B4-Altemed-30janvier2023

Les indiscrétions

Mets et mots

Semaine du 1er décembre 2025

À l’affiche

Parce qu’elles et ils le valent bien

Castex / Delga, retrouvailles ferroviaires

Castex / Delga, retrouvailles ferroviaires

Le nouveau PDG de la SNCF Jean Castex et Carole Delga, présidente de la Région Occitanie et de Régions de France, ont abondamment échangé le 25 novembre sur le port de Sète, visiblement ravis de se revoir. Mais les apparences peuvent être trompeuses. Carole Delga a en effet fait remonter au nouveau patron du groupe ferroviaire la mauvaise performance des trains LiO en 2025, faisant miroiter des pénalités (la Région étant autorité organisatrice du transport collectif, ndlr). « L’année 2025 n’est pas bonne en Occitanie, avec des retards, a admis Jean Castex. Je viens comprendre la situation. Nous devons à la Région un plan d’action dynamique pour que la situation s’améliore et reparte sur de bonnes bases. Il faut accroître la résilience du réseau, avec des travaux d’urgence à mener, renforcer l’offre. Nous devons être meilleurs sur l’entretien des rames, et avoir des conducteurs en nombre suffisant. Les causes des mauvaises performances sont toujours multiples. » « Nous nous apprécions, Jean et moi, a lancé Carole Delga. C’est la raison pour laquelle je n’en serai que plus exigeante ! »

Vincent Bastide, le patron de Bastide Médical violemment agressé

Vincent Bastide, le patron de Bastide Médical violemment agressé

Vincent Bastide, patron du groupe coté en bourse Bastide Médical (prestation de santé à domicile, Caissargues – 30), a été enlevé par trois hommes à la sortie du travail, avant d’être séquestré à son domicile de Nîmes, le 24 novembre en début de soirée. Valeur (record) du butin dérobé : environ un million d’euros, entre montres et bijoux de luxe. Après le départ de ses ravisseurs, qui ont agi en présence des deux enfants du chef d’entreprise, Vincent Bastide a été soigné au CHU de Nîmes pour des lésions à la tête, avec une prise en charge pour le choc traumatique. La gendarmerie et la section de recherches de Nîmes sont en charge de l’enquête pour mettre la main sur les malfaiteurs, au nombre de trois. Les Indiscrétions expriment leur solidarité au dirigeant de ce groupe qui emploie 4.000 salariés.

Les réactions ici

Sur LinkedIn, Samuel Corgne, fondateur des entreprises Hapo et Ergosanté (Anduze – 30), s’insurge : 
« Un chef d’entreprise de plus agressé, kidnappé, séquestré. En France, être chef d’entreprise, c’est déjà assumer la stigmatisation permanente, c’est naviguer dans des normes et des lois qui changent tous les quatre matins, c’est supporter la fiscalité la plus lourde de l’OCDE. C’est créer des emplois, tenir des boîtes à bout de bras, affronter les crises… Et maintenant quoi ? Il faut aussi faire face à des malfrats dignes d’un système mafieux, prêts à tout pour voler, menacer, violenter ? », écrit-il. 
Réaction de la CCI Gard : « Cette attaque vise un entrepreneur reconnu, engagé dans le développement économique du territoire et qui contribue au rayonnement du Gard. Le président Éric Giraudier et la CCI Gard déplorent que les dirigeants d’entreprise qui créent de l’activité et de l’emploi soient aujourd’hui confrontés à une recrudescence de vols, d’intrusions et d’agressions ».

Mathieu Sanchez, Sim&Cure

Mathieu Sanchez, Sim&Cure

Le dirigeant de Sim&Cure (logiciel de traitement de l’anévrisme, Montpellier) annonce aux Indiscrétions une levée de fonds de 10 M€, en plusieurs phases, auprès d’Irdi Capital Investissement, de Swen Capital Partners, Sofilaro/Calen, Elaia Partners et d’Holnest, Elaia et IT Translation Investissement.

Jean Castex, fret ferroviaire

Jean Castex, fret ferroviaire

Alors Premier ministre, il avait fixé un cap ambitieux pour le fret ferroviaire (doublement des parts de marché du fret ferroviaire), en 2020. Le nouveau PDG de la SNCF admet, le 25 novembre sur le port de Sète lors de l’inauguration du terminal ferroviaire, que, 5 ans après, le compte n’y est pas. « Ce n’est pas ce qu’on a fait. Mais ce n’est pas pour autant qu’il faut renoncer à l’objectif. C’est un sujet SNCF, mais aussi national, d’intérêt général. Le fret ferroviaire, c’est neuf fois moins d’émissions de CO2 que la route, lance-t-il. On peut tous espérer que le transport routier va se décarboner, et le Groupe SNCF possède une filiale routière. Je souhaite qu’elle soit aux avant-postes sur ce sujet de la décarbonation. Mais la consommation électrique restera durablement favorable au fret ferroviaire. Et je ne parle pas de l’accidentologie, du bruit, des ‘externalités’. Il y a plus que jamais urgence pour que des projets de la nature de celui qui est inauguré aujourd’hui, voient le jour. »

J’en apprends plus ici

« Quand on parle de chiffres aussi faibles (moins de 10 % du transport de marchandises en France), il y a de la place pour tout le monde ! Il va falloir ouvrir le capital, selon nos valeurs, pour trouver des gens qui veulent investir dans le fret ferroviaire. On veut développer des autoroutes ferroviaires, à commencer avec les ports. C’est capital, car le marché de marchandises n’est pas national, mais il est européen, mondial (comme en attestent les containers Amazon Prime alignés sur le parking, ndlr). Nos clients sont exigeants. Le transport de marchandises, cela exige adaptation, réactivité, rapidité. »

Émilie Chardonnet, EDF

Émilie Chardonnet, EDF

Elle est la nouvelle directrice de la communication d’EDF en Occitanie, basée à Toulouse.

Denis Carretier, président de la Chambre régionale d’agriculture d’Occitanie

Denis Carretier, président de la Chambre régionale d’agriculture d’Occitanie

« L’Occitanie agricole est au bord du gouffre : le revenu moyen des exploitants représente 45 % de la moyenne nationale. Nous devons obtenir des politiques adaptées, des financements ciblés et une PAC (Politique Agricole Commune) qui reconnaisse nos spécificités », déclare, le 28 novembre, Denis Carretier, président de la CRAO, lors de la session de fin d’année de celle-ci, à Donneville (31).

Marianne Charles-Artigues, stratégie RSE

Marianne Charles-Artigues, stratégie RSE

Cette consultante spécialisée en stratégie RSE intervient lors d’un workshop organisé par le cabinet Cause intitulé « Faire de la RSE un atout économique dans un contexte de contrainte budgétaire ». Elle occupe le poste de directrice du pôle RSE et innovation chez Cause. « Faire de la RSE permet de construire un business model dans le temps, explique-t-elle aux Indiscrétions. Ça permet d’être résilient dans les fluctuations à venir. Si je devais donner un conseil aux PME ? Ne pas concentrer toute l’énergie sur le court terme, même si ce n’est pas simple ». Elle estime que les entreprises de l’économie sociale et solidaire ont bien compris cette donnée. Elle pointe du doigt Lactalis, au moment d’évoquer des grands comptes qui peuvent encore s’améliorer : « Il leur faut faire plus d’actions sur la biodiversité, c’est le vrai sujet. La décarbonation n’est qu’une étape, il faut surtout s’occuper de la biosphère, des puits carbone », ajoute-t-elle. 

Le workshop se déroule en visio conférence, ce mardi 2 décembre, de 11h30 à 12h15. Inscriptions ici. 

Jérôme Sion, Agence Culture Occitanie

Jérôme Sion, Agence Culture Occitanie

Il est le nouveau président de l’Agence Unique Occitanie Culture. Cette agence culturelle régionale nouvellement créée réunit en une seule entité les anciennes agences monothématiques. Désormais, le livre, le cinéma et audiovisuel et le spectacle du vivant sont regroupés. Jérôme Sion était, depuis 4 ans, vice-président de ces trois agences. L’organigramme le plus attendu par les milieux économiques, régissant la nouvelle agence Ad’Occ (développement économique et innovation)/CRTL (Tourisme et loisirs), est en cours de finalisation.

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Valentin Reyjal, Sogeclair

Valentin Reyjal, Sogeclair

Il est nommé vice-président en charge de piloter l’ensemble des activités liées aux produits et services de simulation ferroviaire au sein de Sogeclair, apprennent Les Indiscrétions ce 19 novembre. Il cumule près de 10 ans d’expérience dans le domaine de la simulation et du développement 3D, au service de projets industriels et technologiques. Il a occupé différents postes au sein de GDI Simulation (Élancourt – 78) pendant près de 10 ans. 

Laurent Verlaguet, Eiffage Énergie Systèmes / Tunnel Comédie (Montpellier)

Laurent Verlaguet, Eiffage Énergie Systèmes / Tunnel Comédie (Montpellier)

La volonté politique est bien sûr essentielle, mais il ne faut jamais oublier le savoir-faire des entreprises, ni les gars du BTP. Alors qu’est inaugurée la galerie cyclable sous la place de la Comédie à Montpellier (anciennement un tunnel routier), Laurent Verlaguet, directeur Villes et Collectivités d’Eiffage Énergie Systèmes, rappelle les interventions de ses équipes – courants forts et faibles, vidéoprotection, détection automatique d’incident… (plus à lire ici). Réaffirmant le rôle des travaux publics dans les mobilités douces. 
Sur le même sujet : « Mobilités, l’heure de l’action », Les Indiscrétions du 17 novembre 2025, en cliquant ici

Gabrielle Halpern, philosophe du rural

Gabrielle Halpern, philosophe du rural

Docteur en philosophie, diplômée de l’École Normale Supérieure, conseillère « prospective et discours » au sein de différents cabinets ministériels, elle publie l’essai « Et si le rural inspirait l’urbain ? Pour une nouvelle approche du développement territorial » (Fondation Jean Jaurès, à consulter ici). 
De tous les entretiens réalisés, dont de nombreux en Occitanie – Gabrielle Halpern a été philosophe en résidence à la CEMD à Montpellier -, « il ressort que la ruralité, loin d’être démodée, serait même visionnaire pour avoir anticipé un certain nombre de paramètres, d’enjeux ou de crises, que ce soit d’un point de vue écologique, économique, social ou politique, peut-on lire. Un entrepreneur explique : « mes fournisseurs sont proches de mon atelier, mes ressources naturelles aussi, les emplois que je crée sont non délocalisables, tout est créé à partir de liens locaux, c’est la meilleure économie qui soit ! ». Un autre ajoute : « ici, il y a un rapport à la vie et à l’existence qui fait que l’on préserve les ressources », tandis qu’un directeur d’association déclare que « la ruralité est un formidable terreau d’innovation, mais d’un autre type d’innovation que numérique ».

