  

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Chantal Mauchet, nouveau préfet de l’Hérault  

Chantal Mauchet, nouveau préfet de l’Hérault  

À 61 ans, elle est nommée préfète de l’Hérault, apprennent Les Indiscrétions ce 2 décembre. « Je tiens à saluer la nomination de Chantal Mauchet, première femme préfète de l’Hérault. Elle prendra ses fonctions très prochainement », souligne François-Xavier Lauch, actuel préfet, sur le compte X de la préfecture de l’Hérault, suite à sa nomination express dans le Pas-de-Calais. Préfète de l’Ain depuis avril 2023, elle a déjà connu l’Occitanie pendant près de 5 ans, en tant que préfète de l’Ariège et du Tarn-et-Garonne, entre 2018 et 2023.  

Clothilde Schelstraete, JCE Occitanie 

Clothilde Schelstraete, JCE Occitanie 

La biterroise Clothilde Schelstraete est élue présidente de la fédération des Jeunes Chambres Économiques d’Occitanie pour l’année 2026, apprennent Les Indiscrétions ce 8 décembre. Elle est élue ce 6 décembre lors du dernier congrès qui se tenait à Lafrançaise (Tarn-et-Garonne). Elle succède ainsi à Kévin Liebart à compter du 1er janvier. À 39 ans, elle est traiteur pour l’événementiel, restauratrice spécialisée en produits locaux.  

Je découvre le nouveau bureau

À ses côtés dans le nouveau bureau, Maxime Cousinié (trésorier, JCE Montpellier), Cindy Regourd (secrétaire générale, JCE Rodez), Simon Géraud, vice-président formation et dynamique régionale (JCE Rodez), et Kévin Liebart, ex-président, et en charge de la communication (JCE de Perpignan Pays Catalan).  

Fanny Parise, Assises de l’Innovation en Occitanie le 27 janvier 

Fanny Parise, Assises de l’Innovation en Occitanie le 27 janvier 

Docteure en socio-anthropologie, Fanny Parise, anthropologue française et journaliste, spécialiste des mondes contemporains et de l’évolution des modes de vie, interviendra à l’occasion de la première édition des Assises de l’Innovation en Occitanie, organisées par Ad’Occ, le 27 janvier à la Cité (Toulouse). Au programme : une keynote « Réinventer l’innovation au XXIe siècle » par Fanny Parise ; Deux séquences « regards croisés » entre élus, experts et entreprises ; Le VIP des Assises : La Vision d’Innovation et Prospectives des entrepreneurs d’Occitanie ; Et une remise des prix du concours régional Les Inn’Ovations. Plus d’informations et inscription gratuite ici.   

Arthur Lemaire, French Tech Perpignan

Arthur Lemaire, French Tech Perpignan

La French Tech Perpignan annonce ses grandes orientations 2026, le 3 décembre au Stade Aimé Giral. Les membres nouvellement élus au conseil d’administration piloteront les actions du réseau pour les deux années à venir, toujours aux côtés du président Arthur Lemaire (société Elio’s). Parmi les nouveaux entrants : Justine Aspar (société AJ Consulting Formation), Alice Guichet (société Pyrescom), Maud Piquemal (société ETHICS Yachting). 

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Parmi les nouveautés, une 7e édition du Train de la French Tech allongée sur 4 jours (du 2 au 5 juin) avec deux nouveaux ateliers à Perpignan et Madrid, et une finale des pitchs et une soirée networking à l’Ambassade de France à Madrid. Pour renforcer son action sur le territoire, la French Tech Perpignan acte 6 nouveaux partenariats : agence d’attractivité CAP SUD 66, CCI Pyrénées-Orientales, pépinière d’entreprises IMPACT – Perpignan Méditerranée Métropole, Région Occitanie, UPVD Incube, USAP, et Le Village by CA Sud Méditerranée. Elle propose par ailleurs une gratuité d’adhésion d’un an pour toute startup incubée dans une structure d’accompagnement partenaire. Enfin, la French Tech accueille au sein de sa gouvernance Justine Aspar (AJ Consulting Formation), Alice Guichet (Pyrescom) et Maud Piquemal (ETHICS Yachting).   

Frédéric Rolland, GRDF Sud-Ouest  

Frédéric Rolland, GRDF Sud-Ouest  

Il est nommé directeur territorial de GRDF dans l’Aude et des Pyrénées-Orientales. Ces deux départements s’ajoutent à l’Hérault, qu’il dirige déjà. Il succède, dans l’Aude et les P.-O., à Claude Bompard (retraite).  
Sur le même sujet : « En 2028, 10 % du gaz consommé dans la métropole de Montpellier sera vert », Les Indiscrétions du 8 septembre, en cliquant ici.

Béatrice Charlas, Association des Femmes Experts-comptables  

Béatrice Charlas, Association des Femmes Experts-comptables  

La Toulousaine est élue à la présidence de l’Association nationale des Femmes Experts-comptables (AFEC), apprennent Les Indiscrétions ce 28 novembre. Formée à l’IAE de Toulouse, Béatrice construit très tôt un parcours solide et engagé.  

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Expert-Comptable et Commissaire aux comptes, elle débute sa carrière en cabinet à Toulouse avant de rejoindre KPMG, où elle évolue et devient associée, prend la direction de la région Sud-Ouest et participe à la gouvernance en siégeant au Conseil de Surveillance de KPMG France. Co-fondatrice du cabinet RYDGE Conseil depuis le début de l’année 2025, elle est membre du comité de direction.  

Emmanuel Brehmer, Aéroport Montpellier Méditerranée  

Emmanuel Brehmer, Aéroport Montpellier Méditerranée  

« Sur la zone Tarmac (zone de fret) de l’aéroport Montpellier Méditerranée (AMM), 4.000 emplois ont été créés en 5 ans, et nous espérons en créer 2.500 supplémentaires dans les 5 prochaines années, déclare, le 2 décembre lors des Mozart de la Réussite le président du directoire d’AMM. C’est une diversification de notre chiffre d’affaires, et 250 M€ d’investissements. Tarmac, c’est 1 M€ de marges annuelles en redevances domaniales. On les réinjecte dans les gros partenariats de développement. »  
Avant de faire les yeux doux à Ryanair : « En Europe, quatre compagnies aériennes portent 90 % de la croissance. Rynair à lui seul fait 90 % de ces 90 %. Ils ne sont pas chez nous, et de plus, ils sont de part et d’autre (Béziers et Nîmes, ndlr). Pour qu’ils viennent chez nous, il faut que cela ne leur coûte pas cher, et même que l’on partage la prise de risques. »  

Christophe Gleizes, solidaires 

Christophe Gleizes, solidaires 

La cour d’appel de Tizi Ouzou (Algérie) confirme, le 3 décembre, la condamnation à sept ans de prison pour « apologie du terrorisme » du journaliste sportif, emprisonné depuis juin. Depuis la Chine, le président Macron qualifie le jugement d’« excessif et injuste ». Collaborateur des magazines français « So Foot » et « Society », Christophe Gleizes s’était rendu en Algérie en mai 2024 pour un article sur le club de football le plus titré du pays, la Jeunesse sportive de Kabylie (JSK), basé à Tizi Ouzou.  
Les Indiscrétions expriment leur totale solidarité envers leur confrère, emprisonné pour n’avoir fait que son travail.  

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Lamine Gharbi, FHP

Lamine Gharbi, FHP

« Attention à ChatGPT : n’allez pas trop consulter l’IA lorsque vous avez des problèmes de santé. Bien sûr que cette IA est très forte. Mais il faut que l’humain, le médecin, fasse le diagnostic », lance, le 2 décembre lors des Mozart de la Réussite, le président de la FHP et président de Cap Santé (Pézenas – 34). L’IA et la digitalisation accélèrent néanmoins la médecine souligne-t-il : « Synthèse des comptes-rendus, préparation des dossiers médicaux, radiologie… » 

Laurent Combes, Sébastien Ramora, SCIC La CleF

Laurent Combes, Sébastien Ramora, SCIC La CleF

L’urbaniste Sébastien Ramora (Studio Cap, à gauche sur la photo) et Laurent Combes, ancien directeur opérationnel du Groupe Serm-SA3M (Altémed, Montpellier), co-fondent la SCIC La CleF, foncière solidaire méridionale. La raison d’être de cette SCIC est « de réactiver des fonciers et bâtiments délaissés pour générer des immobiliers abordables, pouvant mixer logements, commerces, locaux d’activités et de service, équipements publics. Le statut de coopérative permet de réaliser des opérations à prix de revient et ainsi de proposer des niveaux de loyers ou de vente adaptés à la solvabilité des acteurs locaux », expliquent les cofondateurs.  

Emmanuel Hoog, L’Agora / Cité internationale de la Danse (Montpellier)

Emmanuel Hoog, L’Agora / Cité internationale de la Danse (Montpellier)

C’est une exclusivité de nos confrères de Lokko. Le haut fonctionnaire Emmanuel Hoog est élu président de L’Agora, Cité internationale de la danse de Montpellier. Il succède à Didier Deschamps, avec un CV de haut vol : « conseiller culturel de Fabius à la présidence de l’Assemblée puis à Bercy, PDG de l’INA (Institut national de l’audiovisuel) puis de l’AFP, ensuite directeur général des Nouvelles éditions Indépendantes (Radio Nova, festival Rock en Seine et Les Inrockuptibles) », égrène Lokko

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Les Indiscrétions se projettent avec la cité de l’économie et des métiers de demain / Région Occitanie

titre CEMD 8 dec 2025 - Les indiscretions

« La force de la cité ne réside ni dans ses remparts, ni dans ses vaisseaux, mais dans le caractère de ses citoyens ». En reprenant cette citation de Thucydide, Laetitia Montanier, directrice de la Cité de l’Économie et des Métiers de Demain (CEMD), rappelle l’ambition de la structure de la Région Occitanie : être un lieu exploratoire où se rencontrent des mondes qui, trop souvent, s’ignorent. Acteurs publics, entrepreneurs, chercheurs, artisans, citoyens, artistes : tous sont appelés à penser le territoire non comme un cadre figé, mais comme un écosystème vivant, nourri d’expérimentations et d’alliances inédites.

Le 4 décembre, lors de la Longue-Vue « Créer des ponts entre les mondes : la Présidente et la Philosophe », organisée pour les cinq ans de la CEMD à Montpellier, Carole Delga, présidente de la Région Occitanie et de Régions de France, et la philosophe Gabrielle Halpern, en résidence au sein de la CEMD, ont échangé une heure durant, à travers un échange courtois et profond, loin des fracas de l’actualité. 

Parmi les questions débattues : comment la pensée peut-elle inspirer la décision politique ? Pourquoi l’hybridation est-elle l’avenir ? En quoi le monde rural doit-il inspirer l’urbain ? 

miniature vidéo CEMD Carole Delga longue vue 4 décembre 2025
Je visionne la vidéo en cliquant ici. ©Région Occitanie / Maxime Alessandrini

« Nous devons nous ancrer dans le réel »

Pour la présidente de la Région Occitanie, se qualifiant « d’élue du réel », une menace grandit : la transformation de la réalité elle-même. « Les populistes sont à l’œuvre dans notre pays, dans le monde. Ils prospèrent en créant des divisions, en faisant monter la peur. C’est une vielle recette des populistes : cliver, pour faire prospérer la haine. »

Carole Delga a aussi évoqué le rôle néfaste des réseaux sociaux : des espaces numériques capables de « travestir la réalité », ce qui rend d’autant plus indispensable un attachement ferme « à la vérité des faits », sans pour autant nier « les nombreuses menaces internationales, qui sont incontestables ». Selon elle, son ancrage dans le terrain est une réponse : « L’élue du réel que je suis démontre que nous pouvons surmonter les difficultés, et faire preuve de responsabilité, en étant dans le vrai et sincère dans son engagement. » Elle fustige ainsi « l’épidémie d’irresponsabilité » qui traverse selon elle la vie publique, « pas seulement aux extrêmes ».

