Bandeau loupehv 7 avril 2026 (3)

Les indiscrétions

Sous haute tension

Semaine du 16 mars 2026

À l’affiche

Parce qu’elles et ils le valent bien

Matthieu Combes, Oppidum Conditionnement

Matthieu Combes, Oppidum Conditionnement

Un exemple réussi de transition industrielle. L’ex-directeur de Refresco, dont le site de Nissan-lez-Enserune a fermé fin 2024, reconvertit ce site industriel héraultais en usine d’embouteillage de vins (on en parlait dès le 4 novembre 2024, ça croustille ici). Un an tout juste après, l’entreprise, créée avec Frédéric Galibert et Jean-Baptiste Biron, emploie 24 salariés (des ‘ex-Refresco’), avec en prévision pour 2026, 10 millions de bouteilles et 2 millions de Bag-in-Box. L’ensemble de 13.000 m2 comprend une zone de préparation des vins et deux lignes de conditionnement. Le passage d’une activité à l’autre s’est opéré de façon fluide, assure-t-il. « Les anciens salariés de Refresco sont qualifiés sur les métiers de l’industrie et de l’embouteillage, avec une formation sur les enjeux de qualité et de sécurité alimentaire. » Principal client : Grand Terroir, détenu par Frédéric Galibert, également actionnaire d’Oppidum Conditionnement.
>Matthieu Combes intervient lors de la « Loupehv » « Gagner la bataille la réindustrialisation : le modèle biterrois », le 7 avril à partir de 17h30 à l’IUT de Béziers (34). Places limitées, gratuit. Inscriptions en cliquant ici

Stéphane Porret, Aurélie Pace, ces cadres du privé élus maires

Stéphane Porret, Aurélie Pace, ces cadres du privé élus maires

Une performance à souligner. Ces cadres du secteur privé sont élus maires haut la main, face à deux maires sortants, après un mandat passé à batailler courageusement dans l’opposition. Ex-directeur commercial de Vinci Construction en Occitanie, Stéphane Porret gagne la ville gardoise de Sommières, battant le maire sortant Pierre Martinez avec 54 % des voix. À Villeneuve-lès-Béziers (34), Aurélie Pace (qui passe, donc), acheteuse industrielle à Mécanic Sud Industrie (Rochette Industrie), ne fait qu’une bouchée du maire sortant, Fabrice Solans, avec 71 % des voix. Quant à l’ex-journaliste Gwenaëlle Guerlavais, elle est en ballotage favorable aux Matelles, charmant village du Pic Saint-Loup où chaque famille doit être sur une liste – triangulaire au 2e tour, pour 2.000 habitants.

Cyril Brun, BPS / Agri-viti

Cyril Brun, BPS / Agri-viti

La Banque Populaire du Sud lance trois nouvelles agences Agri-Viti, pour les secteurs Pyrénées-Orientales (6 conseillers experts), Hérault-Lozère (6) et Gard-Ardèche (5). Elles viennent s’ajouter à l’agence Agri/viti Aude-Ariège. Au total, 28 collaborateurs « sont exclusivement dédiés à l’agriculture, un secteur qui connaît une crise sévère. Nous sommes une banque locale. C’est bien de le dire, mieux de le prouver. De plus, l’agriculture relève d’un enjeu d’aménagement du territoire, et il s’agit d’un enjeu de souveraineté alimentaire », relève Cyril Brun, directeur général de la BPS, le 10 mars. Par ailleurs, « la filière a beaucoup d’aléas, entre crise conjoncturelle, transformations environnementale, réglementaire et digitale. Face à ça, nous considérons qu’il faut amener toujours plus d’expertise, et que l’on aura toujours besoin d’agriculteurs. C’est le moment d’être encore plus à leurs côtés ».
> Sur l’agenda 2026, un premier semestre bien rythmé : 10 ans de Sud Innovation et remise de prix Next Innov (500 entreprises accompagnées) le 7 avril ; Accueil du maxi-trimaran BP à Port-Camargue (30) en présence du skipper Armel Le Cléac’h, vainqueur du Vendée Globe ; Assemblée générale, le 19 mai ; 120 ans du Crédit Maritime Méditerranée le 15 juin.

Geneviève Marais, Aquatech Innovation gagne Porto-Vecchio

Geneviève Marais, Aquatech Innovation gagne Porto-Vecchio

Dans le cadre d’un projet de restructuration du port de Porto-Vecchio (Corse du Sud), la mairie attribue à Aquatech Innovation (Montpellier) le lot de collecte des eaux usées, en lien avec une entreprise locale. Le marché s’élève à 600 k€ d’ici à 2027. « Cette entreprise construit les pontons, et nous y intégrons notre solution de collecte des eaux usées des bateaux de plaisance, avec un système d’automatisme embarqué et connecté. Jusqu’à présent, les eaux usées sont rejetées en mer. Le gain environnemental est évident. Cette solution a déjà été mise en place à Port-Camargue, et nous nous positionnons sur d’autres marchés portuaires : Antibes, port fluvial de Paris, Villefranche-sur-mer (06) », confie aux Indiscrétions Geneviève Marais, fondatrice d’Aquatech Innovation. Dans la perle de la Corse du Sud, environ 80 yachts seront connectés.

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Aquatech Innovation s’est diversifié sur le sujet de l’eau, en innovant à la fois dans les solutions de recyclage, de compteurs connectés propriétaires et de collecte. CA 2025 : environ 900 k€. Une levée de fonds est prévue. La startup, qui emploie 15 salariés (ingénieurs de l’eau et informatique) doit quitter Cap Alpha en 2027, et recherche entre 500 m² et 1.000 m². Un DG est en cours de recrutement et une levée de fonds ciblée pour la fin d’année.
Sur le même sujet : Les Indiscrétions du 26 janvier, à croquer ici

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« Les valeurs du sport dans le management d’entreprise » : en période d’incertitudes, un débat-clé du Cobaty ce 19 mars

Cobaty - Les indiscretions
En haut de g. à d. : Nicolas Le Goff (MHSC), Jean-Pierre Faye (Sportculture21). En bas : Mathieu Massot (Groupe FDI)

Un débat d’actualité, en période d’incertitudes nationales et internationales, a fortiori pour les professionnels de l’acte de bâtir. « Cheminer vers la victoire et la faire durer : les clés du sport au service du management d’entreprise » : c’est le thème du débat organisé par le Cobaty Méditerranée Montpellier, ce jeudi 19 mars, à partir de 18h, à l’espace Capdeville (417, rue Samuel Morse) à Montpellier. Pour s’inscrire, courez par ici !

Pour en parler, trois intervenants de choc : le volleyeur Nicolas Le Goff, capitaine du MHSC, Jean-Pierre Faye, président de Sportculture 21, et Mathieu Massot, directeur général du Groupe FDI et président de Procivis Immobilier.

« Les intervenants livreront leur vision du management, de la gestion d’entreprise, des équipes… et la gestion de soi-même, face à l’adversité et aux problématiques qu’un dirigeant peut rencontrer », confie aux Indiscrétions Laurence Girard, présidente du Cobaty Méditerranée Montpellier. Le contexte actuel rend le débat d’autant plus pertinent. « Aujourd’hui, nos entreprises doivent aller puiser dans certaines ressources qu’elles n’allaient pas chercher en temps ordinaire. Les difficultés n’ont jamais été aussi fortes. Cet échange va permettre d’amener des visions nouvelles, et une nouvelle façon d’aborder l’adversité. »
« Dans le sport de haut niveau comme dans l’entreprise, la victoire ne tient jamais du hasard. Elle s’obtient par une dynamique collective solide, une stratégie claire et une persévérance à toute épreuve (…). Cheminer vers la victoire, c’est accepter l’exigence, cultiver l’humilité, être capable d’analyser ses échecs », précise le Cobaty Méditerranée Montpellier.
Par ailleurs, au-delà des parallèles entre sport et entreprise, Laurence Girard rappelle que « la pratique du sport peut être une échappatoire bienfaitrice » pour les chefs d’entreprise.

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Jean-Christian Rey, veut placer le Gard rhodanien dans la PPE 3

Jean-Christian Rey, veut placer le Gard rhodanien dans la PPE 3

Souveraineté énergétique, relance du nucléaire avec la construction au plan national de six EPR 2, et huit en option, neutralité carbone en 2050… Deuxième pôle industriel d’Occitanie en termes de politique énergétique, le Gard Rhodanien se place pour s’inscrire dans la nouvelle Programmation Pluriannuelle de l’Énergie (PPE3), et après le 2e sommet européen consacré à la relance du nucléaire civil, le 10 mars. En faisant valoir ses atouts, par exemple avec « l’arrivée de MGH Energy, sur la friche industrielle de l’ex-site d’Arcelor-Mittal à Laudun l’Ardoise, dans le domaine des carburants de synthèse et l’hydrogène. Nous avons les compétences, l’expérience, les infrastructures et une forte acceptabilité locale », explique Jean-Christian Rey, président de l’agglomération du Gard rhodanien.
Sur le même : « Didier Katzenmayer, l’UIMM Occitanie sonne la mobilisation pour Golfech », dans Les Indiscrétions du 9 mars, à croquer ici.

Félix Lebrun, WTT Champions 

Félix Lebrun, WTT Champions 

Une consécration mondiale, après sa médaille de bronze aux JO Paris 2024. Le montpelliérain Félix Lebrun (tennis de table) remporte ce 15 mars le WTT Champions de Chongqing (Chine) face au Chinois Wen Ruibo en cinq manches (4-1). La Fédération française de tennis de table en parle dans un post Facebook (lire ici). C’est le 2e WTT Champions que le frangin d’Alexis Lebrun décroche.
Sur le même sujet : « La « hype » du tennis de table », Les Indiscrétions du 10 mars 2025, à lire ici

Éric Servat, matinée de l’Eau et Académie des Technologies

Éric Servat, matinée de l’Eau et Académie des Technologies

L’hydrologue, directeur général du centre Unesco de l’eau Icireward, qui intervient ce 18 mars à Pierresvives (Montpellier) dans le cadre d’une matinée d’échanges coorganisée par le Département de l’Hérault et les Canalisateurs Occitanie Méditerranée, fait son entrée à l’Académie des Technologies, dans le pôle Environnement et impact du changement climatique. Il y retrouve deux Montpelliéraines, Anne-Lucie Wack, directrice générale de l’Institut Agro, et Stéphanie Gottlib-Zeh, membre du conseil stratégique du BIC de Montpellier.

J’en apprends plus ici

La réception des nouveaux entrants – dont l’astronaute et scientifique Claudie Haigneré, l’ex-ministre des affaires européennes Noëlle Lenoir ou encore Sylvie Retailleau, ex-ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche – s’est déroulée le 10 mars à La Sorbonne. « C’est un grand honneur de faire partie de cette Académie, qui doit produire, émettre des avis et des études, peut être saisie ou s’auto-saisir de certains sujets », confie Éric Servat aux Indiscrétions. Son post LinkedIn ici. Le scientifique a passé 20 ans de sa vie en Afrique, dont son enfance au Sahel. Autant dire que les problèmes d’eau – et les solutions -, il connaît.
* Informations et inscriptions en cliquant ici

Billy Darveau, Romain Dusan, Sogeclair

Billy Darveau, Romain Dusan, Sogeclair

Un tandem pour renforcer sa présence en Amérique du Nord. Sogeclair (Blagnac, 31), fournisseur de solutions innovantes pour la mobilité, annonce nommer Billy Darveau (à gauche sur la photo) au poste de vice-président ingénierie numérique Amérique du Nord et Romain Dusan (à droite) au poste de vice-président Intérieurs Cabines Amérique du Nord. Présidé par Alexandre Robardey, Sogeclair (1.150 salariés) réalise 160,3 M€ de CA. Directeur général : Philippe Brel
Sur le même sujet : « Sogeclair renforce son partenariat avec AddUp dans l’impression 3D métallique », Les Indiscrétions du 22 septembre 2025, à croquer ici. 