« Créer des ponts entre les mondes : la présidente et la philosophe », échange entre Gabrielle Halpern et Carole Delga, le 4 décembre à partir de 18h à la CEMD (Montpellier). Inscriptions en cliquant ici
Sur le même sujet : « ‘On crève du temps court’, Gabrielle Halpern applique l’art de la philosophie sur le terrain », Les Indiscrétions du 1er juillet 2024, en cliquant ici.

Cécile Barral, CEMD

Cécile Barral, CEMD

L’ex-membre de cabinet de Carole Delga, présidente de la Région Occitanie, intègre la Cité de l’Économie et des Métiers de Demain (Montpellier), entité de la Région Occitanie dirigée par Laetitia Montanier. Elle y est nommée coordinatrice de la programmation et de la valorisation, avec la création de contenus prospectifs. Cécile Barral, par ailleurs en course pour les élections municipales à Mauguio, succède à la CEMD à Alexandra Bouyer. Celle-ci faisait partie de l’aventure de la CEMD, depuis son lancement en 2020. 
Sur le même sujet : « Cécile Barral, Cap Mauguio », Les Indiscrétions du 17 février 2025, en cliquant ici.

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Les Indiscrétions se projettent avec la cité de l’économie et des métiers de demain / Région Occitanie

titre CEMD 1 dec 2025 - Les indiscretions

Le pari a devancé les mutations profondes induites par le Covid, les enjeux climatiques et technologiques, le retour de la guerre sur la scène internationale et l’instabilité intérieure. Lancée en 2020 par Carole Delga, présidente de la Région Occitanie, pour décrypter et anticiper ensemble les métiers de demain, la Cité de l’Économie et des Métiers de Demain (CEMD) a depuis élargi son spectre, s’appropriant des thèmes sociétaux comme le futur du travail, la transformation des entreprises et l’impact de l’IA.  
Ce, en mêlant entrepreneurs, philosophes, monde politique, académiques, jeunesses… Ce qui fait assurément de la CEMD un objet unique au niveau national. Une trajectoire célébrée ce 4 décembre à partir de 18h à la CEMD (quartier Odysseum, Montpellier), lors de la Longue-Vue « Créer des ponts entre les mondes : la présidente et la philosophe », (inscriptions en cliquant ici) à l’occasion d’un échange entre Carole Delga, à l’origine de la CEMD, Gabrielle Halpern, philosophe en résidence et qui vient de publier l’essai « Et si le rural inspirait l’urbain ? Pour une nouvelle approche du développement territorial » (Fondation Jean Jaurès).  

Carole Delga et Gabrielle Halpen
Carole Delga (à gauche sur la photo) et Gabrielle Halpern vont intervenir lors de la longue-vue organisée par la CEMD le 4 décembre. ©DR

Bref retour en arrière. En 2020, Carole Delga, présidente de la Région Occitanie, inaugure ce lieu inédit en France. Cinq ans plus tard, cette structure, au fonctionnement de startup, a su s’imposer sur la scène nationale comme un laboratoire d’idées, un espace d’expérimentations et un outil d’influence territoriale. Un lieu où l’on pense, où l’on teste, où l’on débat. Comme une respiration salutaire, à l’heure où lever le nez du guidon est devenu une nécessité impérieuse, pour y voir clair dans un environnement mouvant.  

Longue-Vue : « Créer des ponts entre les mondes : la présidente & la philosophe », le 4 décembre à partir de 18h la CEMD (quartier Odysseum), inscriptions en cliquant ici.

L’anticipation est devenue une nécessité

Avec 18.000 visiteurs accueillis300 événements50 partenaires, huit Cahiers d’inspiration diffusés à plus de 20.000 exemplaireset130 participants aux programmes d’expérimentation issus de 23 entreprises, la CEMD façonne activement le paysage de la prospective économique et sociétale régionale. 
Sur le même sujet : « Avec le service utopiste, l’Occitanie dessine son futur », Les Indiscrétions du 27 octobre, en cliquant ici 

Les 100 lycéens issus de 7 lycées agricoles de toute l’Occitanie embarqués dans les programmes et jeunesse témoignent de cette volonté d’irriguer l’ensemble du territoire. Le rôle de la CEMD dépasse largement Montpellier. La Master Class Futur du Travail, les expérimentations « IA : on accélère ! », les ateliers menés auprès d’entreprises industrielles, culturelles ou agricoles, les parcours dédiés aux lycées agricoles…, sont autant de preuves d’un rayonnement à l’échelle de l’Occitanie.

Carole Delga, qui souhaite poser un socle idéologique à son action, a fait de ce lieu un instrument politique assumé. On n’est pas ici dans un think-tank parisien, mais dans une fabrique territoriale, ancrée, ouverte, nourrie par des chefs d’entreprise, des agriculteurs, des philosophes, des étudiants.  

« Nous avons évolué au rythme des mutations du monde » 

Parmi celles qui ont accompagné cette montée en puissance, aux côtés des directrices successives Virginie Bruguès, Raphaëlle Lamoureux et, depuis début 2023, Laetitia Montanier, Alexandra Bouyer, spécialiste en gestion de projets innovants, fait partie de l’aventure depuis le début. Alors qu’elle s’apprête à quitter ses fonctions mi-décembre pour se lancer dans l’entrepreneuriat, elle confie aux Indiscrétions un regard rétrospectif éclairant.  

« La CEMD a d’abord été perçue comme un lieu tourné vers la formation et les métiers de demain. Puis, très vite, la question de l’innovation s’est imposée, témoigne-t-elle. Le besoin est devenu plus sociétal que strictement économique : on ne pouvait plus parler d’innovation sans parler des mutations du travail, de transformation des organisation, d’impact de l’IA sur le management…» 

La CEMD a su orchestrer des grandes conférences, des rencontres avec des penseurs, entrepreneurs, lanceurs d’alerte…, d’envergure internationale. On peut citer, entre autres, les interventions du conseiller de Barack Obama, de Luc Julia (informaticien, spécialiste de l’IA), de la politologue Asma Mhalla (Les Indiscrétions du 3 mars 2025, en cliquant ici), ou encore d’Étienne Klein (physicien et philosophe). Autant de moments-phares qui marquent la jeune histoire de la Cité. « Ce que les intervenants viennent chercher ici, c’est une parole libre, une vraie proximité », observe-t-elle.  

Entre programme Jeunesse (65 lycéens accueillis cette année), programmes d’expérimentation auprès des entreprises, ateliers et cahiers d’inspiration, la CEMD donne une nouvelle dimension à la discipline prospective.  

« Si on ne comprend pas les enjeux, on va se prendre une claque ! » 

Auprès des entreprises, percutées par des crises à répétition, l’approche fait mouche. La CEMD privilégie les démarches au long cours, sur deux années. « Un an, c’est trop court. Nous avons appris à expérimenter sur deux ans, pour accompagner vraiment. Ceux qui ne comprennent pas les enjeux en cours vont se prendre une claque monumentale ! Tout va tellement vite… », insiste Alexandra Bouyer. 
Les entreprises qui participent aux programmes « ne viennent pas chercher un discours technophile, mais un espace pour réfléchir, tester, confronter », complète-t-elle. L’expérimentation « IA : on accélère ! » en est la preuve vivante : diagnostic des métiers, ateliers de co-design, missions pluridisciplinaires, réflexion sur la souveraineté de la donnée, exploration des futurs du travail… Des enjeux d’une actualité criante. « Tout va tellement vite. Ce que l’IA fait mieux que nous doit nous inciter à nous emparer encore plus fortement de ces enjeux de futur du travail. Ici, l’information est gratuite, inédite, inspirante, utile, ouverte à tous. Certes, l’objet a un côté insaisissable, mais c’est dommage que la couverture médiatique ne soit pas toujours à la hauteur des enjeux », pointe Alexandra Bouyer.  

J’en apprends plus ici

Feuille de route 2026-2028 en cours de finalisation 

À partir de mi-décembre, Cécile Barral prend son relais, toujours sous la direction de Laetitia Montanier. Nommée coordinatrice de la programmation et de la valorisation, Cécile Barral, ex-membre du cabinet de Carole Delga, rejoint la dynamique.  
Pourquoi embarquer dans ce vaisseau de 3.000 m2 ? « La Cité de l’Economie et des métiers de Demain est un formidable laboratoire de réflexion, d’identification de tendances émergentes, de création de liens avec des acteurs économiques, répond-elle. Tous les jours, de nouveaux publics entrent : des chefs d’entreprise, des lycéens, des chercheurs… Cela ouvre l’esprit et donne des idées. La CEMD offre des clés pour tester des choses innovantes, par exemple sortir des organigrammes cloisonnés, aller vers des modèles plus horizontaux. » 
La feuille de route 2026-2028 de la CEMD, en cours d’écriture, visera un renforcement des enjeux sociétaux, en appuyant le lien entre entreprises et citoyens. Avec toujours le même cap : faire remonter des pratiques et pensées positives.  

Ce 4 décembre, échange ouvert entre la philosophe et l’élue

Lieu d’hybridation, la CEMD abrite des espaces de créativité et de co-design, deux grands espaces événementiels, des programmes structurés autour de la prospective, du design et de l’expérimentation. 

De quoi attirer la philosophe Gabrielle Halpern, grande théoricienne de l’hybridation, et qui a travaillé à la CEMD sur le lien entre ruralité et urbanité. «Le lien intergénérationnel, les tiers-lieux ruraux où se mêlent bars, bibliothèques et accueil de personnes âgées, les valeurs d’entraide et de solidarité… Ces forces typiquement rurales doivent inspirer les modèles urbains », souligne Cécile Barral.  

Cette approche de Gabrielle Halpern rejoint la vision politique portée par Carole Delga, originaire elle-même du monde rural – Martres-Tolosane dans le Comminges. « Carole Delga refuse l’opposition entre villes et campagnes, et souhaite valoriser la richesse des territoires », ajoute Cécile Barral. L’échange entre Gabrielle Halpern et Carole Delga, ce 4 décembre à partir de 18h, abordera entre autres cette richesse intrinsèque du monde rural.  
Un échange original, entre élue et philosophe de terrain, autour d’une question centrale, à la veille de scrutins électoraux majeurs : comment tracer une voie d’espoir politique, construire un projet de société, en réunissant des mondes qui ne se parlent plus assez ? « Oui, c’est en décalage avec la brutalité actuelle du monde. Mais il faut justement rééquilibrer le débat ! », conclut Alexandra Bouyer.  