Cet attachement se traduit par des inflexions nouvelles. Elle a notamment évoqué le statut de territoire d’expérimentation, accordé par le Président Macron à l’Occitanie sur les enjeux d’eau et de lutte contre la sécheresse. Un travail est conduit entre les services de la Région et le préfet de région pour adapter les règles juridiques et réglementaires aux spécificités de l’Occitanie, en première ligne face aux effets du réchauffement climatique. « Le national pourra s’inspirer des actions qui seront lancées en Occitanie. Je ne demande pas de droit d’auteur », a-t-elle plaisanté, en référence aux propositions susceptibles d’être dupliquées ailleurs.

Alors jeune diplômée, Gabrielle Halpern se rappelle de cette phrase souvent entendue, en 2008, au moment de la crise financière : « Le monde s’écroule, on n’a pas besoin de philosophe », rembobine-t-elle. Depuis près de 20 ans, elle est convaincue que la philosophie n’a de sens que si elle sort « du monde confortable des idées » pour aller vers le réel.

miniature video CEMD Gabrielle Halpern longue vue 4 decembre 2025 - Les indiscretions
Je visionne la vidéo en cliquant ici. ©Région Occitanie / Maxime Alessandrini

Gabrielle Halpern : « Il est temps de réconcilier les mondes »

Avec une forme d’humilité – rafraîchissante pour un esprit de son niveau -, Gabrielle Halpern avoue avoir énormément appris « sur le temps auprès d’une ouvrière en situation de handicap mental, sur la créativité auprès des entrepreneurs, sur l’imprévisibilité auprès des agriculteurs, sur l’espérance auprès des éducateurs spécialisés. Trop longtemps, nous avons séparé la pensée de l’action. Il est temps de réconcilier les mondes ».

Face aux troubles politiques actuels, la philosophe a convoqué l’esprit d’Aristote. Le rôle du politique est, disait-il, de « créer de l’amitié entre les membres de la cité ». Ce qui suppose de repenser les relations et les apprentissages. Par exemple, « pourquoi ne pas faire écrire aux enfants des lettres aux résidents de l’Ehpad voisin de leur école ? Ils comprendraient que le respect de la grammaire et de l’orthographe n’est pas un objectif en soi, mais sert à être compris par celui à qui l’on écrit ».

Attentive à développer son socle idéologique, Carole Delga décline un cap qui rejoint, sur le plan politique, la pensée philosophique de Gabrielle Halpern, structurée autour de la notion d’hybridation : réconcilier économie et écologie, promouvoir une croissance durable (« je ne suis pas une apôtre de la décroissance, je n’aime pas ce terme, qui n’est pas positif », clame-t-elle), rassembler des identités multiples dans un même commun.

Cette hybridation concerne aussi notre rapport aux lieux. Gabrielle Halpern a souligné combien « les lieux jouent un rôle », en s’appuyant sur cette pensée d’Elias Canetti : « Selon les images qui vous composent, votre existence prendra un tour tout différent ». Traduction : « Dis-moi ce que tu regardes, et je te dirai qui tu vas devenir », glisse la philosophe.
Carole Delga a prolongé : « L’architecture tient une place essentielle dans la citoyenneté. Elle permet de se projeter, de s’élever. Les Grecs et les Romains avaient déjà écrit sur la mise en scène d’un lieu de pouvoir et d’expression démocratique. À Montpellier, l’audace architecturale réveille, titille, interroge, ne laisse pas indifférent. Alors qu’ailleurs, dans d’autres villes, je trouve que ça ronronne ». La philosophe enchaîne sur la nécessité de mieux coopérer, en imaginant l’usage partagé des bâtiments publics : un collège utilisé différemment l’été ; un lieu vacant le week-end transformé en lieu d’exposition… Pour elle, « penser autrement les lieux, c’est penser autrement le vivre-ensemble ». Un brin frondeuse, elle invite aussi les associations à unir davantage leurs forces. « Trop d’initiatives sont menées dans leur coin. Il faut apprendre à créer des liens, pour économiser financièrement, mais aussi des espaces », lance-t-elle.

S’inspirer de la ruralité

Auteure du manifeste « Et si le rural inspirait l’urbain ? Pour une nouvelle approche du développement territorial » (Fondation Jean Jaurès), Gabrielle Halpern a également évoqué la crise de l’urbain, qui couve – pollution, solitude, immobilier hors de prix et manque de logements, stress… Une tendance souvent occultée par celle, trop largement commentée, des ruralités. Pour Gabrielle Halpern, certaines initiatives rurales inspirent déjà l’avenir, y compris celui des villes : qualité de l’eau, espaces naturels, nouveaux modes de production et de coopération. « Si la ruralité a raté le 20e siècle, elle sera à la pointe du 21e », lui a ainsi confié un entrepreneur implanté en zone rurale.

Elle-même ancrée dans la ruralité (originaire de Martres-Tolosane, dans le Comminges, où elle réside toujours), Carole Delga voit dans les initiatives locales et rurales une source d’espoir. « Dans nos villages, je suis frappée de voir des associations de copains recréer un café, un lieu de vie et de rencontres. C’est la preuve qu’il ne faut jamais désespérer. »

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Cahiers d’Inspiration : portes d’entrée pour prolonger la réflexion

La Longue-Vue est aussi l’occasion de valoriser les Cahiers d’Inspiration publiés par la CEMD, et distribués à cette occasion aux quelque 200 personnes présentes.

cahier inspiration CEMD 1 - Les indiscretions

L’Esprit des Communs

Ce cahier explore la question du commun : comment les ressources, matérielles ou immatérielles, peuvent être gérées collectivement ? 
Il interroge les gouvernances partagées, les solidarités territoriales et les nouvelles formes de coopération qui émergent dans les villages, les quartiers ou les organisations. Il éclaire les propos entendus lors de la Longue-Vue : penser la cité comme un ensemble de liens plutôt que comme une addition d’acteurs. 

2050, L’Odyssée du Cinéma

Une plongée passionnante dans les transformations du cinéma à horizon 2050. Le Cahier met en lumière la transition écologique du secteur, l’évolution des métiers et des studios, les nouvelles écritures et les technologies émergentes, la place croissante des territoires comme écosystèmes créatifs… 
L’opus rappelle combien la Région Occitanie s’est imposée comme terre de tournage, d’innovation et d’imaginaire. Il valorise un travail prospectif ambitieux, structuré autour d’analyses de professionnels, de scénarios narratifs et de données territoriales.  

L’Intelligence des Territoires

Ce Cahier analyse la manière dont un territoire développe de la connaissance collective, de la créativité, de la capacité d’adaptation. Il invite à considérer le territoire comme une entité apprenante, en résonance avec les propos de Gabrielle Halpern sur la « réconciliation des mondes ».
On y trouve des approches sur la coopération, les lieux partagés, l’innovation distribuée et la manière dont les acteurs publics peuvent faciliter ces dynamiques.

… Mais au fait, que souhaiter à la CEMD, qui souffle ses 5 bougies ? « Je lui souhaite de l’imprudence, de l’impudence et de l’inattendu », projette Carole Delga.

Tous les Cahiers d’Inspiration sont téléchargeables gratuitement depuis le site de la CEMD : https://www.citedeleco.laregion.fr/page/cahiers-inspirants 

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B3_FLORIAN MANTIONE_mai et juin 2025

La rédac’ se mouille

On aime

Les intervenants qui avouent leur stress lors de leurs allocutions. Comme Hugo Alvarez, directeur de l’Office du tourisme du Cap-d’Agde Méditerranée, ce 3 décembre : « Ma femme m’a demandé d’arrêter de parler de foot et de faire des blagues de potache pendant mes prises de parole, car cela trahit chez moi des signes de stress. » Et quelques minutes plus tard, Hugo Alvarez lance, à propos d’actions d’attractivité qui ne seraient pas menées à bien : « Comme disait Diego Maradona, ‘entrer dans la surface de réparation adverse sans pouvoir tirer au but, c’est comme danser avec sa sœur : ça ne sert à rien’… Et voilà, je suis stressé. » Une référence footballistique dantesque, qui aurait bien pu faire se lever la salle.  

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On n’aime pas

Les projections de messages anti-police et anti-RN (« La police blesse et tue », « Non à l’Etat policier », « On dégage le RN »), sur les façades, samedi soir lors de la fête des Lumières à Lyon. Il y a des procédés plus intelligents pour faire passer des messages, aussi contestables soient-ils. La préfète du Rhône Fabienne Buccio a dénoncé sur X un « insupportable message de haine à l’encontre de la police nationale » et exprimé « son indéfectible soutien » aux forces de l’ordre. Une enquête est en cours. Il s’agit d’une fresque sauvage, revendiquée par le collectif contestataire radical des Soulèvements de la Terre. Grâce à qui nous passons de la Fête des Lumières à la défaite des Lumières. 

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Décodage

On perce le coffre-fort

Industrie : Deltanov (Béziers) veut tripler de taille d’ici à 2030 en matière d’automatisme et d’électricité industrielle

Deltanov
Mathieu Dossat, président de Delta Automatisme, devenu Deltanov ©Peps Drone

Dirigé depuis 2009 par Mathieu Dossat, la PME biterroise (50 salariés, créée en 1981 par Henri Dossat), Delta Automatisme change de nom et devient Deltanov. Spécialisé dans la conception et l’intégration de solutions d’automatisme, d’électricité industrielle et de maintenance dans des secteurs tels que l’aéronautique, le spatial, les énergies et l’industrie, Deltanov « intègre les dernières technologies numériques pour améliorer la performance des systèmes : automatisation, monitoring, ergonomie des postes, sécurisation des machines, efficacité énergétique », détaille Yohan Bousquier, directeur général délégué.

EnR et nouveaux métiers à l’horizon 2030. Les ambitions de Deltanov d’ici à 5 ans : Devenir le leader en Occitanie Est en automatisme, électricité industrielle et maintenance ; S’imposer comme un acteur clé des énergies renouvelables : hydrogène, éolien offshore, stockage d’énergie, photovoltaïque ; Développer de nouveaux métiers : smart building, smart industry, industrie 4.0, conversion de puissance, sous-ensembles complets.

Tripler de taille.
 La PME réalise un CA 2025 de 10 M€ (8,1 M€ en 2024). L’ambition est d’atteindre 35 M€ de CA en 2030, dont 10 M€ pour la nouvelle entité Cablotom (lire ci-dessous). Dix embauches sont prévues au cours du 1er trimestre 2026, dont deux pour Cablotom.

Parmi les investissements prévus : remplacement progressif de la flotte de véhicule, aménagement de bureaux, construction d’une usine de production et de câblage industriel, baptisée ‘Cablotom’. « Cablotom est notre usine du futur. Elle sera tournée vers les technologies de demain », précise Mathieu Dossat aux Indiscrétions. Cablotom sera implanté dans une partie des locaux de Mécanic Sud Industrie (Béziers).

Pourquoi Deltanov ? Le nom « symbolise l’alliance entre notre héritage industriel, “Delta”, et l’élan vers la nouveauté et l’innovation (“Nov”) ».
Parmi les axes de développement : « Accélérer notre contribution à la transition énergétique et numérique, renforcer les partenariats avec les acteurs industriels et institutionnels du territoire, développer des solutions plus durables, sûres et performantes. »
Mathieu Dossat est par ailleurs vice-président Industrie de la CCI Hérault, fondateur d’ITS Fusion et administrateur de l’UIMM Méditerranée Ouest.