Hugues Galambrun, défend le rôle des éditeurs de logiciels

Hugues Galambrun, défend le rôle des éditeurs de logiciels

Le PDG et fondateur de Septeo (édition de solutions logicielles et de services informatiques) signe une tribune intitulée « L’industrie européenne du logiciel : ce géant invisible qui protège notre autonomie stratégique et assure la performance de notre économie ». Il y défend le rôle des éditeurs européens de logiciels, « socle invisible mais essentiel » de l’économie du quotidien. Il plaide pour des modèles d’intelligence artificielle spécialisés, adaptés aux métiers. Il cite plusieurs éditeurs français, dont Dassault Systèmes, Cegid, Murex, Sogedim et Silae, et qualifie la souveraineté numérique d’enjeu « économique, social et démocratique ».
Sa tribune à retrouver par ici
Sur le même sujet : « Hugues Galambrun, groupe Septeo », Les Indiscrétions du 24 mars 2025, à lire ici

Philippe Bouget, MIM – We Invest

Philippe Bouget, MIM – We Invest

Une résidence de 11 logements vendus en bloc en LLI et LLS à un investisseur : les « deux Philippe » (Bouget – sur la photo – et Anselme, Montpellier Immobilier Méditerranée – We Invest) élaborent avec Sogerim, leur partenaire exclusif à Montpellier, un montage immobilier innovant dans le neuf à Castelnau-le-Lez (34), comme décrit dans ce post LinkedIn. « Les travaux commencent, après 15 mois de travail en amont. Ce projet vient montrer que dans un contexte compliqué, il existe encore des solutions. Le client investisseur se constitue un patrimoine, et bénéficie d’une économie de TVA et d’une exonération de taxe foncière dans le cadre du montage LLI/LLS. Ce type de petites opérations peut se généraliser pour des investisseurs particuliers, et répondre aux problèmes de logement », décrypte Philippe Bouget. L’opération est financée par le Crédit Agricole du Languedoc et la Caisse d’Épargne Languedoc-Roussillon. Maîtrise d’ouvrage : Ecome (Stéphane Conte), qui réalise aussi une maison médicale à Assas. Architecte : Christophe Blouet (Archigroup Grand Sud). Livraison prévue en octobre 2027.
Sur le même sujet : Les Indiscrétions du 31 mars 2025, ça croustille ici

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Sébastien Nobiron, Robotics Place Day à Toulouse

Sébastien Nobiron, Robotics Place Day à Toulouse

Le cluster Robotics Place (co-présidents : Sébastien Bach et Patrick Dehlinger) organise le 26 mars la 8ᵉ édition du Robotics Place Day, qualifié de “rendez-vous annuel de l’écosystème robotique d’Occitanie”, à La Cité (Toulouse), apprennent Les Indiscrétions ce 10 mars. Une table ronde consacrée à la souveraineté économique dans la filière robotique se tiendra de 9h10 à 10h. Les échanges porteront sur la souveraineté technologique et industrielle, la structuration de la filière robotique régionale et les perspectives 2026-2027 pour l’écosystème.

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Intervenants : Jalil Benabdillah, vice-président de la Région Occitanie, Mathias Mondamert, chef du service économique de l’État en région, Sébastien Nobiron (Robotics Place / SEMO / Mécanuméric Industries) et Jacques Dupenloup, président du groupe robotique d’Evolis et directeur division Robotics France de Stäubli. Inscriptions par ici
Sur le même sujet : « Robotique : l’Occitanie muscle sa compétitivité », Les Indiscrétions du 3 novembre 2025. À lire ici

Didier Kayat quitte Daher

Didier Kayat quitte Daher

Nouvelle gouvernance pour Daher. Après 20 années passées au sein du groupe Daher (transport et manutention de pièces aéronautiques), Didier Kayat quitte ses fonctions de PDG à compter du 31 mars « pour se consacrer à des projets personnels », apprennent Les Indiscrétions le 10 mars. À cette même date, Thibault Scaramanga prendra la présidence du conseil d’administration et Aymeric Daher, jusqu’alors directeur général adjoint, deviendra directeur général délégué. Ils assureront tous deux le pilotage de l’entreprise jusqu’à l’arrivée du nouveau directeur général. Présent dans 17 pays, Daher emploie 14.500 salariés et réalise 1,9 Md€ de CA. 
Sur le même sujet : « Didier Kayat, Daher », Les Indiscrétions du 23 juin 2025, à lire ici

Gérard Bertrand, mise toujours sur la Chine

Gérard Bertrand, mise toujours sur la Chine

La Chine reste un marché stratégique pour le groupe de négoce viticole Gérard Bertrand, qui y est implanté depuis 2010. « Un peu plus d’un milliard d’habitants, on ne peut pas faire l’impasse dessus », résume l’ex-rugbyman narbonnais Gérard Bertrand, fondateur de ce groupe en 1992. Comme chaque année, il fera lui-même le déplacement au salon Tang Jiu Hui de Chengdu (26-28 mars), pour y lancer la cuvée Kosmos, un assemblage de 11 cépages de rouge et 9 cépages de blanc, élaborée en partenariat avec la Fondation Saint-Exupéry. Une soirée de lancement est prévue avec les importateurs et la presse.

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Le marché s’est néanmoins contracté depuis le Covid, passant de 7,5 millions d’hectolitres en 2019 à moins de 2 millions aujourd’hui. Malgré son immense potentiel, la Chine ne pèse que 1 % des ventes du vigneron négociant, qui réalise un chiffre d’affaires de 200 M€, dont 65 % à l’export, dans 175 pays.
Les blocages se sont multipliés, indique le vigneron : « économie chinoise sous pression, entreprises coupant dans leurs achats non vitaux, mesures gouvernementales qui ont interdit aux fonctionnaires de boire dans les dîners d’affaires ou d’accepter les cadeaux, émergence de vins chinois de grande qualité… » Les tensions géopolitiques, décuplées avec la guerre au Moyen-Orient, font par ailleurs exploser les coûts logistiques.
Sur le même sujet : « Gérard Bertrand, mégafeu dans l’Aude », Les Indiscrétions du 25 août 2025, à lire ici

Christian Jacqui, IES Synergy et souveraineté industrielle

Christian Jacqui, IES Synergy et souveraineté industrielle

Pour Christian Jacqui, président d’IES Synergy, concepteur et fabricant héraultais de bornes de recharge électrique (Saint-Aunès, 34), l’essor de la filière reste fragilisé par certains choix publics. Le dirigeant ne cache pas son agacement face à certaines décisions d’achat des collectivités. « On vient de perdre un marché de 3 M€ dans un département de l’Ouest, parce que le syndicat d’énergie a préféré acheter des bornes en Chine, alors que nous n’étions pas loin en prix », déplore-t-il. « Certains élus donnent des leçons à tout le monde, mais ils ne prennent pas leurs responsabilités quand il s’agit de soutenir l’industrie française. Si on continue à acheter à l’étranger de façon aveugle, il ne faudra pas s’étonner si cette industrie disparaît en France ! »
Sur le même sujet : « IES Synergy se refinance à hauteur de 40 M€ », Les Indiscrétions du 2 octobre 2023, à croquer ici

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Après une restructuration en 2024 et 2025, au cours de laquelle les effectifs sont passés de 155 à 70 salariés et les filiales à l’étranger ont été fermées, IES Synergy se recentre sur la R&D – cybersécurité des bornes, en prévision de terminaux de paiement intégrés dans les véhicules – et la communicabilité des bornes avec le réseau. Sur ce point, l’idée est de permettre aux batteries de restituer de l’électricité au réseau à certaines tranches horaires.
IES Synergy, qui couvre un large spectre de l’électromobilité (voirie, parking, flottes d’entreprise, dépôts de bus, poids lourds…), a lancé en juillet dernier une borne rapide de 36 kW. « 300 unités sont déjà vendues », signe d’une attente en milieu urbain.

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Logement social : Habitat Audois accélère son « bouclier énergie » pour préserver le pouvoir d’achat des locataires

Face aux effets du dérèglement climatique, Habitat Audois accélère la réhabilitation énergétique de ses résidences. À Port-La Nouvelle, Carcassonne ou Bram, le bailleur social engage plusieurs chantiers de rénovation énergétique. Objectifs : améliorer le confort et le pouvoir d’achat des locataires, réduire les consommations d’énergie et diminuer l’empreinte carbone – en n’ayant pas recours à des démolitions. Sans oublier le soutien au BTP audois : avec, chaque année, 50 M€ injectés dans la construction et 15 M€ dans la réhabilitation, Habitat Audois « est un amortisseur économique pour les entreprises du secteur », souligne Denis Janaud, directeur général.

©habitat audois
« En investissant chaque année 50 M€ dans la construction et 15 M€ dans la réhabilitation, Habitat Audois est un amortisseur économique pour les entreprises du secteur », souligne Denis Janaud, directeur général.

Le 17 février, à Port-La Nouvelle, Habitat Audois ouvre les grilles du chantier en cours de requalification énergétique de la résidence Paul Carrière, construite en 1963, située dans le quartier de la gare SNCF. Un ensemble de 86 logements, sur une surface habitable de 9.015 m², qui va monter en gamme. À l’issue des travaux, les logements verront en effet leur DPE (diagnostic de performance énergétique) passer de la classification D à C. « L’énergie la moins coûteuse, c’est celle que l’on ne consomme pas. Nous créons un ‘bouclier énergie’, pour préserver le pouvoir d’achat des locataires », déclare Denis Janaud, directeur général. Pour y parvenir, Habitat Audois met l’accent sur une isolation thermique par l’extérieur (ITE), entraînant, chaque année, une réduction de la consommation énergétique de 35 % et une diminution des émissions de 114 tonnes de CO2. La résidence « a connu plusieurs vies, et plusieurs rénovations sommaires depuis sa sortie de terre, il y a plus de 60 ans », dépeint Henri Martin, actuel maire de Port-La Nouvelle. « Aujourd’hui, nous entreprenons une rénovation en profondeur, à plusieurs niveaux, détaille aux Indiscrétions Marie-Christine Bourrel, présidente d’Habitat Audois. La rénovation énergétique évite de passer par la case démolition. Le confort des locataires est pris en compte : création de coursives et de terrasses individuelles supplémentaires, et installation d’un ascenseur dans le bâtiment Ronsard (R+4), pour rendre le bâtiment entièrement accessible aux personnes à mobilité réduite ». Les salles de bains ont également été adaptées.