« Et si le rural inspirait l’urbain ? Pour une nouvelle approche du développement territorial », Gabrielle Halpern, publiée par la Fondation Jean Jaurèsen cliquant ici  

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La rédac’ se mouille

On aime

L’engagement de Sabrina Jean, présidente de la CPME Gard, au sein de réserve citoyenne de la Délégation Militaire Départementale 30. Elle a reçu son insigne le 26 novembre des mains du général de brigade Steve Carleton, commandant de la 6e brigade légère blindée de Nîmes, Délégué Militaire Départemental et Commandant de la Base de Défense Nîmes-Laudun-Larzac. Parmi les autres récipiendaires figurent d’autres personnalités du monde économique gardois : Sébastien Arnaux (EPCC Pont du Gard), Nicolas Balmelle (Bastide Le Confort Médical), Guillaume Natton (Amaëlles), « Cet insigne, je le porte non sans une certaine émotion personnelle… avec fierté et honneur dans les valeurs militaires transmises au sein de ma famille », indique l’entrepreneuse gardoise. « Choisir de m’investir dans la réserve citoyenne, pour renforcer la résilience nationale, soutenir nos forces armées et promouvoir l’esprit de défense dans la société, donne un sens particulier à cet engagement », déclare-t-elle. 

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On n’aime pas

On n’aime pas les « notes aux rédactions » (NAR) qui informent de la venue d’un ministre parisien (Gérald Darmanin, ministre de la Justice) en région (Grasse, en l’occurrence), avec indiqué à chaque ligne « Hors presse ». Comme pour dire « Nous venons vous voir parce qu’il le faut bien, mais pas question que des personnes (des journalistes, par exemple ?) viennent nous poser des questions ». « Nouveau concept de note aux rédactions », ironise Olivier Marino, directeur de la rédaction de Midi Libre, dans l’une de ses publications Instagram, le 26 novembre.

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Décodage

On perce le coffre-fort

Un Club Med en projet au Barcarès (66)

barcarès club med
©DR

Ce serait le premier Club Med en Occitanie, un investissement à plusieurs dizaines de millions d’euros et plusieurs centaines de création d’emplois. Au Barcarès, dans les Pyrénées-Orientales, le site de l’ancien club de vacances des Portes du Roussillon pourrait prochainement accueillir un Club Med. Annoncé comme acté par le maire du Barcarès, Alain Ferrand, la semaine dernière, le projet n’est pas démenti par le Club Med. Contacté par Les Indiscrétions, le Club Med confirme : « Nous souhaitons renforcer notre présence en France et en Méditerranée. Le site du Barcarès offre des atouts uniques : 15 hectares entre mer et lagune, au cœur d’une région riche en activités culturelles, naturelles et sportives, et bénéficiant d’un climat idéal pour une ouverture quasi annuelleDepuis plusieurs mois, nous travaillons activement avec la Banque des Territoires, le propriétaire du foncier et les collectivités pour concrétiser le projet. Les discussions portent actuellement sur les modalités de cession du terrain ainsi que sur le montage financier. »

Concernant le montant de l’investissement (180 M€, d’après la Ville du Barcarès), « le Club Med ne souhaite pas se prononcer sur ce point car le travail sur le budget du projet est en cours par les équipes ».

Quelles sont les prochaines étapes ? « Il faut finaliser les accords avec les différents partenaires et lancer les études nécessaires à la mise en œuvre du projet. Ces travaux permettront d’assurer que l’implantation soit pleinement adaptée au site et aux attentes locales », explique le Club Med. Et de préciser : « L’implantation du Club Med pourrait générer environ 450 emplois directs et près de 500 emplois indirects. »

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Robotique : le tarnais Rob’Occ lève 3 M€

Rob’Occ, créé en 2023 à Brens (81), annonce ce 1er décembre lever 3 M€ auprès d’un consortium de business angels franco-suisses, d’OCCIBOT Industries et de Tarn Capital Investissement. « Cette opération doit permettre d’accélérer le déploiement commercial de son robot intelligent ROC-E sur le marché européen », explique Patrick Dehlinger, directeur général de Rob’Occ, aux Indiscrétions.
Conçu et fabriqué en France, ROC-E est un assistant robotique mobile intelligent s’appuyant sur plusieurs technologies IA embarquées, pour automatiser les flux internes et améliorer les conditions de travail. Le robot cible de multiples usages : transport interne, réassort, acheminement de pièces, documents ou marchandises, affichage et interaction avec le public, dans l’industrie, la logistique, les services, la santé ou le retail.
Rob’Occ est soutenu par la Région Occitanie, AIRBUS Développement, Bpifrance, le Groupe BPCE et France 2030. La startup, créée par huit experts et deux partenaires industriels tarnais, prévoit de vendre 50 robots en 2026. La startup fabrique ses robots avec 84 % de composants européens.

Trophées PME RMC-BFM : trois PME d’Occitanie lauréates

Parmi les 7 PME lauréates de la 16e édition des Trophées PME RMC-BFM, récompensées le 27 novembre en présence de Serge Papin, ministre des PME, du Commerce, de l’Artisanat, du Tourisme et du Pouvoir d’achat, trois sont basées en Occitanie.
Retouch’up (Pierre Maïsetti et Romain Bach, travaux de remise en état, Montpellier) remporte la catégorie Artisanat, Chavin (Mathilde Boulachin, vin sans alcool, Béziers – 34) la catégorie Export et Anyos (Paul Malbert et Nicolas Vermorel, bornes de recharge évolutives et reconditionnables, Toulouse) la catégorie Fabriqué en France.
Chaque lauréat remporte une campagne publicitaire d’une valeur de 100.000 euros but sur RMC et les chaînes BFM Locales.

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Dans la boîte

Le port de Sète inaugure sa plateforme ferroviaire pour offrir une offre de transport décarboné

Jean Castex - Carole Delga
Castex et Delga ont multiplié les échanges lors des cérémonies sur le port de Sète, le 25 novembre. À la fois ravis de se revoir mais aussi pour évoquer des sujets plus sensibles (régularité des trains LiO). ©Hubert Vialatte

En présence de Jean Castex (SNCF), Carole Delga (Région Occitanie) et Pierre-André Durand (préfet de région Occitanie), est inauguré ce 25 novembre le nouveau terminal ferroviaire du port de Sète-Frontignan de VIIA, doté d’un chargement horizontal des semi-remorques (wagon Modalhor, entreprise Lohr). L’investissement s’élève à 19,4 M€, financé par l’opérateur VIIA, filiale de Rail Logistics Europe (Groupe SNCF) – 10 M€, dont 3 M€ d’aides de l’État, par la Région Occitanie – 5,4 M€ dont 2,9 M€ du Feder et 400 k€ de l’État -, et par le port de Sète-Frontignan (4 M€, dont 2 M€ du Feder et 300 k€ de l’État).

Ce nouvel aménagement, sur 6 ha, doit permettre de renforcer le nouveau service régulier d’autoroute ferroviaire entre le port de Sète et le port de Calais, dont le principal client est l’armateur DFDS. La fréquence passera de 3 à 6 allers-retours hebdomadaires à partir de janvier. « En 2026, VIIA transportera 22.500 semi-remorques entre Sète et Calais, contre 15.000 aujourd’hui. L’objectif à terme est de transporter 40.000 semi-remorques et containeurs par an. Nous allons ainsi connecter le port de Sète à Lyon, au Royaume-Uni via le port de Calais, à l’Europe du Nord et de l’Est via le terminal de Bettembourg au Luxembourg. Cette montée en puissance répond à la demande croissante des clients, particulièrement en provenance de Turquie, mais aussi des clients locaux, à qui nous allons offrir une solution rail-route pour tester le report modal. Le port de Sète devient le seul port méditerranéen associant containers et semi-remorques. C’est un avantage différenciant qui doit nous permettre d’attirer des volumes en provenance de l’Afrique du Nord et localement », souligne Bénédicte Colin, présidente de VIIA et de Naviland Cargo. 18 nouvelles stations Modalhor sont installées, permettent le chargement et le déchargement simultané de 18 semi-remorques. « C’est une révolution silencieuse, mais une étape déterminante pour notre part, indique Philippe Malagola, président du port de Sète. Ce terminal ferroviaire doté de la technologie Modalhor est un maillon essentiel d’une chaîne logistique intermodale qui connecte la mer et le rail de façon fluide, entre la Méditerranée et la mer du Nord ou la Manche. C’est une étape pour un projet plus large, pour connecter le rail, la route, la mer et le fleuve. »
L’ensemble aménagé comprend un gabarit d’entrée, un poste de contrôle et de commandement, 175 places de parking, des bureaux administratifs. « 70 compagnons ont travaillé au plus fort du chantier, représentant 22.600 heures de travail », complète Bénédicte Colin.

video Castex Delga - Les indiscretions

« Une autoroute ferroviaire, c’est aussi une réponse à la pénurie de chauffeurs. » « Cette multimodalité permet d’éviter 30.000 tonnes de CO2 chaque année », indique Carole Delga. « Les autoroutes ferroviaires, c’est aussi une réponse à la pénurie de chauffeurs en France et en Europe. Cela permet aussi de promouvoir l’emploi local sur le ferroviaire et l’emploi routier, avec des chauffeurs sur des itinéraires plus courts, et qui évitent le travail de nuit », indique VIIA. Les opérateurs qui ont fait la démonstration du chargement horizontal devant les invités ne connaissent ce métier « que depuis le 2 octobre. Ils sont 12, et tout jeunes, pour assurer la production des trains ! Nous avons tenu à ce que soit eux qui fassent la démonstration ».
« Ces projets durables se traduisent en retombées sociales. Ce sont des compétences nouvelles dans les métiers du rail, de la manutention, de la logistique », souligne Philippe Malagola, président du port de Sète.

> Également inaugurés ce 25 novembre sur le port de Sète/Frontignan : baptême de la drague Hydromer (technologie hydrogène) et branchement électrique des premiers quais. Plus d’infos à lire ici.

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Port de Sète : près de 5,8 MT en 2025

« Le trafic du port de commerce de Sète-Frontignan atteint 5,8 millions de tonnes (MT) en 2025 », indique aux Indiscrétions, le 25 novembre, Arnaud Rieutort, directeur commercial du port. Le trafic de voitures « est structurant, avec une centaine d’escales par an, essentiellement de l’importation, depuis la Turquie, la Roumanie, le Maroc… ». Le trafic de bétail (environ 100.000 têtes par an), à l’exportation vers le Maghreb, est en baisse, « du fait des difficultés diplomatiques de la France avec l’Algérie ».

Côté passagers, le bilan 2025 fait état de 260.000 passagers, « avec un objectif de 300.000 à terme. Mais pas au-delà : on sera alors à la limite de la capacité d’accueil du Môle Masselin ».