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Pics Studio : démarrage du chantier annoncé au 1er semestre 2026

Le 4 décembre à CCI Entreprises (Mauguio – 34), Alain Guiraudon (GGL Groupe), actionnaire du projet de pôle audiovisuel Pics Studio (Saint-Gély-du-Fesc) aux côtés de Spag Développement, annonce un démarrage du chantier « au cours du 1er semestre 2026. Il faudra compter deux ans de chantier. Nous pourrons accueillir des productions à partir du 1er semestre 2028. Bon nombre de devis ont déjà été réalisés. Cela veut dire que le territoire et ses équipements ont été repérés », annonce-t-il.
Interrogé par Alain Di Crescenzo, président de CCI France, sur le montage financier, Alain Guiraudon a déclaré « attendre pour janvier une réponse de la Banque des Territoires. Notre modèle économique est particulier. Ce sont des baux courts qui se répètent. Ce n’est pas une boulangerie qui signe pour 12 ans fermes (sic) ».
À date, 27 sociétés doivent s’implanter. « Nous avons réussi à fédérer. Probablement parce que nous ne sommes pas du métier », a ironisé Alain Guiraudon. Pics Studio comprendra un campus de formation de 7.000 m2, avec des acteurs privés et publics (École 24, Défi.pro, ArtFx, Université Paul-Valéry… « L’idée est aussi de dispenser des doubles diplomations – RH, financier… -, adaptées aux métiers spécifiques de la production audiovisuelle ».

Parmi les atouts de Pics Studio : « Un prix du loyer deux fois moins élevé qu’à Londres ; Une concentration de lieux de tournage à proximité, entre montagnes, littoral, arrière-pays… » Par ailleurs, « la France est encore en déficit de techniciens, tellement il y a de volumes de films et de séries à produire. Le besoin est d’autant plus important que les métiers évoluent », détaille Sébastien Giraud, directeur d’exploitation de Pics Studio.
Côté mobilités, Alain Guiraudon affirme « attendre avec impatience la livraison du Lien, qui nous raccordera à l’A750 ».

Le vignoble du Languedoc-Roussillon veut limiter l’arrachage

Dans la foulée de l’annonce par le gouvernement d’un nouveau plan de soutien à la filière viticole, prévoyant 30.000 hectares d’arrachage à l’échelle nationale, la Région Occitanie alerte sur le risque d’un rythme trop important d’arrachage dans le vignoble du Languedoc-Roussillon. « Il y a déjà eu beaucoup d’arrachage dans le vignoble du Languedoc-Roussillon, du fait de la pyramide des âges des exploitants et de nombreuses situations de détresse. Mais si 15.000 hectares sont encore arrachés, les autres régions vont garder leur potentiel de production, et nous pourrions manquer de vin à terme », projette Jean-Louis Cazaubon, vice-président de la Région Occitanie.
L’idée est de limiter, pour le Languedoc-Roussillon, à un tiers l’arrachage national, soit 10.000 hectares, les deux autres tiers se répartissant, hors Bourgogne et Champagne, entre le Bordelais et d’autres petites régions productrices. Pour y parvenir, « des critères doivent être fixés par France Agrimer. L’arrachage doit cibler davantage les vins rouges, en surstock, que les blancs et les rosés. Et il faut éviter d’arracher dans les zones irrigables », précise Denis Carretier, président de la Chambre régionale d’Agriculture.
Jean-Louis Cazaubon insiste aussi sur le rôle de la vigne dans l’aménagement du territoire, notamment comme coupe-feu, dans un territoire de plus en plus exposé aux incendies. « Sans vigne, le mégafeu des Corbières du mois d’août aurait été encore plus catastrophique », observe l’élu.

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Les Ambassadeurs de la Lozère font dialoguer industrie, artisanat et culture

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Intervention de Julien Tuffery, co-gérant d’Atelier Tuffery, lors de la 2e rencontre des Ambassadeurs de Lozère.

L’association Ambassadeurs de la Lozère (président : Frédéric Planche) organise sa deuxième rencontre, ce 2 décembre, au Marché du Lez de Montpellier. L’occasion pour plusieurs acteurs du territoire de témoigner. Les Indiscrétions y étaient.

Florian Delmas, président du géant agroalimentaire lotois Andros (9.600 salariés, CA de 2,2 Md€), basé à Biars-sur-Cère, défend une vision « patrimoniale » du groupe. Il insiste sur la compétitivité industrielle à l’export – notamment à travers ses missions en Chine et un projet d’usine supplémentaire (lire en « À l’affiche »).

Autre temps fort, l’intervention de Julien Tuffery, co-gérant d’Atelier Tuffery (manufacture de jeans), à Florac. Il détaille notamment l’initiative autour des brebis mérinos et l’idée d’adoption par les clients : une opération pensée comme un levier de financement et un outil d’engagement communautaire. Au final, les 300 brebis ont toutes été adoptées. Pour lui, la relocalisation des filières en amont de la conception de ses jeans est primordiale. « L’an dernier, on a vendu 60.000 produits. Je suis contre le développement à tout prix, et je n’ouvre pas le capital volontairement. Je ne veux pas qu’un investisseur me demande un jour d’enquiller (sic) du volume quoi qu’il en coûte », souffle-t-il.

Un jeu vidéo qui se déroule en Lozère. Céline Tellier, dirigeante et directrice artistique de Wild Sheep Studio, studio montpelliérain, détaille les dessous du jeu ‘Adorable Adventures’, qui raconte l’histoire d’un marcassin dans le cœur des Cévennes. L’occasion pour elle de faire valider auprès de Lozériens quelques détails du jeu vidéo : les textures, la reproduction de roches et paysages.

Benoît Colomb a également présenté son film, « Lozère Sauvage ». L’association des Ambassadeurs de la Lozère prévoit une projection dans l’un des cinémas de Montpellier, en 2026.

Prochain rendez-vous prévu en juin prochain, « certainement du côté du Causse Méjean », indique Frédéric Planche.

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Viticulture : « Sud de France » sur les bouteilles, c’est bien fini

Ce 4 décembre, le Conseil d’État confirme la décision de 2023 du ministère de l’Agriculture de retirer la mention « Sud de France » sur l’étiquetage des bouteilles de vin, la jugeant « non réglementaire ». La Région Occitanie est propriétaire de la marque Sud de France depuis 2006. 

« Ce n’est pas en effaçant une étiquette qu’on efface une identité », réagit Carole Delga, présidente de la Région Occitanie. La présidente de la Région ajoute que les acteurs de la filière s’étaient tout de même préparés à cette éventualité. « Avec notre contrat de filière viticole et la création de l’observatoire des marchés, nous armons notre viticulture pour les défis climatiques et commerciaux à venir. Nous continuerons à défendre notre modèle, nos entreprises et nos emplois. Depuis deux ans, nous préparions cette éventualité : refonte visuelle, travail avec les interprofessions, outils de communication renforcés. »
Et d’ajouter que la Région s’engage à maintenir et développer la marque « Sud de France-l’Occitanie » dans les prochaines années, qui regroupe aujourd’hui plus de 16.000 produits agricoles, viticoles, agroalimentaires et de la mer, soit près de 2.200 producteurs et entreprises. 

Le CHU de Toulouse classé n°1 au palmarès Le Point 2025 

Il n’y a pas qu’en rugby que la Ville rose gagne à chaque fois. Le CHU de Toulouse se classe à nouveau n°1 du palmarès 2025 des « meilleurs hôpitaux et cliniques de France » publié par Le Point, apprennent Les Indiscrétions ce 4 décembre. Le palmarès porte sur 1.750 établissements, 83 disciplines médicales et chirurgicales et 135 classements « par pathologie ». Le CHU de Montpellier se classe, lui, 5e (4e en 2024).

Nouveau fonds d’urgence pour soutenir les exploitations touchées par les feux de l’Aude de cet été 

Après les feux de l’Aude de l’été dernier, la préfecture de l’Aude annonce un deuxième guichet, débloquant une aide de trésorerie d’un montant de 2,6 M€ à destination des exploitants « qui ont subi des pertes de fonds, de bâtiments d’exploitation et de matériels agricoles », apprennent Les Indiscrétions ce 5 décembre. Au mois de septembre dernier, un premier fonds a été débloqué, à hauteur de 4,4 M€. Dans les prochains jours, 90 exploitations bénéficieront du versement d’aides.
Elles concernent 178 hectares de vignes, 7 hectares d’oliviers, 12 d’arbres fruitiers, 6 de plantes à parfum, aromatiques et médicinales, 90 ruches et 17 chèvres. Ce nouveau fonds porte le total d’aides versées à 7 M€, pour 161 exploitations soutenues. À noter également une baisse d’imposition, avec 1,1 M€ de taxe foncière effacée, et 1 M€ d’allègement des cotisations à la MSA. 

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Place aux Pitchs et Talents des Quartiers : la Place Créative dynamise l’entrepreneuriat

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Talents des Quartiers ©Lab Entreprendre

La Place aux Pitchs et le concours Talents des Quartiers dynamisent l’entrepreneuriat, le 3 décembre lors de La Place Créative, The Place to business (un nouveau nom pour démontrer une volonté de tourner l’événement à destination des entrepreneurs, note) au Parc des expositions de Montpellier.

Cinq finalistes retenus pour Place aux Pitchs. Parmi 30 projets, cinq finalistes ont été retenus après leur pitch pour la phase finale du concours organisé par le Lab Entreprendre : Rayan Belloukrif, Norian CruxentGuillaume DumasVirginie Radisson et Alan Spanu. De plus, trois projets ont été récompensés. Virginie Radisson remporte le prix « Vision d’avenir » pour son projet MEMI, pour aider les entreprises de l’Hérault à définir leur politique RH de soutien aux aidants. Elle remporte notamment un chèque de 500 € de l’Espace Entreprise, un an offert par la CCI Hérault au club CCI Moov’Up, un rendez-vous d’accompagnement par Pépite LR et un rendez-vous avec un chargé d’affaires au BIC de Montpellier. Rayan Belloukrif gagne le prix Excellence du jury pour son projet ENKA qui a pour but de mettre en relation des restaurants et des clients via une application mobile, gérant les commandes en ligne, le paiement, le suivi, la coordination et l’optimisation des itinéraires. Guillaume Dumas repart avec le Coup de cœur du public pour son projet Comptaventure, une application qui permet aux étudiants de s’initier à la comptabilité sous la forme d’un jeu mobile. En un an, le jeu compte 2.500 téléchargements et 9.000 parties jouées.

Enka brille aussi au concours Talents des Quartiers. Quelques minutes plus tard, Rayan Belloukrif est également lauréat de la catégorie Émergence, au concours des Talents des quartiers, pour son projet Enka. Lui-même coursier à Montpellier, il a imaginé une plateforme de livraison de repas adaptée aux spécificités du centre-ville piéton de Montpellier. Il finalise aujourd’hui son application et la structuration de son entreprise avec l’objectif de recruter ses premiers livreurs.
Dans la catégorie Création, c’est le projet Kocoon Services de Deniz Ince qui est distingué. Il propose une gamme de prestations à la personne comme l’entretien de la maison et du jardin et petit bricolage, des courses ou encore la préparation de repas.
Enfin, c’est le projet Samira.K Pâtisserie (Samira Kezaz) qui reçoit le coup de cœur du jury. Avec une formation de chocolatière-pâtissière, elle a travaillé pendant 15 ans au sein de maisons étoilées en France et à l’étranger. Les lauréats remportent une dotation financière, un coaching au Pitch par l’association Octopus Expression et une vidéo promotionnelle ou shooting photo pour développer la visibilité du projet.

Les Indiscrétions reviennent plus en détail sur La Place Créative dans la newsletter du 15 décembre.