Création d’une résidence senior

Marie-Christine Bourrel d’ajouter : « Nous investissons 3,3 M€ dans la réhabilitation de cette résidence. Certains locataires ont passé leur vie ici. Une locataire nous disait tout à l’heure qu’elle réside ici depuis 43 ans ! » « Ce chantier a été rendu possible par un investissement d’Habitat Audois, mais aussi grâce au soutien du Département de l’Aude. La collectivité garantit notamment l’ensemble de nos emprunts, sur de la construction et de la réhabilitation », précise-t-elle.

La performance environnementale et énergétique, une démarche historique d’Habitat Audois
La préoccupation environnementale et énergétique d’Habitat Audois est historique, et rythmée par une démarche d’innovation continue : « Une première opération bioclimatique dès 1985, première opération labellisée Effinergie en ex-Languedoc-Roussillon à Gruissan en 2011, première opération Bepos (bâtiment à énergie positive) à Castelnaudary en 2013 », renchérit Denis Janaud. Tout le parc collectif ayant déjà été réhabilité, le bailleur en est désormais aux 2e requalifications énergétiques : « On change la première ITE par une nouvelle, plus performante. » À ce jour, 75 % du patrimoine affiche un DPE énergétique en A, B ou C. « Et si on rajoute les classements en D, ce qui est une bonne performance, c’est 95 % du parc. C’est largement supérieur à la moyenne du parc privé. » Face aux instabilités géopolitiques croissantes, Habitat Audois a sécurisé, via la Sac Hasso, ses achats de gaz en 2026 et pour une partie de 2027. « Aujourd’hui, ce type d’achat s’opère comme à la Bourse. Il faut acheter au bon moment, et saisir les fenêtres d’opportunité. On est loin de l’ancien marché réglementé ! »

Habitat audois youtube - Les indiscretions
Marie-Christine Bourrel, le 17 février à Port-la-Nouvelle, interviewée par Jules Mestre (Les Indiscrétions) aux côtés du maire de Port-la-Nouvelle.

À Port-la-Nouvelle, 4 logements laisseront enfin la place à un projet de résidence senior comptant 30 places. Habitat Audois estime l’investissement à 4 M€ pour ce futur bâtiment, en R+3. « Les 4 locataires seront, bien sûr, relogés. Les travaux commenceront en 2027, pour une livraison entre 2029 et 2030 », projette Olivier Pourtau, directeur de la maîtrise d’ouvrage du bailleur audois. Habitat Audois se démarque en matière de rénovation énergétique. « Au-delà de la cotation financière, la Banque de France réalise désormais des enquêtes sur la qualité environnementale du parc des bailleurs sociaux. Nous faisons partie des bons élèves en matière », souligne Denis Janaud.

avant apres ©habitat audois
Légende photo : La réhabilitation énergétique adapte les résidences aux enjeux climatiques du 21e siècle.

Opérations à Carcassonne et Bram

À Carcassonne, Habitat Audois réhabilite la résidence La Pierre Blanche, située au nord de la ville et construite en 1958. Au total, 100 logements sont rénovés, pour une surface habitable de 8.710 m². Les notes des DPE passeront de D à C à l’issue des travaux. Dans ce chantier, Habitat Audois créé là aussi de nouvelles coursives et installe des ascenseurs à chaque entrée, pour un accès plus sûr et aisé, notamment pour les résidents seniors. De plus, le chauffage rénové est assuré par une chaufferie collective à condensation de dernière génération. Cet investissement de 5,3 M€ doit permettre une réduction de la consommation d’énergie de 25 % et une baisse de l’intensité carbone de 20 %, soit environ 160 tonnes de CO2 par an. À Bram, le bailleur audois a réhabilité la résidence Le Petit Prince, construite en 1979. Cette petite résidence de 8 logements va passer. Le DPE va passer de C à A, pour un investissement de 458 k€. Les travaux ont porté là aussi sur une ITE, avec aussi l’installation d’un système photovoltaïque en autoconsommation, et le remplacement de menuiseries. De quoi permettre une baisse de consommation d’énergie de 27,8 %, soit 30.000 kWh économisés chaque année. La production photovoltaïque contribue à hauteur de 3.000 kWh/an, évitant environ 0,171 tonne de CO2 par an, soit près de 10 % de la réduction totale des émissions.

Le confort d’été autant pris en compte que le confort d’hiver
La démarche de décarbonation déployée en 2026 par Habitat Audois permet un gain énergétique total compris entre 20 et 30 % sur les travaux programmés, pour une réduction de 396 tonnes de CO2 par an. Le confort d’hiver est amélioré, avec une température moyenne des murs intérieurs qui augmente de 2 à 6 °C, réduisant la sensation de paroi froide et les besoins de chauffage. La stratégie agit aussi sur le confort d’été, en abaissant les températures maximales des surfaces : l’amplitude des surchauffes diurnes est ainsi diminuée de 1 à 4 °C.

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La rédac’ se mouille

On aime

Les aides informelles et bienveillantes, probablement les plus pertinentes, apportées par notre écosystème depuis 7 ans déjà. Quelques exemples : la semaine dernière, les conseils des enseignantes-chercheuses Sara Laurent et Audrey Portes sur la stratégie d’Agencehv et l’optimisation des Indiscrétions comme centre de profit de l’entreprise. Conseils glanés à la cafétéria du campus MBS, tenue par un certain « Jeff », visiblement une institution de l’école de commerce et de management. Et tant d’autres ondes positives. Le compagnonnage fructueux, entre colocation et apport d’affaires croisées, avec nos amis de l’agence Janvier, Benoît Durasnel et Vincent Hugonnet ; La spécialiste des relations presse Mélissa Buttelli, pour l’aide à la conception de notre plaquette de présentation ; Davy et Charlotte Tessier (Furious Squad), loin de la France mais toujours là pour peaufiner nos supports de communication et me sensibiliser aux joies des montages de projets immobiliers professionnels ; Pierre Bruynooghe (Le Mas Média) et Aurélie Sage (ex-Wonderful) pour les réponses à des appels d’offre. Et tant d’autres copains que je ne peux pas citer, la faute au calibrage. À se demander ce qu’un audit viendrait encore nous apprendre sur nous-mêmes.

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On n’aime pas

Les devis stratosphériques de certains lieux réceptifs autour de Montpellier, quand on cherche à produire un événement. La palme revenant à un domaine dans l’Hérault récemment consulté. Louer une salle pendant deux heures avec trois micros qui grésillent se chiffre à plusieurs milliers d’euros. On va naturellement trouver autre chose. Quel manque d’imagination et de vision de la part des exploitants : pourquoi ne proposent-ils pas d’adapter leur tarif en fonction de la taille de l’entreprise demandeuse ? Pourquoi ne prennent-ils pas en compte les retombées d’un événement média chez eux, en termes d’image et de notoriété, au lieu de plaquer bêtement et de façon uniforme des tarifs pré-établis ? Pour faire plus simple, à force, on va créer notre lieu à nous.

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Décodage

On perce le coffre-fort

À Béziers, GA Smart Building lance le coup d’envoi des travaux du futur hall industriel de SLB 

futur hall indsutriel SLB Béziers
©Sight

Un hall industriel de 6.200 m² pour diversifier ses activités. C’est le projet mené sur le site historique de SLB Béziers (fabrication de grosses pièces usinées), lit-on sur LinkedIn le 3 mars. Objectif : tendre vers « la diversification industrielle du groupe notamment vers l’éolien flottant et le nucléaire », dévoile GA Smart Building (Toulouse), promoteur-constructeur bas carbone en charge de la réalisation du projet. Le lancement des fondations a débuté fin février et le premier poteau de ce nouveau site, baptisé Agile Factory, sera posé mi-mars. Conçu par le cabinet d’architecture Sight (Toulouse), ce bâtiment industriel « intégrera un hall de grande portée, deux ponts roulants de 63 tonnes, une hauteur libre de 11 mètres et une insertion maîtrisée dans un site existant en exploitation, au cœur d’un environnement urbain contraint », détaille GA Smart Buidling. 

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Retenues collinaires : le Département de l’Hérault attribue le marché de maîtrise d’œuvre

Le CD 34 aurait attribué à Egis le marché de maîtrise d’œuvre des deux retenues collinaires, à Coulobres et Pouzols (secteur de Pézenas), prévues pour 2028, apprend-on de source proche. Des projets indispensables, selon le Département, pour adapter le territoire aux effets du réchauffement climatique. « Beaucoup sont contre ces projets, sans savoir. Ils confondent méga-bassines, qui pompent dans des nappes, et retenues collinaires, qui stockent l’eau pluviale en hiver pour la distribuer en été, confie aux Indiscrétions Christophe Morgo, vice-président du Département délégué à l’environnement. Ces retenues hivernales seront à taille humaine, d’environ un million de m3 d’eau, à comparer avec le lac artificiel du Salagou, qui représente 100 fois plus ! »
Avant d’ajouter : « Des retenues collinaires, il faudrait en construire partout, pour satisfaire les besoins agricoles – viticultures et nouvelles cultures – et protéger la population. Cela sert aussi, dans nos climats méditerranéens, à retenir l’eau pour qu’elle ne fasse pas de dégâts en aval. Ces derniers mois, avec les précipitations record enregistrées, des retenues auraient pu freiner cette eau. C’est un sujet qui dépasse le seul Département de l’Hérault. Sur ces sujets, on doit être soutenus par les collectivités – intercommunalités et communes. »

Christophe Morgo intervient ce mercredi 18 mars à Pierresvives (Montpellier) lors de la matinée d’échanges « Et si les réseaux d’eau étaient l’un des grands défis de demain ? », coorganisée par le Département de l’Hérault et Les Canalisateurs Occitanie Méditerranée. Plus d’infos à croquer ici.
> Agencehv aura le plaisir d’animer les débats. Nos références en matière d’animation en cliquant ici.

Un niveau « très élevé » de défaillances d’entreprises (Banque Populaire du Sud)

« En 2025 en France, il y a eu plus de 68.000 défaillances d’entreprises, un chiffre qui n’a pas été connu depuis 2008. En Occitanie, il y a une progression, y compris par rapport à 2019, année d’avant-Covid : 4.400 défaillances en 2019, et plus de 6.100 l’an dernier », expose Cyril Brun, DG de la Banque Populaire du Sud, le 10 mars. Pour la banque coopérative, « cela se traduit aussi dans notre compte de résultats, par un coût du risque forcément impacté par cette croissance des défaillances ». Autre tendance : des défaillances qui sont désormais « multisectorielles : construction, industrie, commerce… Tous les secteurs sont en hausse, ce qui ne veut pas dire que la BPS n’accompagne plus tel ou tel secteur. En tant que première banque des entreprises, on continue à aller sur tous les secteurs. Par contre, on veut rentrer dans l’intimité stratégique avec chacun des dirigeants, pour vérifier s’ils ont trouvé la bonne équation, ou pas. Notre rôle est de challenger les dirigeants, de s’intéresser à la stratégie de chaque entrepreneur. Je participe personnellement, chaque mardi, au comité de crédits des plus gros dossiers ».