Le projet stratégique de la Région Occitanie, propriétaire du port, prévoit 150 M€ sur la période 2026-2030. Parmi les investissements à venir : branchement électrique à quai des navires de croisière (2028), livraison des quais I1 et I2 en 2030. « 33 hectares supplémentaires de polder, dédiés à la transition énergétique et aux électrolyseurs (pour Genvia et SLB, à Béziers) sont à l’étude », souligne Arnaud Rieutort.
Le port emploie 2.500 emplois directs (dockers, manutentionnaires, transitaires…). L’ambition est de dépasser les 7 MT, en s’appuyant sur la polyvalence des trafics. Le port veut aussi s’imposer comme une plateforme des transitions énergétiques, « grâce notamment à la connexion de 30 % des escales à une alimentation électrique d’ici à 2030, et à l’atteinte de l’autonomie énergétique par le déploiement d’ombrières photovoltaïques en autoconsommation », détaille Philippe Malagola, président de l’EPR Port Sud de France.

A69 : le chantier avance, un ex-directeur de travaux mis en examen

Structuration ou diversification des filières locales, démarches agroécologiques et projets innovants, services aux exploitations, équipements collectifs… L’État, Atosca, société concessionnaire de l’A69 qui reliera Toulouse et Castres, et la Chambre d’agriculture du Tarn signent le 25 novembre une convention relative à la création d’un fonds de compensation agricole. Cette convention vise à mettre en place un fonds de 2,18 M€, financé en intégralité par Atosca, afin d’accompagner l’activité agricole impactée par le tracé de l’autoroute.
Par ailleurs, les derniers chiffres du chantier de l’A69 à fin novembre : 850 personnes mobilisées chaque jour, 350 engins sur le terrain, 82 % des terrassements réalisés, 95 % des ouvrages d’art achevés, deux centrales à enrobés provisoires installées, premiers équipements de la route (caniveaux, fibre optique, socles des panneaux de signalisation…) en cours d’installation. Vidéo drone récente en cliquant ici.

Moins glorieux : un ex-directeur de travaux, employé par une filiale de NGE, maison-mère d’Atosca, a été mis en examen le 27 novembre dans le cadre de l’enquête menée sur des opérations commandos organisées en 2024 contre des opposants à l’A69. Il a été placé sous contrôle judiciaire « avec interdiction de paraître sur le chantier de l’A69, interdiction de contact avec les autres mis en examen et témoins, et obligation de verser une caution de 80.000 euros », a annoncé le procureur de la République de Toulouse, David Charmatz, à l’AFP.

J’en apprends plus ici

La mise en examen de ce directeur de travaux s’ajoute aux sept premières prononcées le 10 octobre. L’enquête vise à retrouver les auteurs d’incendies perpétrés à la fin de l’été 2024 à l’encontre des derniers irréductibles sur le tracé de l’A69. Le 1ᵉʳ septembre 2024, des hommes cagoulés avaient notamment mis le feu à une voiture devant une maison occupée par des opposants à l’A69, avant d’asperger « d’essence et de gaz lacrymogène » deux militants ayant tenté de les arrêter.

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La mare aux municipales

Montpellier : Delafosse sera difficile à battre (analyse). 36 % d’intentions de vote au 1er tour des municipales de mars à Montpellier pour le maire sortant Michaël Delafosse (majorité PS / PC / Écologistes), contre 16 % pour la liste LFI conduite par la députée Nathalie Oziol et un surprenant 13 % pour l’ancien maire Philippe Saurel, pas même déclaré et en relative inactivité politique : le sondage IFOP pour Métropolitain, publié le 29 novembre, donne une très confortable avance au maire sortant (plus à lire ici). Analyse des Indiscrétions : dans une période d’instabilité politique et budgétaire nationale, et de grande incertitude géopolitique internationale, et à seulement un an d’une élection présidentielle qui s’annonce très indécise, les maires sortants devraient bénéficier d’une ‘super-prime’ – au lieu de la traditionnelle « prime aux sortants ». En clair, les électeurs pourraient bien enjamber cette élection, en jouant la sécurité et la stabilité. C’est en tout cas le pari que nous prenons. Réponse le 22 mars.

Julien Miro, d’Engie à Castelnau ?
 Le profil est atypique. Julien Miro, conseiller municipal d’opposition à Castelnau-le-Lez (34) et ancien adjoint du maire sortant Frédéric Lafforgue, par ailleurs conseiller à la métropole de Montpellier, présente sa candidature aux élections municipales de mars à Castelnau-le-Lez. Diplômé de l’ENA, Julien Miro est par ailleurs directeur des relations parlementaires d’Engie. Dans son mail de candidature, envoyée ce 30 novembre, l’élu de 40 ans pointe « l’urbanisation excessive menée par l’équipe en place depuis 43 ans, qui est un échec. Où sont les lieux de stationnements, les nouvelles crèches et écoles, les moyens de sécurité suffisants et les espaces de respiration ? Cette urbanisation galopante, sans réflexion globale, dégrade notre qualité de vie ». Il propose une « baisse des indemnités des élus de 20 % », et « l’instauration d’une distance entre les promoteurs (immobiliers, ndlr) et les élus ». Julien Miro indique avoir « réussi à faire annuler les projets de trois tours de neuf étages voulues par le maire sur l’avenue de l’Europe ». Sa liste est soutenue par l’association « L’Observatoire de Castelnau-le-Lez : Urbanisme et Qualité de vie ».

Sigean : vers une triangulaire. Dans l’Aude, à Sigean (5.600 habitants), on se dirige vers un scénario à trois listes. Jean-Michel Lallemand, élu d’opposition sortant, a lancé les hostilités le premier, en officialisant sa candidature au début du mois de novembre. Depuis, il dévoile les noms de ses colistiers trois par trois, directement sur son profil Facebook. Face à lui ? Il y aura Michel Jammes, maire sortant, qui briguera un troisième mandat à la mairie sigeanaise. « Sa candidature sera officialisée très prochainement », souffle une source interne aux Indiscrétions. Enfin, le troisième candidat devrait être Cyril Podras, lit-on sur un tract que se sont procuré Les Indiscrétions. Chef d’entreprise, dirigeant de la société Multi Services Nautique (vente et installation de moteurs de bateaux, Sigean), il est la tête de liste de « Rassemblement pour Sigean » et adhère au Rassemblement national. Parmi ses priorités : renforcement de la sécurité en revoyant notamment le système de vidéosurveillance, création d’un pôle médical et développement touristique maîtrisé. « On a un centre-ville désert avec des infrastructures laissées à l’abandon. Je souhaite proposer une alternative », indique-t-il aux Indiscrétions.

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Haute-Garonne : Water Horizon lève 18 M€ pour accélérer à l’international 

Spécialisé dans la valorisation énergétique des rejets thermiques et basé à Cugnaux (31), Water Horizon (fondateur : Jean-Emmanuel Faure) boucle une levée de fonds de 18 M€ auprès de la Banque des Territoires, Delmas Investissements et Participation, et du Groupe Eren, apprennent Les Indiscrétions le 26 novembre. Objectif : déployer à l’international ses solutions de récupération de chaleur fatale pour la transition énergétique des territoires et des industries. « Les synergies avec notre filiale Africa Power Services renforcent notre conviction que cette collaboration peut avoir un impact concret notamment sur les marchés africains », indique Hervé Delmas, président de Delmas Investissements et Participation. 

Delair (drones) : un plan d’immobilier d’entreprise avec l’Arac et la Banque des Territoires

Un montage d’immobilier d’entreprise, mené par l’Arac (Agence régionale aménagement construction, Région Occitanie) et la Banque des Territoires, est en cours pour l’entreprise Delair (drone civil et militaire, Labège – 31), acteur de la filière française du drone civil et militaire. Cofondateur et président, Bastien Mancini confirme son ambition de doter Delair « d’un nouvel outil industriel à la hauteur de nos ambitions ». La PME emploie 200 salariés pour un CA de plus de 50 M€. « Cette opération de co-investissement avec l’Arac illustre les engagements de la Caisse des Dépôts sur les enjeux de souveraineté », complète Olivier Sichel, DG de la Caisse des Dépôts. « Dans un contexte international instable, renforcer notre souveraineté industrielle est indispensable », souligne Carole Delga, présidente de la Région Occitanie, lors d’une visite de l’entreprise, le 28 novembre.
Delair développe des drones aériens et sous-marins, utilisés dans les domaines de la défense, de la sécurité, de la surveillance industrielle et de la cartographie. Environ 3.000 drones sont déployés dans le monde. La Région Occitanie soutient Delair depuis 10 ans, avec près de 2 M€ mobilisés à travers des aides à l’innovation, l’industrialisation et au renforcement de sa structure financière.

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Dans la boîte

Dans l’antre du chef Franck Putelat à Carcassonne

Putelat - Les indiscretions
Le groupe Franck Putelat emploie 7 apprentis. ©Hubert Vialatte (Les Indiscrétions).

Plongée, ce 26 novembre, dans l’antre de la Table de Franck (Franck Putelat, Meilleur Ouvrier de France, 2 étoiles, Carcassonne), dans le cadre d’un événement organisé par le Club de la Presse Occitanie. L’occasion de faire connaissance avec l’excellence gastronomique audoise, à travers « Un voyage entre terre et mer ». Le tout, avec les explications du directeur de salle, José Giovanetti, du maître d’hôtel Laurent Herrada et de la jeune (24 ans) cheffe sommelière, Elsa Daudet.

Une PME d’environ 70 salariés. Le chef Franck Putelat, véritable entrepreneur, emploie environ 70 salariés à travers La Table de Franck Putelat (Carcassonne, 22 salariés). L’établissement a fait l’objet en 2024 de 2,2 M€ de travaux : restauration d’une verrière réalisée par une entreprise de Montréal, création d’une boulangerie, fabriquant les viennoiseries pour les deux hôtels et le pain et les apéritifs pour la brasserie et le restaurant gastronomique).
Autres établissements : la brasserie « À 4 temps by FP » (ouverte 7 jours sur 7, dernière commande à 23h pour les après-matchs de rugby et les après-théâtres, Carcassonne, 40 salariés), La Table du 2 au Musée de la Romanité à Nîmes (conseiller culinaire, gérant : Frédéric Sanchez), l’Hôtel Pont Levis (4 étoiles, 12 chambres, 7 salariés), avec une piscine ayant vue sur la cité médiévale et un potager, et l’hôtel Le Parc (5 étoiles, 7 chambres, 5 salariés). L’ensemble des activités réalise un CA de 6 M€.