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La mare aux municipales

À Béziers, le Rassemblement national va croiser le fer avec Ménard 

Qui se présentera face à Robert Ménard pour le Rassemblement national ? Ce 1er décembre, Julien Sanchez, directeur de campagne des élections municipales du RN, confirme que le parti placera un candidat face à lui à Béziers, lors d’un point d’étape. Nos confrères de Midi Libre évoquent le nom de Julien Gabarron, actuel député de la sixième circonscription de l’Hérault. 

De son côté, le maire de Béziers briguera un troisième mandat consécutif en mars. Même s’il part officiellement sans étiquette, ce dernier a récemment reçu le soutien du parti Les Républicains, après avoir pris ses distances avec le Rassemblement national. 

À Carcassonne (11), jamais deux sans trois pour Gérard Larrat ?  

Âgé de 84 ans, Gérard Larrat, maire DVD de la préfecture audoise, veut repartir pour un tourÉlu depuis 2014, l’édile annonce briguer un troisième mandat à la mairie carcassonnaise. Il se joint officiellement à une course déjà bien pourvue en participants : le duo Magali Bardou et François Mourad, Alix Soler-Alcaraz, Christophe Barthès, sans compter la France Insoumise qui serait en train de monter une liste. Isabelle Chesa, elle, n’est plus dans la course : elle a décidé de retirer sa candidature à la suite de l’annonce de Gérard Larrat et aussi de se retirer totalement de la vie politique. 

Frontignan, Bagnols, Agde… Nouvelle salve de candidats annoncés par le RN 

Un à un, le Rassemblement national annonce les noms des candidats soutenus pour les prochaines élections municipales. Cette semaine, trois nouveaux noms en Occitanie. À Frontignan La-Peyrade (34), le parti soutient Cédric Delapierre. Le conseiller régional s’était incliné d’une courte tête lors des dernières élections législatives de 2024, face à Sylvain Carrière (LFI-Nupes). Face à lui, Michel Arrouy, maire socialiste sortant, annoncera sa candidature ce 11 décembre, à l’occasion d’une cérémonie à 18h30 au square de la Liberté.

À Bagnols-sur-Cèze (30) ensuite, le RN investit Pascale Bordes. Députée du Gard, elle a exercé comme avocate pendant 40 ans dans la commune. Lors des dernières élections législatives, elle avait obtenu 54 % des voix au second tour. Dans le même temps, Michel Cegielski, ancien adjoint de Jean-Yves Chapelet (maire de Bagnols), a lancé sa campagne, à la tête de la liste « Pour Bagnols ». 

Enfin, à Agde, le RN investit Aurélien Lopez-Liguori, député de la 7e circonscription de l’Hérault. Il se frottera à Sébastien Frey, maire sortant, qui devrait repartir pour un tour, ou encore le médecin Thierry Nadal qui avait atteint le second tour en 2020 face à Gilles d’Ettore (35,11 %). 

Frédéric Lafforgue, maire de Castelnau, repart lui aussi 

Fin du suspense à Castelnau-le-Lez, 2e ville de la métropole de Montpellier avec 25.000 habitants. Frédéric Lafforgue, élu depuis 2017, se présente à nouveau aux élections de municipales, en mars prochain, lisent Les Indiscrétions sur le profil Facebook de Jean-Pierre Grand, ancien maire de la ville. Frédéric Lafforgue lancera ainsi sa campagne ce 10 décembre, à 19h, depuis le Kiasma, à Castelnau-le-Lez, à la tête de la liste « Castelnau Passionnément ». 

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En Occitanie, le logement social à la relance

Au total, 10.200 logements sociaux sont programmés en Occitanie en 2025, soit 33 % de plus qu’en 2024, apprennent Les Indiscrétions ce 8 décembre. Dans le cadre de cette dynamique, Habitat Social en Occitanie (HSO) appelle les parlementaires de soutenir les efforts via le projet de loi de Finances 2026. Au total, plus de 2 Md€ pourraient être injectés sur le territoire régional par les organismes HLM. HSO appelle notamment à adopter la proposition prévoyant de limiter la réduction du loyer de solidarité à un montant de 900 M€, contre 1,3 Md€ par an depuis 2018, et 1,1 Md€ en 2025. « Il est de la responsabilité du gouvernement de faire sauter le verrou de la RLS, de relâcher la pression financière sur nos organismes pour ouvrir la porte aux logements attendus par plus de 200.000 habitants d’Occitanie », estiment Jean-Michel Fabre, président de HSO et Michel Calvo, vice-président de HSO.

Spherea signe le rachat d’Averna et vise un renforcement en Amérique du Nord 

Spherea (ingénierie de test et contrôle qualité, Toulouse) signe un accord pour acquérir 100 % d’Averna, entreprise canadienne spécialisée en services d’ingénierie de test et basée à Montréal, apprennent Les Indiscrétions ce 3 décembre. La finalisation de l’opération est annoncée d’ici fin décembre, sous réserve des approbations réglementaires usuelles. Spherea vise un renforcement en Amérique du Nord et en Asie-Pacifique, ainsi qu’un élargissement de son empreinte en Europe. Patrice Bélie est CEO du nouvel ensemble.

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Le financement est assuré par Andera Partners (Andera Midcap 5), avec idiCo, Partenaires Walter Capital, les équipes de direction des deux entreprises et des partenaires bancaires.

Averna est présente dans 11 pays et compte plus de 1 100 employés. L’ensemble Spherea–Averna revendique plus de 1 800 collaborateurs dans 13 pays, pour un chiffre d’affaires annuel combiné annoncé à plus de 305 M$. 

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Levée de fonds de Sim&Cure : comment traiter les anévrismes médicaux

Sim&Cure
©DR

On en a parlé le 1er décembre de façon lapidaire, dans le feu du bouclage, et l’information méritait un développement plus conséquent. Sim&Cure, qui édite des technologies basées sur les jumeaux numériques et l’IA dans la détection et les traitements des anévrismes cérébraux, lève 10 M€ auprès de ses actionnaires historiques et de nouveaux investisseurs.
« Notre solution historique Sim&Size reconstitue en quelques secondes l’anatomie cérébrale d’un patient, et simulent les différentes options de traitement directement à l’hôpital, sans recourir au cloud. Avec l’élargissement de notre porfolio produits depuis deux ans, nous sommes les seuls à couvrir la totalité du parcours client : détection, triage des patients, formation du médecin, stratégie et planning thérapeutique », déclare Mathieu Sanchez, PDG et cofondateur, aux côtés du professeur Vincent Costalat, chef du service du département de neuroradiologie au CHU de Montpellier.
Sim&Cure prépare la version 3 de sa plateforme, prévue pour 2026, qui intégrera des modèles d’intelligence artificielle permettant de recommander un type de traitement à partir des milliers de cas déjà simulés. L’entreprise lance également un outil de diagnostic Sim&Predict, basé sur l’IA (SaMD, certifié CE), est capable d’identifier la présence d’un anévrisme sur une IRM ou un scanner et sera dans une future version capable d’évaluer son niveau d’instabilité, c’est-à-dire le risque de rupture requérant un traitement ou une surveillance. Des informations précieuses pour conseiller sur la typologie de traitement. « Nos travaux de thèse réalisés il y a douze ans avec le professeur Costalat sur le risque individuel de rupture d’anévrismes cérébraux deviennent enfin exploitables en clinique. À l’époque, nous étions limités sur la ressource en calcul et la qualité de l’imagerie médicale », souligne Mathieu Sanchez.
Parmi les 55 salariés, dont 40 à Montpellier, Sim&Cure compte 15 doctorants dans les domaines du post-traitement de l’imagerie médicale, de la biomécanique et de la data science.
Une filiale américaine a été lancée en 2019. La startup prévoit d’atteindre la rentabilité en 2027, où le cap des 10 millions d’euros de chiffre d’affaires doit être atteint, très majoritairement à l’export.

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Les traitements endovasculaires des anévrismes cérébraux nécessitent une préparation fine, car chaque patient présente une géométrie vasculaire différente. Sim&Cure a ainsi développé un logiciel capable d’ingérer entre 250 et 500 images médicales pour reconstituer en trois dimensions l’arbre artériel du cerveau. L’outil détecte automatiquement un éventuel anévrisme, puis permet au médecin de simuler plusieurs gestes thérapeutiques et de comparer une quarantaine de dispositifs médicaux. « Le défi, c’est d’aider les praticiens à choisir le dispositif le plus adapté, car la forme et le volume des anévrismes, la courbure des artères, varient énormément, compliquant la recherche de la bonne stratégie thérapeutique », explique Mathieu Sanchez.

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Viaterra lance les consultations pour réhabiliter un ancien cinéma à Béziers 

L’aménageur Viaterra (Béziers) lance les consultations pour les travaux de réhabilitation de l’ancien cinéma Le Kursaal en pôle de santé à Béziers, apprennent Les Indiscrétions ce 8 décembre. Au total, dix lots sont à pourvoir : démolition/gros œuvre, charpente, couverture et zinguerie, étanchéité, enduit de façade, menuiseries extérieures, serrurerie, cloisons, plâtrerie et faux-plafonds, ascenseur, plomberie et électricité, voirie et réseaux divers. Date limite de remise des offres : le 21 janvier 2026. 

Biologie médicale : le Groupe Inovie et Beckman Coulter signent un partenariat de 10 ans

Le californien Beckman Coulter Diagnostics, entreprise du groupe Danaher et leader mondial du diagnostic in vitro, annonce le 3 décembre un partenariat de 10 ans avec le Groupe Inovie (Montpellier), acteur du diagnostic médical en France (700 laboratoires), apprennent Les Indiscrétions. Ce partenariat, purement commercial et sans implication capitalistique, vise à offrir des services de diagnostic de haute qualité aux patients. Pourquoi ce partenariat se conclut-il maintenant ? « Parce que les conditions sont maintenant réunies pour ce partenariat, notamment via le développement de l’offre Beckman Coulter dans le domaine de l’immuno-analyse, avec un nouvel instrument disposant d’un panel de tests plus complet », indique Beckman Coulter Diagnostics aux Indiscrétions.

Dans le cadre de cet accord, Beckman Coulter Diagnostics deviendra l’un des partenaires privilégiés du Groupe Inovie pour les tests de chimie clinique et d’immunodosage. Le partenariat s’appuiera sur les plateformes de Beckman Coulter et permettra à Inovie de renforcer son offre de diagnostic. Pour Beckman Coulter, l’intérêt est de proposer ses solutions de diagnostic à davantage de patients – Inovie prenant en charge plus de 23 millions de patients par an.

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Vélos modulaires : REF Bikes pédale jusqu’à Montpellier 

REF Bikes
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Le fabricant lyonnais de vélos modulaires, REF Bikes (4 salariés), ouvre son premier établissement en dehors de Lyon et s’implante à Montpellier avec un atelier de 200 m² et un espace showroom. L’entreprise y exposera notamment les modèles brevetés Plug’n’go, une innovation qui permet de transformer un vélo sans remplacer sa structure porteuse. « Un vélo urbain peut devenir un vélo cargo électrique, puis un gravel sportif », illustre l’entreprise. À court terme, REF Bikes entend développer de nouveaux modèles tels que des vélos porteurs cargo et longtail destinés aux familles et aux usages professionnels. Et à long terme, « notre ambition est de devenir la référence du vélo d’entreprise en Occitanie, puis de déployer notre modèle dans d’autres régions », projette Romain Segura, président de REF Bikes. 

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Réduction de l’empreinte carbone, économies, gain de temps pour les collaborateurs… « Nous concentrons nos efforts sur le marché BtoB, qui joue un rôle clé dans la transition des mobilités en mettant à la disposition des entreprises des vélos de fonction. Ils sont proposés au salarié pour les trajets domicile-travail, avec un usage personnel autorisé », explique Romain Segura. 