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Narbonne : 40 M€ injectés dans la modernisation du restaurant Les Grands Buffets

Les Grands Buffets Narbonne
Futures entrée de l’espace de Liberté, vinothèque de la Galerie Gourmande, et galerie Jacques Garcia ©DR

Les Grands Buffets lancent un vaste projet de modernisation de leur établissement narbonnais, pour un montant de 40 M€ partagé avec l’agglomération du Grand Narbonne, propriétaire des murs. Lancé en 1989 par Louis Privat, toujours président, ce concept de buffet gastronomique traditionnel avec menu unique à volonté – pour 65,9 euros par personne, hors boisson – ne désemplit pas : 500 couverts (avec une terrasse de 100 couverts supplémentaires aux beaux jours), soit 400.000 visiteurs annuels. Une fréquentation record, mais qui fait beaucoup d’insatisfaits : Les Grands Buffets disent enregistrer chaque année près de 4 millions de demandes de réservation.
Pourtant, l’investissement ne porte pas sur une extension capacitaire, mais sur une amélioration de l’expérience des clients. « Rajouter des couverts serait une fuite en avant, et créerait de l’inconfort dans l’accès des clients aux buffets », explique Louis Privat.
Le projet prévoit une extension de 1.920 m2, dont la livraison est prévue début 2028. Une galerie d’accueil, dessinée par le décorateur Jacques Garcia, permettra de recevoir, les clients avant leur repas, et de leur permettre de digérer après, dans la quiétude surannée du style 19e siècle, avec passementeries, rideaux, tapisserie, banquettes capitonnées, verrières… À ce stade, les centaines de clients quotidiens patientent dans une zone obsolète.

J’en apprends plus ici

La future galerie « sera opulente et cossue, très agréable à vivre. Beaucoup de clients arrivent en avance, et certains veulent poursuivre l’expérience après leur repas », détaille l’entrepreneur.
L’extension intègrera aussi la création d’un espace de vente de produits régionaux. Au programme de ce nouveau menu : plusieurs centaines de références de vins, huiles d’olive, miels, vinaigres, coutellerie de Laguiole, aligots, cassoulets, tielle de Sète, nougats de la Haute Vallée de l’Aude…. L’idée est de faire de cet espace un nouveau centre de profit pour la juteuse affaire familiale, qui a réalisé l’an dernier un chiffre d’affaires de 32 M€.
Le partenariat public-privé est au final équilibré : dans l’opération, le Grand Narbonne investit 22 M€ dans les travaux et Les Grands Buffets 18 M€ dans les aménagements. L’ensemble est signé par les architectes Éric Martin et Michel Callas. Les Grands Buffets emploient 240 salariés.

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BPS : les raisons d’espérer (conjoncture économique)

Parmi les motifs d’espoir exposés par Cyril Brun, DG de la Banque Populaire du Sud, le 10 mars : « Une inflation maîtrisée à 0,9 %, alors que nous étions sur plus du double sur les années précédentes. Autre élément positif, la croissance française a résisté, à 0,9 %. Objectivement, je n’aurais jamais parié sur ce niveau. Vu le nombre de défaillances d’entreprises, nous aurions pu penser entrer en récession. 0,9 % est positif, mais il faudrait réaliser le double, 1,8 % de croissance, pour créer des emplois. » Autre ‘coin de ciel bleu’, selon l’expression du banquier : une refluidification du marché immobilier. Les taux d’intérêt « sont redescendus entre 3 % et 3,5 %, après avoir connu une remontée très violente, à plus de 4 %, en 2024 ». Avec des taux sur 25 ans qui sont passés de 4,3 % fin 2023 à 3,3 % fin 2025, une partie des ménages sont resolvabilisés : « Pour un emprunt de 200.000 euros sur 25 ans, cela revient à un remboursement mensuel qui passe de 1.100 euros par mois à 980 euros par mois », compare l’expert. La banque coopérative a délivré l’an dernier 1 Md€ de financement sur le crédit immobilier, soit une croissance de 53 % par rapport à 2024. « Sachant que 95 % de ce crédit, c’est de la résidence principale. Il y a très peu d’investisseurs », lance-t-il. Si les records de production de crédits (autour de 1,4 Md€) ne sont pas atteints, « on est bien loin des 650 M€ de l’année 2024 », resitue-t-il.
Autre bonne nouvelle, la création d’entreprises, qui progresse de 3 % en 2025, « même s’il y a beaucoup d’auto-entrepreneurs dans ce chiffre », admet-il.

« Les entreprises qui s’engagent dans la transition énergétique prennent de la valeur » (Cyril Brun, BPS)

En matière d’accompagnement des entreprises à la transition énergétique, la Banque Populaire du Sud a débloqué 230 M€ en 2025. « Financer les transitions reste d’actualité, à la fois l’énergie, l’eau, et l’environnement au sens large. » Les chargés d’affaires et conseillers professionnels mènent des « dialogues ESG » avec les entreprises, pour faire le point sur l’énergie, la gouvernance, le social… « Le niveau de maturité diffère selon les structures. On veut faire prendre conscience qu’agir sur ces leviers, c’est donner de la valeur à leur entreprise. » Il prend exemple sur les Forges de Niaux (09), présentes à la soirée Agir pour l’Eau de la BPS en décembre dernier. Les prêts peuvent être bonifiés en fonction des engagements pris (et suivis) : réduction de l’empreinte carbone, augmentation du taux de féminisation du comité de direction… Les prêts à impact s’élèvent à 185 M€ en 2025, également avec des prêts pour des particuliers. « La logique, c’est de stimuler le sujet de la responsabilité sociétale et de la transition, et de la récompenser par la bonification de taux », martèle-t-il.

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Montpellier : l’Académie du Bâtiment et de la Cité de Demain sonde les candidats aux municipales sur la crise du logement et le développement économique

DELAFOSSE ABCD
Audition du maire sortant, le 12 février à l’Hôtel Marriott : Thierry Iacazio (FPI OM), Mathieu Massot (Procivis Immobilier), Michel Aslanian (membre liste M Delafosse), Philippe Roussel (UNAM LR), Céline Torres (Pôle Habitat FFB Occitanie et Hérault), Michaël Delafosse, Patrick Ceccotti (CCI 34 et président de la ABCD), Gilbert Comos (FFB34), Christophe Sintes (FNAIM 34) et Norbert Bachevalier (FNAIM 34). ©DR

Comment attirer les entreprises sur le territoire, soutenir la filière du bâtiment et l’emploi local, relancer la production de logements, soutenir le logement social et étudiant, aider pour les compensations environnementales… ?
À l’occasion des élections municipales, l’Académie du Bâtiment et de la Cité de Demain, réunissant l’ensemble des professionnels de l’acte de bâtir (FPI Occitanie Méditerranée, FFB 34, Unam LR, CCI 34, Pôle Habitat FFB Occitanie, Fnaim Hérault), a échangé séparément, entre le 12 février et le 6 mars, avec cinq candidats à l’élection municipale : Michaël Delafosse, Isabelle Perrein, Jean-Louis Roumégas, Philippe Saurel et Mohed Altrad. Nathalie Oziol, qualifiée pour le 2e tour, n’a pas répondu aux sollicitations réitérées de l’ABCD.
Des entretiens approfondis, d’une durée comprise entre 1h30 et 2h15, menés à la fois pour recueillir les positions des candidats, et les sensibiliser sur les enjeux-clés du logement, de l’immobilier et de la construction pour les 7 prochaines années (le prochain scrutin municipal ayant été fixé à 2033, du fait de l’élection présidentielle de 2032, ndlr).

Michaël Delafosse veut accélérer sur le développement économique. « Les 54 OAP (opérations d’aménagement et de programmation) du PLUI-Climat nous disent où nous pouvons produire du logement en réinvestissement urbain. Le foncier est identifié : La Lauze est une future zone d’activité économique ; À Baillargues, autour du pôle d’échange multimodal, sera aussi développée une zone d’activité économique ; À Euromédecine, Altémed va construire un quatrième bâtiment au Biopôle… »
Le maire sortant, en ballotage favorable, annonce la création d’un « welcome package » pour accueillir des entreprises : logement, crèches (300 places avec horaires adaptés, comme à Cambacérès avec la crèche « Lise Haute » ouverte dès 6h30), internationalisation de l’enseignement public des langues. « Nous devons devenir le territoire où la décision d’implantation est la plus rapide », s’appuyant sur l’exemple d’implantation exogène réussie de Cykero ou l’extension de France Télévisions à Vendargues.
Alors que le développement économique n’a pas été le point fort de son premier mandat, Delafosse veut cette fois accélérer, en cas de réélection dimanche : « Je suis pour l’idée d’explorer un rendez-vous annuel de l’économie. Si les entrepreneurs ne sont pas ambassadeurs du territoire, on n’attirera pas d’autres entreprises. Il faut vendre le territoire collectivement », lance-t-il.
3e proposition : le lancement d’un BRS Entreprises, avec 4.000 logements annoncés pour pallier les difficultés de logements des salariés.
Il annonce également un PTZ de 10 k€ pour l’accession à la propriété des jeunes ménages. Tout en ne cachant pas l’importance de diversifier le profil sociologique de la population. « Montpellier ne peut pas être qu’une ville d’immeubles. Je suis favorable aux maisons sur toit, à la protection du tissu pavillonnaire. J’ai besoin que les classes aisées vivent aussi dans la ville », confie-t-il aux professionnels venus l’interroger, le 12 février.
Concernant l’encadrement des loyers, mesure décriée par la FNAIM, Delafosse s’est montré à l’écoute : « Notre but n’est pas de retirer aux agents immobiliers leurs mandats (alors que la mesure tend à créer des phénomènes de contournement des agences, selon la FNAIM) », assure-t-il.
Concernant les compensations environnementales, un vrai sujet pour les projets d’infrastructures, « il y a une bagarre entre le COM (contournement ouest de Montpellier) et la ligne 5 du tramway. J’aimerais que le système lagunaire de Pérols, Carnon et Palavas-les-Flots soit une zone de compensation ».

Pour obtenir le compte-rendu détaillé et en relief des échanges, contactez-nous : sarah@agencehv.com
Agencehv a eu le plaisir d’assister aux auditions et de produire la restitution écrite pour le compte de l’ABCD. Nos références en matière de rédaction sont accessibles juste ici
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Pour Mohed Altrad, également qualifié pour le 2e tour : « Je ne dirigerai pas tout seul. Pour les entreprises, on parle de clients, fournisseurs, prix de revient, haut et bas de bilan… Mais on oublie l’Homme. Le Groupe Altrad est une réussite mondiale avec 70.000 salariés. Il y a toujours, chaque jour, une mauvaise nouvelle et ailleurs une bonne nouvelle dans le groupe. Il faut des échecs et des réussites pour être complet. C’est ce que j’ai vécu, à travers l’entrepreneuriat, contrairement à Michaël Delafosse. Je ne ferai rien sans consulter les professionnels.
Il n’y a pas de développement sans création de valeur. Et la création de valeur, c’est l’entreprise et ses salariés. À Montpellier, les revenus moyens sont très faibles : moins de 20.000 euros par an ! La Métropole a le pouvoir d’influencer les banques, de cautionner un prêt… mais elle ne le fait pas. Il faut arrêter la chute des entreprises. 
» Il soutient la création de « 30.000 emplois dans la métropole, la mise en place d’une structure de formation pour les chefs d’entreprises et la création d’une banque publique locale pour soutenir les entreprises ». Selon lui, « Montpellier s’est construite autour d’IBM puis de Dell. Depuis, c’est devenu une ville de services. Il faut aller chercher des grosses entreprises. Je ne suis pas satisfait que la seule implantation du mandat, ce soit Primark. Sans compter les coquilles vides telles que MedVallée ou l’Agence des transitions, qui ont coûté beaucoup d’argent sans résultats ».