Tendance du sans alcool. « On s’en rendus compte qu’il y a une demande sur le sans alcool qui s’est développée, en apéritif ou tout au long du repas, explique Elsa Daudet. Pour plusieurs raisons : femme enceinte, raisons de santé, ou envie de ne pas consommer d’alcool. Sur chaque plat, un produit sans alcool est proposé. On ne crée pas de cocktail, on recherche plutôt des boissons à part entière : thé, eau botanique, vin désalcoolisé… Il y a autant de réflexion pour un accord sans alcool, qu’avec. C’est tout un travail. Il y a de plus en plus de produits sans alcool à proposer à notre clientèle. »

Approvisionnement. « Les poissons proviennent du Grau-du-Roi et de Port-la-Nouvelle, détaille Franck Putelat. Les crustacés, homards, viennent de Bretagne. Pour la viande, on a un élevage de bœufs Black Angus à 20 km d’ici. 100 à 120 bêtes changent de pâturage chaque jour, sur 600 hectares de domaine. Elles sont suivies par drones, et ne rentrent jamais dans l’étable. C’est une méthode d’élevage qui m’intéresse, car on arrive à avoir des produits d’exception. »

« Conjoncture, santé du dirigeant : les confidences du chef étoilé Franck Putelat »

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REUT : à Mèze (34), un projet de 4,5 M€ pour faire avancer la recherche 

Un projet d’investissement de 4,5 M€ afin de faire progresser la recherche sur la réutilisation des eaux usées traitées (REUT) dans un contexte d’assainissement décentralisé. C’est l’essence même du projet Aquanova, présenté ce 26 novembre par Premier Tech Eau et Environnement et l’Inrae, à Mèze (34). « L’objectif est de démontrer que des solutions de REUT fiables peuvent à la fois préserver la ressource, protéger la santé et accompagner les collectivités et les agriculteurs vers des pratiques plus résilientes», déclare Jérôme Harmand, directeur de recherche à l’Inrae. Étalé sur trois ans, le projet bénéficie du soutien du gouvernement dans le cadre de France 2030, opéré par l’Ademe. Aquanova, qui générera une dizaine d’emplois qualifiés, s’inscrit dans le Plan Eau national, dont l’objectif est de multiplier par dix le vol d’eaux usées traitées réutilisées d’ici 2030.

Ferrand : de la prison d’Aix à son marché de Noël du Barcarès

Le maire du Barcarès (66), Alain Ferrand, ne manque pas d’humour. Même dans les sales moments. Libéré sous contrôle judiciaire en octobre 2024 après avoir été incarcéré 6 mois à Aix-en-Provence (13), il explique à la presse pourquoi son réputé ‘Marché de Noël’ fait l’objet, cette année, d’une communication jusqu’à Marseille. « En prison, je me suis rendu compte que Le Barcarès était connu pour son Marché de Noël ! Le directeur de la prison, le médecin…, m’en ont parlé. Ils me connaissaient pour ça ! » Le Marché de Noël du Barcarès a ouvert ce 29 novembre, sur un parc de 4 hectares. Il génère un million de visiteurs. Et fait l’objet d’un coquet budget de communication d’un million d’euros.

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Robotique : le haut-garonnais Archytas Robotics intègre Universal Robots 

Archytas - Universal Robots
©DR

Spécialiste de la fabrication de machines d’automatisation basé à Noé (31), Archytas Robotics rejoint le réseau d’intégrateurs certifiés Universal Robots (UR, robots collaboratifs). « La certification CSI (intégrateurs certifiés) permet au client aussi bien qu’au fournisseur de s’assurer de notre niveau d’expertise technique et de notre connaissance des produits et de l’environnements UR. Cette certification nous offre une meilleure visibilité sur le marché concurrentiel de l’intégration robotique », explique aux Indiscrétions Archytas Robotics. Cogéré par Stéphane Lasserrade et Matthieu Luchilo, Archytas Robotics propose aux industriels de la région Occitanie des solutions visant à « tirer le meilleur parti de leur outil de production, gagner en agilité opérationnelle et améliorer les conditions de travail de leurs opérateurs », confie l’entreprise. Parmi ses clients : Howmett, Pecherie occitane groupe Gozoki, Lauak, VCN… Archytas Robotics emploie 2 salariés pour 600 k€ de CA. 

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Ligne nouvelle Montpellier-Perpignan : l’union sacrée pour le financement

La régularité et l’instance des messages sont à la hauteur des inquiétudes quant au financement par l’État du projet. Carole Delga (Région Occitanie), Jean Castex (SNCF) et Michaël Delafosse (Montpellier Méditerranée Métropole) ont insisté, la semaine dernière, sur la nécessité de réaliser la ligne ferroviaire nouvelle entre Montpellier et Perpignan (LNMP, première phase entre Montpellier et Béziers, avec des travaux prévus entre 2029 et 2034).
« Je suis très favorable à la LNMP. Une convention de financement a été signée à Narbonne en janvier 2022, alors que j’étais Premier ministre, lance le l’Occitan (originaire de Gers, et ex-maire de Prades dans les Pyrénées-Orientales, ndlr) Jean Castex, nouveau PDG de la SNCF, le 25 novembre au port de Sète. La mixité fret / grande vitesse de la 2e phase entre Béziers et Perpignan va faire l’objet d’un débat. En son temps, la ligne Paris/Lyon a créé beaucoup de contestations : qui s’en plaint aujourd’hui ? Je fais confiance aux autorités préfectorales pour convaincre la population qu’il s’agit d’un projet indispensable. Je ferai tout pour que l’échéance de la LNMP soit respectée, avec un démarrage des travaux en 2029. »
Avant d’ajouter : « On a besoin de la LGV et des lignes ferroviaires traditionnelles. Jamais les gens n’ont eu autant envie de train, Nos réseaux sont anciens. Tout le monde le sait. À travers Ambition France Transports, il est proposé de dégager des recettes additionnelles. Aux politiques de traduire ces objectifs dans la loi. »
« Il ne serait pas acceptable à l’endroit de nos partenaires espagnols que la France décide de ne pas honorer ses financements, déclare Michaël Delafosse, le 28 novembre. La Métropole et la Région Occitanie respectent leurs engagements. Le tronçon Montpellier-Béziers est fondamental, car il permettra un cadencement des TER sur l’axe historique. Sur la gare TER de Villeneuve-lès-Maguelone, une offre TER plus importante s’impose. Le maire de Barcelone m’a mis la pression sur la LGV il y a deux ans, me rappelant que les Espagnols avaient fait leur part de travail (en amenant la LGV jusqu’à Figueras, puis à Perpignan à travers un consortium international, ndlr). »

Double acquisition pour Lundi Matin avec Plezi et Sinfin 

Ce 25 novembre, l’entreprise éditrice de logiciels Lundi Matin (logiciels de caisses) annonce l’acquisition de Plezi et Sinfin. Vente, gestion, marketing… Ces deux acquisitions visent à compléter son écosystème et couvrir l’ensemble du parcours client « de la génération de prospects à la gestion commerciale et produits, pour répondre aux enjeux de croissance et de digitalisation des entreprises », explique Benjamin Chalande, fondateur et dirigeant de Lundi matin. Première acquisition : Plezi, éditeur de solutions de marketing automation pour les professionnels. Créé à Marseille, Plezi permet de générer et qualifier les clients potentiels, automatiser les scénarios de parcours d’achat, et analyser le retour sur investissement des campagnes marketing effectuées. Seconde acquisition, Sinfin, solution SaaS créée à Troyes, permet la diffusion et l’enrichissement des catalogues produits et contenus sur l’ensemble des canaux digitaux. Ces deux sociétés représentent une vingtaine de salariés qui rejoignent les équipes de Lundi Matin.

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Économie circulaire : trois entreprises distinguées lors d’Expédition Créative (Ad’Occ) 

Expédition Créative 2025
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À l’occasion d’Expédition Créative, challenge consacré à l’économie circulaire organisé par Ad’Occ les 20 et 21 novembre au Domaine de Combelles (Le Monastère – 12), trois entreprises occitanes sont récompensées, apprennent Les Indiscrétions le 25 novembre. Durant ces deux journées, 10 dirigeants d’entreprise ont travaillé en équipe avec trois à cinq étudiants. Le premier lauréat est Pierre de Plan (Tarn-et-Garonne), spécialisé dans la fabrication de plans de travail minéraux haut de gamme, qui a planché sur la revalorisation de ses 100 tonnes mensuelles de déchets de production (quartz, céramique, pierre naturelle). L’héraultais Innled (solutions d’éclairage pour l’événementiel professionnel) est distingué pour sa volonté à réduire son impact en remplaçant une solution d’éclairage fonctionnant avec batterie au plomb par un modèle intégrant des cellules lithium-ion reconditionnées. Enfin, l’entreprise Jamais sans TaBOO (Gers), spécialisée dans la lingerie menstruelle responsable, reçoit le prix des étudiants avec l’ambition d’allier bien-être féminin, technologie et durabilité.

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L’Agence des Transitions remporte le Trophée de l’Innovation Désirable 

Après le prix Or « Coalitions à impact » au Salon des Maires et des Collectivités, l’Agence des Transitions (Montpellier Méditerranée Métropole) remporte le 27 novembre le 2e prix national du Trophée ‘Innovation Désirable’ remis par Innov’Acteurs. « Ces deux prix remportés coup sur coup confirme que l’alliance territoriale et la participation des entreprises fonctionnent d’un point de vue opérationnel et sur le fond avec notre approche des transitions comme levier de compétitivité », explique aux Indiscrétions Philippe Boulet, directeur de l’Agence des Transitions. « Le Forum DEV&CO organisé par le CNER (les 13 et 14 novembre, note) à Montpellier a créé une dynamique assez intéressante autour de notre agence, explique-t-il. Plusieurs grandes structures (Lyon, Nantes, Grenoble, Nancy…) nous ont contactés pour comprendre plus finement notre organisation et notre positionnement. » Ce qui retient leur attention ? « Une gouvernance territoriale inédite, avec 10 collectivités associées au monde économique et académique, et un modèle qui aborde les transitions sous l’angle de la performance pour les entreprises, ce qui parle particulièrement aux PME aujourd’hui », expose-t-il. Un modèle qui répond à un besoin croissant des territoires pour avoir des approches « plus opérationnelles et mutualisées ».

TPE-PME d’Occitanie : une hausse de 5 % des défaillances d’entreprises 

Une progression de 5 % du nombre de défaillances des TPE-PME d’Occitanie. C’est ce qu’observe Image PME, observatoire de l’Ordre des experts-comptables d’Occitanie. « L’indice de chiffre d’affaires cumulé (ICAC) révèle, quant à lui, une baisse de CA de 0,6% depuis le début de l’année », indique-t-il, dans son étude accessible ici.
Parmi les secteurs étudiés, celui des agences immobilières enregistre +7,3 % de hausse cumulée de CA sur la période du 1erau 3e trimestre par rapport à la même période en 2024. La restauration, traditionnelle ou de type rapide, est quant à elle le secteur le plus impacté, avec – 5,6 % de baisse cumulée de CA sur cette même période.