Pourquoi Montpellier ? « La ville développe actuellement une politique volontariste en faveur du vélo, avec plus de 200 kilomètres de pistes cyclables et un objectif de forte extension du réseau d’ici 2030. Montpellier présente un écosystème favorable : des entreprises innovantes sensibles aux enjeux RSE, une démographie dynamique et des infrastructures cyclables en forte progression », explique Romain Segura. 

Parmi les entreprises équipées par REF Bikes : Sungrow, Meritis, BSecure, Fauchon, Thalasso La Grande Motte, Cuisinella, ainsi que de nombreuses professions libérales. REF Bikes réalise 300 k€ de CA et cible le million d’euros pour 2026. 

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Cap-d’Agde : en 2026, marathon et tourisme d’affaires

Pour se rendre incontournable sur la carte des destinations touristiques, le Cap-d’Agde projette l’organisation d’un marathon au cours de la 3e semaine de juin prochain (deux boucles de 21,1 km, ndlr). « Nous avons les vignes, le canal du Midi, le cœur de ville d’Agde… Un marathon, c’est une expérience touristique différente, et une façon d’inscrire une destination sur la carte des événements sportifs », détaille Hugo Alvarez, directeur de l’Office de tourisme Cap-d’Agde Méditerranée, le 3 décembre, devant un parterre d’environ 200 professionnels du tourisme du secteur, lors d’une présentation de son plan d’actions – sponsoring sur les réseaux sociaux, présence à 10 salons en 2026, mise en place d’offres clés en main et de Pass, expériences de parcours en réalité virtuelle à Pézenas (sur le thème de Molière) et à Agde (sur le thème des Grecs), formation des saisonniers via une plateforme en ligne avec des blocs vidéos courts de 3 minutes, bureaux mobiles de l’Office de tourisme dans les lieux touristiques…

Développer le tourisme d’affaires. Pour se faire une place sur le segment du tourisme d’affaires, Valérie Lavalle, directrice du Palais des Congrès du Cap-d’Agde, entend mettre en avant 4 thématiques d’offres : culture et patrimoine (Château Laurens, Pézenas…) ; Balnéaire et festif (découverte en catamarans, musique…) ; Sport et nature, « le Cap-d’Agde bénéficiant d’infrastructures incroyables » ; Art de vivre, « avec par exemple de possibles participations aux enchères à la criée au Grau-d’Agde ou un déjeuner dans un domaine viticole ».
L’idée est de « créer des offres propres au tourisme d’affaires, correspondant à ce que recherchent les entreprises lorsqu’elles organisent un territoire ».
Un défi « que d’autres stations ont su relever avant nous : Brighton en Angleterre, Sitges et San Sebastian en Espagne, Byron Bay en Australie ».

Défaillances en Occitanie : ces PME impactées 

Quelques exemples récents de défaillances d’entreprises en Occitanie, collectées par Les Indiscrétions :  

  • Discount Olonzac SARL, Olonzac (34). Supermarchés. Dernier CA communiqué : 3 M €. Liquidation judiciaire le 26 novembre. 
  • Altea Sécurité Béziers, Villeneuve-les-Béziers (34). Activités de sécurité privée. Redressement judiciaire le 26 novembre. Dernier CA communiqué : 3,9 M €. 
  • Entreprise PY, Saleilles (66). Travaux de maçonnerie générale et gros œuvre de bâtiment. Dernier CA communiqué : 2,8 M €. Redressement judiciaire le 7 novembre. 
  • Transports D. Diancoff et fils, Cambounet-sur-le-Sor (81). Transports routiers de fret interurbains. Redressement judiciaire le 25 novembre. Dernier CA communiqué : 2,6 M €. 
  • Alpha Camping Occitanie, Mirande (32). Terrains de camping et parcs pour caravanes ou véhicules de loisirs. Dernier CA communiqué : 2,2 M €. Redressement judiciaire le 28 novembre. 
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Journée nationale de l’autopartage : la révolution de l’usage

Ce 4 décembre a eu lieu la 3e Journée nationale de l’autopartage ©Valentina Volle (Les Indiscrétions)
Ce 4 décembre a eu lieu la 3e Journée nationale de l’autopartage ©Valentina Volle (Les Indiscrétions)

Et si la meilleure voiture était celle qu’on n’achète pas ? Et si, plutôt que d’ajouter des véhicules, l’enjeu était de mieux utiliser ceux qui existent déjà ? Mais à quel prix, et pour qui ? Ce 4 décembre a eu lieu la 3e Journée nationale de l’autopartage, coorganisée par l’Association des acteurs de l’autopartage, Montpellier Méditerranée Métropole (3M) et l’ADEME. Au programme ? Partager constats, chiffres et pistes pour accélérer la diffusion de ces services, y compris hors métropoles. 

Une voiture qui roule peu, un coût qui pèse. « Le défi écologique, c’est un défi sur le pouvoir d’achat », lance Michaël Delafosse, maire de Montpellier et président de 3M. « Vous avez là une notion qui va monter, c’est la notion d’intensité d’usage », insiste-t-il, en pointant le fait que la voiture individuelle « dort » beaucoup. 

Sortir de l’autosolisme : cap 2030. « L’enjeu, c’est moins de voitures », rappelle Céline Vachey, directrice régionale de l’Ademe Occitanie. Elle cite l’objectif de la stratégie nationale bas-carbone : -3,9 millions de voitures particulières d’ici 2030, soit « environ 10 % » du parc. 

1 million d’adeptes, mais une France encore sous-dimensionnée. « On a franchi le cap du million », indique Mathieu Chassignet, ingénieur à l’Ademe, à propos des utilisateurs de l’autopartage en 2025. « La flotte en boucle, en station, c’est presque 13.000 véhicules disponibles », poursuit-il, avec une progression de « 24 % entre 2023 et 2025 ». « Quand on compare à l’Allemagne, la Belgique, la Suisse, on est 2 à 3 fois moins implantés », constate-t-il. L’Ademe défend aider à se séparer d’une voiture et accélérer l’électrification. « Le parc d’autopartage est en moyenne plus électrifié », avance Mathieu Chassignet. « Ça permet d’essayer l’électrique », ajoute-t-il, en soulignant le rôle de “test” et de levée de freins. Autre chiffre qui en dit long sur le contexte économique est le « 30 % des répondants disent qu’ils ne pouvaient plus se permettre de se payer leur voiture ». 

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Précarité : la trésorerie, la caution… et la fracture numérique. « La mobilité, c’est l’accès aux droits », rappelle Daphné Chamard-Teirlinck (Secours Catholique Caritas France). « Un quart des Français a déjà refusé un travail ou une formation faute de pouvoir s’y rendre », dit-elle, avant de pointer des freins comme la fracture numérique, la trésorerie à l’instant T, la caution ou l’accès bancaire. 

À Montpellier, une seule porte d’entrée pour rendre l’offre lisible. « Nous avons un territoire qui n’est pas riche », souligne Julie Frêche (vice-présidente de 3M), évoquant « 28 % de la population en dessous du seuil de pauvreté » et un poste transport qui représente « 30 % du budget des ménages sur notre territoire ». Elle insiste sur la massification : « Il faut simplifier la lisibilité de l’offre de mobilité ». « Il y a une seule porte d’entrée, c’est l’application M-Ticket », affirme-t-elle, en défendant l’intégration de services (réservation, paiement) et la diffusion du pass gratuit. 

Du « trou dans la raquette » aux verrous identifiés. « On avait un trou dans la raquette », reconnaît Éric Ollinger (DGITM). Il décrit une méthode : une plénière à plus de 180 personnes, des ateliers, puis le tri de 360 propositions. « On a identifié 5 familles de verrous : culturels, modèle économique, gouvernance, spécifiques à l’autopartage électrique, et opérationnels, dont l’assurance, notamment en partage entre particuliers ». 

Changer d’échelle, sans exclure. Un message de Philippe Tabarot, ministre chargé des Transports, est diffusé, où il évoque un objectif de plus de 70.000 véhicules d’ici 2031. Du côté des opérateurs, le réseau coopératif Citiz dit « se féliciter » de l’annonce d’objectifs nationaux et y voit un levier pour « simplifier » l’inscription et « renforcer la visibilité » de l’autopartage ; selon le réseau, près de 120.000 utilisateurs, 270 communes, 130 gares et près de 2.700 véhicules. 

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Plus de décodages

Econocom lance son site marchand de matériel informatique reconditionné 

Econocom, spécialiste de la transformation digitale des entreprises, lance ce 8 décembre son site marchand dédié à l’achat de matériel informatique reconditionné destiné aux entreprises.

Econocom possède une filiale – Econocom Factory – installée à Saint-Mathieu de Tréviers (34). L’usine héraultaise reconditionne des smartphones, ordinateurs, tablettes et montres connectées dans un lieu dédié de 3200 m2

Souveraineté numérique et cybersécurité : Interstis Solutions sensibilise la population dans le Gard

Ce jeudi 18 décembre, de 18h30 à 20h30, à Saint-Laurent-d’Aigouze (30), Interstis Solutions répond à l’invitation de l’association locale « Le Café Citoyen » pour animer le débat « Souveraineté numérique et cybersécurité, de quoi parle-t-on ? » La rencontre sera animée par trois membres d’Interstis Solutions : Thomas Balladur (fondateur), Pierre Caillet (responsable de la sécurité des systèmes d’information) et Mathieu Candel, (responsable communication).
Parmi les sujets abordés : définition de la souveraineté numérique, enjeux politiques qui y sont liés, statistiques cyber, conseils permettant aux citoyens de se protéger…
* À la bodega « A Las Siete de la Tarde » (rue Henri-Méry). Gratuit, sans inscription.

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Zoom

Une info passée au crible

Mozart de la Réussite : ce qu’il faut en retenir  

Les Indiscrétions ont couvert les Mozart de la Réussite (Cercle Mozart / CCI Hérault / Ecomnews), ce 2 décembre au Pasino de La Grande-Motte. Morceaux choisis.  

Mozart de la Réussite
©Hubert Vialatte (Les Indiscrétions)

Prix Coup de cœur / Une pharmacienne d’Alès engagée dans la lutte contre la désertification médicale. Partenaire : Vinci Autoroutes. Lauréate : Agnès Praden, docteur en pharmacie, fondatrice des Pharmacies Agnès Praden à Alès (30).  

« La pharmacie, c’est un très beau métier qui touche à tout. Et si, aujourd’hui, ce prix peut montrer à la jeune génération qu’il faut aller vers ces métiers de la santé, vers ces métiers qui sont aussi dans l’innovation, et contribuent à lutter contre les déserts médicaux. Le pharmacien, vraiment, a son rôle à jouer ! », déclare-t-elle. Sa pharmacie propose des services innovants : click and collect, télémédecine, location de matériel médical, dépistages rapides… Agnès Praden intègre les outils digitaux pour optimiser la prise en charge des patients : gestion assistée par IA, sécurisation des prescriptions et suivi personnalisé des traitements.  
 
Prix Engagement social / Anne Fraïsse (UPV). Partenaire : Veolia. Olivier Sarlat, directeur Eau chez Veolia pour la région Sud, rappelle le programme Veolia Cares (couverture santé étendue, accompagnement pour les aidants, journées dédiées à l’engagement associatif, congé parentalité allongé…).  

Anne Fraïsse, présidente de l’Université Paul-Valéry, a transformé l’université en Établissement public expérimental, ce qui ouvre la voie à une autonomie de gestion et favorise des partenariats avec des écoles d’art, d’architecture et de musique. L’établissement compte 23.000 étudiants et 1.500 personnels.  
 