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Immobilier / Haute-Garonne : reprise des ventes dans l’ancien, chute dans le neuf

En Haute-Garonne, 22.160 transactions immobilières ont été enregistrées en 2025, soit une baisse de 2 % sur un an, selon la conjoncture immobilière publiée en mars par la Chambre des notaires de la cour d’appel de Toulouse, apprennent Les Indiscrétions le 12 mars. 

Le recul s’explique par l’effondrement du marché du neuf. Les ventes d’appartements neufs tombent à 1.650 transactions, contre 3.660 en 2024, soit une chute de 55 %. À l’inverse, le marché de l’ancien progresse : 10.740 ventes d’appartements anciens (+9,1 %) et 8.670 ventes de maisons anciennes (+7,7 %). Les terrains à bâtir totalisent 1.100 ventes (+2,8 %). 

Côté prix, les appartements anciens atteignent 2 890 €/m² en médiane dans le département (+2,9 %), dont 3 210 €/m² à Toulouse (+1 %). Dans le neuf, le prix médian s’établit à 4 250 €/m², en recul de 8,2 % sur un an. Pour les maisons anciennes, le prix de vente médian atteint 266 000 € en Haute-Garonne (+1,1 %). Les terrains à bâtir se négocient en médiane 93 000 € (+3,3 %). 

La polyclinique Saint-Roch se dote d’un robot pour la prothèse du genou 

À Montpellier, la polyclinique Saint-Roch (Oc Santé) annonce le 12 mars s’équiper du robot de chirurgie assisté ANDY®, dédié à la pose de prothèse totale du genou. Ce dernier est développé par la medtech Amplitude (Valence, 26), spécialiste de la conception, du développement et de la fabrication d’implants orthopédique. Le robot ANDY® permet « une précision accrue des gestes opératoires, grâce à une planification et une exécution des coupes osseuses assistées par un système robotisé intelligent. L’objectif : optimiser l’alignement de la prothèse, améliorer son adhésion à l’os, et renforcer la reproductibilité des résultats chirurgicaux », explique Oc Santé (directeur général : Guillaume Ponseillé). Le groupe Oc Santé gère 26 établissements totalisant 800 médecins et 3.300 salariés, et accueille chaque année plus de 300.000 patients. 

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ENR : Le montpelliérain Elements obtient un crédit de 50 M€ auprès de 8 banques 

Panneaux photovoltaïques Elements 2
©Eléments

Producteur indépendant d’électricité basé à Montpellier, Elements annonce le 12 mars « la finalisation de la ligne Revolving Credit Facility (RCF, ligne de crédit renouvelable accordée par une ou plusieurs banques à une entreprise, note) de 38 M€ avec une extension possible jusqu’à 50 M€ ». Le crédit est conclu auprès de 8 banques pour une durée de 3 ans, avec 2 années en option. Cette ligne de crédit permettra à Elements de financer « de manière flexible la construction des portefeuilles de projets photovoltaïques, hydro-électriques et éoliens en France et en Italie ». Objectif : atteindre les 1 Gw de capacité installée. Présidé par Pierre-Alexandre Cichostepski, Elements emploie 110 collaborateurs. 

Je découvre les banques ici 

« Arrangeur, agent et prêteur, le Crédit Agricole du Languedoc est accompagné par Arkéa Banque Entreprises & Institutionnel, LCL (également coordinateur ESG), BPI, CIC, Crédit Coopératif, Crédit Agricole Centre-Ouest, ainsi que le Crédit Agricole Champagne-Bourgogne », détaille Elements. 

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Plus de décodages

Millau : un cinéma en devenir sur la friche de l’Ayrolle 

Étendue sur 2.000 m², une partie de la friche de l’ancien Ehpad de l’Ayrolle, située dans le centre de Millau (12), abritera à terme un cinéma, indique la Ville de Millau sur son compte Instagram (lire ici). Les trois équipes retenues parmi les 34 candidatures pour présenter le projet de création du nouveau cinéma ont visité les lieux le 23 février dernier. « Les candidats ont jusqu’au 15 avril pour remettre leur projet qui prévoit la création de 4 salles de projection, avec une capacité de 550 places, rappelle la municipalité. L’aménagement de cette friche suppose aussi une valorisation patrimoniale, puisque la Ville souhaite conserver le bâtiment de l’ancien collège datant de la fin du 19e siècle. »

J’en apprends plus ici 

La seconde partie de la friche abritera 92 logements, portés par le promoteur Cogedim, dont 45 logements en accession libre et 47 logements sociaux, détaille la Ville de Millau sur son site internet (infos ici). « L’opération de démolition a démarré en septembre 2025 et s’achèvera à l’automne 2026 », indique la municipalité. Selon nos confrères de ToulÉco, la Ville de Millau mobilise 8 M€ pour réaliser la réhabilitation de la friche. 

Un nouveau complexe éducatif à Plaisance-du-Touch (31) pour 7,16 M€ 

L’Arac Occitanie lance le 7 mars un appel d’offres pour la construction d’un complexe éducatif à Plaisance-du-Touch (31) avec une enveloppe prévisionnelle de 7,16 M€ (lire l’avis ici). Doté d’une capacité d’accueil de 400 élèves, l’infrastructure « comprendra les locaux de l’école élémentaire (9 classes), de l’école maternelle (5 classes), des espaces dédiés à l’ALAE, de l’administration et les espaces extérieurs associés », détaille l’Arac Occitanie. Également, un espace de restauration avec une capacité de 700 repas quotidien est prévu. Prenant place sur un terrain de 8.000 m², l’opération prévoit « 3.150 m² de surface de plancher et 3.580 m² d’espaces extérieurs », précise l’Arac Occitanie. Le début des travaux est prévu pour septembre 2026. 

En Occitanie Est, 77 M€ redressés par l’Urssaf en 2025 

En 2025, l’Urssaf Languedoc-Roussillon (LR) a réalisé 1.625 actions de lutte contre le travail dissimulé, permettant de redresser 77 M€, en hausse de 42,3 % par rapport à l’an passé, de cotisations non déclarées en Occitanie Est, dévoile l’Urssaf le 13 mars. Objectif : « atteindre 5,5 Mds€ de redressement pour la période 2023-2027. Les redressements enregistrés sur les trois premières années s’élèvent à 4,3 Mds€ », indique l’Urssaf LR. Les principaux secteurs redressés sont le BTP, la sécurité et les hôtels, cafés et restaurants. L’Urssaf LR a encaissé 10,8 Mds€ en 2025. 

À Narbonne, un projet de réhabilitation freiné par la découverte d’une nécropole 

Une découverte archéologique d’ampleur : à Narbonne, l’Institut de recherches archéologiques préventives vient de mettre la main sur une nécropole médiévale, lisent Les Indiscrétions, ce 11 mars, sur le site de l’Inrap. Cette découverte se situe sur un site où le bailleur Alogéa réhabilite six bâtiments. Trois d’entre eux ont été démolis pour une reconstruction aux mêmes emplacements. Le terrain s’étend sur 7.853 m2

Je lis l’histoire ici

En amont du projet – comme c’est de coutume -, l’Institut de recherches archéologiques préventives effectue des fouilles sur site. Au 8 rue Paul Vieu, à Narbonne, l’Inrap vient ainsi de découvrir une quarantaine de sépultures. Des découvertes datées entre le Ier et le IIIe siècle après J.-C, comme des vestiges d’un coffre, ou des éléments de vaisselles en céramique. Un diagnostic avait été réalisé en 2024, révélant plusieurs fours, et un foyer circulaire datant du Néolithique. 

Les recherches se poursuivront jusqu’à fin mars, afin la deuxième tranche de fouilles. Par la suite, le terrain sera restitué à l’aménageur. 

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Municipales en Occitanie / Ce qu’il faut retenir du 1er tour

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L’œil des Indiscrétions

Chaque semaine jusqu’au 1er tour, la rédaction livre un billet éditorial relatif aux municipales en Occitanie. En se livrant au jeu du pronostic. Lequel ne doit bien sûr pas être confondu avec une quelconque préférence. On fera les comptes le 23 mars !

Municipales 2026 montpellier
©Hubert Vialatte (Les Indiscrétions)

Métropoles : simple à Montpellier, complexe à Toulouse. Jean-Luc Moudenc (DVD) à Toulouse et Michaël Delafosse (PS) à Montpellier comptabilisent respectivement 37,23 % et 33,41 %. Derrière l’édile toulousain, la surprise vient du candidat LFI, François Piquemal, qui se hisse devant François Briançon (PS) : 27,56 % contre 24,99 %. Les deux s’étant alliés lundi matin en vue du 2e tour, les jeux sont totalement ouverts dans la Ville rose. À Montpellier, deux autres candidats seront au second tour : Nathalie Oziol (LFI, 15,36 %) et Mohed Altrad (DVC, 11,31 %). 
Incertitude totale en revanche à Toulouse, où LFI réalise un score historique (27,56 %) et devance le socialiste François Briançon (24,99 %). Le maire sortant Jean-Luc Moudenc, certes en tête (37,23 %), est mis en difficulté par l’alliance PS / LFI, scellée le 16 mars pour déposer une liste unique en préfecture. Cet accord-surprise fait réagir. Le PRG 31 annonce son retrait de cette alliance à gauche : « La République et la laïcité ne sont pas des options que l’on met de côté quand cela arrange. Nous ne transigerons pas sur ce point », lance Laurent Chérubin, président du PRG 31.
Indécis, le scrutin de Nîmes, 3e ville d’Occitanie, l’est tout autant. L’eurodéputé RN Julien Sanchez, parachuté en janvier, devance de… 163 voix le candidat PCF Vincent Bouget. Ce, face à une droite divisée (Proust-Plantier), qui s’est fait hara-kiri, alors que Nîmes est encore pour quelques jours la plus grande ville de France aux mains des LR. Pas d’erreur : si la droite nîmoise n’est peut-être pas la plus bête du monde, elle est certainement la plus bête d’Occitanie. À l’heure où nous écrivons ces lignes, Franck Proust et Julien Plantier négocient pour une fusion de leurs listes. « Les discussions avancent dans le bon sens », indique une source interne aux Indiscrétions.
Plus léger, pour finir : on aime, pêle-mêle, l’élection de la mascotte d’Occitanie, Charlotte Perefarres, étudiante en droit de 21 ans propulsée maire de Saint-Béat-Lez (31), l’improbable quinquangulaire (5 candidats au 2e tour) à Sète (34), et, à Narbonne, le maire sortant Bertrand Malquier qui rate son élection dès le 1er tour pour… une voix ! « Je suis resté scotché… », concède-t-il aux Indiscrétions. Suspense insoutenable pour le 2e tour. Nos confrères de L’Indépendant en parlent juste ici

Les habitants d’Occitanie ont plus voté que la moyenne nationale. 61,35 % de participation contre 58,5 % au national, selon plusieurs instituts de sondage. Les bons élèves en Occitanie : la Lozère (69,87 % de participation) et l’Aveyron (67,26 %). Même les deux départements d’Occitanie qui ont le moins voté (Gard (59,4 %) et Haute-Garonne (58,67 %) se situent au-dessus de la moyenne nationale. 