L’étude est établie sur la base des données issues de Statexpert, télédéclarations réalisées par les experts-comptables pour le compte de leurs clients TPE-PME, informations provenant des déclarations mensuelles et trimestrielles de TVA. En région Occitanie, cela représente 62.000 entreprises.

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Ligne 5 du tramway : « La fin des travaux », promet Delafosse

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Présentant le lancement de la ligne 5 du tramway à Montpellier (inauguration et mise en service le même jour, le 20 décembre), Michaël Delafosse, maire de Montpellier et président de la métropole, annonce, le 28 novembre devant la presse : « Les travaux à Montpellier sont terminés ». En répétant à quatre reprises « terminés », pour bien signifier qu’il a pris conscience de l’impact des cinq ans de travaux sur les Montpelliérains. « Il est désormais temps que les nouvelles habitudes commencent à se prendre. Nous avons vécu une grande période de transformation (notamment liée aux mobilités : réseau cyclable, bus-tram, tramway…, ndlr). Elle était nécessaire, car c’était un rattrapage », confie-t-il. La ligne 5 de tramway représente « le plus important chantier de tramway à Montpellier, par son ampleur financière et la durée des travaux ». La métropole languedocienne revendique désormais « le plus important ratio de km de rail par nombre d’habitants au niveau national. Nous devançons Strasbourg, avec la ligne 5 ».

Cassandra et Abdelkader. La ligne inaugurale sera conservée par la benjamine et le doyen des agents de la TaM : Cassandra, jeune de 23 ans formée au CFA interne de la TaM, et Abdelkader, qui travaillait déjà pour TaM lors de l’inauguration de la ligne 1, en 2000. Pour l’anecdote, Cassandra était élève de Michaël Delafosse (également professeur d’histoire-géographie, ndlr) au collège Fontcarrade.

Livraison en un seul mandat. « Nous sommes la seule métropole en France à avoir livré une ligne de tramway en un seul mandat, souligne Julie Frêche, vice-présidente de la métropole en charge des mobilités. Le compte à rebours a commencé dès le début du mandat. Il y a eu une mobilisation citoyenne, des entreprises, des ouvriers, de la TaM… » En reprenant les chiffres-clés : « 24 réunions publiques, 20 km de rail soudés au nord, 26 km de rail soudés à l’ouest en 14 mois seulement, 4.500 personnes rencontrées, 500 ouvriers œuvrant quotidiennement… »

La mobilité, enjeu systémique. « La question des mobilités est systémique, explique Delafosse. Ce sont les enfants, les piétons, le vélo, la gratuité des transports… Il nous fait aider les gens à changer leur comportement. La gratuité du réseau de transports urbains (pour les habitants de la métropole, ndlr) a changé les habitudes. En rendant les transports en commun gratuits à l’échelle d’une métropole, on a fait quelque chose qui suscite des questionnements. »

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Pyrénées-Orientales : la CCACVI déploie un réseau de compteurs d’eau intelligents 

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Installation d’un télérelevé d’eau à Argelès-sur-Mer ©CCACVI

Pour faire face au stress hydrique récurrent et à une forte pression touristique dans les Pyrénées-Orientales, la Régie des Eaux de la Communauté de Communes Albères – Côte Vermeille – Illibéris (CCACVI, 15 communes) lance la télérelève avec des compteurs intelligents. Objectif : installer 42.000 compteurs à l’horizon 2027, pour « renforcer sa capacité à analyser sa consommation et à détecter rapidement les fuites », indique la CCACVI aux Indiscrétions. L’installation permettra également de mettre en place une tarification saisonnière, avec un abonnement plus élevé en été pour une utilisation raisonnée. « Les abonnés disposeront d’outils pour mieux gérer leur consommation au quotidien, avec un suivi en temps réel et des alertes en cas de fuite sur son réseau d’eau privatif », ajoute la CCACVI.
L’intercommunalité représente plus de 635 km de réseau et une population de 56.000 habitants, multipliée par quatre en été, avec la présence d’environ 50 campings sur le territoire. Soit 4,4 millions de m3 annuellement, dont environ 700.000 m3 pour les campings seuls.

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Les compteurs s’appuient sur la solution de collecte et de gestion de données Temetra®, fournie par le partenaire technologique de la CCACVI, Itron. « Les alertes sont croisées avec des écoutes nocturnes et des tests acoustiques, permettant de repérer rapidement les anomalies et d’intervenir de manière ciblée », explique Philippe Lafue, automaticien de la CCACVI.

Une démarche qui s’inscrit dans le projet de réutilisation des eaux usées traitées (REUT) de la collectivité. Objectif : « traiter annuellement 1,3 millions de m3 en sortie de la station d’épuration – soit l’équivalent de la consommation d’eau potable du territoire sur 5 mois – ensuite réutilisés à des fins agricoles (irrigation de 600 hectares) », explique la communauté de communes.

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Ces hôtels toulousains champions du brunch 

Vainqueurs du 8e Concours National du Meilleur Petit-déjeuner & Brunch de France 2025
De haut en bas et de g. à d. au centre des photos : Cécile Gleyses et Emmanuel Hilaire de l’hôtel Albert 1er ; Antoine Aubry et Damien Diop de l’hôtel Mercure Toulouse Compans @HRVProd

Deux hôtels de la Ville rose remportent les premières places du prix du 8e Concours National du Meilleur Petit-déjeuner & Brunch de France 2025, le 26 novembre, à l’École de Paris des Métiers de la Table (EPMT). L’Hôtel Albert 1er, représenté par Emmanuel Hilaire et Cécile Gleyses, dans la catégorie Hôtels Indépendants, et le Mercure Toulouse Centre Compans, représenté par Antoine Aubry et Damien Diop, dans la catégorie Hôtels de Chaînes.
Le concours est organisé par Tables et Auberges de France & International, sur le thème “Gâteaux de mon enfance (salé ou sucré)”. Au total 12 trophées ont été remis par un jury présidé par Philippe Urraca (Meilleur Ouvrier de France pâtissier). Le thème de la prochaine édition, prévue en 2027 : “Graines & céréales sous toutes formes”. Les tabliers des équipes de l’Hôtel Albert 1er sont confectionnés par Atelier Tuffery (Florac – 48). 

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Plus de décodages

Deux nouveaux points de vente Gedimat en Occitanie

Le groupement Gedimat ouvre deux nouveaux points de vente.

  • Un dans l’Aude, à Limoux par Marion Matériaux. Implanté à Quillan et adhérent Gedicoop, Marion Matériaux, dirigé par Renaud Marion, ouvre ainsi son 2e point de vente à Limoux courant octobre. Ce magasin, rendu disponible à la suite du départ de Chausson Matériaux, marque un retour aux sources puisqu’il fut auparavant la propriété de Gedimat Astre. Implanté sur un terrain de 4.000 m2, le nouveau Gedimat Limoux dispose de 400 m2 de bâti, dont 75 % sont consacrés à un libre-service. Le point de vente compte 6 salariés. Il est sous la responsabilité d’Olivier Estève.
  • Un autre dans l’Aveyron, à Laissac, ouvert ce 1er décembre par le Groupe François, adhérent Gedicoop. Cette ouverture fait suite à la reprise d’un point de vente précédemment sous enseigne BigMat. Le magasin, qui compte 4.700 m2 de foncier pour 675 m2 en partie chaude, compte 4 salariés.

Satellite partagé : Le toulousain SpaceLocker décroche le prix Galaxie 2025 

Basé à Toulouse (Haute-Garonne), SpaceLocker (PDG : Théophile Lagraulet), spécialisée dans le partage des satellites, reçoit le prix Galaxie 2025, décerné par le Club Galaxie apprennent Les Indiscrétions le 25 novembre. La startup propose à ses clients des conteneurs qui seront branchés sur les engins spatiaux avant le décollage. « C’est la reconnaissance de l’accélération de SpaceLocker l’année passée, avec la récente qualification d’une mission qui décollera en mars prochain, et qui embarque des clients commerciaux », glisse Baptiste Fournier, cofondateur de SpaceLocker, aux Indiscrétions.

L’entreprise toulousaine travaille pour des entreprises et agences spatiales « qui accèdent à l’espace pour démontrer des technologies ou produire de la donnée (par exemple des images de la Terre, une analyse des sols, etc.) », précise-t-il. Et d’ajouter : « Sur le territoire occitan, nous travaillons avec USpace sur une mission pour le CNES où nous permettons de rendre plus efficace l’assemblage final du satellite ». Space Locker, qui réalise 1,5 M€ de CA et emploie 15 salariés, ambitionne de « devenir l’acteur de référence sur l’accès à l’espace en mission secondaire, confie Baptiste Fournier. Nous allons recruter 5 à 10 personnes supplémentaires en 2026. » 

Immobilier neuf : les ventes reculent au 3e trimestre dans l’aire urbaine de Toulouse 

Au 3e trimestre 2025, 1.515 ventes nettes ont été réalisées dans l’aire urbaine de Toulouse (dont 49 % dans la ville de Toulouse), en baisse de 32 % par rapport au 3e trimestre 2024, dévoile l’ObserveR le 25 novembre. « Les causes sont les mêmes qu’aux trimestres 2025 précédents : les taux d’intérêt, qui malgré une baisse, restent autour des 3,5 % sur 25 ans, et des incertitudes pesant sur leurs évolutions, mais aussi la fin du dispositif Pinel en décembre 2024, dans un contexte de marché de la promotion qui n’a pu encore se réajuster (prix des fonciers, contraintes réglementaires…) », analyse l’ObserveR. En effet, les ventes aux investisseurs s’écroulent et représentent 24 %, en chute de 30 points par rapport au même trimestre en 2024. Dans le même temps, les ventes auprès des occupants se hissent de 14 % pour représenter 76 % des ventes. 

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Zoom

Une info passée au crible

Le monde viticole réfléchit au vin de demain, dans les allées du SITEVI

Réunis au SITEVI le 27 novembre, élus, interprofessions et opérateurs esquissent les stratégies d’adaptation d’un vignoble qui représente 27 % de la production française et plus de 1,6 milliard d’euros de chiffre d’affaires. L’Occitanie aligne 230.000 hectares pour 13 à 15 M d’hectolitres produits annuellement. En 3 jours, le Salon a reçu 51.000 visiteurs, avec 1.000 exposants. Les Indiscrétions ont assisté à cette grande messe du vin. 