Prix des Transitions / « Nos éco-serres, outil d’avenir et le symbole de notre engagement » (Franck Vila, Groupe Vila). Partenaire : Gilles Lebrun (Caisse d’Épargne LR).

Franck Vila dirige Agrisud (Perpignan), fédérant 38 exploitations et employant 40 salariés autour de la production de fruits et légumes variés : tomates, pêches, kiwis, salades, pommes de terre…, dont une part croissante issue de l’agriculture biologique. L’une des forces du groupe repose sur la modernisation de ses serres – optimisation du chauffage, gestion de l’humidité, lutte intégrée contre les nuisibles…  
« En tant qu’agriculteur et entrepreneur du vivant, notre responsabilité est immense, déclare Franck Vila. Nous devons produire plus avec moins et offrir des produits sains et de qualité. Ce seul enjeu nous pousse à innover, à investir, à moderniser nos outils. 
Notre outil, l’éco-serre, est un concentré de notre savoir-faire. 
Elle incarne toutes les facettes de notre métier, qu’on peut résumer en trois points :  
-Performance agronomique, sans quoi on ne pourrait pas être compétitif et proposer des produits abordables. Elle affiche des rendements supérieurs que des serres traditionnelles.  
-L’optimisation énergétique grâce à des nouveaux matériaux qui nous permettent des performances. On dote nos exploitations d’un mix énergétique, et ceci depuis plus de 20 ans, que ce soit avec des énergies alternatives, des énergies fatales.  
– Un impact environnemental réduit, un système plus fermé, limitant les pertes, la lutte biologique contre les ravageurs, diminution des consommations en eau.  
Cette serre, c’est à la fois notre outil d’avenir et le symbole de notre engagement.
 » 
Interrogé sur la conjoncture économique, Gilles Lebrun a déclaré : « Elle n’est pas facile. Les décisions politiques en cours (vote du budget 2026, ndlr) sont complexes. Derrière, il ne faut jamais l’oublier, c’est l’intérêt des investisseurs, et la visibilité que l’on peut avoir sur les projets. »  
La Caisse d’Épargne LR a lancé des filiales spécialisées pour accompagner les professionnels dans les secteurs à fort potentiel : innovation avec Néo Business, santé avec Territoire Santé, viticulture avec Vitibanque et, en 2025, tourisme avec Solutions Tourisme. « Les transitions, c’est très coûteux, il y a des besoins de financement importants, et nous sommes là pour y répondre », complète Gilles Lebrun.  

Découvrir les autres lauréats 

Prix du Tourisme / Guilhem et Arnaud De Grully, directeurs de la Grotte des Demoiselles (Saint-Bauzille-de-Putois, 100.000 visiteurs par an). Partenaire : Aéroport Montpellier Méditerranée.  

« Après Transavia, il faut un autre avion basé » (AMM). « Sur l’export, l’Aéroport Montpellier Méditerranée (AMM) a fait un grand pas avec Transavia, glisse Emmanuel Brehmer, président du directoire. Mais c’est insuffisant. J’espère pouvoir donner une bonne nouvelle avant Noël. L’objectif est d’atteindre 60 destinations et 3 millions de passagers d’ici 2030. C’est l’aéroport que méritent la métropole de Montpellier et l’est de l’Occitanie. Cinq lignes devraient ouvrir en 2026, ce qui portera AMM à 41 destinations (17 de plus qu’il y a 5 ans). Sur Paris, on prend un ‘bouillon’, avec 600.000 passagers perdus à l’année, soit 25 à 30 destinations requises pour rattraper cette perte, liée au désengagement de l’avion au bénéfice du train sur les liaisons courtes. Le 2e avion basé de Transavia arrivera en avril 2027. Et il nous faut au moins une autre base, avec un autre avion basé. On y travaille activement. » 

Prix de la Santé / Amel Hadri (INITS) : « une idée née dans un bar ». Partenaire : Cap Santé / FHP.  

« INITS travaille sur les médicaments du futur, en phase de développement, pour traiter des indications thérapeutiques auxquelles il n’y a pas de réponse aujourd’hui, déclare Amel Hadri. Pour ces médicaments, il n’y a pas de procédé de fabrication en place. D’où notre idée d’unité de bioproduction mutualisée, sur le PIOM de Mauguio. Aux Etats-Unis, les projets naissent souvent dans un garage. Pour INITS, le projet est né dans un bar. On s’est dit : ‘Ces sociétés de biotechnologie, qui ont des idées incroyables, ont besoin d’un relais pour pouvoir fabriquer leurs médicaments. De là est née l’idée de mettre en place une unité de production mutualisée que nos clients biotech pourront utiliser.’ On a réussi à trouver des partenaires financiers visionnaires, car il faut croire dans ce type de projet. » 

Prix de l’attractivité en région : Amiratrans (Youcef Kamira). Partenaire : Région Occitanie.  

Amiratrans, basé à Lunel, a réalisé des investissements pionniers dans des camions à huile de colza, le développement de solutions rail-route et la formation systématique des conducteurs à l’éco-conduite. Amitrans opère aujourd’hui à l’échelle européenne – Angleterre, Espagne, Benelux…  
« Ce prix est le vôtre avant d’être le mien ». « En électrique, le dernier km est très important, déclare Youcef Kamira, PDG. On travaille avec un gros client, Lidl, pour la mise en place d’un camion électrique à Montpellier. » Et le fondateur de remercier « notre équipe de chauffeurs, d’exploitation, de logistique, et nos fonctions support. Ce prix est le vôtre avant d’être le mien. Sans eux, il n’y aurait pas Amiratrans aujourd’hui ». En voilà, des paroles de leader.  
Amiratrans a débuté il y a 15 ans, « avec 80.000 euros de CA. Aujourd’hui, nous sommes à presque 25 M€, avec 80 collaborateurs. » 

Prix de l’Innovation / Anne-Lise et Frédéric Melki (Biotope). Partenaire : Adista Montpellier (Pierre-Jean Beylier, 200 salariés en Occitanie).  

« Nous avons inventé notre métier » (Frédéric Melki). « Biotope a été créé il y a 34 ans. À l’époque, c’était une société ‘Ovni’, explique Frédéric Melki, président fondateur. Travailler sur le sujet de nature et de la biodiversité non pas comme un scientifique, non pas comme une ONG, mais comme une entreprise, personne ne le faisait à l’époque. Nous avons inventé ce métier. On souhaite objectiver les enjeux écologiques. Nous mobilisons beaucoup de systèmes innovants – applications logicielles de gestion des données, nouvelles méthodologies d’inventaires, objets connectés, radars, caméras de dernière génération… – pour investiguer la biodiversité, faire des suivis…, pour tout type d’aménagement, de travaux – gestion des milieux naturels, énergie, transport, habitat. »

Prix du Sport : Cindy Le Falher, nageuse de l’extrême (traversée de la Manche à la nage, en 18h, sans combinaison ni assistance, ce qui lui fait dire qu’il s’agit « de l’Everest de la natation en eaux libres ! »). Partenaire : MHB et MMF (Julien Deljarry : Ali Arab).  

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Je visionne l’intervention de Cindy Le Falher en cliquant ici
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B3 REGION LAICITE DEC2025 - Les indiscretions

Sang neuf

Nos jeunes d’Occitanie ont du talent

En Lozère, Maxime Orlhac veut aider les PME à faire le poids dans les appels d’offre face aux « gros »

Maxime Orlhac

À 28 ans, Maxime Orlhac a fait un choix rare : revenir en Lozère pour y lancer, en novembre 2024, Convergence Advice, une activité d’accompagnement des PME rurales dans leur transition écologique. Un retour aux sources pour celui qui a grandi « dans le fin fond de la Lozère » et y est resté jusqu’au bac, avant de passer par l’École des Mines de Paris et de travailler sur des sujets comme l’adaptation des bâtiments au changement climatique.  

Récemment, il participe au concours national de pitch d’Initiative France, avec Olivier Sadran, président de Newrest, comme président du jury.  
Parmi une centaine de vidéos, il est retenu parmi les finalistes, et remporte le prix du Pitch engagé. « Il y avait deux critères à respecter : avoir moins de 30 ans, j’en ai 28, et avoir lancé son activité depuis moins d’un an », explique-t-il. À la clé : un chèque de 4.000 €. Ce prix financera sa prochaine formation sur l’analyse en cycle de vie, « c’est une manière, à terme, d’augmenter et améliorer l’offre de Convergence Advice ».   

Son constat est direct : à mesure que les exigences environnementales des grands donneurs d’ordre s’intensifient, seules les grandes entreprises, dotées d’équipes RSE internes, peuvent y répondre pleinement. Le risque, selon lui : voir les PME et ETI rurales se faire écarter des marchés publics ou des chaînes de valeur, faute de ressources dédiées. Sa réponse : un accompagnement “concret, sur mesure, adapté à leurs réalités”, pour rester compétitives sans “subir le changement”.  

Aujourd’hui, Convergence Advice accompagne déjà six PME en Lozère. Exemple parlant : il a aidé un maçon à réaliser un bilan carbone de son activité. Ce dernier l’utilise désormais à chaque appel d’offres, comme un atout différenciant. Dans un département de 72 000 habitants, représentant 1% du poids économique de l’Occitanie, l’ambition de Maxime Orlhac est d’opérer une jonction : faire converger les savoirs académiques et les savoir-faire des entreprises locales.  

Prochaine étape, un calendrier 2026 déjà en ligne de mire : travailler depuis la Lozère avec deux PME de l’Hérault et mener une dizaine de missions en Cœur d’Hérault.  

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La HV Touch

Conseil RP

Et au fait, est-ce normal si les journalistes ne vous répondent pas ? « Oui, car ce n’est pas leur job », répond simplement Aude Staub, attachée de presse et directrice de Purpl RP. Qui adopte une communication décalée, consistant à égratigner sa propre profession. Son argumentaire détaillé à lire ici.

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La phrase

« Certains metteurs en marché influencent fortement les prix et ne permettent pas toujours aux producteurs de valoriser leur travail. Des aigrefins vont démarcher des coopératives qui ont les cuves pleines à l’approche des vendanges pour casser les prix, ce qui déstabilise la filière. »

Jean-Louis Cazaubon, vice-président de la Région Occitanie en charge de la souveraineté alimentaire, viticulture et montagne

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On s’en fout

« Tu mettras du temps à refuser un marché ne correspondant pas à tes prix ou ne rentrant pas dans ton plan de charge. Pour ma part, il m’a fallu six ans », me confiait, en 2019, l’architecte Philippe Rubio, alors que je venais tout juste de me lancer en indépendant.  

En six ans d’entrepreneuriat, ai-je eu peur du lendemain ? Oui. Me suis-je réveillé parfois la nuit, de crainte de voir le marché se retourner et d’avoir du mal à payer mes salariés ? Oui. Ai-je parfois été épuisé au point de m’endormir à 21h, certains soirs ? Oui. Mais ai-je envisagé d’arrêter, par découragement, pour retourner vers le salariat ? Non, et cela ne m’a jamais traversé l’esprit.  
Au fil des saisons, et l’âge aidant, les fantômes ont tendance à s’estomper. Il aura fallu le temps, mais je suppose que c’est un apprentissage partagé par tous les entrepreneurs. La sérénité s’invite timidement. Après tout, ça va, ça vient. Des marchés, on en a gagné, on en a perdu, et ça se conjugue aussi au futur. Paradoxalement, la période actuelle, marquée par une totale instabilité – intérieure et internationale -, n’est pas de nature à nous décourager. Les lignes bougent. Tout va très vite et de plus en plus vite. Tant mieux. Nous sommes toujours en course. Visibles et à l’affût, avec les autres. À notre place, durement gagnée. C’est l’essentiel.  