Les Indiscrétions vous ont concocté une sélection des potins municipaux, à lire avec son café en cliquant juste ici 

Les 11 préf en bref. 
À Foix (09), Marine Bordes, maire sortante vire en tête (40,92 %) des voix devant Jérôme Matéos (DVC, 38,19 %). Le candidat LFI, Alexandre Besson (20,90 %) pourrait faire basculer le second tour.
À Carcassonne (11), le député RN Christophe Barthès, arrive largement en tête, à 34,52 %. Le maire sortant, Gérard Larrat (DVD) ne réalise qu’un piètre 12,27 %. Il annonce à nos confrères de L’Indépendant, ce 16 mars, qu’il se retire de la course au second tour et de « toute participation à la vie politique ». Il lui restera à appeler (ou non) à voter pour l’un des candidats encore en lice. Intercalés : Alix Soler-Alcaraz (PS, 23,27 %) et François Mourad (Horizons, 25,36 %).

À Rodez (12), Christian Teyssedre, le maire sortant (DVC) devance d’une courte tête Stéphane Mazars (Renaissance) : 35,09 % contre 34,53 %. 
Nîmes (30) voit le candidat RN Julien Sanchez devancer Vincent Bouget (PCF) d’environ 150 voix (30,39 % contre 30,05 %) devant une droite fracturée : Franck Proust (19,55 %) et Julien Plantier (15,55 %).
À Auch (32), le candidat divers droite Thierry Carrascosa pourrait jouer le trouble-fête (31,39 %) face à une gauche éparpillée : Camille Bonne (PS, 35,73 %), Michaël Aurora (Génération.s, 19,89 %) et Céline Valancourt (Divers écologiste, 12,99 %).
À Cahors (46), Vivien Coste (PS) est élu dès le premier tour (58,99 %) et succède à Jean-Luc Marx.
Mende (48) pourrait basculer à droite : Patrick Saint-Léger (DVD, 34,34 %) est en tête devant Stéphanie Maurin (DVC, 32,29 %).
À Tarbes (65), cinq candidats dépassent les 10 %, mais la victoire devrait se jouer entre les deux premiers : Éric Peyrègne (RN, 23,84 %) et Michel Garnier (DVD, 19,56 %).
À Perpignan (66), Louis Aliot repart pour un mandat, réélu dès le premier tour (50,6 %). 
À Albi (81), avantage à la sortante : Stéphanie Guiraud-Chaumeil (Horizons), obtient 36,13 % des suffrages, contre 18,13 % pour Nathalie Ferrand-Lefranc (DVG) et 17,34 % pour Frédéric Cabrolier (17,34 %).
Enfin, à Montauban, Didier Lallemand (RN) pointe en tête à 29,65 %. Arnaud Hilion (PS) suit avec 21,91 %. 
Pour retrouver les résultats détaillés, rendez-vous sur la carte interactive de France Info, juste ici

Vauvert, Agde, Bagnols-sur-Cèze : des fiefs basculent au RN. Le PS perd son fief de Vauvert, remporté par le député RN Nicolas Meizonnet face au maire PS sortant Jean Denat. Même configuration à Bagnols-sur-Cèze, où la députée RN Pascale Bordes arrive largement en tête (44,26 %) face au maire sortant, Jean-Yves Chapelet (18,25 %). À Agde, le sortant Sébastien Frey (DVD) est en situation très défavorable, arrivant 3e avec seulement 20,74 %, face à un autre député RN, Aurélien Lopez-Liguori (38,44 %) et la liste de Thierry Nadal (DVD, 21,33 %). 

Gard : la droite alésienne donne la leçon à celle de Nîmes. L’histoire donne raison à Alès, fief de Max Roustan, qui a décidé de passer la main, après 30 ans de bail, à Christophe Rivenq, début 2025, après 5 mandats. Successeur unique désigné, Christophe Rivenq arrive en tête à l’issue du premier tour, avec 32,6 % des voix, en ballotage favorable pour le 2nd tour. Mais il n’a pas gagné, comme le rappellent nos confrères de Midi Libre juste là. Derrière lui, Anthony Bordarier, candidat RN, réalise 26,4 % (le RN avait cumulé 8,68 % des voix en 2020). Puis, trois prétendants pourront choisir de se maintenir, pour un second tour à 5 : Paul Planque (15,06 %), Marc Infantès (13,62 %) et Basile Imbert (Union de la gauche, 10,79 %).
À Nîmes, la droite risque de perdre son plus gros fief national. La faute à une guerre ouverte de succession. Jean-Paul Fournier, maire sortant, a sa part de responsabilité dans cette débâcle. La surprise vient de l’eurodéputé RN Julien Sanchez, qui arrive en tête (30,4 %) juste devant Vincent Bouget (PCF, 30,05 %). Loin derrière, les candidats de droite Franck Proust (LR, 19,5 %) et Julien Plantier (DVD, 15,5 %) sont qualifiés. Dans un communiqué envoyé ce 15 mars, dans la soirée, Jean-Paul Fournier appelle – trop tard – à une union de la droite : « Pour garantir une issue favorable et empêcher une victoire de l’extrême-gauche (le RN n’est pas cité, ndlr), seul le rassemblement peut permettre de gagner. Avec Laurent Burgoa, sénateur du Gard, j’appelle de mes vœux les listes républicaines à la raison. Nous avons trop connu à Nîmes les épisodes communistes dévastateurs. Du dialogue entre Messieurs Proust et Plantier doit naitre une liste d’union pour le bien de Nîmes. » 

Élus au premier tour. Robert Ménard (Béziers, soutenu par les LR, 65,6 %) et Louis Aliot (Perpignan, RN, 50,6 %) sont réélus dès le premier tour. Tout comme Alain Ferrand (DVD), au Barcarès (66), avec 64,78 % (face à une seule liste RN), alors qu’il risque l’inéligibilité dans le cadre de l’affaire des chalets du Village de Noël (jugement le 15 et 16 octobre prochains, note). Il avait également été interdit de séjour sur sa propre commune, et contraint d’organiser sa cérémonie de vœux 2025 sous la forme d’un hologramme (à (re)lire juste ici). Dans le Gard, le RN renforce son implantation. Beaucaire, fief historique du parti à la flamme a réélu Nelson Chaudon dès le premier tour (60,3 %). À Moissac (82), Romain Lopez (RN) l’emporte avec 62,2 % des voix. À Millau enfin, Emmanuelle Gazel, maire (UG) sortante est battue par Christophe Saint-Pierre (DVD), fort de 50,96 % des suffrages. 

Carole Delga affiche un ultime soutien à Delafosse. « Par rapport à Montpellier, Toulouse ronronne… », souffle Carole Delga, présidente PS de la Région Occitanie, en soutien à Michaël Delafosse, ce 11 mars, avant le 1er tour des municipales, où le maire sortant, auteur d’une campagne propre, continue sa promenade de santé (32 % au premier tour, deux fois plus que la 2e, Oziol – LFI). L’élue a salué le travail réalisé depuis 6 ans, et demande aux électeurs « de permettre à la municipalité de jouer une deuxième mi-temps, pour terminer les projets lancés ». Delafosse, de son côté, rappelle certaines promesses de campagne : création dans les 12 mois d’une agence municipale du logement, objectif d’accompagner 2.000 propriétaires à la mise en location de leur bien, mais aussi la création de 4.000 logements en BRS Entreprises. 

À Nîmes, Toulouse, ou encore Sète et Saint-Jean-de-Védas, le suspense reste entier. À Nîmes, qui de Vincent Bouget ou Julien Sanchez va l’emporter ? Franck Proust et Julien Plantier vont-ils suivre les recommandations de Jean-Paul Fournier et (enfin) s’allier ? À Toulouse, l’alliance de dernière minute, entre le PS et LFI (nos confrères de La Dépêche en parlent ici) rebat toutes les cartes. En cumulé, les deux candidats sont majoritaires (52 %). Mais en politique, on le sait, 28 + 24 ne font pas forcément 52…
Autres scrutins indécis, à Saint-Jean-de-Védas (34). Sur la ligne de départ du 1er tour, ils étaient 7. Pour le second tour, ils sont… 7. La succession de François Rio, disparu subitement en décembre dernier, fait rage. Au jeu des alliances et des fusions, les Védasiens devraient avoir un choix tout de même plus réduit dimanche prochain.
Enfin, à Sète, ils sont cinq à pouvoir prétendre au second tour : Hervé Marquès, maire sortant en tête (28,07 %) devant Sébastien Pacull (RN, 20,77 %), Laura Seguin (DVG, 20,55 %), Pascal Pintre (DVD, 14,82 %) et Sébastien Denaja (PS, 13,7 %). 

>Sur le même : « Municipales : les candidats à Montpellier se frottent aux attentes des entrepreneurs du Medef », dans Les Indiscrétions du 16 février, à croquer ici

Du changement à Martres-Tolosane (31). La petite commune de 2300 habitants change de maire : Loïc Gojard, maire sortant, est battu par Brigitte Hippolyte (45,16 % contre 54,84 %). Cette dernière avait déjà été maire du village entre 2001 et 2008. Pour l’anecdote, c’est aussi un revers pour Carole Delga, présidente de la Région Occitanie, en 12e position sur la liste de Loïc Gojard. « Il y a une volonté de changement assez forte. Il y a eu des incompréhensions, mais les Martrais ont fait leur choix que je respecte », analyse-t-elle au micro de France 3 Régions. Elle siégeait au conseil municipal depuis 2008, et rappelle régulièrement son attachement à la commune où elle est toujours domiciliée.

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3 questions à

Thierry Clerc, président de l’U2P Hérault, vice-président de l’U2P Occitanie, président de l’UNAPL Occitanie

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Thierry Clerc - Les indiscretions

«  Dans les 5 ans, 310.000 entreprises verront leur dirigeant partir à la retraite » 

Soutien des marchés, valorisation des commerces de centre-ville ou encore un renforcement de la sous-traitance locale dans les marchés publics : l’Union des entreprises de proximité (U2P, président : Michel Picon), troisième syndicat patronal de France derrière le Medef et la CPME, porte plusieurs revendications pour les commerces de proximité. Dans l’Hérault, l’antenne locale représente près de 5.000 adhérents. Rencontre avec son président, Thierry Clerc. « Trois questions à… », la rubrique où le tutoiement est de rigueur. 

Quelles sont aujourd’hui les priorités économiques que tu souhaites porter auprès des collectivités ? 

Nous défendons plusieurs axes pour soutenir l’activité économique locale. D’abord la mutualisation des ressources publiques pour favoriser le développement économique sur les territoires, notamment autour de la fiscalité comme la CFE et l’implantation ou la reprise d’entreprises. Dans les cinq prochaines années, environ 310.000 entreprises verront leurs dirigeants partir à la retraite, alors que le tissu économique français n’absorbe aujourd’hui que 40 000 à 50 000 reprises par an. Il faut aussi valoriser les entreprises de proximité, soutenir les marchés et les halles qui font vivre les centres-villes, et réfléchir à la question du stationnement pour maintenir l’accès aux commerces de cœur de ville. Nous plaidons également pour favoriser la sous-traitance locale dans les marchés publics et pour encourager l’achat de produits locaux par les collectivités. Enfin, il faut prendre en compte les contraintes immobilières et réglementaires auxquelles sont confrontés de nombreux métiers, comme les obligations sanitaires pour les boulangers, ainsi que la question du logement abordable pour les jeunes actifs. L’U2P se veut un acteur constructif dans les décisions économiques des communes.