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©Jules Mestre

Une transformation devenue nécessaire. Face au changement climatique, à la déconsommation et à la volatilité des marchés mondiaux, la viticulture d’Occitanie doit accélérer sa transformation. Jean-Louis Cazaubon, vice-président de la Région en charge de la viticulture, a rappelé l’ampleur des enjeux en citant Jacques Chirac : « Les emmerdes volent toujours en escadrille ». La collectivité mobilise chaque année 10 à 12 millions d’euros pour soutenir une filière dont « la pérennité devient existentielle ». Le futur contrat de filière doit structurer cette approche, avec un nouvel observatoire chargé d’évaluer marchés et disponibilités en temps réel. L’objectif : anticiper, fédérer, et accompagner le renouvellement des générations alors que, à l’échelle mondiale, certains experts évoquent une possible pénurie de vin d’ici deux ans. Concernant l’arrachage, « on parle de 30.000 hectares en Occitanie, c’est bien, mais il ne faudrait pas que les autres nous regardent arracher pour nous passer devant ensuite », plaide-t-il. 

« La déconsommation, ce n’est pas nouveau ». Pour Hervé Hannin, directeur de la chaire d’entreprises vignes et vin à l’Institut Agro de Montpellier, l’urgence est d’abord économique. Certes, la production est en chute libre – l’ex-Languedoc-Roussillon est passé de 33 M d’hectolitres à moins de 9 aujourd’hui – et la consommation est en recul durable, mais « la déconsommation n’est pas un phénomène récent », rappelle-t-il. Longtemps compensée par l’export, elle est désormais aggravée par des marchés plus incertains : tensions douanières américaines, concurrence chinoise, montée des vins sans alcool, succès de la bière chez les jeunes, influence du Dry January ou du Sober October. « Le vin ne doit pas être traité comme un ennemi public au même titre que le tabac. » Mais il doit repenser son discours : « Le consommateur ne comprend plus rien parce qu’on a oublié de lui parler. » Il estime que la baisse du temps passé à table joue également son rôle. 

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©Jules Mestre

À l’export, la France produit 16 % du vin mondial. Les marchés clés affichent des exigences hétérogènes : blancs et écoresponsabilité en Allemagne ; élégance et raffinement au Japon ; ultra-premium ou entrée de gamme en Chine, où le nationalisme pèse ; marchés jeunes en Asie du Sud-Est. « Il n’y a pas vraiment un marché mondial du vin, mais une mosaïque de besoins, il faut savoir à qui parler », résume Catherine Machabert, responsable du Département Marchés Agroalimentaires et Viticoles chez Ad’Occ.

Une marque ombrelle pour les vins d’Occitanie ? Côté réponses, Denis Carretier, président de la Chambre régionale d’agriculture Occitanie, plaide pour un contrat de filière renforcé : « Mettre tout le monde autour de la table, parler d’une seule voix. » Le projet Viticulture 2035 doit s’articuler autour de quatre défis : résilience climatique, adaptation aux marchés, meilleure valorisation des externalités positives — emploi, aménagement du territoire, biodiversité — et innovation. Pierre Bories, président du Conseil interprofessionnel des Vins du Languedoc, insiste sur la nécessité d’une marque ombrelle pour réduire la complexité de l’offre régionale et soutenir la segmentation. L’Occitanie est le premier vignoble mondial pour les vins sous signe de qualité. 

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©Jules Mestre

L’IA pour aider les exploitants. Enfin, la filière mise sur la data. Des ingénieurs ont intégré l’observatoire, avec l’ambition — soutenue par la Région — de créer une plateforme d’informations enrichie par l’IA afin d’éclairer les décisions des exploitants. 

Le SITEVI récompense également l’innovation. Le salon organise également ses prix de l’innovation, avec plusieurs entreprises qui ont été saluées. À commencer par Mycea (PDG : Aline Bsaibes), et son service Mycoterroir, qui permet de booster la régénération des sols à partir de champignons mycorhiziens. Le groupe Terral (Le Pouget, 34) repart avec une médaille d’argent pour son « PFA », une machine combinant une pailleuse, une faucheuse et un andaineur : l’engin permet de protéger les ceps en coupant les plantes. L’entreprise catalane Diam Bouchage (Céret, 66), reçoit une médaille de bronze pour son bouchon Diam Collection. Il a été commercialisé lors du SITEVI. La société Ferrand Viticulture (Villemoustaussou, 11) reçoit aussi une médaille de bronze pour sa machine « Taille intégrale » qui associe prétaillage et taille mécanique de la vigne en un seul passage. À noter également la présence de l’IGP Pays d’Oc (président : Jacques Gravegeal), pour présenter sa tireuse à vin, une solution permettant de réduire les emballages carton. 

La Chambre d’agriculture de l’Hérault signe deux conventions de partenariats. La première avec Enedis possède quatre objectifs : sensibiliser les agriculteurs aux risques électriques, mieux accompagner les projets liés à l’électricité, soutenir le développement des énergies renouvelables et encourager la mobilité électrique agricole. La deuxième convention, signée avec Cerfrance afin de contribuer au développement économique des entreprises agricoles du territoire. 

Sur le même sujet : « Pays d’Oc : la bulle d’air de la viticulture française », Les Indiscrétions du 3 novembre 2025, en cliquant ici 

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La HV Touch

Conseil RP

Ne jamais partir du principe qu’un journaliste n’est pas intéressé par un sujet, sous prétexte qu’il n’est pas toujours présent à vos événements. On n’est pas à l’école. La non-présence ne signifie pas un désintérêt. Elle peut s’expliquer, accessoirement, par des agendas chargés. 
Exemple tout récent. Alors que je prépare une page sur un sujet-clé pour Les Échos, je contacte un service presse pouvant m’apporter des éléments. Réponse apportée : « Je ne vous ai pas invité à un rendez-vous presse récent sur ce sujet, parce qu’on ne voit pas souvent. » Dommage : j’aurais pu glaner des éléments intéressants sur cet événement ! Alors, conseil RP sous forme de principe toltèque : ne faites pas de supposition avec les journalistes. Comme en foot, tirez tout le temps au but. C’est peut-être la 25e tentative qui finira au fond des filets.

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La phrase

« Sans vouloir parapher mon illustre homonyme, sur ce projet, on a été à la recherche du temps perdu ».

Franck Proust, président de Nîmes Métropole, le 26 novembre, lors de la conférence de présentation du projet Magna Porta, à l’hôtel communautaire de Nîmes Métropole.

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On s’en fout

Mets et mots. Découverte du chef étoilé Franck Putelat, Meilleur Ouvrier de France 2018, le 26 novembre lors d’un déplacement économico-gastronomique orchestré par le Club de la Presse Occitanie.
Mention spéciale pour ce cocktail à base de crémant de Limoux (Maison Antech) avec de la carotte et du jus d’orange pressé. Voyage gustatif entre Crecy (langoustine, carotte à la braise, jus orangé, beurre aux algues) et le « plat signature » Bouillabaisse, foie gras de canard poché, coquillage, pistil de safran et jus de cranquette. Malgré les kilos à surveiller avant les fêtes, on n’a pas pu caler devant le Bortsch – selle de cerf, betterave, noisette de mer, jus ‘Grand veneur’. Pas plus devant le Givré – clémentine, guacamole, agrume brûlée. Ou avec la Salade de fruits recouverte… d’une feuille de salade – Scarole en transparence, fruit du moment. Frais et surprenant. 

Entre les plats, le chef s’est laissé aller à des confidences. Les difficultés actuelles de la restauration qui le font s’interroger sur l’avenir du métier, l’importance de la transmission de son savoir-faire, la quête de l’excellence à travers le parcours du combattant du ‘Mof’ (Meilleur Ouvrier de France), les filières locales d’approvisionnement, la santé du dirigeant d’entreprise…

J’en apprends plus

Sa mission de consultant culinaire et financier auprès de Pierre Mestre (Marcelle, Domaine de Verchant dans l’Hérault), avec l’objectif de glaner au moins une étoile, a démarré en mai dernier. « C’est un peu compliqué avec Pierre Mestre, glisse-t-il. Nous sommes deux caractères forts. Le lieu qu’il a créé est magnifique, et Pierre Mestre nous donne des moyens énormes. Il faut que Pierre Mestre soit un peu patient avec nous. Il voudrait une étoile rapidement. Mais ça ne se fait pas comme ça. Il faut monter une équipe, ce qui n’est toujours pas le cas aujourd’hui. Le directeur général et le directeur d’hôtel viennent de changer. Ce que je peux comprendre, car il investit beaucoup d’argent. Pour l’instant, le restaurant du Domaine de Verchant n’arrive pas à fidéliser une clientèle. La conjoncture n’arrange rien. Hier soir (le 25 novembre), ils ont fait 6 couverts. Ici (à Carcassonne), on en a fait tout juste 11. En tout cas, ça me conforte que jamais je n’aurais un patron au-dessus de moi (rire). » Ce qui ne l’empêche pas de s’investir à fond dans la mission : « Je fais deux services par semaine. Quand je viens, en cuisine, ils ne sont pas très contents… On règle tout. On fait tous les essais ensemble, on refait les fiches techniques le soir, on fait les services. Il faut inculquer un rythme aux serveurs, au sommelier… »
On s’en fout ? Pas vraiment. La passion ne s’est pas ressentie que dans l’assiette. Malgré un agenda surchargé, oh oui, la dégustation de mets et de mots valait le détour.

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Ça pousse

Ils et Elles bâtissent nos villes

À Balma (31), le lauréat pour l’aménagement du futur quartier Garrigue dévoilé

quartier Garrigue Balma ©Oppidea - Les indiscretions
©DR

Le groupement Promomidi, Crédit Agricole Immobilier et Habitat Particulier Promotion est retenu pour imaginer l’aménagement du futur quartier Garrigue, au sein de la Zac Balma-Gramont, annoncent la mairie de Balma, Toulouse Métropole et Oppidea le 27 novembre. Le projet, baptisé « Partageons le futur », prévoit notamment la réalisation de 480 logements à travers 5 programmes immobilier répartis sur 32.800 m² de surface de plancher. « Les logements seront livrés par phases successives entre 2029 et 2033 à un rythme d’environ 100 logements par an », explique la municipalité. 30 % de logements locatifs sociaux seront répartis sur les différentes résidences. Étalé sur 15 hectares, le quartier Garrigue accueillera également 500 m² d’activités/services de proximité, un groupe scolaire, un collège et un gymnase. L’architecture est assurée par Gaëtan Le Penhuel Architectes & Associés.

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Au marché

Les marchés publics essentiels en Occitanie de la semaine passée. Parce qu’il faut bien vivre.