Le fait d’avoir su constituer à mes côtés une équipe engagée et solide est à la fois le plus précieux des capitaux et une fierté. Encore plus difficile : il faut aussi arriver à sortir de soi-même, et envisager la façon dont les autres acteurs, publics et privés, nous perçoivent globalement. Est-ce que cette image renvoyée au marché correspond à nos valeurs profondes ? Si c’est le cas, cela signifie que nous sommes alignés avec nous-mêmes.  

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Tribune partenaire

Nos copains ont des idées

« En Occitanie Est, l’industrie a besoin d’un cap clair sur 10 ans » 

Augustin Valero
Augustin Valero, directeur associé de Florian Mantione Institut RH ©DR

L’Occitanie Est ne manque ni d’entreprises industrielles, ni de talents. Mais il lui faut un cap clair pour accroître son attractivité.  

Nos échanges réguliers avec les entreprises industrielles et les organisations professionnelles – notamment l’Union des industries et métiers de la métallurgie – le confirment : l’Occitanie Est manque de compétences, ce qui est un frein aujourd’hui son développement. 

À Toulouse, la stratégie est lisible. L’aéronautique sert de colonne vertébrale. L’écosystème s’est structuré autour de cette filière.  
L’exemple de Paul Boyé, toujours en Occitanie Ouest, qui a su se transformer en misant sur de nouveaux marchés et sur la logistique, montre que la modernisation est possible lorsqu’une filière sait se réinventer. 

En Occitanie Est, il manque ce cap. Je formule donc un appel : nous avons besoin d’une stratégie industrielle pour les dix prochaines annéesUne stratégie capable d’identifier deux ou trois grands « porteurs » nouveaux, comme nous l’avions fait autrefois avec IBM et Dell à Montpellier, qui ont lancé la dynamique numérique locale, avec, dans leur sillage, la réussite actuelle de Septeo.  

Cette stratégie ne peut réussir que si elle associe tous les acteurs : CCI, branches professionnelles, syndicats patronaux, collectivités, État. Chacun agit aujourd’hui, mais trop souvent dans des directions différentes. Il est temps de coordonner les forces. 

Contrairement à certaines idées reçues, l’Occitanie Est possède une industrie variée. Elle s’appuie sur de grands noms : l’agroalimentaire, avec Nestlé, Royal Canin, Haribo, mais aussi Cémoi à Perpignan ou Roquefort (Lactalis) en Aveyron ; la chimie, avec Sanofi Aramon ; le nucléaire ; le textile-habillement ; la construction industrielle, avec KP1 dans le Gard ; l’imprimerie, secteur trop souvent sous-estimé alors qu’Exaprintillustre parfaitement son potentiel. 

Le territoire compte aussi de belles entreprises innovantes : Genvia dans l’hydrogène décarboné, les acteurs de la robotique médicale comme Zimmer Biomet ou Quantum Surgical, mais aussi des pépites plus discrètes, comme L’Arsoie à Sumène. 

Le rôle central du Port de Sète 

Le port de commerce de Sète joue un rôle majeur et trop peu reconnu. Sa dimension logistique, ses connexions fluviales et ferroviaires – comme en atteste l’inauguration, le 25 novembre, de la nouvelle plateforme ferroviaire par Jean Castex, PDG de la SNCF et Carole Delga, présidente de la Région Occitanie -, et les 1.000 emplois qu’il représente en font un atout rare dans la région. Autour de lui, l’agroalimentaire – à commencer par Saipol- constitue un socle industriel robuste qui structure un véritable écosystème.

Certaines activités attirent davantage que d’autres : l’aéronautique et le spatial gardent une aura considérable. Les énergies renouvelables, elles, recrutent souvent des talents venus d’autres régions, car les projets locaux sont encore insuffisamment nombreux ou trop peu structurants. La vague des éoliennes offshore flottantes, symbolisée par les premiers parcs installés au large de l’Aude et des Pyrénées-Orientales, ou bien la future gigafactory d’électrolyseurs de Genvia à Béziers, pourrait marquer le début d’une nouvelle ère, même si la filière des EnR traverse une zone de turbulences.  

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Muscler l’attractivité industrielle 

Pour ces projets majeurs, il faut anticiper les compétences, bâtir des partenariats avec les organismes de formation, et structurer des parcours sur plusieurs années. L’industrie ne peut pas fonctionner par à-coups. 
Il manque une coordination durable entre les besoins réels des entreprises et les orientations des filières. Aujourd’hui, les réponses sont encore trop ponctuelles, trop dépendantes des cycles. 

Le bassin de l’Occitanie Est souffre d’un manque d’attractivité industrielle. Les jeunes diplômés se tournent plus volontiers vers l’informatique, la biotech, la recherche médicale ou la robotique. De grandes écoles existent pourtant – Polytech Montpellier, IMT Mines Alès, l’École supérieure de chimie, ou à Toulouse, l’ISAE et l’INSA. Mais les débouchés industriels locaux manquent de visibilité. 

Pour l’instant, le ralentissement général de l’activité industrielle aggrave ce défaut d’attractivité. Il pèse sur les recrutements, réduit les mobilités entrantes et complique les projets de développement. 
Trois catégories de métiers sont particulièrement sous tension :  
L’informatique, où la compétition est permanente. Les ingénieurs réseaux, testeurs, développeurs ou analystes sont très courtisés.  
Les ouvriers et techniciens qualifiés, dont la pénurie est désormais structurelle. Ce sont pourtant eux qui conditionnent le fonctionnement quotidien des ateliers. 
Les ingénieurs industriels, difficiles à faire venir, pour plusieurs raisons : coût de l’immobilier, salaires moins élevés qu’en Île-de-France, à Lyon ou en Paca, contraintes de l’emploi du conjoint. Les grands groupes s’en sortent mieux car ils financent parfois déménagements et accompagnement familial. 

La marque employeur, un levier vital 

Pour une PME locale, séduire un ingénieur exige désormais une réflexion globale : rémunération, mobilité, services offerts au conjoint, perspectives d’évolution. Il faut accepter de s’aligner, au moins partiellement, sur les standards de toulousains, lyonnais ou sur ceux de la région Paca. 

Chez Florian Mantione Institut RH, dans nos missions RH, nous insistons sur la qualité de vie au travail, la marque employeur, la clarté des trajectoires professionnelles, avec une variété dans les postes, de l’autonomie et des projets qualitatifs. Les salariés ne veulent plus d’un management à l’ancienne. Ils demandent aux employeurs : « Quels sont vos projets ? Où en serai-je dans quatre ans ? Qu’apprendrai-je chez vous ? » 

Les PME qui souhaitent rivaliser avec les grands groupes doivent ainsi intégrer ces attentes dans leur stratégie : attirer, fidéliser, donner de la visibilité. 

Les difficultés se corsent lorsqu’une entreprise recherche dans l’urgence des profils très spécialisés. Dans l’informatique comme dans l’ingénierie industrielle, celle ou celui qui n’a pas anticipé entre immédiatement en concurrence directe avec les autres régions. 

Si nous définissons collectivement une stratégie lisible, si nous coordonnons les filières, si nous anticipons les compétences, alors nous pourrons attirer de nouveaux projets structurants et bâtir une industrie plus forte. Nous avons su le faire, il y a une trentaine d’années, avec IBM et Dell. Nous pouvons le refaire !  

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Ça pousse

Ils et Elles bâtissent nos villes

73 appels d’offres prévus en 2026 par le GIE Garonne Développement 

résidence Intergénérationnelle Partition sur Toulouse - Saint-Martin-du-Touch
Résidence Intergénérationnelle Partition sur Toulouse – Saint-Martin-du-Touch ©Nicolas Delpeyrou

72 appels d’offres pour 2026. C’est le programme dévoilé par l’opérateur de la construction, le GIE Garonne Développement, lors des Rencontres Entreprises du 1er décembre au Mas Tolosa à Plaisance-du-Touch (32). Côté réhabilitation, le programme compte 34 appels d’offres à lancer (+ 17 % par rapport à l’an dernier), avec 1.060 logements et des bureaux (+ 70 % par rapport à l’an dernier). Pour la partie neuve, 38 appels d’offres seront lancés (+36 % par rapport à 2025), avec 1101 logements (+ 76 % par rapport à l’an dernier). Certains appels d’offres, initialement prévus en 2025, « ont été décalés sur 2026 compte tenu notamment de la difficulté de commercialiser les logements en accession dans un contexte économique difficile », rappelle le GIE. Créé en 2012, le GIE Garonne Développement réunit aujourd’hui la SA des Chalets, la Coopérative de la Haute- Garonne, l’OPH31, le Toit Familial de Gascogne, CDC Habitat, CDC Habitat Social, Notre Maison, l’OPH09 et Ysalia. 

Le rôle du GIE est de construire et réhabiliter dans la Métropole Toulousaine, mais aussi les villes moyennes et les territoires ruraux sur 4 départements : l’Ariège, la Haute-Garonne, le Gers et le Tarn-et-Garonne. 

Le détail des appels d’offres 2026 

Les appels d’offre 2026 se répartissent par membre :

Groupe des Chalets 

  • Pour la partie neuve : 15 appels d’offres à lancer représentant 600 logements.
  • Pour la partie réhabilitation : 15 appels d’offres à lancer représentant 755 logements et des bureaux.

OPH31 

  • Pour la partie neuve : 2 appels d’offres à lancer représentant 62 logements.
  • Pour la partie réhabilitation : 7 appels d’offres à lancer représentant 216 logements.

Le Toit de Gascogne 

  • Pour la partie neuve : 12 appels d’offres à lancer représentant 135 logements.
  • Pour la partie réhabilitation : 12 appels d’offres à lancer représentant 89 logements.

Notre Maison 

  • Pour la partie neuve : 7 appels d’offres à lancer représentant 200 logements.

CDC Habitat 

  • Pour la partie neuve : 2 appels d’offres à lancer représentant 104 logements.
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Des potins immo ? Une nomination ? Des initiatives et projets ?

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Au marché

Les marchés publics essentiels en Occitanie de la semaine passée. Parce qu’il faut bien vivre.

APPELS D’OFFRES

BTP 👷‍♀

Occitanie Est 

La Ville de Montpellier lance un avis pour les travaux d'entretien et de rénovation dans les bâtiments communaux.  

La mairie de Perpignan lance un avis pour la démolition-reconstruction de la tribune Guash-Laborde.  

Sa3m lance un avis pour les travaux de réhabilitation du parc zoologique du Lunaret. 

La commune de Vézénobres lance un avis pour le concours restreint de maîtrise d'œuvre sur esquisse

VNF lance un avis pour la maîtrise d'œuvre relative à la reconstruction de la passe à poissons de Moussoulens. 

La SPL Arac Occitanie lance un avis pour la dépollution du terrain destiné à la construction de la médiathèque centrale de Carcassonne.  

La SPL Agate lance un avis pour les missions de maîtrise d'œuvre concernant la réalisation des études et travaux d'espaces publics et paysagers, voiries réseaux divers, signalisation pour le réaménagement de la RN113 au droit du Marché Gare. 

La mairie de Juvignac lance un avis pour l'aménagement et la modernisation des aires de jeux. 

Les Services prévention et inondations de Nîmes Métropole lancent un avis pour la maîtrise d’œuvre pour l’aménagement des Barrages de Rouvières et de l’Oliveraie à Nîmes. 

Sa3m lance un avis pour les travaux d'aménagements paysagers de l'Ilot Platanes - ZAC Ode Acte II à Lattes. 

La mairie de Béziers lance un avis pour les travaux de maintenance et la création de la défense extérieure contre l'incendie.  

La Ville de Lattes lance un avis pour les travaux d'aménagement de voirie, cheminements et revêtements divers. 