Quel rôle souhaite jouer l’U2P dans ces élections municipales de 2026 ? 

L’idée est de pouvoir intervenir davantage auprès des municipalités sur les sujets qui concernent directement les artisans et les commerces de proximité. Nous représentons 130 fédérations professionnelles et nous travaillons avec différentes confédérations pour réfléchir, notamment avec les intercommunalités, aux implantations d’entreprises et au développement économique local. Nous sommes apolitiques : si des élus souhaitent nous rencontrer pour échanger sur nos propositions, nous le ferons, mais nous ne sollicitons personne et nous ne recevons aucun financement municipal. 

Peux-tu rappeler le poids de l’U2P dans l’Hérault et les secteurs qu’elle regroupe ?

Au niveau national, l’U2P représente environ 210.000 entreprises adhérentes. Dans l’Hérault, nous estimons notre poids entre 4.000 et 5.000 adhérents indirects. La moitié provient de l’UNAPL, environ un tiers de la Capeb. Je suis président de l’U2P Hérault, vice-président de l’U2P Occitanie et président de l’UNAPL Occitanie. L’organisation nationale est présidée par Michel Picon. Nous regroupons essentiellement des entreprises de proximité, notamment dans l’artisanat et les professions libérales. Les médecins sont relativement nombreux parmi les professions libérales, tandis que les artisans représentent une part importante de notre tissu économique. 

> Les commerces de proximité et la vacance commerciale des centres-villes préoccupe également le toulousain Alain di Crescenzo, président de CCI France. Dans un post LinkedIn, ce 16 mars, il estime que « l’enjeu est vital. La vacance commerciale atteint 11,7 % au niveau national en ce début d’année. Le commerce n’est pas qu’une simple ligne budgétaire, c’est ce qui fait qu’une ville est vivante ou habitée ». Le patron de CCI France exprime trois volontés, en s’appuyant sur une enquête CCI/Opinion Way (à retrouver ici) : « du concret sur la vacance, une logistique urbaine apaisée et une fiscalité courageuse ». 

Sur le même sujet : « Alain di Crescenzo, CCI France », dans Les Indiscrétions du 8 décembre 2025, à croquer ici

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La HV Touch

Conseil RP

Un tour à Tours ? L’envie est là, en consultant le programme de la 19e édition des Assises du Journalisme de Tours (7-11 avril). Parmi les débats : « L’audiovisuel public : l’heure de vérité » ; « La vérité selon Trump » ; « Procès fictif / débat : ‘Labellisation de l’information : le procès’, en partenariat avec Reporters sans frontière ». Plus d’information en cliquant ici

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La phrase

« L’arrêt de la marque Sud de France est une décision de justice stupide, d’autant plus qu’elle tombe en pleine crise viticole pour les petits producteurs. Sous cette marque, des milliards de bouteilles ont été vendues dans le monde depuis 20 ans, avec le soutien des institutions. Avec l’UEVM (Union des entreprises vinicoles méridionales), nous plaidons pour un retour de Sud de France sur les étiquettes des bouteilles. » 

Le négociant viticole Gérard Bertrand (Narbonne), réagissant à l’arrêt forcé de la marque régionale Sud de France, après une décision du Conseil d’État en décembre.

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On s’en fout

« Tu devrais sourire plus souvent. » C’est ce qu’on me dit parfois. Les arguments sont diversifiés, et d’une bienveillance à géométrie variable : cela adoucirait ton image, ça te va bien, c’est une arme de communication, tu n’es pas heureux… On ne va pas ici reproduire le poème centenaire de Raoul Follereau, placardé dans 60 % des cuisines de pavillons de banlieue avec des petites fleurs autour : « Un sourire ne coûte rien et produit beaucoup, il enrichit celui qui le reçoit etc. » (rappel ici). Rédigé à 17 ans : à l’époque (1920), pour sûr, on ne faisait pas de réels sur Instagram, mais on savait manier la plume et les idées.
Comme vous aimez cette rubrique, vous me connaissez assez pour anticiper la réponse. Je souris quand je veux, à qui je veux. Ça dépend des jours, de la météo et des ondes.
En animation de débat, sur scène, je préfère les traits d’humour – ou tentatives – à un sourire figé. Au fait, sourire s’apprend-il ? Dans ce bas monde où tout s’achète, existe-t-il des formations en banane faciale ? Toujours est-il que de plus en plus de cadres, dirigeants, prestataires…, arborent une risette de façade, notamment lors de leur prise de parole. Le résultat laisse à désirer. Ça sonne faux. Suivent-ils des cours de rictus, lors d’absurdes séances d’accompagnement au développement personnel ? Si tel était le cas, voilà qui me ferait sourire.

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Au marché

Les marchés publics essentiels en Occitanie de la semaine passée. Parce qu’il faut bien vivre.

APPELS D’OFFRES

Aménagement 🏗️

BTP 👷‍♀

Occitanie Est 

La mairie de Cournonterral lance un avis pour la construction d'une halle des sports. 

La Serm lance un avis pour la construction du nouveau siège d'Altémed. 

Sète Agglopôle Méditerranée lance un avis pour la conception, réalisation, exploitation et maintenance de la piscine de Frontignan. 

La Ville de Balaruc-les-Bains lance un avis pour les travaux de réhabilitation de la Maison du Peuple. 

La Ville de Nîmes lance un avis pour les travaux d'aménagement des espaces extérieurs du secteur L Port des Arts – renouvellement urbain du quartier Pissevin Valdegour. 

La SPL Arac Occitanie lance un avis pour la construction de l'école d'ingénieurs Sup'Enr à Perpignan (lot carrelage).  

La Ville de Beaucaire lance un avis pour les travaux d'installation de climatisations dans les écoles. 

Occitanie Ouest 

La Ville de Toulouse lance un avis pour les travaux de construction de la Cité de la Danse. 

Le Département des Hautes-Pyrénées lance un avis pour la rénovation des étanchéités des terrasses du collège Victor Hugo à Tarbes. 

L'EPFL du Grand Toulouse lance un avis pour la démolition de Grand Matabiau îlot Cheminots.  

Le Grand Cahors lance un avis pour les travaux d'aménagement de la Zac de Labéraudie.  

Le Département des Hautes-Pyrénées lance un avis pour la rénovation énergétique de la cité scolaire La Serre de Sarsan à Lourdes. 

La mairie de Prayssac lance un avis pour les travaux de requalification des espaces publics de la traverse du bourg de Prayssac. 

Le Département des Hautes-Pyrénées lance un avis pour les travaux de réhabilitation du cloitre et de ses abordes à l'abbaye de l'Escaladieu. 

La SPL Arac Occitanie lance un avis pour la restructuration et la rénovation énergétique du lycée Jean Vigo à Millau. 

La SPL Arac Occitanie lance un avis pour les travaux de construction d'un atelier de chaudronnerie de 1.110 m² au lycée Jean Baylet à Valence-D'agen.  

La Caf de Toulouse lance un avis pour les travaux de réaménagement du parvis du siège de la Caf de la Haute-Garonne. 

L'Université de Toulouse lance un avis pour la rénovation des menuiseries du centre de recherches atmosphériques à Campistrous. 

ATTRIBUTIONS DE MARCHÉ

Tisséo Voyageurs attribue le marché de travaux d'installation d'ombrières photovoltaïques sur les parkings Mesplé, Basso et Garossos à Entreprise Barde Sud-Ouest et Eiffage Energie Systems. Valeur totale du marché : 937 373,61 euros. 

Toulouse Métropole attribue le marché de maintenance et entretien des installations des systèmes de sécurité incendie, de compartimentage et désenfumage des bâtiments à SNEF. Valeur totale du marché : 227 360 euros. 

Le Conseil départemental des Pyrénées-Orientales attribue le marché de travaux d'étanchéité des ponts routiers à Robert Charpentier Application. Valeur totale du marché : 1 200 000 euros. 

La SPL Arac Occitanie attribue le marché de travaux pour l'extension et la réhabilitation de l'Ecole Nationale Supérieure d'Architecture de Toulouse à Bordeaux Démolition Services, BTMP, Sol Façade... Les autres lauréats sont à consulter ici. Valeur totale du marché : 13 783 593,19 euros. 

Le Grand Narbonne attribue le marché de détection et géolocalisation de réseaux divers à Absys Engineering et Technilec. Valeur totale du marché : 380 000 euros. 

L'OPH 65 attribue le marché de contrat d'exploitation des chaufferies collectives à Idex Energies. Valeur totale du marché : 280 000 euros. 

La commune du Grau-du-Roi attribue le marché de concession de service public pour la gestion déléguée des arènes à Vincent Ribera Production. Valeur totale du marché : 3 650 000 euros. 

Le Grand Ouest Toulousain attribue le marché de fourniture de colonnes d'apport volontaire pour la collecte des déchets ménagers à Sulo et UTPM Environnement. Valeur totale du marché : 930 000 euros. 

Plus de marchés ici

La Ville de Montpellier attribue le marché de maîtrise d'œuvre pour l'extension du cinéma Nestor Burma à Studio Jaouen. Valeur totale du marché : 136 328 euros.  

Le Grand Ouest Toulousain attribue le marché d'accord-cadre de maîtrise d'œuvre pour des travaux de voirie, trottoirs, pistes cyclables et travaux accessoires à OTCE Infra, Urbalink et SEBA Sud-Ouest. Valeur totale du marché : 600 000 euros. 

La SPL Arac Occitanie attribue le concours restreint de maîtrise d'œuvre pour la construction d'une salle multisports et d'une structure artificielle d'escalade à Villefranche-de-Lauragais à Philippe Guilbert. Valeur totale du marché : 240 688 euros. 

La Ville de Valras-Plage attribue le marché de mission e maitrise d'œuvre d'aménagement urbain, voirie et réseaux divers à BE2T. Valeur totale du marché : 400 000 euros. 

La Régie des Eaux de Montpellier Méditerranée Métropole attribue le marché d'entretien des sites à Technic Clôtures Montpellier. Valeur totale du marché : 5 538 000 euros. 

Le Syndicat Mixte du Bassin Versant de l'Agly attribue le marché de sécurisation des digues de l'Agly Maritime à Safege. Valeur totale du marché : 991 700 euros. 

La mairie de Perpignan attribue le marché de maîtrise d'œuvre pour la réhabilitation et la recomposition de 8 immeubles de l'ilot dégradé 11 PA T2, dans le quartier de Saint-Jacques à NL & Associés. Valeur totale du marché : 339 690 euros. 

La mairie de Perpignan attribue le marché de mission de MOE pour la réhabilitation/recomposition d'un ilot de 12 immeubles dégradés à Letellier Architectes. Valeur totale du marché : 302 100 euros. 

Le Conseil départemental du Gard attribue le marché de travaux de réfection des toitures terrasses du collège Paul Valéry à Roquemaure à Sud 34 SARL. Valeur totale du marché : 197 945,18 euros. 