APPELS D’OFFRES

BTP 👷‍♀

Occitanie Est 

La SPL Arac Occitanie lance un avis pour la réhabilitation énergétique et la restructuration partielle de l'internat et de l'externat du lycée Jules Fil à Carcassonne

La mairie de Pont-Saint-Esprit lance un avis pour la mise en accessibilité de l'hôtel de ville

La commune de Saint-Gilles lance un avis pour la construction d'une plaine des sports

La mairie de Marsillargues lance un avis pour des travaux de réaménagement et extension de la crèche existante pour la création d'un pôle petite enfance regroupant la crèche pour 38 enfants, un Laep et un Rpe

La mairie de Calvisson lance un avis pour la mission de maîtrise d'œuvre complète pour la restauration des extérieurs de l'église Saint-Saturnin.  

Occitanie Ouest 

Le COMUE de Toulouse lance un avis pour une mission d'OPC concernant les travaux d’infrastructures pour le calculateur de Météo-France au sein de l’Espace Clément Ader

Le Syded du Lot lance un avis pour la modernisation du centre de tri de Saint-Jean-Lagineste

La Ville de Campan lance un avis pour les travaux de réfection de la couverture du bâtiment A de la résidence Beau Site

Toulouse Métropole lance un avis pour les travaux de requalification de la place et de la rue Maillol

La mairie de Puy-l'Evêque lance un avis pour la construction d'une nouvelle caserne de gendarmerie

Le CHU de Toulouse lance un avis pour la démolition d'une crèche et l'extension d'un parking

Le Département des Hautes-Pyrénées lance un avis pour les travaux de première urgence, de confortements structurels et mise hors d'eau de l'aile Nord-Ouest des communs (ferme) de l'Abbaye de Saint Sever de Rustan. 

Themelia lance un avis pour les travaux d'aménagement de la phase 3 du lotissement ECO 4 de la ZAC de Camp Countal à Le Sequestre.  

La SPL Arac Occitanie lance un avis pour le concours restreint de maîtrise d'œuvre pour la construction d'un internat mutualisé au lycée Renée Bonnet à Toulouse

La communauté de communes du Lautrécois Pays D'Agout lance un avis pour la construction d'un pôle enfance.  

Toulouse Métropole lance un avis pour les travaux de réfection sur la voirie structurante en produits bitumineux.  

Le Grand Ouest Toulousain lance un avis pour les travaux d'aménagement de la piste cyclable RD637 à Fontenilles

Communication 📣

Déchets 🗑️

Occitanie Est 

Le Crous de Montpellier lance un avis pour la gestion des déchets de la brasserie Odontologie

Le syndicat mixte entre Pic et Etang lance un avis pour l'étude de la composition des déchets de balayages de rues et identification des filières de valorisation

Occitanie Ouest 

La communauté de communes du Pays de Nay lance un avis pour la collecte et l'évacuation des déchets ménagers et assimilés

Transport 🚚

Occitanie Est 

La Ville de Saint-Cyprien lance un avis pour les prestations de transports urbains 2025-2026

ATTRIBUTIONS DE MARCHÉ

L'EPTB Vistre Vistrenque attribue le marché de revitalisation du Vistre et du Vistrenque de la Fontaine à leur confluence à Riparia. Valeur totale du marché : 308 200 euros. 

Toulouse Métropole attribue le marché de remplacement de la gestion technique des bâtiments de la Cité de l'Espace et de l'envol des Pionniers au groupement SNEF / Trinity. Valeur totale du marché : 1 451 657,03 euros. 

Le Conseil départemental de l'Ariège attribue le marché de travaux sur le réseau fibre optique du Département à SARL Artec. Valeur totale du marché : 16 750 779 euros. 

Le SMDEA de l'Ariège attribue le marché d'accord-cadre à bons de commande pour la fourniture de matériel de contrôle pour les unités de production d'eau potable à Lutz France et Chimie Industrie Représentation. Valeur totale du marché : 448 000 euros. 

Le SMDEA de l'Ariège attribue le marché d'accord-cadre à bons de commande pour des épreuves de compactage, inspections télévisuelles, épreuves d'étanchéité et d'hydrocurage des réseaux d'assainissement pour la période 2025-2029 à SARP Sud-Ouest. Valeur totale du marché : 1 000 000 euros. 

La Sa3m attribue le marché de réalisation de travaux de réhabilitation du Parc Zoologique de Lunaret à Darver, La Construction Métallique Artisanale, Méditerranée d'Isolation d'Étanchéité... Les autres lauréats sont à croquer ici. Valeur totale du marché : 8 850 558 euros. 

Plus de marchés ici

La Ville de Toulouse attribue le marché de travaux de réhabilitation du groupe scolaire Rangueil à Terre Occitane. Valeur totale du marché : 634 999,05 euros. 

L'Or Aménagement attribue le marché de maîtrise d'œuvre pour l'opération d'aménagement Pointe de Mudaison à Mauguio à Agence Robin Carbonneau et Seiri. Valeur totale du marché : 592 377,82 euros. 

Le Conseil départemental de la Haute-Garonne attribue le marché d'AMO du projet de territoire Garonne Amont à Eaucea et Auxilia. Valeur totale du marché : 824 650 euros. 

La Ville de Canet-en-Roussillon attribue le marché de réhabilitation et aménagement du bâtiment passion nautisme « Maison des associations de la Mer & Yacht Club » à Octopus, Societe De Transformation D'Aluminium, Sogetrel... Les autres titulaires sont à croquer juste ici. Valeur totale du marché : 238 651,17 euros. 

Toulouse Métropole attribue le marché d'accord-cadre pour des prestations de maîtrise d'œuvre de bâtiment au groupement I-DPROJECT / MARIANO MARCOS ARCHITECTE / BETEM. Valeur totale du marché : 5 200 000 euros. 

La mairie de Golfech attribue le marché de projet de construction d'un pôle Sport - Santé et bien-être à Mutiko Architectes. Valeur totale du marché : 173 000 euros. 

La communauté de communes du Pont-du-Gard attribue le marché de collecte en porte à porte des ordures ménagères résiduelles et des emballages ménagers recyclables sur les communes de Comps, Meynes et Montfrin à SAS Ocean. Valeur totale du marché : 1 593 000 euros. 

La communauté de communes Terre de Camargue attribue le marché de collecte en porte à porte et en apport volontaire des déchets ménagers et assimilés à Rocheblave Environnement. Valeur totale du marché : 19 035 420 euros.  

La Ville de Montauban attribue le marché d'entretien des berges et des espaces verts des aménagements réalisés dans le cadre de la protection contre les crues à la Croix Rouge Française. Valeur totale du marché : 920 000 euros. 

Le Conseil départemental des Pyrénées-Orientales attribue le marché d'accord-cadre à bons de commande pour la sécurisation des principaux axes routiers départementaux au groupement Eurovia Languedoc-Roussillon / PULL. Valeur totale du marché : 6 000 000 euros.  

Le GHT Aude-Pyrénées attribue le marché de travaux de construction d'un institut de formation aux métiers de la santé pour le centre hospitalier de Narbonne à LOPEZ Plomberie Electricité, SAS SOGETREL, SAS BARSALOU-SAS ETS CASTANT... Les autres lauréats sont à voir ici. Valeur totale du marché : 1 651 300,08 euros. 

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L’agenda

Mardi 2 décembre 

Rencontres pour l’Emploi, organisé par la Métropole de Montpellier, de 9h à 17h, au stade de la Mosson (Montpellier). Plus d’informations ici. 

Mardi 9 décembre :

Mozart de la réussite, organisé par Le Cercle Mozart des Terres du Rhône et de la Méditerranée, à partir de 18h30, au Palais des Congrès H2 (Nîmes). Inscriptions ici. 

Jeudi 11 décembre :

Soirée Entreprendre dans le Sud "Agir pour l'eau", organisée par la Banque Populaire du Sud, dès 18h, à Agora Le Crès, Voie Domitienne, Le Crès (34).  

Jeudi 18 décembre : 

Débats d'Élixir : « La recherche est-elle optimiste ? », organisé par Midi Events au siège de Midi Libre (Saint-Jean-de-Védas). Inscription ici.

Plus d'événements ici

2026

Lundi 9, mardi 10 et mercredi 11 février :

Salon SIPRHO, à partir de 9h, au Parc des Expositions de Montpellier (34). Plus d’informations ici.

Jeudi 19 mars : 

21e édition d'Occitanie Invest, organisé à La Cité à Toulouse. Plus d'infos et inscription ici.

Mardi 12 et mercredi 13 mai :

Space Summit for a Resilient Future (Sommet de l'espace pour un futur résilient), organisé par Novaspace avec le soutien de la Région Occitanie, au Centre des Congrès Pierre Baudis à Toulouse. Plus d'infos ici.

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Newsroom

L’agence travaille en ce moment sur plein de choses passionnantes :

JOURNALISME

Pour Les Échos :

  • Série d’hiver. Sujet « Blanquette de Limoux », parution à Noël  

Enquêtes pour Les Échos :

  • Les stations balnéaires du Languedoc face aux défis du 21e siècle
  • EnR : comment l’écosystème montpelliérain s’adapte dans un contexte d’incertitude 

    Hors série ToulÉco « Qui sont les entrepreneurs d'Occitanie ? » :

    • Interview de Clara Hardy (Sericyne)
    • Interview d'Agathe Boidin (Pacific Pêche)
    • 3 pages pratiques pour entreprendre en Occitanie

    BoisMAG :

    • Enquête « négoce bois et produits dérivés », parution en décembre.

    RÉDACTIONS

    Occitanie News (Région Occitanie) : pour novembre 2025 , articles sur la filière numérique en Occitanie et sur le Salon Made in France. La newsletter Occitanie News d'octobre est à découvrir ici. S’abonner gratuitement en cliquant ici.

    Magazine l'Occitan : pour janvier 2026, co-rédaction avec Métropolitain et Laurent Blondiau d'un magazine papier portant sur l'actualité économique de la région.

    Septeo : rédaction de 2 articles pour le blog de Septeo.

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    Les dernières newsletters

    Pages arrachées

    Une page de l’histoire économique régionale qui s’arrache, avec la liquidation de la librairie Sauramps (Décodage). Est-ce un commerce « comme un autre » ? Faut-il se résigner, ou se battre ? On en parle dans votre « On s’en fout » (HV Touch) préféré.

    Ils nous pillent

    Ils sont pratiques, ces moteurs d’IA. Mais avec un bilan carbone dégueulasse. Et en plus, ils pillent les contenus de la presse, sans nous demander notre avis et sans contrepartie. Vous pouvez croquer dans « On n’aime pas », dans « La rédac’se ...

    Soupçons sur Altrad

    Mauvais pastis pour Mohed Altrad : alors que le MHR (rugby), club qu’il préside depuis 15 ans, conclut une saison au paradis (Coupe d’Europe et peut-être bouclier de Brennus ce weekend face à l’ogre toulousain), le Groupe Altrad, qu’il préside ...
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