Occitanie Ouest 

Oppidea lance un avis pour accord-cadre à bons de commande pour la réalisation de travaux d'aménagement sur la Zac Oncopole.  

Europolia lance un avis d'accord-cadre à bons de commande pour la réalisation de travaux pour les abords des stations de métro de la ligne C et les aménagements réalisés dans le cadre des AFNT.  

La Ville de Toulouse lance un avis pour la mission d'OPC concernant la reconstruction du théâtre de la Digue. 

Toulouse Métropole lance un avis pour les travaux de rénovation des installations CVC du Museum. 

Toulouse Métropole lance un avis pour les travaux de réaménagements, de rénovation et de gros entretien dans les bâtiments

Le centre hospitalier de Cahors lance un avis pour la reconstruction de l'Ehpad Louis Conte à Gramat. 

La commune de Carbonne lance un avis pour la reconstruction de la halle aux jardiniers.  

Le Département du Tarn lance un avis pour les travaux d'aménagement d'une voie verte entre les chemins de Saint-Charles à Graulhet et de la Carrelié à Briatexte.  

Toulouse Métropole lance un avis d'accord-cadre pour des prestations de maîtrise d'œuvre pour des aménagements multimodaux dans le prolongement de la LMSE. 

Déchets 🗑️

Occitanie Est 

Le Syndicat Mixte Entre Pic et Etang lance un avis pour le tri et le conditionnement des emballages recyclables, papier et carton. 

Éclairage public 💡

Occitanie Ouest 

La SPL Audeo lance un avis pour les travaux d'éclairage du chemin de ronde à Albi. 

Immobilier 🏟️

Occitanie Est  

La mairie de Perpignan lance un avis pour la réhabilitation lourde de 3 + 2 immeubles dégradés. 

ATTRIBUTIONS DE MARCHÉ

Le BRGM attribue le marché de bilan hydrique et tranchées en pied de verse, et déviation des eaux externes en périphérie de la verse dans l'Aude à EODD INGENIEURS CONSEILS. Valeur totale du marché : 483 827 euros. 

La Régie des eaux de 3M attribue le marché d'entretien des sites à M attribue le marché d'entretien des sites à ID VERDE et SERPE. Valeur totale du marché : 5 538 000 euros. 

L'Agglo Hérault Méditerranée attribue le marché de travaux d'extension et de réhabilitation des réseaux d'eaux usées, d'eau potable et d'eaux pluviales au groupement Société Languedoc Travaux Public Génie Civil / Yvon Donat, au groupement bano TP / EHTP... Les autres lauréats sont à consulter ici. Valeur totale du marché : 32 000 000 euros. 

Le BRGM attribue le marché d'étude de vulnérabilité des milieux, diagnostic sur site et hors site sur l'ancien site minier et industriel de la Combe du Saut (Limousis, Aude) à EODD INGENIEURS CONSEILS. Valeur totale du marché : 485 132 euros. 

Montpellier Méditerranée Métropole attribue le marché de maîtrise d'œuvre pour la phase 3 d'extension du réseau très haut débit à Sudalys. Valeur totale du marché : 800 000 euros. 

La communauté de communes Bassin Auterivain Haut-Garonnais attribue le marché de transport, tri, conditionnement et valorisation des emballages recyclables non fibreux à Paprec France. Valeur totale du marché : 1 200 000 euros. 

Plus de marchés ici

La mairie de Saint Affrique attribue le marché d'exploitation des postes de refoulements et des stations de traitement des eaux usées à Saur. Valeur totale du marché : 756 000 euros. 

Le Conseil départemental de la Haute-Garonne attribue le marché de fourniture de mobilier scolaire pour les collèges et divers autres sites à MOBILIER VS SARL et BUREAU AMENAGEMENT SUD OUEST. Valeur totale du marché : 3 320 000 euros. 

La Ville de Montpellier attribue le marché de concession de service pour l'implantation et l'exploitation de mobiliers urbains d'affichage accessoirement publicitaires à JCDECAUX FRANCE. Valeur totale du marché : 52 679 104 euros. 

La mairie de La Grande-Motte attribue le marché de prestations de pose, dépose et maintenance du matériel de balisage en mer sur le littoral à SETE TRAVAUX SOUS MARINS. Valeur totale du marché : 240 000 euros. 

La communauté d'agglomération de l'Albigeois attribue le marché de contrôles préalables à la réception des travaux de terrassement et de pose de réseaux d'assainissement eaux usées et eaux pluviales à Citec. Valeur totale du marché : 1 000 000 euros. 

La communauté de communes Sud Roussillon attribue le marché de réalisation d'une piste cyclable entre Latour-Bas-Elne et Saint-Cyprien à S.A. PULL FRANCIS, MOLINER. SUD SIGNALISATION, GUILLOT PRESTA SERVICES... Les autres titulaires du marché sont à croquer là. Valeur totale du marché : 1 232 889 euros. 

Toulouse Métropole attribue le marché de construction d'un auditorium à l'Agora des Futurs à Edifice, Compagnie Occitane De Montage De Prefabriques Architecuraux Et Structuraux, Entreprise Carre... Les autres lauréats sont à consulter ici. Valeur totale du marché : 1 045 404,45 euros. 

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L’agenda

Les cérémonies de vœux, haut lieu de réseautage, reviennent. Parce que vous le valez bien, Les Indiscrétions vous ont concocté un agenda des cérémonies en Occitanie.

Mercredi 7 janvier

Ville de Millau, 18h30, Salle des Fête de Millau (Parc de la Victoire).

Vendredi 9 janvier 

CPME 30, 8h, Le Napo (Nîmes). 

Lundi 12 janvier 

Université de Montpellier Paul-Valéry, 11h30, hall du bâtiment Atrium (campus route de Mende, Montpellier). 

FRTP Perpignan, 8h30, Villa Duflot.

Mardi 13 janvier  

Medef Gard, 18h30, Restaurant Tempo (Nîmes). 

Plus d'agenda ici

Jeudi 15 janvier

FPI OM, 11h, Domaine de Verchant (Castelnau-le-Lez, 34).

Medef Hérault Montpellier, 18h30, Banque Alimentaire de Mauguio (34).

Agglo Hérault Méditerranée, 19h, complexe sportif de Marche Gay (Pomérols). 

FRTP Nîmes, 8h30, Mas Merlet. 

CPME 31, MEDEF Haute-Garonne, FBTP 31, UIMM Occitanie, 18h30, MEET (Toulouse).

Vendredi 16 janvier

Ville de Juvignac, 19h, Espace Lionel de Brunélis. 

Mardi 20 janvier 

FRTP Montpellier, 8h30, Domaine du Grand Puy.

Ville de Lattes, 18h30, Espace Lattara (Lattes centre). 

Jeudi 22 janvier 

Université de Montpellier Paul-Valéry, 11h30, amphi du centre Du-Guesclin (Béziers). 

Fédération Française du Bâtiment du Gard, 18h, Skab restaurant (Nîmes).

FRTP Carcassonne, 8h30, Le Tribe.

CC Vallée de l’Hérault, 18h30, Chai de la gare Gignac.

CPME Hérault, à 12h, Purple Campus (Béziers).  

Vendredi 23 janvier

CPME Hérault, 12h, musée de la Cité créative (Montpellier).

Samedi 24 janvier

CMA de l'Hérault, 11h, locaux de la CMA de Montpellier (ZAC de Pierresvives, 154 Rue Bernard Giraudeau, 34080 Montpellier).

Lundi 26 janvier 

FRTP Mende, 12h00, CCI Lozère. 

Mercredi 30 janvier 

FFB 34, 12h, siège de la FFB 34 (rue Jacques Fouroux, Montpellier).

FRTP Béziers, 11h30, Domaine de Bayssan.

Vos événements en Occitanie.

Mardi 9 décembre :

Mozart de la réussite, organisé par Le Cercle Mozart des Terres du Rhône et de la Méditerranée, à partir de 18h30, au Palais des Congrès H2 (Nîmes). Inscriptions ici. 

Jeudi 11 décembre :

Soirée Entreprendre dans le Sud "Agir pour l'eau", organisée par la Banque Populaire du Sud, dès 18h, à Agora Le Crès, Voie Domitienne, Le Crès (34).  

Afterwork VIP « Investir Béziers » dans le cadre des Rencontres de l'Immobilier, à 19h, à Bureaux&Co Béziers (22 route de Sérignan). Plus d'infos et inscription ici.

Journée et soirée "La logistique du futur", organisée de 14h à 20h à Nîmes par le Greta-CFA Gard-Lozère. Plus d'infos ici et inscription .

Plus d'événements ici

Mardi 16 décembre : 

45ème Café du D.A.V.O.S. des PME sur la thématique de la facturation électronique, organisé à 18h15 au Clos de l'Aube Rouge (Castelnau-le-Lez, 34). Réservation obligatoire : mail@davosdespme.org

Jeudi 18 décembre : 

Débats d'Élixir : « La recherche est-elle optimiste ? », organisé par Midi Events au siège de Midi Libre (Saint-Jean-de-Védas). Inscription ici.

2026

Lundi 9, mardi 10 et mercredi 11 février :

Salon SIPRHO, à partir de 9h, au Parc des Expositions de Montpellier (34). Plus d’informations ici.

Mardi 10 février 

3e rendez-vous éco consacré aux enjeux économiques liés à l’eau, organisé par le Medef Gard, à 18h30, dans l’auditorium du musée de la Romanité (Nîmes).

Jeudi 19 mars : 

21e édition d'Occitanie Invest, organisé à La Cité à Toulouse. Plus d'infos et inscription ici.

Mardi 12 et mercredi 13 mai :

Space Summit for a Resilient Future (Sommet de l'espace pour un futur résilient), organisé par Novaspace avec le soutien de la Région Occitanie, au Centre des Congrès Pierre Baudis à Toulouse. Plus d'infos ici.

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Newsroom

L’agence travaille en ce moment sur plein de choses passionnantes :

JOURNALISME

Pour Les Échos :

  • Série d’hiver. Sujet « Blanquette de Limoux », parution à Noël  

Enquête pour Les Échos :

  • Les stations balnéaires du Languedoc face aux défis du 21e siècle

    Hors série ToulÉco « Qui sont les entrepreneurs d'Occitanie ? » :

    • Interview de Clara Hardy (Sericyne)
    • Interview d'Agathe Boidin (Pacific Pêche)
    • 3 pages pratiques pour entreprendre en Occitanie

    BoisMAG :

    • Enquête « négoce bois et produits dérivés », parution en décembre.
    • Enquête « la machine pour la 1ere et la 2e transformations du bois », parution en janvier à l'occasion du salon Eurobois (3-6 février 2026).

    RÉDACTIONS

    Occitanie News (Région Occitanie) : pour décembre 2025 , articles sur la filière robotique en Occitanie et sur Catana Group. La newsletter Occitanie News d'octobre est à découvrir ici. S’abonner gratuitement en cliquant ici.

    Magazine l'Occitan : pour janvier 2026, co-rédaction avec Métropolitain et Laurent Blondiau d'un magazine papier portant sur l'actualité économique de la région.

    Septeo : rédaction de 2 articles pour le blog de Septeo.

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    Pages arrachées

    Une page de l’histoire économique régionale qui s’arrache, avec la liquidation de la librairie Sauramps (Décodage). Est-ce un commerce « comme un autre » ? Faut-il se résigner, ou se battre ? On en parle dans votre « On s’en fout » (HV Touch) préféré.

    Ils nous pillent

    Ils sont pratiques, ces moteurs d’IA. Mais avec un bilan carbone dégueulasse. Et en plus, ils pillent les contenus de la presse, sans nous demander notre avis et sans contrepartie. Vous pouvez croquer dans « On n’aime pas », dans « La rédac’se ...

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