La commune de Castries attribue le marché de mission de maitrise d’œuvre pour la restauration des dépendances du château de Castries à Frédéric Fiore, architecte du patrimoine. Valeur totale du marché : 238 600 euros. 

Le Conseil départemental des Pyrénées-Orientales attribue le marché relatif aux prestations de restauration de peintures pour le centre de conservation et de restauration du patrimoine au groupement Amoroso Waldeis / CRPA Hélène Garcia / CRPA Olivier Clerin / Atelier Marie Connan, au groupement Arts Préservation / Laetitia Desvois... Les autres lauréats sont à croquer juste là. Valeur totale du marché : 583 333,33 euros. 

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L’agenda

Vos événements en Occitanie.

Du lundi 16 au samedi 21 mars  

La 4e édition de la Semaine du numérique responsable, organisée par le Sicoval, sur le territoire du Sud-Est Toulousain. Plus d’informations ici.

Mardi 17 mars

« Atelier : Entreprendre en solo – Le Vigan », organisé par la CCI Gard, de 10 h 00 à 12 h 00, au Relais du Vigan, 30 Route du Pont de la Croix, 30120 Le Vigan (Gard). Plus d’informations ici. 

« Club des jeunes entreprises – ELEVATOR PITCH », organisé par la CCI Toulouse Haute-Garonne, de 18h à 20h, à la CCI Toulouse Haute-Garonne, 2 rue d’Alsace-Lorraine, 31000 Toulouse. Plus d’informations ici.

Journée Technique Ferroviaire, organisée par Oc’Via et le CGVF, au Centre des Congrès H2 à Nîmes (30). Plus d’informations ici.

Soirée Spéciale "Anticiper les difficultés de son entreprise et reprendre son souffle", organisé par le Medef Hérault Montpellier et Réseau Entreprendre, à 18h, à Montpellier Business School (Montpellier). Plus d’informations ici.

Mercredi 18 mars

Conférence « Les secrets des marques qui performent », organisée par l’UCC Grand Sud (syndicat des agences de communication) à Montpellier de 9h à 12h30, à la Cité de l’Économie et des Métiers de Demain (132, boulevard Pénélope, 34000 Montpellier). Pour s'inscrire, cliquez ici.

Matinée de l’eau, organisée par Les canalisateurs Occitanie Méditerranée et le Département de l’Hérault, de 9h30 à 12h30, au Domaine départemental de Pierresvives (Montpellier). Inscriptions ici. 

Du mercredi 18 au mardi 24 mars 

« Création entreprise : identifier les points-clés pour un projet réussi », organisé par la CCI Occitanie, de 9h à 17h30, en webinaire. Plus d’informations ici.

Plus d'événements ici

 Jeudi 19 mars

21e édition d'Occitanie Invest, organisé à La Cité à Toulouse. Plus d'infos et inscription ici.

« Les Cafés de la Création à Béziers », organisé par la CCI Hérault, de 9h à 11h30, à la Brasserie Chez Raoul – Stade Raoul Barrière, Avenue des Olympiades, 34500 Béziers. Plus d’informations ici.

« Donner des ailes à votre business ! », organisé par l’agence AD’OCC, de 14h30 à 16h00, à La Cité, 55 avenue Louis Breguet, 31400 Toulouse. Plus d’informations ici.

Matinée de l'innovation du BTP dans l'Aveyron, organisée par la FBTP de l'Aveyron et la FFB Occitanie, de 9h à 14h à Gages (à 10 min de Rodez). Pour plus d'infos : VilainC@occitanie.ffbatiment.fr.

Vendredi 20 mars

« Appel à Projets Innovants – Rejoignez la communauté Novel.id ! », organisé par Novel.id, journée entière, au 1 rue moulin à huile, 34725 Saint-André-de-Sangonis. Plus d’informations ici.

Lundi 23 mars

« Mettre en place la facturation électronique dans mon entreprise : je m’y prends comment ? », organisé par la CCI Hérault, de 18h30 à 20h, à Béziers. Plus d’informations ici.

Du lundi 23 au mercredi 25 mars

« Permis d’exploitation – Formation initiale pour les exploitants d’établissements de débits de boissons », organisé par la CCI Toulouse Haute-Garonne, de 9h à 17h30, à la CCI Toulouse Haute-Garonne, 31000 Toulouse. Plus d’informations ici. 

Mardi 24 mars : 

Retransmission du baromètre de l'observatoire national des entreprises à mission (en présence du ministre Serge Papin) organisé par a Communauté des entreprises à mission, en partenariat avec l'agence des Transitions, de 8h30 à 10h30 au MIBI (672 rue du Mas de Verchant, Montpellier). Inscription ici.

Mercredi 25 et jeudi 26 mars

« Cycl’eau Toulouse Occitanie 2026 », organisé par Cycl’Eau, journée entière, au MEETT – Parc des Expositions, 3601 Chemin du Pigeonnier, 31840 Aussonne. Plus d’informations ici. 

Jeudi 26 mars 

« Robotics Place DAY 2026 », organisé par Robotics Place, de 8h30 à 17h30, à La Cité, 55 avenue Louis Bréguet, 31400 Toulouse. Plus d’informations ici. 

Événement sur « La gestion des émotions, au cœur de la performance » à 19h30, au domaine de la Trinité, à Mauguio, organisé par TDS Racing Impact, avec la présence de Camille Lacourt, quintuple champion du monde de natation. Inscriptions juste ici.

« Les cafés de la création », organisés ar le Crédit Agricole du Languedoc de 9h à 11h30 au Bivouak Café (Montpellier). Plus d'infos et inscription ici.

Lundi 30 mars

« Bien-être au travail & santé du dirigeant : performer sans s’épuiser », organisé par la CCI Hérault, de 18h30 à 20h, à la CCI Hérault – Antenne de Lunel, 131 Place Martyrs de la Résistance, 34400 Lunel. Plus d’informations ici. 

Jeudi 2 avril 

Soirée conférence « Les femmes de la finance », organisée par l’Agence des Transitions et Occitanie Place Financière, de 18h à 22h, à MIBI (Montpellier). Inscriptions ici.

Vendredi 3 avril 

Webinaire “Après la pluie... anticiper la sécheresse : la sobriété hydrique, un levier pour pérenniser votre activité touristique”, organisé par la CCI Aude, de 14h à 15h, en ligne. Inscriptions ici.

Mardi 7 avril 

Loupehv « Gagner la bataille de la réindustrialisation : les clés du modèle biterrois », organisé par Agencehv en partenariat avec la Région Occitanie et Deltanov, à 17h30 à l'IUT de Béziers (34). Plus d'infos et inscription ici.

Vendredi 13 avril 

Ciné-débat : le film qui bouscule le management, organisé par la CEMD, à 18h à la Cité à Toulouse. Plus d’informations ici. 

Samedi 14 avril 

Ciné-débat : le film qui bouscule le management, organisé par la CEMD, à 18h à la CEMD à Montpellier. Plus d’informations ici.

Jeudi 16 avril

12e édition de la Nuit des Entrepreneurs, organisée par le Medef Hérault Montpellier, au Pasino Partouche (La Grande-Motte, 34). Plus d'infos et inscription ici.

Mardi 12 et mercredi 13 mai

Space Summit for a Resilient Future (Sommet de l'espace pour un futur résilient), organisé par Novaspace avec le soutien de la Région Occitanie, au Centre des Congrès Pierre Baudis à Toulouse. Plus d'infos ici.

Jeudi 28 mai

5e édition d’Hello la Tech, organisée par La French Tech Méditerranée. Plus d'informations ici. 

Mardi 2 juin

Cap sur le Québec - forum économique France-Canada, organisé par Montpellier Méditerranée Métropole, au Domaine de Grammont, 𝐌𝐨𝐧𝐭𝐩𝐞𝐥𝐥𝐢𝐞𝐫. Plus d’informations ici.

Jeudi 11 juin 

Conférence “Créer de la valeur avec le vin : mythes et stratégies”, organisée par Vinseo, de 14h à 16h, au Mas de Saporta, 34973 Lattes. Plus d’informations ici. 

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Newsroom

L’agence travaille en ce moment sur plein de choses passionnantes :

JOURNALISME

Pour Les Échos :

  • Interview de Serge Zaka, président d’Agroclimat 2050, le 17 février, pour un portrait
  • Quantum Surgical au cœur d’un projet européen pour le traitement de précision du cancer
  • Podcast sur la filière cinéma et série télé en Occitanie, enregistré pour Les Échos avec la journaliste Clara Grouzis
  • Campus du Numérique (ArtFX), Montpellier
  • Les Grands Buffets se modernisant à Narbonne
  • EnR : Elements conclut un crédit syndiqué de 50 M€
  • Cabasse (enceintes connectées) en redressement judiciaire
  • Montpellier / Sport : le phénomène des frères Lebrun
  • Gestion optimisée de la ressource en eau : le chantier de protection de l'Aude à Trèbes

    BoisMAG :

    • Enquête sur les bois extérieurs (bardage, terrasse), parution en mars.

    RÉDACTIONS

    Occitanie News (Région Occitanie) : pour mars 2026, articles sur le futur campus ARTFX (Montpellier), la pépite alésienne BEA Solutions et sur la filière trufficole régionale qui lance un réseau coopératif régional. La newsletter Occitanie News de février est à découvrir ici. S’abonner gratuitement en cliquant ici.

    Magazine l'Occitan : pour avril 2026, co-rédaction avec Métropolitain et Laurent Blondiau d'un magazine papier portant sur l'actualité économique de la région, avec notamment une enquête sur les routes d’Occitanie.  

     

    ANIMATIONS

    18 mars : débat sur l'eau pour la FRTP Occitanie Méditerranée et le Département de l'Hérault, à Pierresvives (Montpellier).

    7 avril : Loupehv « Gagner la bataille de la réindustrialisation : les clés du modèle biterrois », à 17h30 à l'IUT de Béziers (34). Inscription gratuite ici.

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    L’ours

    Les Indiscrétions sont reconnues service de presse en ligne par le ministère de la Culture depuis le 19 décembre 2025 (n°CPPAP : 1227 X 95526).

    Adhérent du Spiil (Syndicat de la presse indépendante d’information en ligne) depuis mars 2024.

    Les dernières newsletters

    Pages arrachées

    Une page de l’histoire économique régionale qui s’arrache, avec la liquidation de la librairie Sauramps (Décodage). Est-ce un commerce « comme un autre » ? Faut-il se résigner, ou se battre ? On en parle dans votre « On s’en fout » (HV Touch) préféré.

    Ils nous pillent

    Ils sont pratiques, ces moteurs d’IA. Mais avec un bilan carbone dégueulasse. Et en plus, ils pillent les contenus de la presse, sans nous demander notre avis et sans contrepartie. Vous pouvez croquer dans « On n’aime pas », dans « La rédac’se ...

    Soupçons sur Altrad

    Mauvais pastis pour Mohed Altrad : alors que le MHR (rugby), club qu’il préside depuis 15 ans, conclut une saison au paradis (Coupe d’Europe et peut-être bouclier de Brennus ce weekend face à l’ogre toulousain), le Groupe Altrad, qu’il préside ...
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